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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

9062008

 Une Peugeot 308 à 6 millions 800 mille ouguiyas 

Que gagnons-nous de l’implantation du groupe  CFAO   en Mauritanie ? 

Le monde des voitures en Mauritanie vient d’accueillir la nouvelle Peugeot 308. Véhicule commercialisé et distribué par CFAO Motors. Ce dernier est opérationnel en Mauritanie depuis 2007. Le prix de la nouvelle voiture est de 6 millions 800 mille ouguiyas. Somme qui n’est pas à la portée de n’importe qui en Mauritanie. Ce qui laisse penser que  cette voiture est destinée essentiellement aux départements de l’Etat et aux grandes sociétés de la place, notamment DHL, BMCI. Aucun indicateur sur la part  de marché de Peugeot en Mauritanie. Tout simplement, il n’y a pas un syndicat  des voitures en Mauritanie qui permet de faire des études sur  le marché local. 

Les Banques du pays n’accordent, par ailleurs,  aucune faveur aux fonctionnaires et travailleurs mauritaniens pour qu’ils puissent payer des voitures  par traite mensuelle. Ce qui sous-entend que
la CFOA Motors et les autres distributeurs de voitures sont  ici pour des clients constitués essentiellement de ministères, ONG, entreprises publics et parapublique etc. 
Soulignons que l’année passée  CFAO Motors  a pu rafler des appels d’offres dans les catégories légères. Quant aux 4×4, les représentants de NISSAN sont moins compétitifs. Causes : les Nissan légères  sont des voitures à essence et les Peugeot proposent des gammes avec des moteurs diesel. A cet égard,   les voitures à essence  sont couteuses. Elles  consomment beaucoup plus de carburant. Celui-ci est devenu cher avec la montée du prix du pétrole. Dans cette perspective,  l’Etat  et les consommateurs potentiels  n’achètent souvent  que les voitures   à gasoil.   

Il est à préciser  que la société Peugeot est loin d’envisager   l’implantation  d’une filiale en Mauritanie pour exporter ses voitures  vers les autres pays de la sous-région. Pour ce qui est de l’employabilité de CFAO (distributeur de Peugeot), l’effectif de cette société, à l’instar des autres sociétés d’importation,  n’est pas si important car c’est un secteur très capitalistique et peu demandeur de main d’oeuvre.  CFAO Motors a  22 collaborateurs seulement. 

Toutefois, le groupe CFAO Motors intervient en Mauritanie à partir du Sénégal pour la maintenance informatique. Ce qui n’est pas aussi une faveur en termes d’employabilité. Les employés (informaticiens)  sont des sénégalais. L’axe social, fortement prôné par les représentants de cette société, n’a pas encore eu son effet souhaitable. Des promesses d’accorder  en 2008 des bourses aux fils de non  cadres des collaborateurs de CFAO MOTORS, sont à l’ordre du jour. La seule faveur demeure, la formation des  techniciens du groupe afin d’assurer la garantie de maintenance de voitures Peugeot.  Il s’agit   de la politique de service après vente. 

En outre,  CFAO Motors intègre déjà  des dimensions sanitaires dans leurs politiques sociales en Mauritanie, notamment la lutte contre le VIH/SIDA. En tout état de cause, l’intervention de  CFAO à travers sa filiale pharmaceutique  reste essentielle car il  contribue au contrôle et  à l’organisation de la distribution des médicaments dans le pays. Au-delà de sa position mondiale,  CFAO est  le leader  de  la  distribution  pharmaceutique et automobile   en Afrique. 

 m_barrada@yahoo.fr    

   




La crise de l’ASCENA

9062008

La crise de L’ASCENA 

Le Bureau du Collectif des Représentants des Travailleurs de l’ASECNA (BCRT)   dénonce à travers une déclaration récente,  l’attitude des autorités sénégalaises.    Deux  de ses membres fondateurs, notamment  Madagascar et le Sénégal,  menacent  de quitter l’agence. L’Etat de   Madagascar a  annulé, toutefois,  en marge du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine  sa décision  de retrait. Les présidents Wade  du Sénégal, Ravalomanana  de Madagascar, Bongo du Gabon ont signé au mois de janvier,   en ce sens, la déclaration d’ADDIS ABEBA  qui confirme l’attachement de ces Etats  à l’ASECNA.    Selon  la déclaration de BCRT, «   l’Etat de Madagascar  est dans des bonnes dispositions pour le lever définitivement sont préavis de retrait de l’agence ».    Cela  semble être  une  conséquence de  la mise en place  d’une commission ad hoc  du conseil de l’ASECNA qui travaillait sous l’égide  de l’organisation  de l’Aviation Civile Internationale (OACI).   «  Par contre L’Etat du Sénégal persiste et signe dans sa volonté d’en découdre avec  l’ASECNA, on ne sait trop pour quelles raisons précises ! En effet, le 22 avril 2008, par voie de presse, l’Etat du Sénégal, à travers  son Ministre de l’Artisanat et des Transports Aériens, s’est attaqué à l’audit international en cours sur l’agence depuis le début du mois d’avril 2008, qu’il a qualifié à cette occasion de « non transparent ». Il déclare se réserver le droit  de désapprouver les résultats  dudit audit et de prendre une décision souveraine de poursuivre ou non avec l’ASCECNA », précise BCRT dans sa  déclaration du 22 mai 2008. Le  BCRT accuse, cependant, le Sénégal d’avoir ’introduit unilatéralement des modifications au protocole.  Ces modifications  sont   relatives aux redevances et au règlement des différends ».  «  D’emblée l’on pourrait croire  que les redevances sont la cause  principale, à entendre le  Ministre de tutelle  du Sénégal qui martèle  à tort que le Sénégal rapporte soixante –seize milliards (76) sur  les cent cinquante (150) de recettes faites par l’ASCECNA, et par conséquent  que l’Etat  du Sénégal devrait en disposer , pour certainement régler  ses  propres problèmes.  Tout d’abord, il serait intéressant de savoir comment ces chiffres ont été déterminés par les autorités de tutelles sénégalaises, compte tenu de la complexité de la facturation à l’ASCECNA. Ce qui est peu connu, c’est que la redevance perçues par le Sénégal concerne le survol d’autres pays membres et non membre de l’ASECNA, dont le Sénégal a le privilège de gérer  les espaces aériens au  non du groupement institutionnel. »   (Sic)  Rappelons que l’ASCNA a été créée suite à la ratification de la convention  de Dakar, signé le 25 octobre 1974.  Elle regroupe  18 pays principalement africains.  Certains Etats membre d’agence  (Mauritanie, Côte d’ivoire, Mali, Guinée Bissau et Burkina Faso) ont confié au Sénégal la gestion de tout ou partie  de leurs espaces aériens à travers le Centre de Contrôle Régionale (CCR) terrestre de Dakar.

  Mohamed  Fouad Barrada

Source : www.barrada.unblog.fr




L’Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

9062008

 

Le Roi du Maroc ne viendra probablement pas. Et ce sera la deuxième fois que sa visite est annulée. Sans raison apparente.

La première fois, on s’en souvient, c’était en mars dernier. Quelques jours avant la date initialement annoncée, une persistante rumeur avait fait état d’un «nuage assombrissant le ciel des relations des deux pays». Il s’agissait d’une information diffusée par la presse et faisant état d’un contact ‘poussé’ entre le ministre des affaires étrangères de l’époque et de hauts responsables du Polisario. Le ministre Mohamed Salek Ould Mohamed Lemine aurait confié à l’ambassadeur du Polisario en Angola la mission de régler le problème des ressortissants mauritaniens en instance d’expulsion. Amplement reprise par la presse marocaine et arabe, la rumeur a fini par prendre l’aspect d’une information vraie. Alors que tout indiquait son non-fondé.

Aujourd’hui ce sont les propos de responsables de partis mauritaniens que l’on évoque pour expliquer tantôt la bouderie algérienne, tantôt l’hésitation marocaine. Tirés de leur contexte, et même travaillés par les journalistes, les propos du président de l’Assemblée nationale sur le soutien au projet d’autonomie proposé par le Maroc, auraient fait des dégâts selon les observateurs. A les en croire, le pays serait aujourd’hui dans la situation très inconfortable suivante : et le Maroc et l’Algérie sont fâchés. Chacun reprochant aux nouvelles autorités de tirer vers l’autre pays. Du coup,
la Mauritanie semble condamnée à toujours chercher – et à ne penser qu’à ça – un équilibre dans la zone maghrébine. Comme si toute notre énergie devait être absorbée par la recherche de cet équilibre-là.

Il faut dire que lobbies pro marocains et pro algériens s’affrontent depuis trop longtemps pour ne laisser transparaître que cet aspect des relations qui devaient nous lier à ces deux pays voisins et frères. Ajouter ici aussi que l’entretien du flou dans ces relations est dans l’intérêt de ces lobbies qui vivent de et sur l’empoisonnement de ces relations. Ce n’est pas par hasard si c’est le lobby pro marocain qui s’active présentement à empêcher la normalisation des relations entre les deux pays. C’est effectivement ce lobby qui est la source première du parasitage de toutes les entreprises de rapprochement. Cela vaut aussi pour le lobby pro algérien. Ici et là, personne ne trouve son compte finalement dans l’apaisement des relations.

Si l’on ajoute la volonté de déstabiliser les nouvelles autorités, on comprend l’ampleur du jeu. Que faut-il faire ?

Nous sortons d’une période de tâtonnements qui nous a fait perdre nos vocations naturelles, notre âme, nos choix stratégiques, notre Histoire et surtout notre géographie. Pendant une trentaine d’années, l’autorité a travaillé pour faire de la Mauritanie un îlot de conservatismes primaires (ostracisme, racisme, ‘arriérismes’…). Pour faire de nos frères des étrangers, de nos voisins des extraterrestres, de nos amis des ennemis. L’extravagance est passée par là. Et avec elle les décisions les plus incongrues et les plus graves : crises avec les pays voisins, sortie de la CEDEAO, établissement de relations avec Israël, coupure de relations avec l’Irak, volte-face fréquent, inconsistance, instabilité, imprévisibilité…

Nous avons donc à réhabiliter notre vocation première qui est celle d’être une terre africaine et arabe, une terre de convergence ; d’être un pays profondément établi dans son arabité et fier de son enracinement africain. Cultiver cette double appartenance dans l’humilité et les bonnes prédispositions vis-à-vis de nos frères et de nos amis. En fonction de cela faire ses choix stratégiques de relations.

Je pense personnellement que l’adossement de la Mauritanie à un Maghreb fort et uni, son appartenance à part entière à une Afrique de l’Ouest intégrée dans la CEDEAO et son maintien de relations privilégiées avec l’Europe à travers la France, l’Espagne et l’Allemagne, avec l’Asie à travers la Chine et le Japon, avec l’Amérique (Etats-Unis et Canada d’une part, Brésil et Venezuela d’autre part), tout cela peut garantir la survie du pays dans un environnement de plus en plus exigeant en matière de production, de qualité de vie, de concurrence…

Notre relation avec le Maroc ne doit pas être dictée par les intérêts bassement matériels de quelques individus vivant sur les embrouilles. Elle ne doit non plus être conditionnée par le bon vouloir des frères algériens. L’inverse est tout aussi vrai.

Quant à la question du Sahara, chacun peut avoir la position ou la vision qu’il veut, mais une vérité reste :
la Mauritanie ne peut être indifférente au règlement préconisé, quel qu’il soit, il aura une incidence sur notre pays. Elle est la clé de tout règlement. Ni le Maroc ni l’Algérie n’ont intérêt à continuer à forcer le pays à se cantonner dans une position stérile de neutralité. Notre diplomatie devra prendre cela en compte. Et se dire qu’il y a d’abord l’intérêt de
la Mauritanie qui est en question. Personne mieux que nous ne peut définir cet intérêt et agir pour sa réalisation.      

 

Source :
La Tribune n°403




La nouvelle page de Kissima Diagana

9062008

 La Grève des vaincus

 

 L’année scolaire 2007-2008  se termine en queue de poisson. Les enseignants du secondaire l’ont prise en otage et demandent l’amélioration de leurs conditions. Influencés par le SIPES beaucoup de professeurs ‘non syndiqués’ ont déserté les classes pour 45 jours, sans pour autant se poser de questions sur les tenants et les aboutissants d’un semblant de bras de fer entre les initiateurs de la grève et le Ministère de l’enseignement fondamental et secondaire. Autant, les revendications d’ordre matériel en faveur des professeurs du secondaire pouvaient être légitimes, autant le choix de la période de cessation des cours, la méthode adoptée et  la tournure ou la récupération politique de la chose auraient dû pousser à plus de retenue de la part des enseignants d’un secteur très éclaté. 

Certes la condition de professeur est loin d’être enviable dans cette Mauritanie où il a été très régulièrement remarqué que seuls ceux qui ont des ‘besaces publiques’ à gérer peuvent s’enrichir et réaliser pour eux-mêmes une situation sociale et économique sécurisante. A coups de détournements et de favoritismes beaucoup ont ‘réussi’ ; laissant le pauvre enseignant en proie aux ‘craies de toutes les couleurs maladives’…Pour s’en sortir, l’enseignant s’échine au travail. Les moindres cinq ouguiyas qu’il empoche sont le fruit de son effort, de son sang, de sa sueur et même de son honneur. Car c’est encore l’enseignant qui accepte de faire partie du lot de domestiques dans les villas cossues de cette bourgeoisie Mauritanienne lorsqu’il part y dispenser  des cours aux enfants de quelques ‘détourneurs’ de deniers publics… ‘Louer’ un enseignant pour ses enfants, comme on louerait un appartement, une voiture, etc. est devenu une pratique normale pour les ‘VIP’ mauritaniens qui ont eux des indemnités de domestiques équivalents au salaire net mensuel d’un professeur de l’enseignant secondaire qui a fait dix ans de services. Comment alors celui-ci, qui, en même temps que le boy, le gardien, la bonne, la ‘lingeuse’, la baby-sitter  et le chauffeur, vient louer ses services dans la maison d’un ministre, d’un officier supérieur de l’armée, d’un directeur de grande société publique ou d’un quelconque chef de service, ne se sentirait-il pas frustré ? Il est d’autant plus lésé que le développement des écoles privés ces dernières années l’a rendu très perméable à la corruption, cette fameuse ‘rachwa’ qui a atteint son summum en l’an 2000 où la flagrance de la triche nous a obligés à faire repasser ‘honteusement’ le bac à nos enfants. De frustrations en tentations, l’enseignant mauritanien a fini par voir sonner le glas d’une notoriété qu’il avait en réalité déjà perdue aux portes des écoles privées où il partait vendre son temps de repos pour joindre les interminables bouts d’un quotidien qui lui tenait et continue de lui tenir tête opiniâtrement. Il lui était dans le même temps impossible de compter sur un quelconque syndicat pour faire avancer sa cause. Le contexte politique des années 90 à 2000 était à la récupération ou à la sanction sévère des dirigeants syndicaux de l’enseignement. Nul besoin d’entrer dans les détails à ce sujet. Toujours est-il que le changement de régime intervenu en 2005 a fait corriger à plus d’un mauritanien sa manière de s’adresser aux autorités. Là où, avec Maouya, on se résignait à applaudir ou à marcher hypocritement, on se permet aujourd’hui de contester ouvertement et même de pousser à la pagaille. C’est le revers de la liberté. 

Mais face à une certaine volonté de réorganisation du secteur de l’éducation nationale en général, une situation sociale et économique des enseignants, aggravée par la cherté à l’échelle mondiale de la vie, se dresse comme un défi. Et en même temps au niveau interne, l’ascension de certains partis et courants politiques auxquels sont adossés la plupart des responsables su SIPES donne une assurance à ces derniers dans leur ‘bataille’ pour l’amélioration de la situation des professeurs. Un prétexte qui ne peut pas ne pas drainer foule. Résultat : une grève d’un mois et demi juste à la veille des vacances scolaires. Ç’aurait été suffisant pour faire plier la tutelle -qui avait avancé que les revendications sont intervenues bien après l’exercice budgétaire-  si, en même temps, le SIPES n’avait pas comme arrière pensée de prouver sa ‘force’ de persuasion en entraînant dans son mouvement d’humeur « 80% » des profs du secondaire, ainsi qu’il le prétend.  Seulement voilà : il s’est passé dans le ministère une série de réorientations qui dans la pratique ont vu la destitution de certains enseignants de postes de responsabilités acquises par le passé sans qu’il n’ait été tenu compte de critères objectifs. Il a été procédé au reclassement de tous les enseignants. On a vu alors, entre autres conséquences de ce redressement, des directeurs des études réaffectés comme simples enseignants, des professeurs qui, au bout de vingt ans ou plus de carrière passées à poireauter vainement pour une promotion, sont passés directeurs des études… Sans compter que l’absentéisme des enseignants a été on ne peut plus maîtrisée, il s’est trouvé que la volonté de poursuivre une réforme du système éducatif qui depuis 1999 devait déboucher sur la suppression d’un bicaméralisme pourri  et ‘aparthéidique’, était encore manifeste du côté de l’exécutif. Dans le même ordre le ministère brandit et revendique le fait d’avoir contribué à améliorer les conditions de l’enseignant par la multiplication par trois ou par cinq de l’indemnité de craie, puis promet qu’à chaque fois que la possibilité en termes budgétaires se présentait les revendications seraient satisfaites. Cependant, il n’a pas hésité, à la veille de l’ébranlement de la grève de 45 jours, à user de sont droit de retenir en tant qu’employeur 10% du salaire de base des professeurs pour avoir déjà observé, plusieurs semaines plus tôt, une première cessation de travail de trois jours. Et là, le ministère n’avait pas fait de distinction entre grévistes et non grévistes, ni entre personnel d’encadrement et enseignants. Beaucoup ont écopé des fameuses ‘retenues diverses trésors’ qu’a été l’amputation des journées non travaillées. La ministre a concédé lors de sa conférence de presse du vendredi passé que si des non grévistes ont été touchés par la mesure, c’est une erreur. Elle a même demandé à ce qu’ils entrent en contact avec son département pour régler la situation. 

Qu’est-ce qui doit faire réfléchir alors ? Au moins deux faits. 

D’abord, c’est l’enfant du mauritanien moyen, celui qui fréquente l’école publique, qui est le premier perdant de cette grève. L’enseignement le plus assidu se déroule dans les écoles privées et surtout dans les écoles étrangères fréquentées elles par les enfants des nantis. Les ministres et beaucoup d’autres gros bonnets, parmi lesquels des dirigeants de partis politiques ont leurs enfants à l’école française ou dans les autres écoles privées tenues par des étrangers. Là, la grève n’est sûrement pas suivie. 

Ensuite, la grève devient un prétexte politique de déstabilisation : le RFD a dit soutenir les enseignants dans leurs revendications et tenir les autorités pour responsables des conséquences négatives d’une éventuelle année blanche. Si Ahmed Ould Daddah avait envoyé des ministres au gouvernement, le discours de son parti aurait été autre ou n’aurait même pas eu lieu à ce propos. 

Alors, à quoi bon chercher à contribuer à faire chuter une ministre et son staff qui se montrent engagés à faire changer les choses dans la si compliquée machine de l’éducation ? 

bentocka@yahoo.fr 

 

Source : La Tribune n°403




ASECNA : l’heure de la remise en cause

9062008

 

L’émission s’appelle «le plateau de l’intégration». Elle est diffusée sur les antennes de huit chaînes africaines : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Mali, Niger et Sénégal. Elle est dans sa quatrième édition et a déjà reçu des responsables comme le directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) ou le président ivoirien Laurent Gbagbo. C’est dire son angle d’attaque : les questions de l’intégration et de l’actualité sur notre continent.

La semaine dernière, toute l’équipe de l’émission était à Dakar où devait se réaliser l’enregistrement d’une nouvelle édition avec cette fois-ci le directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Le moment pour Youssouf Mahamat, l’actuel directeur général, de s’expliquer.

Le directeur général de l’Asecna rappelle d’abord que l’agence a été créée en 1959, alors que l’Afrique, surtout les pays fondateurs, étaient pour la plupart colonisés. A l’époque aussi, l’aviation civile n’était pas aussi développée qu’elle l’est aujourd’hui. Pour les 15 pays fondateurs dont la France, puissance colonisatrice, il fallait unifier les efforts pour assurer la sécurité de la navigation aérienne dans un espace commun. «Aujourd’hui, l’Agence compte dix-huit pays avec un espace de 16 millions de km2 qu’elle gère convenablement en satisfaisant aux normes internationales».

Si le défi premier a été de former le personnel technique nécessaire, on peut s’enorgueillir aujourd’hui, de l’africanisation quasi complète de ce personnel. Aussi a-t-il été possible d’assurer une ressource financière propre, libérant ainsi l’Agence de la dépendance de la contribution des Etats. Cela a été rendu possible par la dévaluation du CFA et par la bonne gestion des ressources qui proviennent essentiellement des redevances versées en contrepartie des services assurées par l’Agence.

«On peut financer à présent notre activité et former notre personnel dans nos propres écoles», affirme Youssouf Mahamat. Avec fierté. Il faut selon lui tout de même, «reconnaître à la France le mérite d’avoir créé cet organisme à la veille des indépendances, d’avoir disponibilisé quelques 400 coopérants à l’époque pour veiller à la bonne marche de l’organisme communautaire et d’avoir continué à verser une contribution financière substantielle pour aider au développement de l’Asecna». L’on ne doit pas s’étonner donc que le Président du Conseil d’administration continue d’être un français. «C’est simplement un usage consacré qui n’a pas d’implication particulière et qui se justifie amplement par ailleurs». Aujourd’hui la présence française est limitée à une vingtaine d’assistants en plus de la subvention. «Nous avons besoin de cette puissance mondiale pour asseoir notre crédibilité».

Le directeur général de l’Asecna évite de parler de l’énorme profit que tire Air France de l’existence d’une telle agence. Il est aujourd’hui clair que la compagnie nationale française fait l’essentiel de ses bénéfices sur le marché africain où elle exerce sans véritable concurrence. Cette situation de quasi-monopole permet à Air France de fixer ses prix sans être dans l’obligation de faire des efforts financiers particuliers. Nous en savons quelque chose en Mauritanie où Air France pratique un tarif exorbitant, impose sa loi, sans implication financière pour elle. La volonté française de maintenir l’Agence coïncide – heureusement – avec les intérêts de sa compagnie. Mais cela aucun officiel n’en parle. Surtout pas le directeur général de l’Asecna.

Youssouf Mahamat pense qu’il faut mettre en avant «la volonté ferme de solidarité, d’intégration et de coopération» pour expliquer la survie et le développement de l’Agence. Cette volonté est «l’essence de l’engagement technique de l’Agence». Et c’est ce qui a permis d’avoir aujourd’hui «un modèle de concept de gestion des espaces aériens». Un modèle qui annonce le futur dans le secteur.

Pour mieux comprendre le rôle de l’Agence, le directeur général fait l’analogie entre ce rôle et celui du policier qui organise la circulation routière. En fait dans le domaine de l’aviation civile, il y a différents secteurs qu’il faut distinguer les uns des autres. Il y a la construction aérospatiale, le transport aérien et les services de navigation. L’Asecna appartient à la dernière catégorie. En plus de la gestion des espaces et de l’assistance au vol, elle propose aussi des services à terre : le balisage et l’atterrissage.

La première activité consiste à venir en aide aux avions dans le ciel communautaire, à organiser la circulation dans cet espace. C’est un peu la police routière du ciel dans les espaces concernés. C’est à proprement parlé l’activité de l’Asecna et sa raison d’être. La seconde est née du besoin des Etats naissants d’avoir une assistance au sol pour assurer un minimum de services dans leurs aéroports (balisage, incendie, télécommunication…). L’Asecna l’assure au terme d’un contrat dit ‘particulier’ qui la lie à l’Etat concerné. Nombreux sont les Etats – ayant acquis le savoir-faire nécessaire – qui ont rompu ces contrats particuliers en prenant en charge la gestion de ces aspects de la circulation aérienne.

Le directeur général ne s’attarde pas trop sur le personnel. Il y a environ 5400 employés dont la moitié sont des cadres techniques. Youssouf Mahamat s’appesantit par contre sur la situation plutôt bonne de l’Agence. «Nous avons toujours été un modèle dans cette région à laquelle nous appartenons». L’espace Asecna fait partie de la région Afrique Océan Indien, selon le découpage de l’OACI. «Nous sommes les premiers en Afrique à utiliser un réseau de télécommunication par satellite». Il reconnaît cependant que l’Agence souffre d’un déficit de communication. «Nous entendons justement intégrer la notion de communication dans notre culture d’entreprise». Il est effectivement vrai qu’il y a beaucoup de confusions autour de l’Asecna et de ses activités. Y compris au sein des Etats. C’est ce qui explique les dernières turbulences qui ont failli faire éclater l’Agence, avec notamment les menaces de retrait du Sénégal et de Madagascar.

Même s’il rappelle que «ce n’est pas la première turbulence que connaît l’Agence», Youssouf Mahamat ne nie rien de cette situation. Mais l’explique. «Les préoccupations émises par les autorités de Madagascar et du Sénégal sont claires. Elles sont d’ordre technique et institutionnel. Les préoccupations d’ordre technique peuvent être traitées par la direction générale, celles d’ordre institutionnel ne peuvent être traitées que par les organes dirigeants de l’Agence». A savoir : le conseil d’administration et le conseil des ministres. La réunion de juillet à Malibu, en Guinée Equatoriale, doit traiter de tout cela dans les semaines qui viennent.

«Avec Madagascar, on a eu la possibilité de jouer cartes sur table et les choses ont été réglées. Le Sénégal a quant à lui demandé un audit indépendant de l’Agence et c’est fait. Il n’y a plus que les questions institutionnelles qui font barrière et elles relèvent des organes dirigeants».

En fait le Sénégal demande à revoir la clé de répartition des redevances. Il argue que l’Agence se sucre sur son espace. Dans la réalité les redevances prélevées sur les zones de circulation  aériennes (FIR, au nombre de cinq) relevant de Dakar – Dakar Océane qui rapporte le plus parce qu’elle ne génère pas de dépenses, s’agissant simplement d’organiser la circulation dans les airs – constituent une contrepartie pour beaucoup d’Etats et non pour le Sénégal seul. Aussi ce pays a-t-il mis du temps à créer sa propre société de gestion de ses aéroports – à l’image d’une SAM (société des aéroports de Mauritanie). En créant sa propre société, le Sénégal reprend à lui la gestion au sol de la navigation aérienne et rompt le contrat particulier qui le lie avec l’Asecna. Cela n’a rien à voir avec les autres aspects de la crise ouverte par la menace de se retirer de l’Asecna.

Pour crédibiliser l’audit demandé par le Sénégal, l’OACI a été associée. Le cabinet qui devait le réaliser a été sélectionné en toute transparence au début de l’année. Il vient de rendre sa copie. Et le Sénégal n’est pas content. Il prétend que les modalités de l’organisation de cet audit n’étaient pas normales. Cet audit devait selon lui, déterminer les contributions de chaque Etat dans les revenus de l’Agence, définir les investissements à faire au plan national, et faire supporter à l’Asecna l’entretien des aéroports. «Alors que la gestion des aéroports ne relève pas des attributions de l’Agence. Les Etats qui l’ont souhaité l’ont fait à travers les contrats particuliers». Pour changer les règles du jeu, il faut procéder à une refonte des statuts et à une réorientation des activités de l’Agence.

En perspective de la réunion de juillet, un nouveau plan d’action (2009-2013) a été élaboré en vue de son adoption par les organes dirigeants de l’Agence.

Quand on lui parle de transparence, le directeur général sourit. «Le Conseil des ministres se réunit une fois par an, le Conseil d’Administration deux fois par an, ils sont constitués de tous les Etats membres et peuvent à tout moment décider le contrôle de gestion. Mais déjà nous avons un contrôleur financier, un agent comptable, une commission de vérification des comptes, tous nommés par le Conseil d’Administration. En plus de l’exigence des bailleurs d’avoir un audit fait par un cabinet international». Tout pour assurer une gestion plutôt transparente, au moins pour la suivre de près.

«La gestion coopérative qui permet de traverser tant d’espaces en étant seulement en contact avec deux centres de contrôle, est un motif de satisfaction en soi. Nous avons encore à relever le défi de toujours être au niveau pour répondre aux exigences de l’environnement mondial». Autrement dit l’Asecna ne semble pas affectée par la crise ouverte par la menace de retrait de deux de ses membres. C’est une crise passagère qui doit trouver sa solution dans la discussion. Le défi actuel est celui de mériter son leitmotiv : «les routes du ciel, notre métier».

Mais il reste qu’«en 1959, il y a eu la convention de Saint-Louis créant l’Asecna, en 1974, celle de Dakar, en juillet 2006 à Bamako, nous avons décidé le principe de réviser cette dernière en insistant sur quelques axes : missions, statut international, contrôle interne, révision des contrats particuliers…». Le temps des remises en cause est là.

 

Envoyé spécial à Dakar

Ould Oumeïr




Nécrologie :Adieu Khadjettou Salma !!!

9062008

 

 

 C’est vrai que «ce qu’on appelle raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir». C’est vrai que c’était un coup fatal. Qu’une chape de tristesse a enveloppé certains visages fermés. Qu’il y avait, quelque part, des yeux embués de larmes. Mais, nous avons reçu ton décès, Khadjettou Salma, comme si c’était notre souhait tant espéré. Et n’étaient les conseils et consignes de ton marabout, Cheikh Ould Khaïry, je t’avoue, cela n’aurait pas été possible. Bien que ses consignes et conseils forment les éléments principaux de l’école érudite de ton père, Seyidi Mohamed El Mechri. C’est avec agrément que nous avons reçu ton décès. Mais… 

Nous garderons en mémoires les moments de ton départ pour Tunis pour te soigner. Nous garderons en mémoires les salutations que tu as faites aux foules venues te dire au revoir. 

Nous n’oublierons jamais lorsque tu t’es fendue d’un sourire céleste. Lorsque tu as été remarquablement ce que tu étais depuis toujours : souriante, amicale, aimable, calme, quiète, croyante… On ne savait pas, alors, qu’il n’y aura plus de rencontre. Bien que ton illumination et les pattes blanches que tu as faites, indiquaient que c’était la dernière. 

Nous garderons en mémoires ce vendredi 23 mai 2008. Où tu as rendu l’âme. Nous savons que beaucoup d’hommes sont passés sur le trajet de la mort. Que beaucoup d’autres hommes les suivront. Mais, que très peu d’entre eux ont pu faire un cursus aussi riche et remarquable que le tien. Pourtant, tu vas être enterrée plus tard. Toi, qui étais jusque-là un ange qui marchait sur la terre. Ô mon âme !!! Comme elle est minime cette créature, répondant au nom de l’homme !!! 

Aussitôt, un traumatisme psychique a secoué quelques jeunes et femmes. Ils se sont offerts à l’effet du choc. Ils sont restés incrédules pendant des minutes. Jusqu’à ce que Cheikh Ould Khaïry parait au grand jour. Quelques versets. Quelques hadiths. Quelques paroles de Cheikh Ahmed Tidjany. Quelques vers de Cheikh Ibrahime Niasse. Quelques mots. Quelques instants. Et déjà le calme regagne les âmes. 

Tu sais, Khadjettou Salma, mieux que quiconque, que «ce n’est pas ni à un croyant, ni à une croyante, quand Allah décide d’une affaire, et aussi son Envoyé, de se donner le choix dans leur affaire». Tu sais, plus que toute autre personne, que la spécificité de la formation de ton père, Mohamed El Mechry, c’est la soumission pure et simple à la volonté d’Allah. Non pas après qu’Il la fait manifester, «comme le font les chiens de Karkh», selon les termes du grand marabout soufi, Maârouf Al Karkhi. Mais avant que Sa décision ne soit tombée. Parce que c`est «à Allah le commandement, avant comme après. Et ce jour-là, les Croyants se réjouiront». 

Tu sais qu’il est impératif à tout disciple de ton marabout, Cheikh Ibrahime Niasse, d’accepter les décisions divines, une fois tombées, comme si elles étaient ses désirs. Plus que ça, il est invité à demander pardon auprès d’Allah, s’il s’avère qu’il avait souhaité qu’Il décide autrement. Ainsi, tout ce qu’Allah va décider est, pour lui, le bienvenu auparavant. Que cela s’adapte, ou non, avec ce qu’il souhaitait. 

Je sais, Khadjettou Salma, que tu hais la médiatisation des cultes et des croyances. Parce qu’elles sont impubliables. Elles sont d’entredeux. Parce que ce qui est dans les cœurs est, pour toi, quelque chose de très personnel. Quelque chose de très singulier. De très particulier. Où, seul l’Omniscient a le droit d’en prendre compte. D’en juger l’utilité. D’en jauger l’aura. D’en mesurer le degré d’égarement ou non. Je sais que tu veux faire inaperçue ton parcours. Comme tout autre soufi digne de ce nom. Mais «le devoir de mémoire» m`interpelle pour témoigner de ce que l’on pourra appeler «le Syndrome Khadjettou Salma Mint El Mechry». D’abord, en ma qualité de fan de ces femmes qui ont pu réaliser, avec brio, quelques choses dans cette «Terre des Hommes». Ensuite, en tant qu’observateur de l’environnement socioculturel dans lequel tu as vécu. Et, en fin, en ma qualité de jeune inspiré par tes dogmes et principes. 

Sinon, comment peut-on ne pas réagir face au décès d’une grande dame telle que toi ? Toi qui t’es synthétisée en un Engagement et des œuvres. Toi qui, en décédant, as laissé un marabout, une famille, des proches, des adeptes et des amis, tels que ceux qu’on a vus l’autre jour. Toi qui as passé tes soixante-trois ans en implorant Allah. En Le gardant. Et en Lui réservant ton toi-même et tous tes biens. 

Ton marabout, ta famille, tes proches, tes adeptes et tes amis, Khadejettou Salma, ont marqué la vedette. Ils sont restés fidèles à toi. Fidèles, surtout, à ta doctrine. La doctrine qui n’était que celle de Cheikh Ould Khaïry et de Mohamed El Mechry. Et qui l’avaient reçue de ton grand marabout, Cheikh Ibrahime Niasse. C’est grâce à eux qu’on a pu se tenir debout. C’est grâce à leur réaction qu’on n’a pas senti, ou presque, qu’il y a un drame qui nous est tombé sur la tête. Ainsi, disait-on, «un homme est plus un homme par les choses qu’il tait que par celles qu’il dit». 

L’Histoire retiendra que Cheikh Ould Khaïry, El Haj Ould El Mechry, Mohameddou Yahya et Mouhamdy Oulds Khaïry, Cheikh Ould El Mechry et Mohamed Lemine Ould Khaïry ont montré, une fois encore, qu’ils sont des hommes d’Allah. Elle retiendra que les fils, Mohamed Abdellahi, Mohamed Aref, Cheikh Tidjani, Cheikh et Mohamed Lemine, bien que jeunes, étaient à la hauteur. Elle retiendra également que la foi peut transformer le jour du décès d’une aussi remarquable personnalité que toi à un jour de fête. Elle retiendra, et c’est cela qui compte le plus, qu’ils ont rendu louange à Allah. Pour les avoir privés de toi. Ceci paraîtrait, certes, étrange et paradoxal pour certains. Mais, c’est l’élément le plus essentiel de leur doctrine. 

Ceux qui te connaissaient, Khadjettou Salma, sont unanimes pour dire que tu étais au paroxysme des valeurs humaines. Ta Foi, ta modestie, ta grandeur, ta générosité, ta miséricorde, ta sagesse, ta fermeté, ton intégrité, ta sincérité, ton Savoir, ton savoir-faire, ton Amour obsessionnel pour
la Cause…. et l’important arsenal de caractères et vertus que tu possédais, rarissimes par les temps qui courent ; tout cela indique que tu étais unique. Effectivement… 

Tu étais apôtre. Où les disciples de Cheikh Ould Khaïry, les attachés de Mohamed El Mechry et les accrédités de Cheikh Ibrahime Niasse te prenaient pour référence. Tes interprétations des Versets coraniques et le Savoir divin que tu as eu, animent beaucoup de gens qui sont enracinés dans l’érudition. Ton nom s`affiche parmi ceux des hommes et des femmes désintéressés de tout. Sauf de
la Recherche d’Allah. Et il s’avérait qu’ «une seule certitude suffit à celui qui cherche». 

Tu étais fille de Seyidi Mohamed El Mechri. Au sens propre et figuré du terme. Où le calme, le retenu, la quiétude, l’audace, la foi… sont les marques les plus illustrées. Il te suffisait de jouir de la célébrité et de la crédibilité qu’il t’a laissées. Tu pouvais te limiter aux aptitudes que tu as héritées de lui. Au prestigieux fait que tu sois sa préférée. Mais, tu as retroussé les manches. Pour que tu t’affirmes. Pour que tu deviennes ce que tu deviendra : une série d’estimables et aimables caractéristiques. 

Tu as su te poser de bonnes questions. Et tu as pu obtenir de bonnes réponses. Dans une quête identitaire infinie. Tu as fait tant de promenades dans le monde de l’Absolue. Où il n’y a ni lieu, ni espace, ni temps. Et après s’être posée des foultitudes de questions, si audacieuses et intéressantes, tu as pu t’identifier. Te découvrir. Ou te redécouvrir. C’est selon. Tu as su trouver le mot de cette énigme créature appelée l’homme. 

Tu as pu, comme tout un chapelet de fidèles de Cheikh Ibrahime Niasse, découvrir la quintessence de
la Vérité : qu’il le sache ou non, qu’il le veuille ou non, l’Homme est, à la fois, le tout et le rien, l’indispensable et le superflu. Le tout qui représente l’Essence de toutes les mosaïques. Le rien qui n’arrive pas à établir son existence. L’indispensable qui mène à la découverte de l’Être Suprême. Le superflu qui ne sert à rien. 

Tu t’es rendue compte que l’homme, cette minuscule créature, englobe, étonnamment, toutes les dualités et bipolarités : il est l’Unique et le pluriel. Le Bien et le Mal. L’Abstrait et le tangible. Le Réel et le virtuel. Le Puissant et le faible. Le Sage et l’idiot. Le Connaissant et l’ignorant. L’Eternel et le mortel… Tu as pu, et rares sont ceux qui l’ont pu, distinguer le Divin de l’Humain. Sans permettre à l’affirmation du Concret de cacher le Conceptuel. Et sans prendre le risque de voir l’Absolu engloutir le partiel. Bref, tu as tout fait pour que l’homme ne reste plus «la seule créature qui refuse d’être ce qu’elle est». 

Tu croyais que tu as été conçue pour connaître ton Créateur. Tu l’as cherché minutieusement. Tu l’adorais infatigablement. Tu estimais que ta récompense, s’il y en aura, ne devra guère se limiter à l’échappement de l’Enfer, ni au logement dans le Paradis. Parce que l’Enfer et le Paradis ne sont, pour toi, que des êtres. Et toi, tu t’es toujours empêchée de craindre ou d’aimer que le Créateur de tous les êtres. En revanche, tu disais que tu te considéreras bien récompensée si, et seulement si, Allah t’accordera Son éternel Agrément. Si, et seulement si, Allah accepte de te faire anéantir en Lui. Pour jamais. C’est tout ce que tu voulais comme récompense. Et advienne après ce qu’advienne. 

Tu faisais partie de ces rares hommes et femmes qui ont tout abandonné. Ceux qui se sont sacrifiés. Pour
la Cause divine. Tu étais toujours prête à payer un lourd tribut pour réaliser l’éternel objectif de Cheikh Ibrahim Niasse : «mon seul objectif pour
la Nation c’est de l’acheminer vers notre Bon Dieu». Et pour cela, tu as décidé, depuis trois décennies, de changer ton fusil d’épaules. Une décision qui ne pouvait pas être prise que par un cœur vaillant et rétif. 

Déjà, à partir de ce vendredi 23 mai, nous connaissons ta trajectoire future. Nous en sommes sûrs. Et rassurés. Nous t’assurons, avec des cœurs pleins d’émotions et d’intuitions, que nous ne t’oublierons jamais. Et ce n’est pas seulement parce que tu es inoubliable. Mais parce qu’on a érigé, dans les endroits les plus reculés de nos cœurs, une indélébile stèle à ton effigie. 

Reposes-toi. 

Et Paix sur ton âme. Amen. 

Mechri Ould Rabbany. 




Esclavage

9062008

 

L’un est représentant de SOS-esclaves, l’autre est militant de l’APP. Tous deux sont hratines et luttent pour la même cause. Ils ont été présentés vendredi par Birame Ould Dah Ould Abeid, chargé de mission du Président de SOS-esclaves et membre de
la Commission nationale de droits de l’homme, comme porte-voix  de victimes de violations de droits de l’homme.

Idoumou Ould Abeid déclare avoir un groupe de cinq personnes « toutes encore victimes d’esclavage à Bassiknou.

« La première, déclare-t-il est une femme qui s’appelle Tarba Mint Khdeyja. Elle est esclave de Bobba Ould Nanna qui s’est installé avec plus de vingt de ses proches (de la femme, NDLR.) à Oueid Arkass. Elle s’est plainte auprès du Hakem de Bassiknou qui lui a rétorqué que la dite locale ne relève pas de sa circonscription car se trouvant dans la zone malienne de la frontière. » Prétendant que c’est une astuce des maitres que de se retirer au-delà de la frontière dès qu’ils sont exposés aux plaintes, Idoumou Ould Abeid affirme que Tarba est venue demander que soient sauvés ses autres proches restés en servitude à Oueid Arkass avec leur Maître. Selon lui, les autres sont dans la même situation que Tarba et réclament les leurs retenus encore en esclavage : une prénommée« Mariem réclame douze personnes parmi ses proches réduits en esclavage dans la même localité par un certain Mohamed Ould Brahim », une autre, « Khouedama Mint Mbarek » dont les trois files seraient  dans le griffes de Sidi Mohamed Ould Bennana à Oueid Arkass. « L’une d’elle s’est évadée avant-hier soir (mercredi 04 juin, NDLR) à dos de chameau et est venue nous retrouver à Bassiknou », déclare Idoumou. « Tout comme Salem O. Mohamed qui a fui son maître et est venu réclamer la libération de sa mère, sa sœur et sa nièce restées à Oueid Arkass. » Poursuit-il…

Quant à El Ammou Ould Jiddou, son histoire remonte à un mois avant le vote de la loi sur les pratiques esclavagistes par l’assemblée en août 2007. Se présentant comme représentant de l’APP à Adel Bagrou, il déclare qu’une vieille femme prénommée Vejha a été victime de harcèlement de la part d‘un certain monsieur qui dit être  « leur maître ». Vejha a environ 80 ans selon les dires d’El Ammou, sa fille Lalla en aurait 65 et son fils Cheikh 28.

Vraisemblablement le prétendu Maître, un certain Mehdi Ould Mehdi  s’opposait à tout acte libre que voulaient prendre ces personnes. « Il empêchait leurs filles de se marier sous prétexte qu’il fallait d’abord le dédommager. Or la famille a déclaré avoir été libérée du joug de l’esclavage par un autre maître bien des années  auparavant. Après enquête autorisée par le Hakem d’Amourj, le monsieur qui avait même réussi à se faire céder par la famille de vejha une partie de sa concession est arrêté, puis le groupe a été rétabli dans ses droits. Le Hakem a déclaré que si les faits ne remontaient pas à une période antérieure à l’adoption de la loi sur l’ esclavage El Mehdi tomberait sous le coup des sanctions prévues par cette loi. »

 

Source :
La Tribune n°403




DROIT DE REPONSE A LA TRIBUNE

9062008


 

  

 

       Dans sa livraison n° 401 du 26/05/2008,
la Tribune, dans un article intitulé « Le RFD se réimplante dans l’indifférence » et sous la plume de son correspondant permanent à Nouadhibou, M. Athié Youssouf, s’est livré à un exercice étonnant de dénigrement et de délation de la fédération du RFD ainsi que de certains de ses cadres. Malheureusement cet article qui est truffé de contrevérités dues essentiellement à une ignorance totale de l’organisation et des activités de notre parti à Nouadhibou, est teinté par ailleurs de sombres intentions de banaliser à défaut d’enterrer les efforts remarquables déployés par le RFD avant et pendant
la Campagne de réimplantation. 

 

Je voudrais, à l’intention des lecteurs et de l’opinion publique, rétablir la vérité historique qui a été  sérieusement malmenée par votre correspondant. 

 

·        Tout d’abord, les militants de l’UFD n’ont pas été abattus en 1994 au sortir d’un meeting mais en 1992 devant le siège du parti. La nuance est de taille: ils ne vandalisaient pas dans les rues, ils ont été assassinés à domicile. 

 

·        Ensuite, le RFD n’a jamais demandé à ses conseillers de voter pour le candidat dissident de l’APP.  D’ailleurs,  aucun parti du CFCD n’a donné une telle instruction. Le fait de revenir constamment sur    cette question sans pouvoir exhiber un quelconque document le prouvant, relève simplement de la mauvaise foi et de l’acharnement gratuit contre une formation qui est restée stoïque pendant les moments les plus difficiles de la vie politique en Mauritanie. Cette attitude est d’autant plus suspecte quand on sait qu’elle ne fait que relayer la thèse du complot permanent  crié à tout bout de champ par un  certain milieu politique local qui en a fait sa tasse de thé quotidienne. 

 

·        Concernant l’honorable député Cheikh O. Hamdi, il est simplement honteux de parler ainsi d’un vieux notable à qui  tout le monde, y compris ses adversaires, reconnaît l’humilité et la sagesse. Avec le groupe qui l’a accompagné, le parti a eu un apport considérable aussi bien sur le plan humain qu’intellectuel et matériel. Le cheikh, on le sait, n’est pas prolixe mais il est proche des populations au milieu desquelles il vit, avec lesquelles il partage les peines et les souffrances et auxquelles il a toujours donné son assistance tout en restant pour eux un infatigable travailleur de l’ombre. C’est pourquoi elles l’ont élu député malgré toutes les manœuvres qui ont été faites pour faire échouer le parti  au niveau régional. 

 

·        Quant à l’honorable député Mohamed O/ Boilil, il a été l’homme de la situation pendant la campagne présidentielle. Il a montré son talent d’administrateur compétent, de gestionnaire rigoureux et d’homme politique engagé en organisant les structures du parti en place et en dirigeant avec efficacité la campagne électorale avec un résultat plus qu’honorable. Dire qu’il a réussi à mettre tout le monde contre lui est simplement ridicule car, dans les esprits tordus de certaines personnes malintentionnées , Ould Boilil avait des millions à distribuer dont il les a privés purement et simplement. Il  est  à  noter  que  pendant  la  période de transition, MM. Cheikh O/ Hamdi et Mohamed O/ Boilil faisaient partie des rares notables  qui ont décliné les  propositions des militaires  de créer ou de soutenir des candidatures indépendantes. Cela traduit la valeur de ces hommes, leur sens du devoir, du respect de la parole donnée et leur détermination à tenir leur engagement pour un changement démocratique réel. 

 

·        Par ailleurs, si M. Athié Youssouf avait fait une petite analyse rationnelle, il aurait constaté que le RFD a évolué positivement depuis les élections municipales et législatives. En effet, notre parti a connu beaucoup de problèmes avant le dépôt des listes. Malgré  cela, il a pu faire élire 2 conseillers municipaux avec 1.837 voix (ce qui était quand même la moyenne générale ), un député sur les trois avec 3.553 voix, un score de 5.665 voix au 1er tour des élections présidentielles et une réimplantation avec plus de 5.000 adhérents au bout. Un parti avec un tel parcours peut être  traité de tout sauf « moribond ». Je signale au passage que le RFD n’a pas présenté un candidat aux sénatoriales pour qu’il ait été « laminé » selon votre correspondant. 

 

·        L’ex-fédéral, M. Yédali O/ Cheikh, n’a pas disparu. Il est à Nouakchott dans le staff du Président du RFD. Il a quitté Nouadhibou le plus normalement au monde pour des raisons sociales et professionnelles et a laissé une fédération qui, avec l’apport de nouveaux cadres, a battu toutes les campagnes et a pu réaliser le résultat que je viens d’énumérer ci-haut. 

 

      Toutefois, M. Athié Youssouf, votre correspondant permanent, côtoie un groupe de jeunes effarouchés qui voient du « sectarisme voire du racisme » dans tout propos ou geste qui ne cadrent pas avec leurs idées et surtout s’ils émanent d’un responsable qui n’est pas de leur clan ; ce qui n’est  pas raisonnable pour des intellectuels comme eux. En tout état de cause, ces idées et comportements ne cadrent absolument pas  avec les idéaux de démocratie, d’équité et de justice du Rassemblement des Forces Démocratiques qui, fidèle à ses principes et malgré toutes les tentatives de déstabilisation, se maintiendra par la grâce de Dieu pour atteindre ses nobles objectifs.   

 

 

 

 

 

                                            Le Secrétaire à l’Education, à
la Culture et à l’Information 

 

                                                                  Ismail O/ Med Vall 

 

Source :
La Tribune n°403 




L’Actualité régionale

9062008

 

  

Hodh El Gharbi 

 

La situation de la grève du SIPES 

Certainement la grève du SIPES  a marqué les feux de l’actualités du pays .Le mot d’ordre de grève de 45 jours (du 29 05 au 12 06 08) lancé par ledit syndicat a été largement suivi dans   le Hodh El Gharbi Le jeudi dernier coïncidant avec le début de la grève, l’ambiance  des établissements  secondaires a radicalement changé .La majorité des élèves sont rentrés, les sacs et les cahiers sous  les bras  bredouilles et désolés mais non surpris.

Le taux de participation varie d’un établissement à un autre. Voici la situation de quelques établissements.

 

Etablissement

Profs non grévistes

Profs grévistes

total

 

Le taux de participation est de 80%.

Pour les profs fidèles au SIPES, tous les moyens ont été utilisés pour faire dissuader le mouvement de la grève. Même les processus contraires à l’unité nationale que notre pays ne cesse de faire vulgariser. .Chaque haut cadre de  tribu et ou d’ethnie a été au contact de ses proches pour les inculquer certaines idées et surtout des menaces. Le SIPES est traité de n’importe quoi. Ils ont fait recours à la pratique  de l’ancien régime dont tout mouvement de grève est connoté péjorativement et traité d’idées politiques. Le recours au régionalisme, ethnisme ou tribalisme est un moyen le plus fatal pour contrecarrer un mouvement. Parce que  c’est un recul  au processus de la démocratie  mauritanienne. Mais en réalité  les cadres ne sont pas soucieux de l’avenir du pays mais plutôt préserver leur postes.

Les menaces et les promesses individuelles ont  été faites mais la majorité des profs ne sont pas convaincus et ils restent soudés à leur syndicat.

                                                                         Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

 

 Aioun 

 Education …… l’ONG- ESD s’implique    

 La veille du mouvement de grève du SIPES a marqué à Aioun la cérémonie de clôture des cours de soutien que l’ONG-ESD (Ensemble pour
la Solidarité et Développement
) donnait pendant deux mois aux élèves de 4éme année au lycée d’Aioun qui entre dans son cadre du plan d’action de lutte contre la déperdition scolaire. Soucieuse du manque d’homogénéité du niveau des élèves, en collaboration avec les professeurs concernés, ESD a opté pour une stratégie de sélection des élèves les plus faibles afin de les soutenir  

 Sont présents à cette cérémonie le DREN du Hodh El Gharbi, le Directeur de l’établissement, les Responsables de l’ONG, Président du bureau des l’APE, les profs et les élèves. Après le mot de bienvenue  du coordinateur aux assistants, le président de l’ONG s’est longuement attardé sur la volonté et l’engagement de sa structure à la lutte farouche contre la déperdition scolaire, qui malheureusement frappe la jeunesse actuelle.

Enfin ce fut  le mot de Mohamed ould Sidi  ould Sallay (DREN)  qui félicite l’ONG de son engagement à la lutte contre ce fléau et a affirmé son vif soutien à ces activités. Pour terminer, il a aussi exhorté les élèves  à redoubler d’efforts. 

 

 

 

                               Adama Sy CP Hodh EL Gharbi 

 

 

 

 

BRAKNA

 

FONADH

Mission : enseigner aux citoyens leurs droits

 

Le FONADH  forum des organisations nationales des droits  de l’homme a envoyé des missions dans  cinq  willaya du pays  c’est dans ce cadre que l’une d’elle composée de 5 personnes et dirigée par Sarr Mamadou Moctar, le secrétaire exécutif  du FONAD  a fait un séjour a Boghé  dans la willa de Brakna. Objectif : organiser un atelier  pour  vulgariser et diffuser  les textes fondamentaux  en droits  humains.

A l ouverture de l atelier M Sarr  dira que c est après avoir fait le constat quotidien des violations de droits  des humains a travers  le pays  que le forum a décidé ce genre de rencontre dans tout le pays pour vulgariser ces textes afin d aider les citoyens dans leur quotidien. Assistaient a cet atelier les notables communaux  les responsables des coopératives  les ONG  évoluant  dans la zone .Pour illustrer ces propos  le FONAD a choisi trois textes :la constitution de

la République  Islamique de Mauritanie, la déclaration universelle des droits de l homme, la charte  africaine des droits de l  homme et des peuples

De larges extraits ont été lus a l assistance et des explications ont été fournies. Pour la  constitution  l’exposant a insisté  sur  les droits que l’Etat doit garantir aux citoyens : le droit a la liberté politique, syndicale,  à l  intégrité   physique  de l’individu il a rappelé au public avec insistance   l’article  premier de la constitution que
la Mauritanie est une République Islamique indivisible  multiethnique démocratique  tous les citoyens peuvent accéder  aux fonctions et les emplois publics sans autres conditions que celles  fixées par la loi.

 

En c e qui concerne  la déclaration universelle des droits de l’homme, elle résulte de plusieurs guerres. Les nations se sont réunies pour élaborer de textes qui devraient permettre aux peuples de  vivre en harmonie et en paix. M Sarr a donné des explications détaillées sur certains articles : « tous les êtres humains naissent libres et égaux, tout individu a droit a la vie à la sûreté de sa personne ; nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude, l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs  formes.

Le dernier point à être  abordé est la charte africaine des droits de l homme et des peuples  qui focalisée l’attention de l assistance surtout en son article 29…..de préserver et de renforcer la solidarité sociale et nationale, de préserver et de renforcer l indépendance nationale et l intégrité  territoriale de la patrie.

A la fin de l atelier la délégation  a visité les sites des rapatriés   pour s’enquérir de leurs nouvelles  et recueillir leurs problèmes  partout les plaintes ont été les mêmes  que ça soit dans le departement d Aleg ; le departement de Boghé Bababe ; et Mbagne les rapatriés se plaignent des conditions difficiles dans lesquelles ils vivent et surtout des prestations que leur donnent  L’ALPD  qui sont très mauvaises.  Ils ont soif  et faim, déclarent-ils…                                                                                    

 

Abou Boubou Fall

CR Brakna

Réfugiés 

Après le retour faire avec la précarité 

 

Boghé vient d’accueillir le 5 juin 2008, le 17 convois de nos compatriotes qui étaient réfugiés aux Sénégal depuis les événement douloureux de 1989.Foulant le sol natal après 19 ans d’absences, ces réfugiés viennent des camps de Dioum, Dodel, Madina villes situées au Nord de Sénégal. Après la traversée organisée  et supervisée par le HCR, à la  berge Mauritanienne, nos compatriotes ont été accueillis au cours d’une cérémonie sobre et émouvante par les autorités administratives et communales. La population, venue de tous les coins de la moughataa, y a également assisté. Après avoir effectué la prière de la délivrance, ces réfugiés ont été acheminés  par les partenaires du HCR dans le cadre du rapatriement volontaire des réfugiés,  ALPD,  à la maison  des livres  où les attendaient les agents de l’état civil qui leur ont établis les pièces d’état civil, ensuite ceux qui devraient obtenir
la CIN ont été amenés dans les locaux du projet de la carte d’identité o
ù ils ont effectués les formalités d’usages. Après ils ont été ramenés au site de la maison des livres où ils ont été installés sous les tentes à l’effigie du  HCR. Un repas très sommaire leur a été offert. Il faut noter le manque criant d’eau au niveau du site. Après, le repas à 15 heures 30 les ex réfugiés ont été acheminés sur leurs sites définitifs  qui sont Houdaallah, Hamdaallah, Dar Es Salam  villages situés sur l’axe Boghé Rosso. A rappeler qu’au niveau de la  willaya du Brakna 2534 de nos compatriotes sont déjà rentrés et qui sont installés dans le département D’Aleg  (Goural, Boyguél Thièle) dans le département de Boghé (Dar Es Salam, Hamdaallah, Houdaallah) dans le département de Bababé à Bélél Gawdé et dans le département de M’Bagne à Diawaldi. 

Selon Monsieur Kaabache responsable local de  l’opération du  rapatriement : «  le processus de rapatriement s’séffectue dans des conditions acceptables et il suit son chronogramme sans en combre les rations alimentaires sont distribuées,  Les habitats que devrait construire L’ALPD sont achevés. Il y’en a 78. 

Certaines bâches sont en lambeaux d’autres en très mauvais état. Avec l’approche des pluies si l’accélération des constructions n’est pas faite de graves problèmes risques d’arrivés. 

L’eau est rationnée à  Hamdaallah : 10 litres  par jour, les réfugiés disent que sous une température de 45 degrés à l’ombre, cette quantité d’eau ne leur permet que juste de boire. 

Ils ne peuvent ni se laver  ni faire leur vaisselle. Les latrines sont déjà pleines car ils ont été construits dans des tonneaux qui ne peuvent a peine contenir deux bassines d’eau Ces ex réfugiés sont obligés de se soulager  en pleine nature. La ration distribuée est presque insuffisante pour 45 jours, la ration d’une personne est de 18 kg de riz, 1 litre d’huile 400g de sucre 200 g de farine, la viande et poisson sont absents. Selon Monsieur Mamadou Abdoul Sow responsable du site : «  Je remercie les autorités administratives et communales qui n’ont ménagé aucun effort pour nous aider à nous insérer et solutionner nos problèmes .Cependant les services fournis par L’ALPD sont très mauvais ils nous apportent peu d’eau le suivi médical est presque inexistant voilà  un mois nous n’avons même pas vu un infirmier et alors c’est L’ALPD qui devait nous prendre en charge pendant trois mois. Nous avons fin  et soif la ration est très insuffisante. Les bâtiments qu’elle devrait livrer ne sont même  pas encore prêts. Pour 540 familles qui sont présentes  nous n’avons vu que 78 chambres qui sont achevées et le chantier  est arrêté depuis plus de 20 jours. 

Selon monsieur Cissé Amadou : «  les services de L’ALPD s’érode de jour en jour de l’accueil en passant par l’installation jusqu’à la ration alimentaire rien n’est bon.  Sur le site d’accueil pas d’eau courante ;  les enfants ne sont pas pris en charge, les tentes sont en très mauvais état, les WC sont presque inexistants au point de vue santé les ex réfugiés sont très mal pris en charge et ont nous dit que leur médicaments se trouvent à Aleg alors que le réfugiés sont à Boghé à 70 km d’Aleg. Nous attirons l’attention de l’autorité administrative sur le manquement du service fourni par L’ALPD afin que le tire soit rectifier avons qu’il ne soit trop tard ». 

 

Abou Boubou Fall 

CR Brakna 

 

NOUADHIBOU 

PECHE ARTISANALE : TENSIONS ACERBES 

Le secteur de la pêche artisanale n’en finit pas de se morfondre dans des crises à répétition .Des tensions et conflits ne cessent d’avoir lieu sans que les autorités ne daignent s’impliquer comme il faut pour résoudre ou à défaut apporter des solutions acceptables .Au lieu de cela on joue aux intimidations, au mépris .Dernier exemple en date, le 24 mai jour de l’ouverture de la saison du secteur artisanal,
la DSPCM arraisonne 90 embarcations  et saisit la capture. La cause ? Les pêcheurs n’auraient pas payé de licence de pêche et n’auraient pas de balises. Pourtant les pêcheurs se sont acquittés chacun de ses arriérés de l’année 2007 et 06 mois de l’année 2008 (du 1er Janvier au 30 Juin 2008). 

‘On nous interdit la sortie en mer à cause de balises qui coûtent 1.200.000 UM chacune et 600.000 UM de taxes annuelles ; c’est trop cher et les captures sont faibles ‘ affirment les marins.
La DSPCM a laissé partir les bateaux pour les saisir après. La surveillance maritime évoque des risques pour les embarcations.’ Sans balise on ne laisse personne partir en mer ‘ affirme un source proche de
la DSPCM. La Tribune s’est rendue au siége de la délégation .Personne n’a daigné nous fournir la moindre information sur cette affaire. 

Pour l’histoire ces 90 embarcations sont toutes sans fond  de dossier et constituent les restes de la flotte Canarienne. Leur situation n’est toujours pas légalisée au niveau du ministère des pêches mais tolérée. La loi stipule que sans fond de dossier on ne peut couper de licence. Mais leur utilité pour la survie de centaines de personnes a permis de passer outre les mailles de la loi. Il est du devoir des autorités tant régionales que nationales de se pencher sérieusement sur ce problème. 

Le secrétaire Général du ministère de la pêche, de passage à Nouadhibou la semaine passée, a promis que ce dossier sera traité au cas par cas. Le conflit entre marins artisanaux et DSPCM / Ministère de pêche est en train de prendre une tournure inquiétante. Des dizaines de marins en sit in devant l’hôtel Sahel (où séjournait le SG du ministère des pêches) criaient à la ‘traîtrise ‘ de nos autorités qui laissent pêcher en ‘toute tranquillité Sénégalais, chinois et russes’  Les slogans les plus entendus étaient ‘
la DSPCM est elle au –dessus des lois ?’ « Le ministre des pêches est un sénégalais » ou encore «  si on nous prive du droit de pêcher les sénégalais n’iraient plus en mer ‘ 

Il est plus que temps de se ressaisir .Le malheur est arrivé pour moins que ça. Athié Youssouf 

LES COMPOSITIONS ONT EU LIEU : QUEL GACHIS 

Le 07 juin les élèves des établissements secondaires publics de Nouadhibou ont planché sur les sujets d’instruction civique et d’instruction religieuse (IR et IC). 

Le lycée a, lui, entamé les compositions ce 08 juin. 

Malgré la grève très suivie des professeurs .Car sur 127 profs, seuls 07 se sont présentés ; 05 au collège 3, 02 au collège 2, selon le SIPES. 

Pour le DREN de Nouadhibou, sur les 125 profs de la ville, 11 ne sont pas allés en grève, 02 sont en congé de maternité. Le DREN ajoute : «  nous avons suffisamment de personnel pour que les compositions aient lieu comme prévu. »  Selon lui la direction régionale a les ressources humaines pour confectionner les sujets, surveiller les épreuves et assurer la correction. 

D’où sort ce personnel  pléthorique ? Car remplacer au pied levé 114 professeurs n’est pas chose aisée. Ce qui signifie que
la DREN de Nouadhibou dispose d’un personnel payé à ne rien faire. 

Le directeur du lycée de Nouadhibou a la réponse : ‘j’ai 03 surveillants généraux, 04 surveillants, 03 directeurs d’études et 01 laborantin et c’est largement suffisant pour 16 classes’. 

Qui a confectionné les sujets et sont –ils conforment au programme ? ‘Nous avons puisé dans la banque de données ; les programmes étant les mêmes ; les sujets des années précédentes peuvent servir ‘ raisonne le DREN. 

Les professeurs grévistes jugent eux que ces compositions ‘ne sont pas faites dans les conditions de validité et de légitimité requises pour une évaluation fiable ‘. Dans un communiqué rendu public par la coordination régionale du SIPES les profs déplorent le ‘caractère bâclé de ces compositions ‘et dénoncent cette manœuvre qui traduit le ‘peu d’intérêt que ces autorités accordent à l’éducation de nos enfants’. Enfin la coordination régionale interpelle les parents d’élèves afin de « s’opposer à cette mascarade dont l’unique objectif est de donner un cachet régulier à des examens qui n’en sont pas ». 

Et les ‘enfants ‘ justement ? La plupart jugent les sujets trop faciles ‘ c’est du programme de la CM 2 ‘ disent un groupe d’élèves du collège 1. ‘Si les sujets sont aussi faciles c’est qu’ils ont voulu faire plaisir aux enfants pour qu’ils ne protestent pas ‘ affirme un parent d’élève. 

Les compositions ont eu lieu donc dans les conditions que l’on sait c’est-à-dire sans la participation des profs .Une année scolaire peut –elle être validée sans la bénédiction des professeurs ? Non selon ces derniers ; Oui selon le DREN car même si les compositions n’avaient pas eu lieu ‘l’année serait validée ; le programme étant achevé à la date du 29 mai (début de la grève ) ; les notes des devoirs et de la première composition peuvent valider l’année de chaque élève’. 

Quoi qu’en disent les autorités il y a eu des couacs quand même : Le sujet d’anglais n’es pas encore proposé , les surveillants ont laissé tricher les élèves , les explications sont approximatives , les élèves étaient peu concentrés , au lycée deux sujets (IC et IR ) ont eu lieu en même temps… 

La plupart des écoles privées ont fait passer les compositions mais là le problème ne se posait pas car le corps enseignant n’était pas majoritairement venu du public. Le cas du lycée privé AL Baraka (l’un des plus grands de la ville) lui a attiré la sympathie des profs et des parents d’élèves : La direction a décidé tout simplement de patienter jusqu’au 20 juin pour les compositions en attendant que les choses ‘se calment ‘. Le ministère aurait pu lui aussi patienter et se donner une porte de sortie, les profs aussi auraient pu s’assagir. Il y allait de l’intérêt de tous. Composition ou pas l’année qui s’achève est un gâchis .Tout ce que l’histoire en retiendra c’est les bonnes volontés .DE PART ET D’AUTRE sans la volonté de sacrifice.800 millions auraient pu nous éviter tout ça .Mais personne n’est allé les chercher. 

Athié Youssouf 

CP/NOUADHIBOU 

 

Source :
La Tribune n°403




Le Repère de La Tribune

9062008

 

  

Pour malversations 

 

Le Wali de l’Assaba, Isselmou Ould Abderrahmane Ould Meinouh a annoncé la semaine dernière que les comités de supervision des banques de céréales des communes de Blajmil et de Tanaha relevant de la moughataa de Kankossa ont été démis de leurs fonctions suite à la vente de quantités de blé réservée aux banques de céréales dans ces deux communes à un commerçant local.

Le wali qui a supervisé l’opération en compagnie d’une délégation du commissariat chargé de la protection sociale, a ajouté que les quantités en cause, qui atteignent 7 tonnes et demie, ont été reprises du commerçant et retournées dans les magasins   

Le wali a précisé au reporter de l’AMI que les préparatifs sont en cours actuellement pour élire de nouveaux comités en raison précisément de l’absence des titulaires impliqués dans l’opération. Certaines zones de la moughataa de Kankossa avaient connu la vente de produits alimentaires provenant du PSI en raison de l’implication des comités en cause. Les autorités concernées ont vite entrepris de former une commission d’enquête pour faire la lumière sur l’implication de ces comités ce qui a conduit à leur exclusion. (Avec AMI)

« En attendant le bonheur » du cinéma mauritanien 

Le nouveau ministre de la culture et de la communication a visite les locaux de
la Maison des Cinéastes mauritaniens mercredi dernier. Cette visite intervient à deux semaines de l’organisation de
la SENAF, la semaine nationale du film qui se tiendra du 23 au 29 juin 2008. Dr. Mohamed Ould Amar a ainsi apprécié le dispositif cinématographique qui lui a été présenté par Abderrahmane Ould Salem, directeur de
la Maison des cinéastes en compagnie de ses collaborateurs. Ce fut pour le ministre l’occasion d’apprécier le travil accompli de jeunes réalisateurs mauritaniens qui ont saisi l’opportunité de sa visite pour lui faire visionner quelques extraits de leurs films. Pour exprimer sa satisfaction à l’issue de cette visite le ministre de la culture s’est dit disposé à soutenir les jeunes cinéastes mauritaniens en vue de la promotion de leurs activités.

La troisième édition de
la SENAF sera ainsi l’occasion pour de jeunes talents mauritaniens de s’exprimer. Elle se veut avant tout « un festival à but non lucratif dont l’objectif est de solliciter la conscience cinématographique des mauritaniens », soutient-on du côté de
la Maison des cinéastes. Cette année le thème retenu est Migration…d’ici et là-bas. D’ailleurs le premier film qui sera projeté à l’occasion de cette SENAF est un court métrage intitulé Amanda. Réalisé par Moussa Mbow un jeune mauritanien d’une vingtaine d’années, ce film traite d’émigration clandestine. Il s’agit de l’histoire d’un jeune homme qui est reseté longtemps sans contact avec ses amis d’enfance et qui le jour où il les retrouve leur fait part de son projet d’aller en aventures…

Entre autres révélations attendues, l’Immigré, un court métrage d’une jeune mauritanienne Zeinabou Alssane, le Rêve Brisé de Ousmane Diagana, un autre jeune mauritanien qui a choisi de mettre son talent au service d’une cause noble : la lutte contre la féodalité.

Cette année l’accent est donc porté sur le cinéma local dont on doit découvrir en principe une dizaine de films inédits.

K.D

 

Armes et munitions 

 

Les forces armées et de sécurité ont exposé,  lundi, à l’école nationale de police, une partie de l’arsenal militaire saisi sur les éléments du groupe salafiste arrêtés récemment en Mauritanie.

Les armes saisies comportent des bombes, des ceintures explosives, une quantité importante d’explosifs, des détonateurs, des cordeaux détonants, un grand nombre de capsules explosives, des armes automatiques de différents calibres, collectives et individuelles ainsi que d’importantes quantités de munitions, des couteaux, des tenues militaires et des livres.

A cette occasion, le procureur de la République, M. Mohamed Abdallahi Ould Teyib, a déclaré que les éléments arrêtés « appartiennent à un réseau secret armé terroriste liée à des organisations terroristes étrangères », précisant que ce groupe « a commis des actes criminels sur le territoire national et en préparaient d’autres ».

Le procureur de la République a ajouté que l’enquête a prouvé que c’est cette bande qui a commis le braquage d’un fourgon de transport de fonds publics du Port autonome de Nouakchott, l’attaque armée contre les touristes français à Aleg et celles contre la caserne militaire d’Al Ghalawiya, l’ambassade d’Israël à Nouakchott et le restaurant avoisinant ainsi que contre la police de Tevragh-Zeina, en plus de « dizaines de vols à main armée afin de financer les opérations criminelles ».

Il a ajouté que cette bande « a conduit et participé à la constitution d’un groupe armé dans le but de mener des opérations armées sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie, effrayant les paisibles citoyens et commettant des meurtres proscrits par notre sainte religion, l’Islam, des actes de terreur qui ont causé un préjudice à la notoriété du pays et perturbé sa sécurité intérieure et extérieure, utilisant pour cela toutes sortes d’armes ».

De son côté, le colonel Abdallahi Ould Cheikh Ould Ahmed Aicha, de l’Etat-major de la gendarmerie nationale, a indiqué que le réseau terroriste que les forces armées et de sécurité ont démantelé ces dernières semaines, est « derrière les actes terroristes graves que notre pays a connu dernièrement », précisant que ces actes « sont étrangers à notre société et à ses valeurs tirées des enseignements de notre sainte religion ».

Il a ajouté que ces « criminels ont entamé leurs opérations par des vols à main armée contre de paisibles citoyens et des ressortissants étrangers résidant dans notre pays, en enlevant leurs véhicules pour les vendre par la suite dans les pays de la sous-région », précisant que ces actions « se sont développées pour aboutir au braquage du fourgon de transport de fonds publics ».

Il a par la suite évoqué les étapes d’évolution de cette « organisation criminelle », jusqu’au moment où l’on a réussi à la localiser et à arrêter ses principaux chefs, précisant que cette bande avait mis en place « un système secret de recrutement et d’encadrement et ce par la constitution de cellules réduites dont chaque élément ignore l’existence de l’autre et ne connaît que son chef ».

A son tour, le directeur de la sûreté de l’Etat, le commissaire divisionnaire Mohamed Lemine Ould Ahmed, a déclaré que les importantes ressources financières que la bande a pu avoir par le biais du vol à main armée lui ont permis de « louer des maisons dans des quartiers chic de la capitale pour s’en servir comme caches et abris pour les éléments terroristes qui arrivent de l’étranger qui leur fournissent armes et munitions et leur dictent les actes terroristes à commettre sur le territoire national ».

Il a ajouté que « les concernés ont reconnu qu’ils ont constitué une organisation terroriste dont ils s’apprêtaient à annoncer la naissance dans les médias internationaux ».

Il a également indiqué que cette bande a confirmé son intention de « porter les armes contre l’Etat et ses institutions, de s’emparer de biens publics et privés et de s’appuyer sur des méthodes salafistes qui vont à l’encontre de la paix civile, de la tolérance et qui font du gouverneur et des gouvernés des mécréants dont le sang et les biens sont licites ». (AMI)

 

Contact téléphonique 

 

La famille du Mauritanien Mohamed Ould Silahi détenu depuis 7 ans dans le camp militaire de Guantanamo à Cuba, s’est entretenue au téléphone, vendredi soir, durant prés d’une heure avec ce dernier au siége de la croix rouge internationale à Nouakchott, selon la télévision mauritanienne. La mère de Ould Silahi et son frère ont déclaré à la presse, que Mohammed Ould Silahi se porte bien et qu’il s’est surtout enquis des nouvelles des membres de sa famille. Sa maman a indiqué qu’elle attend des pouvoirs publics mauritaniens une intervention en faveur de sa libération. Ould Silahi, selon elle, avait envoyé 20 lettres à sa famille par l’intermédiaire de la croix rouge internationale. Il avait été arrêté dans son pays et livré en 2001, aux Etats-Unis qui l’accusent de liens avec Al Qaida. La famille de son compatriote Mohamed Ould Abdel Aziz, également détenu avec lui à Guantanamo espère bénéficier de cette opportunité. Mohamedou Ould Sillahi est, avec son compatriote Mohamed Ould Abdel Aziz, l’un des deux Mauritaniens encore détenus à Guantanamo, après que le troisième, avait été Sidi Mohamed Ould Lemine avait été libéré en octobre 2007 du centre de détention de Guantanamo. (APA)

 

 

 

C’est peu ! 

 

Le taux de pénétration au réseau d’information international Internet aux pays du Maghreb Arabe ne dépasse pas 2.5%, puisque il est de • 14.36% au Maroc • 5.62% en Libye • 5.33% en Algérie • seulement 3.46% en Tunisie et • pas plus que 0.47% en Mauritanie. Ces chiffres proviennent d’un rapport qui a recensé les différents événements qu’a connu
la Région et qui a été publié en marge de la septième conférence annuelle sur « le Maghreb Arabe au carrefour des partenariats » qui a été organisé récemment par le Bureau de
la Ligue Arabe à Tunis. Le rapport a mentionné que plusieurs opérateurs sont en compétition pour emporter des accords dans ces pays dans l’objectif d’élever les moyennes d’utilisation de l’Internet chez les ménages. (source :
TahPhone Tunisie via Cridem)
 

Le grand projet 

 

Selon l’Agence Reuters, l’Exécutif de l’Union Européenne réunis dernièrement à Strasbourg, a retenu 5 projets phares pour lancer l’Union pour
la Méditerrannée UPM, censées être approuvées par le sommet fondateur de l’UPM, le 13 juillet 2008 prochain à Paris, dont le projet de l’Autoroute Nouackchott-Tripoli. Ce projet d’autoroute du Maghreb Arabe AMA qui relie
la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie,
la Tunisie et
la Libye est déjà avancée sur la base nationale, mais il faudra connecter les réseaux et la commission pour insister sur le fait que sans libéralisation des échanges, elle servira peu.

En effet, mise à part l’axe Tripoli-Tunis, qui est en cours d’établissement, avec la prochaine ouverture de l’autoroute Msaken-Sidi Salah à Sfax et la finalisation de l’étude du tronçon Sfax-Gabes, avec le démarrage des opérations d’expropriation et son lancement fin 2009.

De l’autre côté, l’Algérie finalisera un axe autoroutier Est-ouest fin 2009 et qu’il faudra connecter à la partie tunisienne de Béja aux frontières algériennes et avec le réseau marocain.

Mais sans une libéralisation du marché des changes, et une ouverture du commerce et des services, elle sera réservée exclusivement aux touristes et au transport de personnes, donc faiblement rentable du point de vue économique. L’AMA est surtout susceptible d’attirer des capitaux privés grâce à des péages, d’où l’intérêt pour ce projet, bien que dans chaque pays existe déjà une entreprise de péage, comme c’est le cas en Tunisie avec Tunisie Autoroutes.

L’intégration économique entre
la Libye et
la Tunisie est entrée dans une phase très avancée, avec la convertibilité courante du Dinar tunisien, en Libye et la prochaine convertibilité du Dinar Libyen en Tunisie. L’UMA doit travailler plutôt sur un terrain économique et délaisser le terrain politique pour le moment et cela sur 3 axes majeurs à savoir : Connecter les réseaux autoroutiers et libérer la circulation des personnes par voie terrestre, deuxièmement libérer le réseau GSM en abaissant les frais de rooming ou de les aligner sur le prix des communications locales, comme ce fut le cas en Europe ou en Afrique.

Il est curieux de considérer un client tunisien comme un roomeur sur le réseau comme Orascom, présent en Tunisie et en Algérie, idem des clients de Mattel en Mauritanie et Tunisie Télécom, qui appartiennent au même groupe. Il faut abaisser d’avantage les prix et les uniformiser, ce qui est loin d’être le cas actuellement avec un taux de facturation trop élevé et parfois prohibitif. Enfin, il faut parachever l’union monétaire, surtout que déjà 2 pays ont franchis un pas important, à savoir
la Tunisie et
la Libye. L’infrastructure télécoms, les autoroutes et une monnaie convertible sont les bases d’une union économique et un moteur de dynamisation des échanges, loin de la démagogie politique, des grands discours et des réunions non productives. Le commerce a été de tous les temps et depuis l’Antiquité, le meilleur vecteur d’échange et d’union. Il faut se rappeler l’empire carthaginois, celui de Rome ou
la Dynastie Almohade qui a su mettre le Maghreb sous la même bannière. (Agence Reuters via Cridem) 

Des «Cavaliers du Changement» changent du cap 

Hier, un groupe proche des «Cavaliers du Changement» a adhéré au Rassemblement des Forces démocratiques. L’évènement a eu lieu au siège central du parti. Le groupe est composé d’une vingtaine de membres. Il est présidé par l’ex-capitaine et l’actuel député à l’Assemblé nationale, Abderrahmane Ould Mini. Il compte parmi ses membres le capitaine, Ahmed Ould Ahmed Abd.

Les nouveaux adhérents ont rendu public un communiqué de presse dans lequel ils ont rendu hommage à la tentative avortée du 8 et 9 juin 2003. Une tentative qui a abouti, selon eux, à l’unité de l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur. Ils ont illustré leur mécontentement de la gestion du nouveau gouvernement «républicain, (relatif au PRDS, ndlr)».

Suite au ralliement de Ould Mini, son ex-parti, HATEM, ne réjouit plus que d’un seul siège au sein de l’Assemblée nationale. C’est celui de son président, Saleh Ould Hanenna. Cet évènement vient mettre fin au «Bloc de
la Réforme et du Changement», qui s’est vu se disloquer après l’adhésion des Islamistes à la majorité présidentielle.

Il vient également pour perturber les cartes, déjà très troublées, de l’Institution de l’Opposition démocratique. On sait qu’après l’adhésion des Islamistes et des Progressistes à la majorité, cette institution est restée exclusive au HATEM et au RFD. On se demande alors quelle sera la part à donner au HATEM dans cette institution ? Quelle sera
la Loi à appliquer dans son organisation ?

Avant tout, il est surtout question de savoir si cette adhésion va faire rouvrir l’appétit de l’AJD/MR.

 

 

Barack Hussein Obama : 

Un métis à la conquête de
la Maison blanche 

 

Barack Hussein Obama, 46 ans, est plus que jamais prêt pour la conquête de
la Maison blanche. Le métis d’origine kényane, sénateur démocrate de l’Illinois, vient d’être choisi candidat démocrate de
la Magistrature suprême américaine. Il vient de le remporter sur Hillary Clinton, sénateur démocrate de New York. Certains observateurs disent que les américains n’ont jamais été si divisés. A cause notamment des candidatures démocrates symboliques. C’est la première fois dans l’histoire américaine qu’un métis et une femme se disputent, et aussi farouchement, un tel «prestige». S’agit-il d’une réussite d’Obama ou de ‘médium Obama’ ?

Obama a été découvert en 2004. Suite au «Grand speech» qu’il a prononcé lors de
la Convention démocrate, où il a déclaré solennellement qu’ «il n’y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche, une Amérique hispanique. Il y a une Amérique des Etats-Unis». Le quotidien français, Libération, attribue à un commentaire d’alors que «jamais, depuis un demi-siècle, le parti démocrate n’avait connu si bon orateur». Obama s’est imposé avec autant de symboles : jeune, noir, fils d’un immigré, d’origine musulmane, qui a passé une partie de son temps en Indonésie, où il a appris une partie du Saint Coran, qui «fumait de la marijuana pour cacher son spleen», selon ses amis d’antan… La presse n’a pas mis longtemps, selon Libération toujours, à le comparer à l’ex-Président John Kennedy, issu de la minorité catholique, né d’une famille d’origine irlandaise.

En février, il s’est déclaré candidat. Début avril, les fonds démocrates commencent à lui tomber sur la tête. Il obtient 26 millions de dollars contre 25 millions pour son adversaire Hillary Clinton, l’ex-First Lady. En juin, il obtient une majorité de 2135 parmi les «Super délégués», contre 1925 voix pour sa concurrente Hillary Clinton. Celle-ci, n’ayant aucune chance de repasser devant, a déclaré «suspendue» sa campagne. Elle a annoncé qu’elle apporterait, dès samedi, son soutien à Obama. Apprenant la nouvelle, Obama a déclaré «notre heure est arrivée». Il s’est aussitôt penché sur le choix de son vice-président. Le nom de Hillary Clinton circule déjà comme le plus probable. Bien que Clinton a fait allusion qu’elle préférera rester le chef de fil démocrate dans le Congrès.

L’avocat qu’il est promet de restreindre les émissions de gaz à effet de serre et de mettre fin à la guerre en Irak. Il tient à déclarer qu’il n’est pas opposé à toutes les guerres, mais «il est contre les guerres idiotes». Bien que pour lui «la politique n’est pas un jeu».

Rappelons que l’un de nos «journalistes prophètes» a prédit que le mandat actuel de Bush n’expirerait qu’en 2010. Pour lui, la candidature sérieuse d’Obama donne plus d’authenticité à sa prophétie. Wait and see  (Avec des Agences de presse).

 

MEUH : une visite du Chef
Le Premier ministre, Yahaya Ould Ahmed El Waghf, a visité, jeudi matin, le Ministère de l’Equipement, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Il a tenu, par la suite, une réunion avec le ministre, Mohamed Ould Bilal et ses principaux collaborateurs pour s’informer de la situation au niveau du département et des difficultés qu’il rencontre.

Ould Ahmed El Waghf a indiqué, dans une allocution prononcée lors de la réunion, que le choix de ce ministère, après celui de l’agriculture et de l’élevage, est loin d’être fortuit. Mais, le choix, dit-il, s’explique par l’importance que revêt ce ministère dans les priorités du gouvernement

Il a ajouté que le département de l’équipement souffre de plusieurs insuffisances qui nécessitent des solutions urgentes. Notamment au niveau de la capitale, Nouakchott. Où la situation demande la conjugaison des efforts de tous pour atteindre les objectifs fixés. Il a, par la suite, loué les efforts fournis par le ministère au cours de l’année passée. Il a émis le voeu de voir ces efforts se poursuivre avec plus d’entrain et d’efficacité. Il s’est déclaré disposé à faire l’effort nécessaire pour mobiliser les ressources pour cela. Le Premier ministre a indiqué que les différents départements doivent oeuvrer à donner une image positive de l’accomplissement de leurs missions. En restant attachés aux valeurs mauritaniennes authentiques qui prônent de servir les citoyens et de veiller à la bonne gestion des biens publics. Il s’est dit convaincu que le département dispose des cadres compétents nécessaires pour atteindre cela. Il a indiqué que l’évaluation du travail de chacun sera faite en fonction de la compétence et de la productivité. Précisant, dans ce cadre, qu’aucun comportement allant à l’encontre de ces orientations gouvernementales ne sera pardonné. Il a souligné que le pays vit un nouveau système politique avec un gouvernement dans lequel participent plusieurs formations politiques. Que ces ministres travaillant en équipe et non en fonction de l’appartenance à des partis. Ils ne se différencient, dit-il, que par les missions qui leurs sont confiées ou leurs rendements. Il a souhaité que cette méthodologie soit claire pour tous.

Le Premier ministre a également abordé le manque des infrastructures de base et des bâtiments publics et l’inadéquation de ceux qui existent avec les critères requis. Précisant que les mesures qui ont été prises se caractérisent par la lenteur. Il a appelé au lancement de grands chantiers pour pallier ces insuffisances et pour créer de nouvelles opportunités d’emplois. Il a demandé des explications sur le plan d’urbanisme, approuvé il y a quelques années, et qui n’est pas encore entré dans la phase d’exécution.

Il a indiqué que l’entretien nécessite d’abord le suivi et l’obligation faite aux privés qui s’en occupent de respecter les clauses des contrats passés avec eux. Il a reconnu que l’assainissement de la ville de Nouakchott connaît une amélioration appelant tout de même à ce qu’un tel progrès se poursuive et s’améliore.

Le ministre, Mohamed Ould Bilal, a par la suite, fait une déclaration à la presse avant de répondre aux questions qui lui ont été posées. Il a précisé que la visite effectuée par le Premier ministre à son département a permis d’exposer le programme de la politique du gouvernement en matière d’équipement, d’urbanisme et d’habitat. Il a indiqué que le Premier ministre avait insisté sur la nécessité d’aller vite dans l’exécution de ces programmes et d’écouter les avis des citoyens. Notamment en ce qui concerne la réorganisation des quartiers périphériques, les problèmes de l’habitat, en plus de la préparation d’un programme global pour les bâtiments administratifs. Il a indiqué que le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’appliquer

la Loi. Notamment le code d’urbanisme et la réglementation générale en matière d’habitat.

Le ministre a ajouté que la réunion a aussi évoqué la faiblesse des ressources humaines et financières. Précisant que le Premier ministre a promis d’aider dans la résolution de ce problème par le recrutement et la formation du personnel.

Auparavant, le Premier ministre avait écouté un exposé sur le département. Lequel exposé a été présenté par
la Secrétaire générale du ministère. D’autres exposés on été présentés par les responsables du Projet de Développement urbain (PDU), du Projet de l’Habitat urbain (PHU), de
la Socogim, de l’AMEXTIPE, de l’Etablissement pour
la Restructuration et
la Construction de la ville de Tintane.

AMI 

Hausse attendue des prix du carburant 

Selon des sources bien informées, une hausse, atteignant 10 à 15%, du prix du litre du carburant à la pompe va s’opérer d’ici peu. Cette hausse attendue élèverait le prix du litre à plus de 260 ouguiyas. Ce qui risque de mettre mal à l’aise les automobilistes mauritaniens. Ceux-ci payent déjà 253 ouguiyas pour le litre de gasoil.

Selon les observateurs, cette hausse serait une conséquence de l’augmentation du prix du brut sur le marché international. Elle pourrait continuer à se faire progressivement pour atteindre les 300 ouguiyas en 2009.

ANI 

Mauritanie-Maroc :
Visite de Sa Majesté et signature d’un protocole d’accord dans le domaine du transport


La Mauritanie et le Maroc ont signé, samedi, à Nouakchott, un protocole d’accord dans le domaine du transport. Dont le but est d’instaurer un partenariat stratégique entre les deux pays dans ce domaine. Le protocole d’accord a été signé, côté mauritanien, par le secrétaire général du ministère des transports, Ahmed Ould Fghih, et, côté marocain, par le Directeur général de l’Agence nationale des Ports du Maroc, Mohamed Jemal Ben Jelloun.

Le protocole d’accord prévoit une formule de coopération technique entre les deux pays dans le domaine du transport et de la sécurité routière. Le texte final sera soumis incessamment aux instances spécialisées dans les deux pays pour approbation.

Les deux parties ont réitéré leur volonté de mener une étude sur un accord relatif à l’organisation du transport international des personnes et des biens. L’accord a été proposé par le Maroc. Il sera soumis à la grande Commission mixte mauritano-marocaine de coopération.

Les deux parties ont déclaré être tombées d’accords sur plusieurs volets spécifiques comme la surveillance du transport, l’apprentissage de la conduite et l’organisation du transport routier. Elles ont convenu de redynamiser le jumelage du port autonome de Nouadhibou avec le port d’Agadir, signée en 2002, la création d’un système de surveillance du mouvement des bateaux dans la baie de Nouadhibou, en plus d’un appui technique marocain au port autonome de Nouakchott et d’un échange d’expériences.

AMI

 

Source :
La Tribune n°403







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