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Les Echos Par Mohamed Fouad

18062008

 Le phénomène ‘Noor’!

‘Noor’ , feuilleton Turque,  diffusé  par la chaine MBC 4, exerce, désormais, une influence avérée  sur les filles de la Capitale Nouakchott.   D’ailleurs, certaines filles mauritaniennes  passent le temps de  la   diffusion du feuilleton   à  prendre des photos de l’acteur vedette du feuilleton.  Sur l’arrière   plan de leur écran  portable GSM   figure  souvent  sa  fameuse photo. Il  est le dernier des hommes   pour  une grande partie d’entre elles.  D’autres vont jusqu’à confirmer avec un ton aussi sérieux que   s’il vient   ici en Mauritanie et leur  demande  de les  accompagner, elles  iront    avec lui  sans hésitation.  On dirait  qu’elles  sont  une incarnation  de l’emblématique tableau (rêve)   du peintre symbolique   Pierre Puvis de Chavannes.  Ce tableau  décrit  un  personnage en train  de rêver dans son sommeil de  l’Amour, de  la Gloire et de  la Richesse.   

Le feuilleton   ne représente aucune spécificité.  Pas  compliqué à  comprendre. Il   suffit  justement  de deux  ou trois épisodes pour l’appréhender.    En transcrivant  des événements touchant une famille riche d’Istanbul,  la série   retrace  la  vie de la bourgeoisie du pays de Mostapha Kamal.  Il est question   de l’histoire romantique d’une femme  victime d’un mariage organisé.  Dès le début de cette histoire   le mari, sous son nom d’acteur Mohanad,  n’aime pas son épouse et cousine  ‘Noor’.  
Loin  de son effet psychique, le feuilleton   donne une idée  qui n’est pas   étrangère à l’esprit  des filles mauritaniennes.   Elles l’ont déjà  personnifiées sous l’effet des feuilletons latinos, notamment Manwelle , Maria etc. . Plus précisément,  il met l’accent sur une optique    qui se justifie par   un scénario ancien.  Lutte déguisée contre le mal.   Et cela  par la mise  en avant du rôle d’une classe  riche.  La méchanceté  se manifeste  à travers   le banditisme sous  toutes ses formes pour  aboutir à la richesse tant souhaitée par les uns et les autres. La classe moyenne   n’a pas une place dans l’imaginaire du réalisateur du feuilleton. Et si elle là, elle reste  accessoirement   liée   au rêve de la bourgeoisie.   Ce  rêve est fabriqué d’une manière  pas tout à fait mythique.  L’amour est, en un sens,  inhérent à l’argent, à la beauté  apparente et esthétique.  Il ne s’agit pas de l’amour  Tragique de Pyrame et Thisbé  de l’écrivain Théophile de Viau qui a entrainé la mort accidentelle de deux amants.    La beauté du  geste trouve parfois sa place dans le feuilleton, lorsque  le  grand père essaye d’aider   Noor  après  avoir été délaissé par Mohanad son petit fils.    Ce dernier            a fini par   succomber   aux  charmes de la ravissante   cousine. Et ils ont commencé tout deux à se confronter aux difficultés de la vie.  Le feuilleton prend une nouvelle tournure quand l’ancienne amante de l’époux de Noor   fait une apparition brusque dans l’hôtel où  les conjoints logés pour fêter  l’anniversaire de Mahanad .   Celui-ci l’a crue morte. Le couple traverse des jours moroses.  Mais l’amour de Noor devrait triompher.   Rien d’étonnant dans cette histoire, sauf le fait que des filles et des femmes du pays d’un million de poètes sont ébahies par la « série » Turque. Tout simplement,  la mise en  scène  du réalisateur du feuilleton   des belles  maisons, des voitures de luxe, de  la beauté frappante du paysage et de  Mohanad  ,  amènent   les filles à   rêver et  faire rêver leurs semblables.  

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°404




Boubacar Messaoud à propos de l’esclavage

18062008

Boubacar Messaoud à propos de l’esclavage 

 

Sous la pression de certains partis politiques et de la société civile, une loi criminalisant l’esclavage a été votée par l’Assemblée nationale et le sénat. Quelques mois après sa promulgation dans le journal officiel, son application effective et réelle pose encore problème comme en témoigne les plaintes que reçoivent les Organisations de Défense des Droits de l’Homme. Pourquoi ? Où en est-on aujourd’hui avec cette loi sur le plan de la sensibilisation ? 

 

Loi n°048-2007 : une reconnaissance de fait 

 

Pour les Organisations de Défense des Droits de l’Homme, la loi n° 048-2007 n’est qu’un pas par rapport à la question de l’esclavage. Elles estiment que l’une des actions à mener d’abord contre cette pratique, c’est de faire cesser l’impunité des crimes et délits de l’esclavage. Cette loi est un outil qu’elles ont toujours jugé indispensable. Mais selon Boubacar Messaoud, président de S.O.S. Esclaves, ce n’est pas encore le moment de crier victoire. «C’est juste une première chose, pense-t-il. Maintenant, par rapport à la loi, nous estimons que c’est un acte positif même si elle a des insuffisances. Nous pensons qu’elle n’est pas en soi-même une solution : elle demande des mesures d’accompagnement importantes pour qu’elles puissent produire l’effet escompté. En ce qui concerne la loi elle-même, nous disons qu’elle est intéressante. C’est la preuve que l’opinion nationale et ceux qui nous gouvernent reconnaissent aujourd’hui- avec beaucoup d’hésitations du bout des lèvres- qu’il y a des pratiques esclavagistes dans ce pays. L’esclavage a été toujours nié et occulté. Avec cette loi, c’est un élément d’une reconnaissance de fait qu’il y a un problème d’esclavage. Dorénavant, on peut attaquer devant la justice quelqu’un qui pratique l’esclavagisme. Mais la plus grande insuffisance dans la loi, c’est le refus de donner aux organisations de la société civile notamment celles de défense des droits de l’homme de se porter partie civile. » 

 

Du refus de poursuivre et de sanctionner 

 

Ce refus s’explique par le fait que ceux qui ont voté la loi ne veulent pas que les gens qui pratiquent l’esclavage soient poursuivis et sanctionnés. Aux yeux de Boubacar Messaoud, c’est une position grave de conséquences. «Aujourd’hui, fait-il remarquer, la loi a été votée, promulguée et publiée, mais nous avons soumis plusieurs cas devant les juridictions mais les victimes ont chaque fois déclaré qu’elles ne veulent pas se plaindre. Ce refus de se plaindre a été souvent suscité parce que l’esclave n’étant pas habitué à se plaindre. La plainte devrait aller jusqu’au bout pour faire comprendre à tout un chacun que l’esclavage n’est plus tolérer. S’il n’y a pas de plainte, la loi n’aura jamais un début d’application et elle va tomber en désuétude comme les lois qui l’ont précédé. » 

 

La loi n° 048-2007 n’a pas un effet dissuasif 

  

La loi n° 048-2007 n’a pas véritablement réussi à circonscrire le phénomène de l’esclavage. Par exemple, depuis que cette loi a été votée, on n’a pas constaté de sanctions alors que de jour en jour les Organisations de défense des droits de l’homme, comme S.O.S. Esclaves,  sont régulièrement saisies par des victimes de l’esclavage. Actuellement, les Organisations de Défense des Droits de l’Homme sont en train de se battre pour qu’elles puissent déposer une plainte au cas où le plaignant voudrait se retirer ou ne pas se plaindre à cause de la pression. «A ce moment, nous aurions déjà les effets escomptés sur les poursuites » souligne Boubacar Messaoud pour qui la pratique de l’esclavage est une normalité dans notre société. Ainsi donc, la loi n° 048-2007 devait être faite pour punir cet acte anormal. Pour lui, pour que cette loi puisse circonscrire l’esclavage ou avoir un effet dissuasif réel, il faut qu’elle puisse être appliquée aux contrevenants. En plus de cela, les autorités demandent à ce que l’esclave prouve lui-même qu’il est esclave. «La loi ne porte pas d’effet parce qu’il y a eu une campagne de sensibilisation extrêmement faible et derrière cette campagne, il y a une autre campagne opérée par certaines administrations et par certaines autorités civiles et politiques qui font dire à tout le monde que l’esclavage n’existe pas. Nous avons une société civile et des organisations de défense des droits de l’homme qui sont là pour faire des enquêtes, suivre le problème et aider à faire ressortir le monstre. Nous sommes dans une société où la remise en cause de l’esclavage sur le plan des principes n’est pas encore réellement suffisante. Les gens ne sont pas éduqués contre l’esclavage : ils estiment que c’est une normalité. Déjà, le fait de quitter son maître sans son affranchissement et son consentement est grave pour eux. Aller se plaindre contre leurs maîtres est encore beaucoup plus grave », explique-t-il tout en soutenant que la loi n° 048-2007 devait être modifiée et donner aux Organisations de Défense des Droits de l’Homme la capacité de se porter partie civile(accordée par la loi). Beaucoup d’insuffisances ont été relevées dans cette loi qui n’accorde que l’assistance aux Organisations de Défense des Droits de l’Homme. Cette capacité de se porter civile aurait permit qu’on ait des cas d’esclavage devant les juridictions. 

 

 

La loi seulement ne suffit pas 

 

En outre, les Organisations de Défense des Droits de l’Homme demandent qu’il y ait des structures, une politique et un ensemble d’actions et de mesures susceptibles de permettre aux esclaves de s’insérer dans la vie économique et sociale. C’est une demande incontournable et objective selon Boubacar Messaoud. «Aujourd’hui, les esclaves qui ont quitté leurs maîtres ont des difficultés de s’insérer sans l’aide de leurs maîtres. Les autorités n’ont pas mis en place un système qui puisse prendre en charge ces gens-là directement. Je pense que cela fait partie des choses que le comité va engager. Il devrait y avoir une structure vers laquelle l’esclave qui veut se plaindre puisse venir se plaindre auprès des autorités. Il y a dans la loi un article qui stipule que les autorités et les responsables qui refuseront de prendre en considération la plainte et la démarche de l’esclave doivent être poursuivis. Mais qui est habilité à les poursuivre et à les dénoncer à part une autorité légale, compétente et reconnue comme telle ? », s’interroge Boubacar Messaoud. Cette situation dont il fait allusion n’est supplée que par
la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Les Organisations de Défense des Droits de l’Homme sont en train de mener une bataille pour qu’il y ait une autorité spécifique à l’esclavage.   

Sur le plan économique, ce qu’il faut faire selon Boubacar Messaoud, est que ceux qui sont dans la campagne puissent bénéficier de subventions. «Nous pensons qu’il est nécessaire que les terres cultivables réputées appartenir à l’Etat mais qui sont sous la coupe et la houlette des tribus soient redistribuées et que la réforme foncière de 1983 soit réellement mise en application » préconise-t-il en faisant savoir que cela est aussi valable dans le domaine de l’éducation où les esclaves sont laissés-pour-compte depuis toujours. «Ceux qui arrivent à accéder à l’école sont toujours des exceptions. Le retard de ce coté est immense. Comment combler ce retard ? Pour le réussir, il est nécessaire qu’une politique de développement des écoles dans les ‘Adouabas’(villages de haratines) soit réelle. Il faudrait que des mesures d’accompagnement constituant des discriminations positives soient appliquées également à ce monde-là qui vient de l’esclavage aussi bien pour la préférence au travail et l’accès à des emplois sollicités par tout le monde » conclut-il. 

 

Kréôn 

 

Encadré 

 

Recommandations relatives au suivi de l’application de la loi 

 

Les Organisations de Défense des Droits de l’Homme notamment l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme et S.O.S. Esclaves ont demandé à ce que des décrets d’application de cette loi soient adoptés rapidement afin que les meilleures conditions d’application de la loi soient réunies et que des mesures d’accompagnement de la loi soient mises en place. Elles sollicitent que ces décrets d’application instaurent notamment : 

1.     Une commission d’enquête indépendante chargée d’enquêter sur l’ampleur des pratiques esclavagistes en Mauritanie. 

2.     Une institution gouvernementale spécialisée ayant compétence pour coordonner la lutte pour l’éradication de l’esclavage, des pratiques analogues à l’esclavage et leurs séquelles, vers laquelle toute victime et ses descendants auraient la possibilité de se tourner.   

3.     Des pratiques de réinsertion sociale et économique pour les victimes de l’esclavage ou de pratiques analogues dont l’action serait coordonnée par une Agence Nationale pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles. 

4.     Une publication et une diffusion par les médias les plus accessibles au public au frais du condamné de toutes les décisions judiciaires définitives et exécutoires rendues conformément à la présente loi. 

5.     Des foyers d’accueil pour les victimes de l’esclavage venant de se libérer. 

6.     Des campagnes de sensibilisation mobilisant les acteurs de
la Société Civile dont notamment les Oulémas et les Imams. Ces derniers doivent transmettre l’esprit de cette loi au travers de leurs prêches dans toutes les Mosquées du pays. 

7.     L’éducation aux droits de l’homme et à la lutte contre l’esclavage dans les programmes scolaires.

Source : La Tribune n°404




Culture

18062008

Culture :

Lancement d’une Fondation

 

Vendredi soir, il y avait monde chez Ahmed Baba Ould Ahmed Miské, le conseiller spécial du Président de la République. Hamden Ould Tah, Nagi Mohamed Limam, Ly Djibril, Brahim Ould Abdallahi, Mahjoub Ould Boye, Mohamedou Nagi Ould Mohamed Ahmed, Fatimetou Mint Abdel Wahab, Ba Marième Halaubé, Aïchetou Mint El Hacen, Mohamed Lemine Ould Sidi Baba, Mohamed Said Ould Hommodi… et de nombreuses personnalités du paysage culturel mauritanien. L’occasion était assez exceptionnelle : création d’une Fondation Mauritanienne pour la culture par le doyen Ahmed Baba Miské.

Une Fondation, c’est d’abord l’affaire de son initiateur comme l’a précisé Ould Ahmed Msiké qui s’est déclaré prêt à mettre à disposition les moyens nécessaires pour la faire marcher.

La toute nouvelle Fondation a pour objectifs de soutenir la création scientifique, littéraire et artistique, l’édition et la traduction. Il s’agit d’apporter d’urgence une réponse à la problématique de l’édition dans notre pays. valoriser le patrimoine culturel, animer la vie culturelle pour permettre une renaissance de notre espace culturel, pour enraciner aussi la culture de dialogue et la conscience de l’Autre notamment en portant une attention particulière à la question des langues nationales, lutter contre l’analphabétisme notamment à travers les médias (utilisation de l’audiovisuel), créer des prix destinés justement à encourager la création.

C’est dans ce cadre, que la Fondation, lancée ce soir-là, entend mettre sur pieds des commissions spécialisées qui auront à traiter des questions du soutien à la création, de l’édition, de la traduction, de la coopération et des échanges, de la communication, de l’organisation et du suivi, de la documentation et des archives.

Tous les présents ont exprimé leur disponibilité et leur confiance en l’action ainsi entreprise par Ould Ahmed Miské. Un nom connu surtout pour son apport dans la culture mauritanienne moderne. Il est l’auteur de la première traduction du ‘kitaab al wassit’ qui est une anthologie de la poésie mauritanienne mais aussi une synthèse de l’Histoire du pays. Auteur de «Lettre ouverte aux élites du Tiers Monde», Ahmed Baba Miské croit ferme que le raffermissement de la démocratie, le développement mental d’une société et sa prise en charge par elle-même commencent par la promotion de la culture. Pour lui le moment présent est propice à toute action visant à tirer notre culture vers le haut. Opinion largement partagée par nos élites intellectuelles. A elles de jouer…

 

Source : La Tribune n°404




Cyberforum de la Société civile

18062008

Cyberforum de
la Société civile 

 

 

Déclaration 

 


La Chambre administrative de
la Cour suprême, statuant en premier et dernier ressort, a, suivant arrêt n°024/2008 du 09 juin 2008, déclaré recevable en la forme et au fond, le recours aux fins de cassation introduit par notre organisation contre la décision unilatérale de report de l’Assemblée générale ordinaire de celle-ci, décision contenue dans la correspondance n°063 en date du 31 août 2007 du Ministère chargé des Relations avec le Parlement et avec
la Société civile. 

Se référant à des allégations dénuées de tout fondement, colportées par certains individus, dont les agissements relevaient plutôt d’une campagne d’hystérie dont l’objectif ultime était de saper la cohésion et la concorde, qui ont toujours prévalu au sein de notre structure, la décision censurée, toute entière bâtie sur l’irrespect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, a, toujours, été perçue comme une atteinte gravissime à la liberté d’association et un sérieux recul au regard des importantes avancées démocratiques enregistrées par notre pays au cours des dernières années. 

Fermement attaché aux principes de neutralité et d’indépendance qui sous-tendent l’action associative, notre regroupement s’est énergiquement opposé à toute tentative d’immixtion dans son fonctionnement interne et estimé que l’acte administratif incriminé constitue une incursion flagrante de l’autorité administrative dans un domaine relevant, à l’évidence, de la compétence exclusive des instances de l’organisation. 

L’arrêt rendu par la juridiction suprême revêt à cet égard une importance capitale en ce qu’il réaffirme, avec force, le principe de l’autonomie des acteurs de
la Société civile par rapport à toutes les forces politiques et économiques en présence et définit, implicitement, mais certainement, le contenu et l’étendue de la tutelle, au demeurant très controversée, exercée sur les organisations de
la Société civile par les diverses administrations étatiques. 

La position de
la Chambre administrative de
la Cour suprême inaugure, indéniablement, une jurisprudence remarquable, sans précédent dans l’histoire judiciaire de notre pays. Elle traduit l’attachement de la haute juridiction à la primauté du droit sur toute autre considération et constitue, sous ce rapport, une contribution conséquente à l’émergence d’une société civile forte, structurée et libérée de toutes contingences. 

Le CyberForum de
la Société civile considère que la décision de
la Cour suprême honore, sans conteste, la juridiction émettrice et renforce, de façon substantielle, la confiance des citoyens en l’institution judiciaire nationale. 

Le CyberForum de
la Société civile se félicite de cette heureuse évolution et considère que la décision de
la Cour suprême clôt, définitivement, le contentieux né à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire du 02 septembre 2007. 

Le CyberForum de
la Société civile réaffirme sa volonté et sa disponibilité à continuer à poursuivre, en relation avec l’ensemble de ses partenaires étatiques et non étatiques, l’action par lui jusqu’ici entreprise dans le développement économique et social, ainsi que la consolidation de la stabilité et du pluralisme démocratique dans notre pays. 

Nouakchott, le 12 juin 2008. 

Source : La Tribune n°404 

 




actu-région

18062008

ZOUERATE : bilan des principales réalisations du Conseil Municipal de
la Commune. 

 

Vendredi le 13/06/2008, Yacoub Ould SALEM VALL, maire de Zouerate   a reçu dans les locaux de
la Commune les correspondants de la presse accrédités dans
la Wilaya.  Ordre du jour : la déclinaison des principales réalisations  de sa collectivité. La nouveauté en a été  l’évocation de la situation financière de la commune. 

Cet exercice rentre dans le cadre d’une série d’activités que le maire organise chaque semestre. Ainsi, les réalisations communales ont touché plusieurs secteurs. 

Dans les affaires sociales et sanitaires : motivation du personnel (augmentation de 50% des salaires, instauration et paiement de prime de rendement, instauration d’une prime de nourriture journalière de 2500 Um pour les chauffeurs de camions citernes, instauration d’une dotation en lait pour l’équipe d’assainissement). 

Subventions accordées aux indigents (56 bénéficiaires) ; réhabilitation  du cimetière principal (réfection des salles mortuaires ainsi que la réhabilitation du réseau électrique solaire) ; 

Mise en œuvre d’un plan d’action pluie, avec l’appui de
la SNIM, en vue de protéger la ville de certains édifices contre les inondations. Ce plan se caractérise par la réalisation d’une digue au pied de la montagne de TAZADIT pour dévier le maximum d’eau en provenance de celle- ci, réalisation d’une digue de protection au niveau du cimetière principal, et d’une autre au niveau de l’abattoir ; 

Approvisionnement régulier et  gratuit en eau potable de l’ensemble des établissements et édifices publics (écoles, établissements secondaires, infrastructures sanitaires, cimetière, mosquées…). 

Pour le volet sanitaire, les réalisations se concrétisent par le financement de travaux confortatifs à l’Hôpital Régional (construction d’une loge gardien, carrelage des salles de maternité et des couloirs, réfection du toit la pharmacie et réhabilitation de l’électricité du nouveau  bloc opératoire) ; incinération de produits périmés avec le concours du Hakem, en présence du service médical et des représentants des commerçants.  

Concernant le volet urbain:réception de 9 Kms de voirie neuve financée par le PDU/Etat pour le compte de la commune avec un coût global d’environ 424 Millions d’UM. Recrutement d’un agent pour le nettoyage et l’entretien de l’abattoir communal ; mise en place d’un planning pour l’assainissement hebdomadaire des structures de santé et du cimetière principal. 

Pour les relations extérieures, entre autres activités, organisation d’une journée de réflexion pour le lancement du Plan de Développement Local (P.D.L.) à laquelle ont assisté les élus les services déconcentrés de l’Etat et la société civile sous la supervision du consortium CID/ ENDA TM chargé de l’élaboration de ce plan ; signature d’un protocole de partenariat avec la commune espagnole « DE SILLA » à l’issue duquel elle s’engage à livrer à la commune une aide matérielle composée de : 3 camions citernes , 1 camion benne et 1 chargeuse. 

Relance auprès des ambassades du Maroc et d’Algérie pour la reprise d’anciens jumelages avec les communes de LeKmeissatt (Maroc) et Wanza (Algérie). 

Signaler que la grande nouveauté de ce bilan aura été la présentation de la situation financière de la commune pour l’exercice 2007. Jamais dans les annales de cette institution, une telle situation n’a été divulguée au public. 

Cette situation enregistre des performances avec un budget prévisionnel  de 99.226.403 UM et un budget complémentaire de 113.083.821Um. 

Les recettes réelles ont été de 93.566.168 Um soit 33.438.472 UM de recettes supplémentaires par rapport à l’exercice 2006(soit environ 36% d’amélioration). 

Un tableau comparatif des rubriques de 2004-2007 permet de voir une nette amélioration de la situation financière de la commune de Zouerate. Les impôts communaux sont ainsi passés de 13.489.694 Um en 2004 à 17.417.029 en 2007 soit 22% d’augmentation .Les recettes recouvrées pour les redevances sont  montées en flèche :490.000 UM en 2004 et 1.326.300 en 2007 soit 88% . 

Le chiffre des recettes des services  municipaux a  explosé : 1.336.750 en 2004, 507.500 UM en 2005, 62.500 Um en 2006 ; 7.686.000 UM en 2007 soit 99%. 

Au regard de ces chiffres, la commune de ZOUERATE  est en bonne santé financière, pourvu que les billets de banque soient préservés des « rats prédateurs » 

                                                       SY DJIBO Alias DEMBA Nèné                                                                         

 

 

 

 Source : La Tribune n°404

 

 

 




actu-région

18062008

EVACUATIONS SANITAIRES DES MAURITANIENS AU MAROC / 

PAYER POUR MOURIR 

Faute de pouvoir se soigner dans leur propre pays pour différentes raisons (voire article), de milliers de mauritaniens sont évacués à l’étranger : France, Espagne ? Sénégal, Maroc… 

Au Maroc justement, pays avec lequel nous lie une convention, les évacués sanitaires mauritaniens sont envoyés à une mort certaine. 

Le patient qui arrive au royaume chérifien est confronté à d’énormes difficultés, méprises, maltraitance, comme s’il était indigne d’être soigné. Les frères marocains nous regardent de haut. De nombreux témoignages en attestent. Le comportement du personnel sanitaire marocain est décrié : Patients pas soignés à temps, décès dans les couloirs faute de médecins, mépris, brimade… 

Minetou Mint Sidi, 55 ans, dont l’examen clinique révèle : Altération de l’état général, pâleur des conjonctives, râles humides, est évacuée au Maroc avec une prise en charge en bonne et due forme .Le conseil national de la santé mauritanien avait préconisé une ‘évacuation d’urgence dans un service de chirurgie thoracique, pour une meilleure prise en charge ‘. 

En terme de prise en charge  Minetou va souffrir le martyr. Dirigée vers l’hôpital d’oncologie Moulay Abdella de rabat , elle sera abandonnée à son sort  sans accueil , ni orientation  , aucun personnel de santé ne daignant s’enquérir de son cas très grave. Sans même l’ausculter, son ‘ médecin ‘ marocain lui fixe rendez –vous le 16 juin alors que sa fiche d’évacuation précisait : Soins, analyses et hospitalisation. C’était le 13 mai dernier. Un rendez-vous de plus d’un mois. Son accompagnateur exige des explications ; il se heurte à un mur de silence et au mépris. 

La pauvre dame décédera le 1 er juin à bord de l’aéronef qui la ramène de Casablanca à Nouakchott. (Voire certificat de décès établi par le commandant de bord.) 

Cette mort –et d’autres – sont procède du manque de conscience professionnelle et d’humanisme des médecins marocains .Mettent –ils en doute les compétences de leurs confrères mauritaniens ? Ou est –ce le signe d’un mépris collectif de nos voisins, 

‘Ils se foutent de nous dans tous les domaines ‘ clame H. dont la femme est décédée au Maroc récemment, ‘faute de soins ‘. 

En mars dernier, Deija, une femme mauritanienne qui tentait de retourner en Mauritanie car ses ‘moyens de subsistance sont épuisés ‘ est refoulée à la passerelle d’un avion de
la RAM. On lui reprochait sa plaie purulente .Il a fallu la cotisation de ses concitoyens pour louer une ambulance médicalisée à 25.000 DH. 

 

A quoi servent donc les prises en charge ? 

 

Quelques évacués traînent jusqu’à 6 mois pour des maladies soignables en quelques jours.’ Ils nous retiennent parce que nous sommes rentables ‘ confie S qui a fait 4 mois au Maroc pour des problèmes de tympan. En effet les mauritaniens dépensent beaucoup pour le logement, la nourriture, les taxis .C’est une industrie qu’il faut faire durer. Si on se soignait au moins. Car on perd du temps en formalités. 

De sources informées, notre ambassade fait de son mieux pour assister les malades, les soulager, atténuer leur calvaire : Conseils, orientation, elle va même jusqu’à leur fournir des assistantes sociales. Le personnel s’improvise quelque fois guide. Les coûts de la vie étant élevés, un évacué devrait être traité en priorité. Mais s’il doit rester des mois à son compte. 

Parfois ce sont de ressortissants mauritaniens qui se cotisent pour payer les frais d’hospitalisation 

Pour le rapatriement d’une dépouille il faut débourser la bagatelle de 25.000 DH (jusqu’à 900.000 um ) 

Face à ces carences, les plus nantis se rabattent sur les cliniques privées, plus ‘professionnelles’, au personnel moins hautain. 

Un évacué sanitaire au Maroc coûte jusqu’à 5 millions au contribuable mauritanien. Chaque année des milliards sont ainsi dépensés et nos patients mal soignés, brimés et méprisés. 

Les malades ne sont jamais soignés à temps, beaucoup meurent dans les enceintes des hôpitaux .Des malades dorment dans les couloirs, sous les arbres, dans les parcs des hôpitaux, sous le plancher. Parler à un médecin marocain n’est pas chose aisée, il n’a jamais le temps pour ‘nous ‘ 

Pour rappel une maladie grave n’a pas besoin de rendez –vous. Les autorités mauritaniennes devraient exiger un contrôle sur les soins dispensés .Le médecin traitant devrait être connu d’avance et non attendre qu’une place se libère. Il faut poireauter des jours pour pouvoir parler à un médecin au Maroc. Il faut supplier, s’humilier, s’agenouiller devant lui pour qu’il daigne regarder votre malade. 

Il faut que nos autorités –en haut lieu – se penchent sur le problème. C’est une question de vie. 

Athié Youssouf 

CP/NOUADHIBOU 

  

Aïoun la composition s est déroulée dans des mauvaises conditions 

 Depuis le 29 05 08, le mot d’ordre de la grève du SIPES reste toujours maintenu. Cette période  est très amère .Elle couvre les  compositions de fin d année et les examens (Bac et brevet). C’est l`année scolaire qui est  en otage. A qui la faute ? Les grévistes? .Le Ministère ? 

Les profs restent toujours fidèles et attachés à leur plate forme revendicative. De l autre bout
La Ministre  s’entête. La victoire du SIPES est méprisée. 

Apres les efforts d intimidation  exercés sur les profs, certains ont cédé. Mais le taux de participation à la grève reste toujours élevé. Dans cette période de trouble ou de tourbillon, La ministre a toujours voulu boucler son année scolaire. Certains  disent  sauver l’  année scolaire. Mais ce qui est passe est loin de cela. 

Au niveau du Hodh El Gharbi, la composition s’est  achevée dans le calme. Sans aucun incident. Mais pédagogiquement, elle s’est déroulée dans les conditions les plus critiques. Les gardiens, les plantons, les portiers et autres ont  fait leur entrée dans le staff de la composition pour surveiller les épreuves dans un total désordre. 

S’agissant des épreuves. Certaines épreuves ne disaient rien aux élèves. Elles sont inadéquates aux programmes. Parce que préparées par des profs qui ne sont pas en classe ou qui n’enseignent  pas la discipline en question. 

Pour certains établissements, le DREN était contraint de déplacer certains profs pour la supervision des épreuves comme le cas des lycées de Tintane, Ain Farba, et de Kobeni. Pour les  élèves et même les surveillants et des professeurs grévistes ont affirmé que cette composition n a’aucune valeur. Quel sera le résultat. Peut être cent pour cent pour ne pas pénaliser certains élèves. 

Tous les élèves interrogés ont montré qu’ils ont eu un choc pédagogique car la composition représentait pour eux une chose importante. 

Certains parents d’élèves ont vu  leur espoir anéanti ou même immergé  dans les ténèbres. Parce qu’ils ne croyaient pas que le gouvernement pouvait  laisser cette composition passer ainsi                                                     

                                             Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

 




AGZAZIR et EHEL CHAUMAD

18062008

AGZAZIR et EHEL CHAUMAD

A quand la guerre du sel ? 

Des représentants de la communauté  Agzazir  ont tenu une  conférence de presse, le  dimanche   16 juin 2008, dans les locaux du forum national  de défense de droit de l’homme  à Nouakchott (FONADH).  La communauté  qui  exploite
la Saline d’Idjil  dans la commune de FDERIK, attachée à Zouerate,   refuserait   désormais  de  donner une partie de leur production à  Ehel Chaumad.   «  L’Etat essaye de  nous  imposer  une taxe non légale qui  va dans les poches d’une autre tribu. Cette dernière   a une seule faveur : c’est le fait d’avoir une part de la production de travailleurs de  notre communauté  alors que Ehel Chaumad  n’ont aucun droit de percevoir le revenu des pauvres gens. Nous sommes prêts à nous acquitter de notre droit a condition que l’argent versé revienne dans les caisses de l’Etat,  a martelé  l’un de ces représentants.  D’ailleurs nous payons  à l’Etat son dû depuis des années et des années », a-t-il ajouté. 

« L’histoire remonte à plusieurs siècles lorsqu’il y avait une sorte d’entraide implicite  entre Agzazir et oulad Choumad.  Les Agzazir donnaient à  un chef religieux d’Ehel Choumad  une part annuel de leurs productions. Cette part est de 30 Barres de sel.  Ehel Charmad ont continué à  recevoir cette  quantité depuis la mort de l’ancien dignitaire.  Durant  la colonisation, les administrateurs français ont réglementé  le pacte qui consistait à payer une taxe et une part de la production du sel  a la tribu Ehel Charmad .   Cette part était  estimée à l’époque à  ½  francs.  Après la colonisation, la répartition du fruit de la production est  comme suit : une tonne qui vaut  actuellement  50 mille ouguiyas :  23 est  donné  aux  producteurs Agzazir ,  le restant qui est de 27 mille est   partagé  entre le gérant- 12000, l’Etat –3000 mille (redevance communales) et  la tribu Ehl Charmad – 12000 mille.  Toutefois, nous contestons  l’exploitation d’Ehel Charmad qui réclame chaque fois que  l’augmentation du prix de sel ait lieu une nouvelle part. Et cela en fonction de la monté de la valeur de cette denrées  », a déclaré Moustapha Jab porte parole de la communauté Agzazir.      

L’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque les cousins de Ehl Charmad ont voulu avoir, eux aussi, leur part du gâteau.  Ces cousins ont fait recourir au tribunal qui les a donnés le droit d’avoir  une partie de la production d’Idjil.  L’affaire a remonté jusqu’à la cour suprême qui a rendu son  verdict le 08/12/08.  Celui-ci donne  Ehl Mouhamed Lamine  et Ehle Cheikh Abidine  ould  Echidou  Ibrahim ould Idy le plein droit d’être parmi  les bénéficiaires du revenu de l’exploitation d’Idjil. 

Il est à préciser que  le contentieux  était entre  les plaignants  Ehel Sidi Ahmed  Ould Sidaty  et les accusés Ehl  Laha Mouhamed Lamine et    Ehle Cheikh Abidine  ould Taki  Ould   Echidou  Ibrahim ould Idy.  Ehel Sidi Ahmed accuse ces derniers de falsifier des papiers pour profiter de l’exploitation du sel. Soulignons que la production annuelle du sel d’Idjil avoisine l’année passée selon les estimations de producteurs 500 mille tonnes. 

Cependant, « ce problème en plus de sa dimension  juridique  est lourde  des tribunaux qui ont  abordé cette affaire dans son aspect partage  des recettes, nous  constatons que  ces juges  qui ont statué  à tous les niveau ( jusqu’aux  Chambre Réunies  de
la Cour Suprême) et ont passé  totalement et irrémédiablement sous silence des questions essentielles comme : la nature de l’exploitation  de la saline  en question ? Les juges ont ignoré toutes ces considérations fondamentales. En conséquence, l’exécution de ces jugements constitue une énorme surprise  et un choc immense pour les vrais ayant-droit sur la saline et ceux qui ont payé  les prix physique et sanitaire de l’extraction  des barres de sel. Il est clair  que ces gens  de labeur sont  les victimes les mieux indiquées de jugement rendus dans  le cadre de litiges entre des parties, toutes étrangères à la saine depuis  siècles. En effet,   ces gens n’ont pas  de relation  avec  la saline  depuis des siècles.  En outre, ces gens  n’ont  de relation avec la saline qu’un préjugé de supériorité   Jahélite sur  des êtres humains comme eux  ou une prétention  de propriété traditionnelle qui n’est pas fondée par aucun document authentique ou travaille sur le terrain. Ainsi , la relation  avérée entre les prétendus suzerains Ehl Choumad, Ehl Laha et autres d’une part et la  communauté des Agzazir est une relation de maître à esclave ou de suzerains à serfs et c’est partant de ce principe que les suzerains ont fait valoir leurs droits sur la saline qu’exploitent leurs possédés ou serfs ». Explique le     communiqué de presse lu devant la presse par Birame Ould Dah Ould Abeid. Le chargé de mission de SOS-esclaves a dénoncé cet état de fait qu’il qualifie d’ « esclavocratie habillée en démocratie ». 

Compte rendu M-F Barrada 

 







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