Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

29 07 2008

‘Le coup de grâce’ !

 

 Ce qui se trame sur la scène politique est loin d’être gracieux. La composition de l’équipe ministérielle fraichement nommée  montre que la guerre est déjà déclarée.  C’est une première. Le parlement vient d’avoir une position de force. Pas de grâce.  Cela a poussé le sénat à se positionner. Fini le temps de la trêve ! C’est l’époque de la guerre. En toute évidence, les enjeux sont tels que les clans se renforcent pour obtenir gain de cause. La scène politique est, désormais, agitée. Voire trop agitée. 

 

Les prochaines séances parlementaires (ordinaires) seront cruciales pour le pays. Déjà des élus du peuple qui avoisinent la trentaine veulent se retirer du parti de la majorité Adil. Si ce n’est pas déjà fait.  Les attaques et les contre attaques au sein de la majorité ne sont plus un secret. Le président semble avouer que sa femme est dans la ligne de mire de ses amis d’entant devenus ennemis. Bizarrement, la majorité adhère toujours au programme de ce dernier.

Parallèlement, le discours des députés à l’origine de la  motion de censure  est clair: si une dissolution  du parlement a lieu, nos alliés du sénat vont faire le nécessaire pour mettre à genoux le chef de l’exécutif. L’homme de la majorité le plus opposé au  président n’est autre que Mouhcine, le fameux sénateur de Rosso qui sait visiblement faire parler de lui. Il  est appuyé par le député d’Atar Ould Maham (rival de  Ould Sidi Baba, ami de Sidi O Cheikh Abdellahi) et d’autres parlementaires de la majorité.  En plus de ce groupe issu de la majorité  se trouvent des hommes qui ne sont pas du même courant.  D’où la question centrale : le clan Mohcen et Ould  Mahame a-t-il les mêmes intérêts que  Lewleid, O Zamel, Kaba ould Alewa etc. ?

En tout état de cause, les derniers rebondissements de conflits au sein du parti Adil  nous orientent vers la constitution d’un nouveau parti indépendant de l’influence du président Sidi Oud Cheikh Abdallahi.   Comment  apaiser la situation. ‘Un coup de grâce’ ?  Ou un limogeage de Ould El Waghf ?

Tawassoul à travers son nouveau statut essaye, par ailleurs,  de s’imposer avec une nouvelle mentalité guidée bien sûr  par le jeu du pouvoir.  Le mandat du président du RNDA  sera renouvelable  une seule fois. Le RFD de Ahmed Oud Dadad et l’UFP de Ould Mouloud, quant eux  ils   n’ont  pas pu durant leurs précédents     congrès procéder  à la même innovation. La seule avancée  de RFD  demeure, néanmoins,  la tenue, tout récemment,  de son premier congrès depuis sa création. Ainsi, l’AJID, jeune parti, né de divergence d’opinion entre les dirigeants de l’APP,  veut une dissolution du parlement. Le président de ce parti réclame un renforcement des acquis.

En effet,  et  jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas un fonctionnement étatique  en dehors du règlement des malentendus  politiques. Espérons le dépassement  d’Etat de guerre afin de concrétiser le ‘coup de  grâce’.         

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°410 du 28/07/08


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