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Etats généraux de l’éducation : la commission mise sur pieds

9 06 2008

 

C’est le premier pas vers la tenue des états généraux de l’éducation nationale : la désignation des 15 membres de la commission chargée de préparer ces états généraux. C’est Ely Ould Allaf qui doit diriger cette commission.

Ely Ould Allaf, un nom que les Mauritaniens connaissent. Ancien ministre de l’éducation au milieu des années 60, il a occupé plusieurs postes ministériels avant d’être ambassadeur dans plusieurs pays. S’il a occupé un rôle de premier plan en ces années-là, c’est qu’il est l’un des premiers diplômés du pays. En 1962, il obtient une licence es sciences d’enseignement de physique. Pour être professeur à cette époque, il faut avoir obtenu une série de certificats et être apte à dispenser un tel enseignement. Mais Ould Allaf poursuit ses études et obtient un diplôme d’ingénieur civil à l’Ecole supérieure des télécommunications de Paris. Fonctionnaire, Ould Allaf a donné le meilleur de lui-même. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, Ould Allaf va se consacrer à la lutte pour la défense des droits humains. On le voit sur tous les fronts. Et il écrit. Notamment sur l’éducation. Plusieurs articles le révèlent comme un connaisseur du secteur. C’est probablement pour cela qu’il est choisi pour diriger cette commission dont la mise en place intervient au beau milieu d’une crise ouverte par la grève des enseignants du secondaire.

Il existe plus de 3 600 écoles avec près de 10000 salles de classes. Tous les rapports indiquent que la Mauritanie est au bas de l’échelle. Comment peut-il en être autrement quand on sait que toutes les dernières réformes ont été entreprises sans préparation. La dernière en date est celle de 1999 qui a été décidée dans l’improvisation la plus totale. Elle a juste permis de faire découvrir aux Mauritaniens que le système éducatif formait deux citoyens parallèles. Elle a aussi clos – pour un moment ? – la question de la langue, la remettant à sa juste valeur. En effet on peut considérer que le débat est dépassé sauf pour la médiocrité qui a vécu là-dessus.

Les autres membres de la commission ont plus ou moins été choisis sur la base de leurs liens avec le secteur : anciens ministres de l’éducation, enseignants et/ou techniciens… Ils ont du pain sur la planche quand on sait qu’ils doivent préparer les assises des états généraux tant attendus. Assises qui impliqueront tous les intervenants dans le secteur : enseignants, personnel d’encadrement, parents d’élèves, pédagogues indépendants, politiques…

«Très bon élève- n’a cessé de donner satisfaction par son bon esprit, son application, ses résultats. Doit réussir brillamment à l’examen». Telle est l’appréciation du directeur de lycée dans lequel étudiait Ely Ould Allaf en 1954. Un demi siècle après, l’homme a tout gardé de sa clairvoyance et de sa détermination. Réussira-t-il pour autant à tenir les premiers états généraux de l’éducation ?

 

 

Source :
La Tribune n°403


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