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Repenser le pouvoir en Mauritanie

17072008

 

   Repenser le pouvoir en Mauritanie /

Le charisme versus Mauritanien          

La conception du système  politique qui dirige n’importe quel  pays dépend souvent de l’organisation sociale de la population qui se trouve regroupée au sein du même territoire dirigé.  Au moment où le monde évolue vers d’autres systèmes étatiques transversaux plus efficaces,  la Mauritanie reste dominée par une conception purement individualiste  de l’exercice du pouvoir. D’où la recherche d’un dirigeant charismatique.  Cette notion  de  charisme mène souvent à la mauvaise  interprétation.  En effet,  certains  mauritaniens prônent  un système dictatorial  juste.  Ils ont la nostalgie du pouvoir passé ;  justifiant leurs choix par le fait que dans l’ancien régime il y avait des activités informelles, génératrices de revenus et que les citoyens avaient de quoi manger et  qu’actuellement, la morosité totale règne.   

En effet, le subconscient collectif véhicule un message alimenté par la crise économique et le manque de lutte sérieuse contre la corruption mais elle demeure  malheureusement guidée par les besoins du moment.  Ce qui sous-entend  que l’ordre  doit être conçu suivant la domination des groupes d’influence.  Ces groupes sont  composés   des  chefs de tribus, des cadres, et des agents de la fonction publique. Ces groupements  ont  élu des représentants du peuple dominés par un jeu politico-politicien.  D’ailleurs, ils  veulent   renforcer  d’une manière ou d’une autre l’implantation d’un  mode hiérarchique profitable pour leurs chefs de file.  Le pouvoir devrait être quasi  héréditaire. Les dirigeants actuels sont issus directement ou indirectement des sous- systèmes dominant depuis longtemps. Ainsi l’opposition n’est  pas à l’abri de leur domination implicite. Pour que les sous  systèmes dominent  en Mauritanie, ils continuent de s’abreuver du mécanisme du culte de la personnalité du pouvoir hiérarchique.  Cette manière de penser le pouvoir prend comme référence  le charisme déguisé. Bien que celui-ci semble dans sa forme claire   nécessaire pour tout changement profond et évolutif, il doit être appréhendé avec beaucoup de vigilance.  Cela nécessite de distinguer  le charisme officiel des autres formes de charisme.

En fait, le charisme officiel est exigé par la fonction hiérarchique d’un président, premier ministre etc. Il dépend de la force de l’Etat et son statut international.  A titre d’illustration, le président français a plus de charisme que les présidents des autres pays africains. Car il pèse dans le domaine des relations internationales. Quant à celui des Etats-Unis de l’Amérique, il est incontestablement le plus charismatique du point de vue officiel. Son charisme se manifeste à travers son hélicoptère officiel et sa garde de sécurité. Dans notre pays, le charisme se déclare au niveau national  et se matérialise   souvent par la mobilisation des populations pour accueillir les présidents au moment de leurs visites internes. Il arrive souvent d’accorder des congés aux cadres des régions visitées par le président de la République afin que ces derniers fassent le nécessaire pour renforcer le charisme officiel.  Cette forme d’organisation renforce le pouvoir des sous-systèmes qui constituent le système global du pouvoir en place.

Il est à noter que les civils qui ont dirigé le pays à l’instar des  militaires ont procédé au renforcement du prétendu charisme officiel. 

Toutefois, le charisme militaire est fondé en Mauritanie  sur le principe de  la hiérarchie pyramidale de l’exercice du pouvoir. Leur pouvoir    a commencé en 1978 suite au coup d’Etat contre le premier président civil du pays Moctar O Daddah jusqu’à la  modification de la constitution sous le régime militaire de Maaouiya. Ce régime est manifestement caractérisé par la mise en place d’institutions démocratiques imposées par la France de François Mitterrand (discours de La Baule de 1990) et contestées par les belligérants internes et les organismes de droits de l’homme. Après  cette modification, les militaires ont continué à diriger le pays sous une forme constitutionnellement démocratique mais en réalité en tout point comparable à un régime militaire. Cela a consolidé la procédure décisionnelle  verticale.   Les chefs de clans cherchent,  dans  cette perspective, leurs intérêts individuels. Ces intérêts devront servir  les chefs et ensuite  les autres membres du clan seront servis selon leurs positionnements dans la hiérarchie du clan. Une telle hiérarchie fonctionne sur une  base paternelle et masculine. Paradoxalement, les intérêts des chefs  sont maintenus   selon l’esprit communautaire. Ce système n’a pas abouti, cependant,  à résoudre les difficultés économiques et sociales. Ce qui a  poussé l’armée à travers plusieurs coups d’Etat à déclencher un vrai mécanisme de démocratisation (le changement du trois août 2005). Le nouveau système est né d’une domination de la hiérarchie. En fait «  les hiérarchies fournissent  apparemment une anticipation  et  un contrôle  suffisant du comportement  des mâles  pour permettre  aux codes  sociaux de  se développer  et de s’implanter , créant  ainsi  des conditions  favorables  à des structures  sociales  plus complexes et éventuellement  à des sociétés  de plus en plus  élargies . Cet état  des choses devient évident  lorsque nous observons  des sociétés dont la structure politique et l’ordre des sociétés  se sont effondrés». (Karl Albrecht, l’intelligence sociale, 2007, p 201)

Pourtant, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont des sujets qui requièrent une grande attention.  Des réformes sont déclenchées tous azimuts pour éradiquer certains dysfonctionnements administratifs.   Mais leurs  effets ne sont  pas encore palpables. A cet égard, la population mauritanienne majoritairement  jeune et masculine à 49%,  risque de provoquer de fortes tensions si des mesures  rapides et efficaces ne sont pas prises.     En effet, selon un anthropologue   « l’animal  le plus  dangereux sur la planète est humain mâle sans partenaire sexuel, âgé entre seize et vingt-quatre ans » (sic).  Une transposition de ce constat sur la réalité  de  la  jeunesse mauritanienne nous permet de craindre le pire.    Celle-ci représente désormais 77 % de la population. Et le taux de chômage qui est de 33 % frappe plus particulièrement cette tranche des mauritaniens. La capacité d’absorption des diplômés est quasi inexistante.  Et cette jeunesse est majoritairement célibataire. Elle ne bénéficie presque plus de la solidarité communautaire. Elle demande des emplois. Elle est déçue et désœuvrée. Ces éléments semblent suffisants pour que le pouvoir se remette en question. La Mauritanie a  besoin d’un leader ayant un charisme acquis par l’expérience et le travail sur le terrain  afin  que notre pays  dépasse les méfaits de la hiérarchie pyramidale qui fait appel à des formes archaïques de domination, souvent destructives.  L’histoire est remplie de cas de ce type. Les dictatures les plus  fortes se sont effondrées après la mort de leurs chefs. La mort de César a entrainé la division de Rome en trois provinces. Alexandre Le Grand a conquis le monde ; sa mort a  entrainé aussi la dissolution de son grand empire ; enfin l’instabilité que l’on peut craindre des régimes vieillissants actuels uniquement dirigés par une personnalité déjà âgée ne préparant pas sa succession en prévoyant une ouverture sont légion (Gabon, Guinée Conakry, Libye, Eqypte). 

En effet, un dirigeant qui dirige avec un système performant n’est pas comme celui qui fonctionne selon un ordre dicté par les alliances contre nature. Pour que les choses évoluent en Mauritanie, il semble  indispensable de revoir la manière de diriger. Il s’agit d’une nécessité qui peut s’exprimer à n’importe quel moment pour donner l’espoir tant recherché par une population qui reste  pour le moment passive. Mais l’instabilité internationale à travers les crises économiques peut remettre en cause cette passivité qui a permis aux Mauritaniens de supporter la précarité liée à la pauvreté. Celle-ci  représente  officiellement 46 % de la population.

 

Mohamed Fouad Barrada  

Source : La Tribune n° 408




Gouvernement II de Ould Waghf

17072008

Gouvernement II de Ould Waghf: Composition officielle, réactions et biographie de certains ministres.

 

La composition du tout nouveau gouvernement a été officiellement annoncée mardi soir. Sur 30 ministres, 18 reconduits ont conservé ou changé de portefeuille ministériel alors que 12 nouveaux ministres ont fait leur entrée dans la seconde équipe gouvernementale du Premier ministre M. Yahya Ould Ahmed Waghf. Le changement attendu n’a finalement touché que le tiers de l’équipe démissionnaire.

Hier, c’était la tenue de la première réunion du Conseil des ministres du tout nouveau dispositif à la présidence de la République. Au sein des formations politiques, dans les salons nouakchottois et dans les rues, les opinions étaient fortement partagées. Certains qualifient la nouvelle équipe de « copie conforme » à la précédente, d’autres lui attribuent des allures ethniques, voire de négation de l’aspiration populaire du changement réel promis au lendemain du coup d’Etat d’août 2005 par les hommes forts de la transition.

Dans les lignes suivantes, nous vous présentons un rappel des faits marquants de l’événement, des réactions opposées, la composition officielle du nouveau gouvernement et la biographie de certains de ses membres …

Retour sur le gouvernement

Le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf avait formé mardi soir son nouveau cabinet composé de 30 membres et non ouvert aux partis de l’opposition, notamment l’Ufp et Tawassoul qui soutiennent le programme du Président de la République en dehors de cette même majorité acquise à lui.

Cette majorité présidentielle initiale qui les exclut sans prendre conscience des conséquences incalculables d’un tel mépris politique dans l’avenir de leur action. D’autres ministres, comptant pour des symboles de la gabegie, n’ont pas été, quant à eux, reconduits dans le nouveau gouvernement, conformément aux doléances des députés frondeurs et leurs alliés. C’est le cas surtout de Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna et de Mohamed Yehdhih Ould Moctar El-Hacen.

Réactions intra-majorité

Les réactions ont aussitôt commencé à pleuvoir après la formation du nouveau gouvernement.

Le PRDR, qui a refusé de siéger dans le nouveau gouvernement avec un unique siège, ne manquera pas dans les prochains jours de jeter son dévolu sur le Premier Ministre, faisant la lumière sur ce que les députés de l’Alternative et de l’Union du Cendre Démocratique qui l’ont rallié qualifient de « volonté claire d’exclusion« .

Le Président du Renouveau Démocratique, Moustapha Ould Abeiderrahmane, député à l’Assemblée Nationale et figure de proue des parlementaires frondeurs, a pour sa part reproché au climat des consultations menées par le chef du Gouvernement avec les initiateurs de la motion de censure, ses allures opaques.

Un autre avis, contraire cette fois, émanant de l’un des leaders de la motion de censure, en l’occurrence Sidi Mohamed Ould Maham, évoque une certaine adaptation de la configuration gouvernementale aux revendications des insurgés politiques.

Réactions extra-majorité

En réaction à la formation du nouveau Gouvernement, le Vice-président du Rfd M. Mohamed Mahmoud Ould Ematt pense que la nouvelle équipe gouvernementale n’est pas en mesure d’apporter de solutions aux profonds problèmes politiques de la Mauritanie.

Le député évoque l’existence d’une véritable crise de confiance entre les différentes composantes de l’actuelle autorité dirigeante d’une part et entre celle-ci et le peuple mauritanien d’autre part, qui dira t-il « perd tout espoir de changement sous le pouvoir actuel« .

Ould Ematt qui présentait son point de vue personnel et non celui du Rfd a indiqué également que « l’actuelle crise politique est le résultat logique d’erreurs commises pendant la période de transition où les espoirs du peuple mauritanien sur l’avènement d’un réel changement qui répond à ses aspirations en matière de réformes, de développement et de lutte contre la gabegie lui ont été confisqués  dans toutes leurs formes« .

Le Vice-président du Rfd a considéré le changement de 12 ministres d’un Gouvernement confronté à une crise de confiance et leur remplacement par un groupe de jeunes, une mesure insuffisante pour résoudre le problème politique central du pays, qui selon lui, exige un des mesures énergiques aptes à mettre fin aux erreurs regrettables des derniers jours.

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Nouveau gouvernement

- Ministre de la justice : Ahmedou Tidjane Bal,
- Ministre des affaires étrangères et de la coopération : Dr. Abdellahi Ould Ben Hmeida,
- Ministre de la défense nationale : Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine,
- Ministre de l’intérieur : Mohamed Ould R’Zeizim,
- Ministre de l’économie et des finances : Sidi Ould Tah,

- Ministre de l’éducation nationale : Mohamed Ould Amar,
- Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Hemida Ould Ahmed Taleb,
- Ministre des affaires islamiques et de l’enseignement original : Yahya Ould Sid’El Moustaph,
- Ministre de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle : Mohamed Lemine Ould Nati,
- Ministre de la santé : Camara Bakary Harouna,

- Ministre du pétrole et des mines : Baba Ahmed Ould Sidi Mohamed,
- Ministre des pêches : Sy Adama,
- Ministre du commerce et de l’industrie : Selma Mint Teguedi,
- Ministre de l’artisanat et du tourisme : Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil,
- Ministre de la décentralisation et de l’aménagement du territoire : Yahya Ould Kebd,

- Ministre de l’agriculture et de l’élevage : Coréra Ishagha,
- Ministre de l’équipement, de l’urbanisme et de l’habitat : Mohamed Ould Bilal,
- Ministre des transports : Ely Ould Mohamed Lemine Ould Haimoud,
- Ministre de l’hydraulique et de l’énergie : Mohamed Ould Bahiya,
- Ministre de la culture et de la communication : Abdellahi Salem Ould El Moualla,

- Ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration : Moustapha Ould Hamoud,
- Ministre de la promotion féminine, de l’enfance et de la famille : Fatimettou Mint Khatri,
- Ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile : Lemrabott Ould Bennahi,
- Ministre chargé de la jeunesse et des sports : Mohamed Ould Borboss,
- Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’environnement : Abdellahi Ould Dahi,

- Ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération, chargée du Maghreb Arabe : Mekfoula Mint Agatt,
- Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget : Sid’Ahmed Ould Raiss
- Secrétaire d’Etat chargé des mauritaniens à l’étranger : Mohamed Ould Mohamedou,
- Secrétaire d’Etat chargée des technologies de l’information et de la communication : Aicha Vall Mint Michel Verges,
- Secrétaire général du gouvernement : Bâ Abdoulaye Mamadou.

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Nominations à la présidence de la République

Ministre Conseiller : Ahmedou Ould Cheikh El Hadrami
Conseiller principal chargé de la diplomatie et de la sécurité : Mohamedou Ould Michel

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Nouveau Gouvernement. Biographie de certains ministres

Le Président de la République a renouvelé sa confiance à la plupart des membres du gouvernement démissionnaire, alors que d’autres ministres ne se sont pas vus reconduire en raison des pressions exercées par des députés et des officiers dont les islamistes, l’Ufp et d’autres fidèles incontestables du chef de l’Etat. Ci-après, une brève biographie des certains ministres revenants et d’autres entrants dans la nouvelle équipe gouvernementale.

- Ministre de la défense nationale : Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine. Il conserve pour la troisième fois consécutive ce portefeuille ministériel sous le régime du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Avant sa nomination, il était Directeur de l’Ecole Normale d’Administration et était proche de l’influent Général Mohamed Ould Ghazouani.

- Ministre de la justice : Ahmedou Tidjane Bal. Il est issu d’une famille d’érudits du Sud du pays. Il a été nommé pendant la transition politique Président de la Haute Autorité pour la Presse et l’Audiovisuel, à la tête de laquelle il a été reconduit une seconde fois avant d’être nommé dans l’actuel Gouvernement. Il est le frère d’un ex ministre de l’Intérieur.

- Ministre de l’intérieur : Mohamed Ould R’Zeizim. Ministre de l’Hydraulique dans le gouvernement démissionnaire. C’est l’un des cadres du parti ADIL. Il était Wali de Nouadhibou au temps du pouvoir déchu de Ould Taya. Il a été limogé et arrêté en juin 2003 après le coup d’Etat dirigé par son cousin, l’ex  Commandant Saleh Ould Hanena.

- Ministre des affaires islamiques et de l’enseignement original : Yahya Ould Sid’El Moustaph. Ministre de la Justice du Gouvernement démissionnaire et ex ministre de l’Orientation Islamique pendant la transition. Il occupait le poste de Wali du Hodh Charghi pendant le règne de Ould Taya, avant d’être nommé ministre dans le premier gouvernement  formé par les militaires après le coup d’Etat d’août 2005.

- Ministre de la promotion féminine, de l’enfance et de la famille : Fatimetou Mint Khatri. Elle conserve pour la troisième fois depuis l’élection du Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ce portefeuille ministériel. Elle est l’une des femmes leaders du parti ADIL et la fille du député de la Moughata de Djigueni pour plusieurs mandats M. Mahfoudh Ould Khattry.

- Ministre du commerce et de l’industrie : Selma Mint Teguedi. Ex sénateur au parlement et leader du PRDS du temps de l’ex Président Taya. Elle a été nommée il y a deux mois ministre du Commerce dans le Gouvernement démissionnaire avant d’être reconduite à la tête du même département ministériel.

- Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget : Sid’Ahmed Ould Raiss. Ex ministre du Commerce avant d’être nommé Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget dans le gouvernement démissionnaire. Il était l’un des leaders du PRDS précédemment au pouvoir.

- Ministre de l’équipement, de l’urbanisme et de l’habitat : Mohamed Ould Bilal. Pour la troisième fois ministre de l’Equipement où il y travaillait avant dans l’une des directions centrales. Il est chargé d’un dossier très sensible à savoir la restructuration des quartiers populaires de la capitale. Il est cité comme proche de l’ex Ministre Secrétaire Général à la Présidence Boidiel Ould Houmeid.

- Ministre de la décentralisation et de l’aménagement du territoire : Yahya Ould Kebd. Il conserve toujours ce portefeuille depuis l’arrivée au pouvoir du Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Il est originaire de la Wilaya du Brakna, ancien activiste du Parti Républicain et l’un des proches du Président du parti ADIL.

- Ministre de l’artisanat et du tourisme : Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil. Il était aux commandes de ce ministère dans le Gouvernement démissionnaire. Avant cela, il était Ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la Société Civile dans le Gouvernement de Zeine Ould Zeidane. Il est un ancien leader du PRDS précédemment au pouvoir. Il est cité comme l’un des proches de l’influent Général Mohamed Ould Abdel Aziz. Il est rentré au pays après le coup d’Etat d’août 2005 de la Jordanie où il était ambassadeur.
 
- Ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration : Moustapha Ould Hamoud. Il occupait cette fonction dans le Gouvernement démissionnaire.

- Ministre de l’agriculture et de l’élevage : Coréra Ishagha. Ministre à la tête de ce portefeuille depuis l’élection de Sidioca. Il est issu de l’Alliance Populaire Progressiste présidé par le Président de l’Assemblée Nationale M. Messaoud Ould Boulkheir.
 
- Ministre de l’éducation nationale : Mohamed Ould Amar. Ministre de la Culture et de la Communication dans le Gouvernement démissionnaire. Il occupait le poste de Directeur Général de l’Ecole Normale Supérieure avant sa nomination. C’est un professeur universitaire proche du Président de la République qui l’avait désigné parmi les directeurs ayant dirigé sa campagne électorale lors de la présidentielle de 2007.

- Secrétaire d’Etat chargé des mauritaniens à l’étranger : Mohamed Ould Mohamedou. Il occupait cette fonction au sein du Gouvernement démissionnaire et ex Commissaire à la Sécurité Alimentaire. Il a été limogé deux mois après sa nomination. Il est l’un des ex cadres du PRDS et milite actuellement au sein d’ADIL.

- Ministre de l’économie et des finances : Sidi Ould Tah. Ex Conseiller du Premier ministre qui succède au ministre démissionnaire Mohamed Abderrahmane Ould Hamma Vezzaz.

- Ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile : Lemrabott Ould Bennahi. Ex conseiller du Premier ministre.

- Ministre chargé de la jeunesse et des sports : Mohamed Ould Borboss. Reconduit à la tête de ce département ministériel qu’il occupait au sein du Gouvernement démissionnaire.  Il est ex maire de la Moughataa d’El Mina et l’un des leaders de l’Alliance Populaire Progressiste présidée par le Président de l’Assemblée Nationale.

- Ministre de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle : Mohamed Lemine Ould Nati. Ex ministre délégué chargé du Maghreb Arabe dans le Gouvernement sortant, leader nassériste de l’Alliance Populaire Progressiste et professeur de Lettres à l’Université de Nouakchott.

- Ministre du pétrole et des mines : Baba Ahmed Ould Sidi Mohamed. Ex Président de la Commission nationale des Hydrocarbures, démis de ses fonctions suite à un appel d’offres  international ayant permis l’octroi à une société canadienne d’un permis de construction d’une raffinerie de pétrole, sans consultation de l’ex Premier ministre Zeine Ould Zeidane. Le Conseiller est taxé d’avoir fait un abus de ses prérogatives juridiques. Il est originaire de la région du ministre des affaires étrangères démissionnaire Cheikh Al Avia Ould Mohamed Khouna.

Ministre de la santé : Camara Bakary Harouna. Ex Directeur au ministère de la Pêche.

- Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Hemida Ould Ahmed Taleb. Professeur universitaire.

- Ministre des affaires étrangères et de la coopération : Dr Abdellahi Ould Ben Hmeida. Ex Ambassadeur de Mauritanie en Libye.

- Ministre des pêches : Sy Adama. Député de la Moughataa de M’Bout, issu de l’Union pour la Démocratie et le Progrès, cette formation qui rejoint la majorité présidentielle après son retrait il y quelques semaines suite à ce qu’elle qualifie de marginalisation dans la formation du Gouvernement.

Dossier réalisé par Mohamed Ould Mohamed Lemine

 

Toute reprise d’article ou extrait d’article devra inclure une référence à www.cridem.org
 

Info source :  Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)







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