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Procès en diffamation contre le Directeur du Groupe Tandian Multimedia :

9082008

 

ven/16/Jan/2009

L’ex-Première dame de Mauritanie réclame 200 millions de francs Cfa à Baba Tandian.

Le directeur du groupe Tandian Multimédia, Baba Tandian et Assane Samb, directeur de publication du journal « Le Matin », comparaissaient hier à la barre du tribunal correctionnel de Dakar pour les délits de diffamation et d’injures pour le premier et de complicité pour le second, à l’endroit de l’ex-Première dame de la Mauritanie, Khattou Mint Et Boukhary.

 

Le verdict est attendu le 19 février prochain. L’allure du procès en diffamation et d’injures en correctionnel d’hier laissait croire à celui d’un règlement de comptes.

 

L’ex-Première dame de Mauritanie, Khattou Mint Et Boukhary, n’a pas aimé un article du journal « Le Matin » dans lequel Baba Tandian s’exprimait sur « les vraies raisons du mécontentement des militaires en Mauritanie », comme l’indique le surtitre. Le titre donne un avant-goût du contenu de l’article : « la Première dame et les islamistes avaient usurpé ce pouvoir ».

 

Dans l’interview, parue dans « Le Matin » du 8 août 2008, au lendemain du putsch, M. Tandian, par ailleurs patron du groupe éditant le journal incriminé, soutient que le coup d’Etat n’était pas prémédité, il a été provoqué par l’épouse de l’ex-président de la Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdoullahi. M. Tandian accuse l’ex-Première dame d’avoir menacé de démettre de son poste le général Abdoul Aziz, auteur du putsch.

 

Pis, dit-il, Khattou Mint Et Boukhary aurait même insulté des officiers dont le général Aziz. D’après le patron de Tandian Multimédia, « c’est là où les choses ont dégénéré pour des militaires qui ont osé à l’époque s’attaquer au tout puissant Ould Taya qui était considéré comme un demi-dieu à Nouakchott ».

 

Plus loin, il ajoute : « …c’est la femme qui décidait au niveau de la Présidence. Et elle ne décide même pas dans la discrétion, mais au vu et au su de tout le monde. Elle n’y met même pas les formes. Elle dit que c’est elle qui était élue, que c’est elle le président, que Sidi n’est qu’une ombre. C’est elle qui créait le gouvernement en réalité. (…) Cette femme-là conduit son mari à sa perte. A Sidi, on ne peut rien lui reprocher. Sa femme était au centre, sa fille à droite. Il ne faut pas oublier que cette dernière était pratiquement le numéro deux de la Présidence. Elle faisait office de directeur de Cabinet. C’est elle qui a le calendrier du président ».

 

Autant de propos qui ont offusqué la Première dame qui a traîné à la barre leur auteur et le directeur de publication du journal « Le Matin », Assane Samb. Au cours du procès, l’un des avocats de la partie civile s’est opposé, avec succès, au souhait de l’un des avocats de la défense qui voulait plaider en arabe. Le prévenu, selon la partie civile, a tenu des propos « graves », « indécents », « diffamatoires » et « injurieux » à l’encontre de l’ex-Première dame.

 

La plaignante, absente au procès, a estimé, dans la citation directe que Baba Tandian a fait croire à l’opinion qu’elle fréquentait un homosexuel et qu’elle n’avait ni le rang, ni la dignité de Première dame. De même, celui-ci l’aurait taxée de « bergère » voulant ériger le palais de la République en un enclos pour moutons et chameaux.

Taxée de « bergère » à la Présidence

A la barre, Baba Tandian a réitéré ses déclarations. Il voulait apporter un éclairage sur les raisons du coup d’Etat en Mauritanie qui sont, à ses yeux, liées aux comportements de la femme de l’ex-président pour ses relations heurtées avec les militaires, notamment l’actuel chef de l’Etat, le général Abdoul Aziz.

 

Le directeur de publication du journal « Le Matin », Assane Samb, a précisé, quant à lui, qu’il n’a pas cherché à vérifier les informations contenues dan l’entretien, se fiant à la confiance en l’interviewé.

 

Pour les trois avocats de la partie civile, les affirmations « non-fondées » de M. Tandian visent à « destituer » et à « salir » l’image de l’ex-président de la Mauritanie et de son épouse. La partie civile a invité le tribunal à déclarer les prévenus coupables et à payer à l’ex-Première dame la somme de 200 millions de francs Cfa à titre de dommages et intérêts.

Les avocats ont demandé au tribunal de déclarer « les Editions du Matin Sarl » civilement responsables et d’ordonner la publication du jugement à intervenir aux frais du prévenu dans les colonnes de trois organes de presse du Sénégal et trois de la Mauritanie et ce, au choix de la plaignante.

 

Le procureur de la République a réclamé l’application de la loi pénale. Les trois avocats de la défense ont indiqué que dans les affirmations de leur client, il n’y a aucune volonté de nuire à la dignité de l’épouse de l’ex-président de la Mauritanie.

« Il n’y a aucune diffamation. Le rôle de la presse, c’est d’éclairer et fournir des informations aux populations », ont-ils souligné. Selon eux, Baba Tandian s’est exprimé sur ce en quoi l’ex-Première dame de la Mauritanie était responsable de la prise du pouvoir par les militaires. « Il ne s’agit pas de la vie privée de la plaignante mais sa vie publique », ont-ils estimé avant de solliciter la relaxe des prévenus. Le tribunal correctionnel a mis l’affaire en délibéré jusqu’au 19 février 2009.

Souleymane Diam SY

 

Toute reprise d’article ou extrait d’article devra inclure une référence à www.cridem.org
 

Info source :

Le Soleil (Sénégal)

 

«La Première Dame et les Islamistes avaient usurpé le pouvoir»

M. Baba Tandian dirige le Groupe Tandian Multimedia. Très au fait de la situation en Mauritanie où une partie de sa famille réside et où il se rend fréquemment, il n’a pas résisté à l’envie d’expliquer, ce qui, selon lui, est à l’origine du coup d’Etat d’avant-hier en Mauritanie. Et figurez-vous que derrière toute cette histoire, il y a une femme…

Comme on le sait tous, il y a une situation qui vient de se passer en Mauritanie. Il s’agit d’un coup de force. Pour vous qui connaissez très bien ce pays quelles sont les raisons profondes qui ont poussé les militaires à arrêter le processus démocratique ?

M. Baba Tiandian : Il faut commencer par le commencement. Je pense que beaucoup d’erreurs ont été commises part Sidi Ould Cheikh Abdallahi et de son entourage. D’abord pour avoir remis le pays entre les mains de Zein Ould Zeydane qui était son Premier ministre qui est arrivé en troisième position lors des dernières élections.

Etant un économiste, ancien Directeur général de la banque centrale, Sidi avait imaginé s’appuyer sur lui en lui donnant carte blanche intégralement pour conduire la politique économique du pays mais il s’est avéré qu’il a laissé trop faire. Zein Ould Zeydan n’a pas su redresser la barre et la crise s’est accentuée. Les populations ont constaté qu’il y a de sérieux problèmes mais Sidi n’avait pas réagi.

Entre temps le Premier ministre a été remercié tout de même?

Oui, mais les populations ne voyaient pas Sidi réagir. Ce qui fait qu’il y a eu des situations de blocage avec les députés qui ont fait un forcing pour démettre le gouvernement. Ça c’est un autre aspect politico-économique mais il y a un sérieux problème sans lequel il n’y aurait jamais eu de coup d’Etat. Je le dis et je le répète. Jusqu’à avant-hier soir (Ndlr : mardi), le coup d’Etat n’était prévu nulle part. Le coup d’Etat a été provoqué par l’épouse de Sidi. Il n’était pas prémédité.

Je peux même dire que tout s’est passé entre deux ou trois discussions. Selon les propos recueillis la femme du président avait menacé Aziz de le démettre de son poste. Il s’est avéré que Sidi en prenant une décision malencontreuse de débarquer des quatre officiers supérieurs, a sans le savoir, provoqué un coup d’Etat.

 

On ne peut pas débarquer les quatre chefs d’Etat major d’un seul coup sur des instructions des islamistes et des communistes. Ils étaient tous dans le bureau de Sidi avant-hier jusqu’à deux heures du matin (Ndlr : mardi). Ils ont fait faire à Sidi cette bêtise regrettable donc je dirais qu’ils sont responsables et cela est dû, il faut le reconnaître, à la faiblesse de Sidi et en faisant un décret pour dégommer les quatre chefs d’Etat major.

Et ce, en nommant des personnes qui n’étaient pas présentes à Nouakchott, dont Boubacar et Ismaël qui étaient respectivement pressentis pour remplacer Aziz et Gazouyanie. D’ailleurs, je rappelle aussi que le Chef d’Etat major n’était pas présent à Nouakchott. C’est pour vous dire que le coup d’Etat n’était pas prémédité, puisque le chef d’Etat major en personne qui est le deuxième homme fort du régime militaire n’était même pas sur place. Donc, c’est à la suite de ce décret qui a été lu à la radio que Aziz s’est pointé pour demander des explications. Et en lieu et place ils ont ramassé des insultes.

L’épouse de chef de l’Etat répond par des insultes, par des menaces et c’est là que où les choses ont dégénéré pour des militaires qui ont osé à l’époque s’attaquer au tout-puissant Ould Taya qui était considéré comme un demi-Dieu à Nouakchott même. C’est tout de même insolite. Et quelqu’un a eu l’audace d’aller fomenter un coup d’Etat contre cet individu-là. Et, au lieu de s’en emparer, il le remet à Eli Ould Vall, le gradé le plus ancien. Aziz est un homme de l’ombre, un militaire pur et dur. Il était certainement à l’époque épris de justice pour que le processus démocratique puisse avancer puisqu’ils étaient en face d’un mur. Car c’étaient des élections truquées à répétition pour le régime de Taya.

Est ce que vous pouvez revenir sur les rapports heurtés entre la première dame et Aziz ?

Ces rapports heurtés ont commencé depuis le début où malheureusement tout le monde a compris que c’est la femme qui décidait au niveau de la Présidence.Et elle ne décide même pas dans la discrétion, mais au vu et au su de tout le monde. Elle n’y met pas les formes. Elle dit que c’est elle qui était élue, que c’est elle le Président, que Sidi n’est qu’une ombre.

 

C’est elle qui créait le gouvernement en réalité. J’ai même écho du fait qu’elle posait des questions sur telle ou telle personne pour éventuellement des nominations à des postes. Elle était son propre conseiller.

Donc cette dame s’immisçait dans tout. En moins d’un an, elle s’est fait une réputation extraordinaire. Nulle part dans le monde, on a vu la femme d’un chef d’Etat aussi impopulaire. Cette femme-là a conduit son mari à sa perte. A Sidi, on ne peut rien reprocher. C’est vrai qu’il a échoué économiquement, mais il avait la possibilité de redresser la barre.

 

Mais malheureusement, le comportement de son épouse et la mauvaise maîtrise de Sidi et de l’espace familial a fait que les gens voyaient un peu les dérives qui se profilaient à l’horizon. Sa femme était au centre, sa fille à droite. Il ne faut pas oublier que cette dernière était pratiquement le numéro deux de la Présidence. Elle faisait office de Directeur de cabinet. C’est elle qui a le calendrier du président.

Le Directeur de cabinet était un fantôme. C’est elle qui décidait qui devait rencontrer le président. Et cela se faisait avec des dérapages qui ont conduit à la situation que l’on sait. Il y a eu des déceptions de la part de certains parce que Sidi a été quand même un ancien ministre. On ne pouvait pas comprendre ce manque de maîtrise caractériel des affaires de l’Etat.

 

Pour revenir sur les rapports entre l’épouse du président et Aziz, il faut dire que depuis le début, celle-ci a imprimé un rythme à la présidence que les militaires ne connaissaient pas. C’est-à-dire les visites inopinées, non maîtrisées, non répertoriées, les gens qui venaient à la porte et qui appelaient avec leur portable; bref, on donnait des instructions pour les laisser rentrer.

Et ceci a posé d’énormes problèmes à Aziz qui était censé assurer la sécurité du palais présidentiel. Il a posé ce problème à plusieurs reprises, mais la dame n’en a cure jusqu’au jour où il y a contrairement sur le débat télévisé quand mon ami Sid Lamine Niasse (Ndlr : Président du groupe de Walfadjiri) disait que les militaires étaient tellement hautains qu’ils empêchaient même le fils de Sidi de rentrer dans le Palais. Mais en réalité, ce n’était pas le fils de Sidi. C’était un homosexuel qui venait très souvent à la Présidence et qui téléphonait depuis la porte.

Des instructions étaient données pour le laisser entrer. Et ça, Aziz ne l’appréciait pas. Encore que cet homosexuel fût très connu à Nouakchott. Quand Aziz avait demandé qu’aucune porte ne lui fût désormais plus ouverte, l’épouse du président en a fait un conseiller. C’est ça la réalité. Je pense que Sidi et son épouse devaient de la reconnaissance aux militaires.

 

La preuve, Sidi était à Niamey ; il travaillait pour un projet du fonds Kowetien, il était à la retraite et a été repris par Ali Zein qui est le ministre des Finances du Niger qui lui a confié un petit projet. Et c’est sur cette base que Sidi s’est retrouvé à Nouakchott pour faire une conférence sur l’économie et c’est comme cela que Aziz l’a repéré.

Il en a fait un choix d’une possible troisième candidature parce qu’avant son arrivée, il n’y avait que deux candidatures pratiquement potentielles. Celle de Ould Dada et de Zeyne Ould Zeydane. Aziz l’a copté lors de ce congrès et lui a demandé d’être candidat. Et Aziz a mis tout son poids sur la balance pour le faire élire. C’est vrai qu’il a été élu démocratiquement. C’est là où il faut quand même dire la réalité des choses.

 

Je pense qu’à la suite de l’élection de Sidi en tant que Président de la république, il doit protection totale à ces généraux qui ont fomenté ce coup d’Etat et qui ont proposé sa candidature dans un système démocratique quand on sait qu’au sein de l’armée, il y avait toujours des royalistes qui étaient les partisans de Ould Taya.

D’ailleurs, il a dit il y a une semaine à la chaîne Al Jazira qu’il félicitait le Général Aziz qui a été beaucoup pour son élection au niveau de la magistrature suprême. Un président ne peut pas dire ça une semaine et un jour après tomber sur un coup d’Etat. Donc c’est pourquoi je disais que le coup d’Etat n’était pas prévu du tout. Le comportement de la dame avec Aziz a pourri l’atmosphère au niveau de la Présidence.

Pour vous donner une anecdote, son premier différend avec Aziz, c’est quand elle a voulu élever des moutons au niveau du Palais. Et ça, Aziz ne l’a pas apprécié. Il était hostile. Elle a insisté. Et pire encore, elle a demandé un montant de 200.000 Ouguiyas (400.000 Fcfa) pour l’achat de foins, tous les jours. Dix jours après, elle réédite la même chose en amenant des chamelles au niveau de la Présidence.

L’autre aspect qui a posé aussi problème au niveau de la sécurité, c’est la mosquée que Sidi a construite à l’intérieur de la Présidence où le monde pouvait venir prier tous les vendredis. D’où le problème de sécurité qui s’était posé. Le Général Aziz se rendant compte que ce n’était pas possible, avait fermé la principale porte allant à la mosquée. Et cela avait envenimé la tension à l’intérieur du Palais présidentiel. C’est là que les islamistes ont commencé à jouer leur partition.

Il paraît que la France même n’est pas contente de Sidi, justement pour cette raison ?

Oui! Oui! Je l’ai lu quelque part. Quand il y a eu la fermeture de la porte de la mosquée, c’est en ce moment que les islamistes sont entrés en action. Depuis un mois et demi, ils poussaient Sidi à démettre les Généraux. Ils lui faisaient comprendre qu’il était élu démocratiquement et que les généraux de l’armée ne pouvaient rien contre lui.

 

Or, Sidi avait pris des engagements avec les Généraux en quelque sorte dans la mesure où ce sont eux qui avaient fait le coup d’Etat du mois d’août 2005. Ils devaient être protégés et respectés. Il avait commencé à le faire. Ce qui est bien, en les nommant d’abord Généraux. Cela prouvait quelque part qu’il voulait récompenser ces gens-là.

Au lieu de cela, ils ont eu droit à des menaces de l’épouse de Sidi leur faisant comprendre qu’ils seront dégradés, renvoyés dans les petites garnisons. Il y a eu aussi d’énormes problèmes de sécurité à Nouakchott. Vols, viols et assassinats de populations ont rythmé le quotidien des habitants, le tout sur fond d’attaques terroristes. D’ailleurs l’Emir du Qatar en visite à Nouakchott a dû quitter rapidement le pays, pris qu’il était entre deux feux, celui de la police, et celui des islamistes.

Pour parler des perspectives de la démocratie en Mauritanie, pensez-vous que le nouvel homme fort serait prêt à rendre le pouvoir ?

Ce dont je suis persuadé et je le crois, c’est que Aziz n’est pas très intéressé par le pouvoir. Je pense qu’à un moment donné, le pays était face à un mur. Et avec Taya, il a fait sauter ce mur. Et ils ont accepté entre eux de ne pas être candidats. Et c’est lui qui a fait le coup d’Etat et a remis les commandes à Ould Vall.

De mémoire, quand on fait un coup d’Etat, c’est pour garder le pouvoir. Je n’ai jamais vu nulle part quelqu’un faire un coup d’Etat et confier le pouvoir à un tiers. Le pouvoir ne l’intéresse pas. Parce que je connais la personne, je connais l’homme. Et je pense qu’il faut une stabilité en Mauritanie. Mais malheureusement, cette stabilité, les Mauritaniens pensaient l’avoir retrouvée en Sidi. Mais ils ne l’ont pas eue.

Ils auraient pu l’avoir en lui s’il y n’avait pas les agissements de son épouse. Il était quand même un monsieur respectable. Il avait le profil d’un président de la République. Il avait un certain âge. Il était à la limite un religieux qui n’était pas trop versé dans des choses mondaines. Malheureusement, il a une jeune dame qui ne voyait pas les choses de la même manière.

Certains craignent également pour le retour des réfugiés que les choses ne soient un peu bloquées. Vous ne craignez pas qu’il y a là un problème d’insécurité qui risque de s’installer en Mauritanie ?

Je ne le crois pas parce que je sais que pour le problème des réfugiés, Aziz n’était pas hostile. Je crois que le processus du retour des réfugiés va se poursuivre. Mais il faut dire que ce qu’on n’a vu jusqu’à présent, même sous l’ère de Sidi, ce n’était pas ça.

C’est-à-dire qu’on a fait venir des réfugiés, on les a installés derrière le fleuve à Rosso, avec des tentes en plastique dénuées de tout. En définitive, certains pensent même retourner d’où ils sont venus parce que là où ils sont, n’est pas meilleur d’autant qu’on les a installés dans une zone inondable.

Réalisée par Assane SAMB et Boubacar Demba SADIO

Info source : Le Matin via leral.net




9082008

Mauritanie : Mouvement, rectificatif

 dans Actualités aziz_phone_01

 

L’action du 6 août est destinée à sauver le pays et à remettre sur les rails le processus démocratique, déclare le Président du Haut Conseil d’Etat

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, président du Haut Conseil d’Etat a précisé, dans une interview exclusive au journal suisse  » Le Temps« , qui paraît à Génève, que l’action menée par le Haut Conseil d’Etat vise à sauver le pays et à remettre sur les rails un processus politique que l’armée a initié le 3 août 2005 et qui avait débouché sur la mise sur pied d’institutions démocratiques d’une crédibilité et d’une transparence approuvées par l’ensemble des mauritaniens et de la communauté internationale, au point que notre pays est devenu la première vraie démocratie du monde arabe.

 

Le président du Haut Conseil d’Etat a ajouté que le pays est confronté à une série de problèmes sécuritaires, comme le terrorisme qui a déjà sévi ces derniers mois et que seule l’armée est capable d’éradiquer. Il a ajouté que toucher à l’armée aujourd’hui surtout en la décapitant de chefs compétents et des plus respectés met le pays dans une situation très dangereuse, soulignant que l’armée, étant la garante ultime des intérêts supérieurs du pays, a donc décidé de prendre l’initiative.

 

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a, en outre, indiqué que le Haut Conseil d’Etat est actuellement en train d’étudier les premières mesures qui s’imposent. Mais, dores et déjà, je m’engage, a-t-il dit, à préserver l’Etat de droit, les libertés des citoyens et les institutions démocratiques existantes.

Il a aussi indiqué que la liberté d’expression et de presse sera protégée et que les organisations civiles et politiques reconnues continueront à l’être.

Le président du Haut Conseil d’Etat a enfin précisé que le parlement continuera à fonctionner normalement, soulignant qu’aucune institution républicaine ne sera suspendue.

AMI




Mauritanie: l’UA exige « la libération du président » Abdallahi

9082008

Mauritanie: l’UA exige « la libération du président » Abdallahi

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) réuni jeudi à Addis-Abéba en Ethiopie exige « la libération du Président » mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi et des autres « personnalités arrêtées » mercredi suite au coup d’Etat militaire perpétré par des éléments de l’armée mauritanienne.

Le conseil de sécurité exige également « la préservation de leur intégrité physique, de leur sécurité et de leur dignité, ainsi que celles des membres de leurs familles », précise un communiqué de l’institution parvenu à Gabonpage.

Le conseil a réaffirmé son « soutient l’initiative du Président de la Commission de dépêcher en Mauritanie le Commissaire à la paix et à la sécurité en vue de réitérer aux auteurs du coup d’Etat la position de l’UA et les engager à revenir à l’ordre constitutionnel et à rétablir les institutions démocratiques », poursuit le communiqué.

Mercredi matin, le premier président démocratiquement élu de Mauritanie a été victime d’un coup d’Etat militaire ce mercredi matin. Sidi Ould Cheikh Abdallahi et son Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf ont été arrêtés à Nouakchott par l’armée.

Un « conseil d’Etat, dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aliz, a pris les rênes du pouvoir. Il a promis un retour rapide à la légalité constitutionnelle.Le président de la commission de l’Union africaine, le gabonais Jean Ping a sévèrement condamné cette prise de pouvoir par la force.

Info source : Continental News via www.cridem.org




La police réprime une manifestation de protestation au siège de l’APP

9082008

La police réprime une manifestation de protestation au siège de l’APP
Les forces de l’ordre ont utilisé la force pour disperser un rassemblement devant le siège de l’APP, qui regroupait des militants des partis mobilisés contre le coup d’état.

Les ministres de Ould Cheikh Abdallahi ont marqué le rassemblement par leur présence.

L’on cite Boïdiel Ould Houmeïd, Yahya Ould Sidel Moustaph, Fatimetou Mint Khatry, Sidi Mohamed Ould Amajar, Mohamed Ould Amar, Mohamed Lemine Ould Naty, Koréra Isagha et Yahya Ould Kebd.

De leur côté, les leaders des partis participants (APP, UFP, PLEJ, Adil, Tawassoul et Hawa) ont demandé aux officiers de : « regagner les casernes, en contre partie de la sauvegarde de tous leurs droits et avantages », déclare Mohamed Ould Maouloud. La déclaration de Jemil Ould Mansour est allée dans le même sens.

Ils ont valorisé le rôle joué par l’armée le 3 Août 2005, en disant que : « cette fois, l’action des généraux risquaient d’ouvrir la porte à une intervention étrangère, ce qu’il faut éviter à tout prix », selon Khalil Ould Tayeb.

Pour se faire la seule solution, selon les manifestants est de libérer Ould Cheikh Abdallahi et ses compagnons Ould Waghef, Ould Sidi Baba, Moussa Fall et Ould Z’zeïzim, puis rétablir l’ordre constitutionnel.

La police est intervenue et a lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants rassemblés à l’extérieur.

Les forces de l’ordres ont interdit l’accès à Messoud Ould Boulkheir, Présient de l’Assemblée National et de l’APP, avant de recevoir des instructions leurs disant de le laisser passer.

© Taqadoumy – Août 2008




Mint Mouknass soutien Ould Abdel Aziz

9082008
Mint Mouknass soutien Ould Abdel Aziz Version imprimable Suggérer par mail
08-08-2008

Mint Mouknass soutien Ould Abdel Aziz   dans Actualités 150.150._home_www_5a06e1cbab97b4ebc90877cf5793f2c9_web_fr_images_stories_naha_mouknas_discoursS’exprimant sur Al Jazeera en direct de Tripoli (Libye), Naha Mint Mouknass, Présidente de l’Union pour la Démocratie et le Progrès, a apporté, hier, son soutien à la nouvelle équipe dirigeante en Mauritanie.

« Le refus du président d’écouter sa majorité a causé un blocage institutionnel, qui menaçait de précipiter le pays dans une grave crise » déclare Mint Mouknass, avant de citer le proverbe mauritanien : « Je profère celui qui l’amène à celui qui la garde », allusion à la démocratie en Mauritanie.
 
Mint Mouknass, ancien ministre, est actuellement député à l’Assemblée Nationale.
 

© Al Jazeera – Août 2008 via taquodoumy




Soumise à une pression internationale croissante, la junte compte former un gouvernement

9082008

Soumise à une pression internationale croissante, la junte compte former un gouvernement

Ignorant les appels de la communauté internationale pour le retour du président renversé en Mauritanie, la junte qui a pris le pouvoir à Nouakchott annonce qu’elle va mettre en place un gouvernement transitoire dans l’attente de nouvelles élections.

Des militaires ont déposé mercredi le président Sidi Mohamed Cheikh Abdallahi, démocratiquement élu l’an dernier, après qu’il eut pris l’initiative de limoger des officiers supérieurs.

Abdallahi a été placé en détention dans un lieu secret. Sa fille, qui n’est plus en résidence surveillée avec le reste de sa famille depuis jeudi soir, a déclaré que le président déchu avait besoin de soins médicaux.

« Son médecin lui a rendu visite hier soir et a dit qu’il devait subir une petite opération, mais ce n’est pas grave », a-t-elle dit à Reuters sans fournir de précisions sur l’état de santé de son père.

Le seul contact qu’ait eu Abdallahi avec sa famille s’est matérialisé par un message manuscrit transmis au palais présidentiel par des soldats et dans lequel il réclamait des antibiotiques, des vêtements, des livres et une lotion d’après-rasage, a indiqué sa fille.

La Mauritanie, pays de trois millions d’habitants reliant le Maghreb à l’Afrique noire, est un allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, le réseau islamiste Al Qaïda ayant intensifié ses attaques dans la région ces dernières années. Le pays extrait depuis peu de faibles quantités de pétrole off-shore.

Les Etats-Unis se sont joints à l’Onu, à l’Union européenne et à la Ligue arabe – dont une délégation conduite par Ahmed ben Hilli, sous-secrétaire général chargé des Affaires politiques, était attendue vendredi à Nouakchott – pour condamner le putsch et exiger le rétablissement du gouvernement d’Abdallahi.

Washington a gelé plus de 15 millions de dollars d’aide non humanitaire à la Mauritanie, composée pour l’essentiel de fonds militaires. L’UE a aussi menacé d’interrompre son aide au pays.

A Bruxelles, un porte-parole de l’Otan s’est dit préoccupé vendredi par la situation en Mauritanie, ajoutant que l’Alliance suivait de près l’évolution dans le pays.

La junte endosse les pouvoirs présidentiels

« La prise du pouvoir par la force doit être réprouvée », a-t-il dit en appelant de ses voeux un retour rapide à la démocratie et à l’état de droit. L’Otan avait salué la tenue d’élections libres en 2007.

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien chef de la garde présidentielle qui a dirigé le coup de force de mercredi après avoir été limogé par Abdallahi, a formé une junte – le « Haut Conseil d’Etat » – composée de onze généraux et colonels.

Le Haut Conseil d’Etat a procédé vendredi à toute une série de nominations de gouverneurs militaires dans les régions pour consolider son pouvoir.

La veille, cette instance s’était engagée à organiser dans les meilleurs délais un scrutin présidentiel « libre et transparent ». Le Conseil n’a avancé aucune date à cet égard.

Dans un autre communiqué diffusé dans la nuit par l’Agence mauritanienne d’information (Ami), la junte a fait savoir qu’elle assumerait les pouvoirs présidentiels jusqu’à cette élection et désignerait un gouvernement de transition placé sous l’autorité d’Abdel Aziz.

Elle a aussi annoncé qu’elle publierait dans les prochains jours un décret constitutionnel officialisant les pouvoirs du Haut Conseil d’Etat.

Les autres institutions nationales continueront de fonctionner normalement, en particulier le Parlement – ou la décision prise lundi par une majorité de députés pro-Abdallahi de quitter son parti a contribué au déclenchement du putsch.

Beaucoup de ces parlementaires se sont joints jeudi à des centaines de partisans de la junte pour marcher dans les rues de la capitale. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des contre-manifestations de partisans du président déchu.

Abdel Aziz avait déjà participé en 2005 à un putsch dirigé par le colonel Ely Ould Mohamed Vall contre le président Maaouiya Ould Taya, qui détenait le pouvoir depuis 1984.

Abdallahi avait remporté l’élection présidentielle de l’an dernier, mais il était en butte à l’opposition grandissante de parlementaires qui lui reprochaient de ne pas les consulter.

© Reuters & l’Express – Août 2008 via taquadoumy







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