La crise de l’ASCENA

9 06 2008

La crise de L’ASCENA 

Le Bureau du Collectif des Représentants des Travailleurs de l’ASECNA (BCRT)   dénonce à travers une déclaration récente,  l’attitude des autorités sénégalaises.    Deux  de ses membres fondateurs, notamment  Madagascar et le Sénégal,  menacent  de quitter l’agence. L’Etat de   Madagascar a  annulé, toutefois,  en marge du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine  sa décision  de retrait. Les présidents Wade  du Sénégal, Ravalomanana  de Madagascar, Bongo du Gabon ont signé au mois de janvier,   en ce sens, la déclaration d’ADDIS ABEBA  qui confirme l’attachement de ces Etats  à l’ASECNA.    Selon  la déclaration de BCRT, «   l’Etat de Madagascar  est dans des bonnes dispositions pour le lever définitivement sont préavis de retrait de l’agence ».    Cela  semble être  une  conséquence de  la mise en place  d’une commission ad hoc  du conseil de l’ASECNA qui travaillait sous l’égide  de l’organisation  de l’Aviation Civile Internationale (OACI).   «  Par contre L’Etat du Sénégal persiste et signe dans sa volonté d’en découdre avec  l’ASECNA, on ne sait trop pour quelles raisons précises ! En effet, le 22 avril 2008, par voie de presse, l’Etat du Sénégal, à travers  son Ministre de l’Artisanat et des Transports Aériens, s’est attaqué à l’audit international en cours sur l’agence depuis le début du mois d’avril 2008, qu’il a qualifié à cette occasion de « non transparent ». Il déclare se réserver le droit  de désapprouver les résultats  dudit audit et de prendre une décision souveraine de poursuivre ou non avec l’ASCECNA », précise BCRT dans sa  déclaration du 22 mai 2008. Le  BCRT accuse, cependant, le Sénégal d’avoir ’introduit unilatéralement des modifications au protocole.  Ces modifications  sont   relatives aux redevances et au règlement des différends ».  «  D’emblée l’on pourrait croire  que les redevances sont la cause  principale, à entendre le  Ministre de tutelle  du Sénégal qui martèle  à tort que le Sénégal rapporte soixante –seize milliards (76) sur  les cent cinquante (150) de recettes faites par l’ASCECNA, et par conséquent  que l’Etat  du Sénégal devrait en disposer , pour certainement régler  ses  propres problèmes.  Tout d’abord, il serait intéressant de savoir comment ces chiffres ont été déterminés par les autorités de tutelles sénégalaises, compte tenu de la complexité de la facturation à l’ASCECNA. Ce qui est peu connu, c’est que la redevance perçues par le Sénégal concerne le survol d’autres pays membres et non membre de l’ASECNA, dont le Sénégal a le privilège de gérer  les espaces aériens au  non du groupement institutionnel. »   (Sic)  Rappelons que l’ASCNA a été créée suite à la ratification de la convention  de Dakar, signé le 25 octobre 1974.  Elle regroupe  18 pays principalement africains.  Certains Etats membre d’agence  (Mauritanie, Côte d’ivoire, Mali, Guinée Bissau et Burkina Faso) ont confié au Sénégal la gestion de tout ou partie  de leurs espaces aériens à travers le Centre de Contrôle Régionale (CCR) terrestre de Dakar.

  Mohamed  Fouad Barrada

Source : www.barrada.unblog.fr


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