Lions Club en Mauritanie :des Portes ouvertes :

29 05 2008

Lions Club en Mauritanie : 

Des Portes ouvertes : 

 

Le Lions Club international (District 304 A, Zone 111) a organisé les 14 et 15 mai au Centre culturel français des «Portes ouvertes» sur le Lionisme dans le monde et en Mauritanie. L’inauguration officielle des activités s’est déroulée en présence du Secrétaire général du ministère de la santé et du Responsable de la communication du même ministère. La première journée a été réservée aux visiteurs et élèves des écoles, pour découvrir le Lions Club international dans le monde et en Mauritanie à travers une exposition de photos. La deuxième journée a connu plusieurs activités. Notamment une présentation du Lions Club international accompagnée de projections de diapositives, une intervention du représentant des bénéficiaires, visites de l’exposition par les officiels, une conférence sur le Lions club international accompagnée de projections cinématographiques, une conférence de presse animée par le Président de
la Zone 111 et par les présidents des trois club Lions en Mauritanie….

 

 

Le «nous servons» en Mauritanie 

Le 7 janvier 1917, 27 clubs d’affaires se sont réunis à Chicago, sur l’initiative de Melvin Jones qui croyait que «on ne va pas bien loin si l’on ne fait pas quelque chose pour quelqu’un d’autre». Les clubs réunis se sont mis d’accords sur le principe de Jones. Ils ont mis sur pied un «Lions Club». Pourquoi lions ? Parce que le lion est un «animal qui symbolise la fore, le courage, les hauts faits et les grandes réalisations….». Pour eux, la part du lion des biens du monde doit revenir aux nécessiteux.

Le Lions Club a pour devise «liberté et intelligence sont la sauvegarde des nos Nations». Il a pour devise «nous servons». Sa première convention, Convention de Saint-Louis, remonte à 1918. En 1920, il prend son caractère international en s’implantant au Canada et au Mexique. Ainsi, il est devenu le Lions Club International. Aujourd’hui, le nombre de ses adhérents est estimé à plus de 1.400.000, dont 500 mille en Afrique. Le Maroc et l’Algérie sont les premiers pays africains conquis par le Lions Club International. C’était en 1953. En 1963, c’est au tour de
la Mauritanie de connaître le militantisme lionniste.

En effet, des français, travaillant dans
la Miferma, ont créé alors le «Club de Nouadhibou», premier Lions club en Mauritanie. Il est parrainé par «Brazzaville Doyen», qui est lui-même filleul de «Casablanca». Est-ce parce que le Maroc ne reconnaissait pas à l’époque l’Etat mauritanien ?

Le lionisme se propage à Nouadhibou grâce aux cadres français de
la Miferma et de
la SNIM ensuite. Et ce n’est qu’en 1975 que la contagion a touché Nouakchott. Mais, l’afflux du lionisme à Nouakchott a coïncidé avec un reflux à Nouadhibou. En 1984, le «Club Nouadhibou (devenu entre-temps) Doyen» a disparu tout simplement. Et les multiples tentatives de lui donner une résurrection sont tombées dans l’eau.

A Nouakchott, le premier club créé est «le Club Nouakchott», parrainé par le «Club Nouadhibou Doyen». Il est créé en 1975. Et contrairement à son parrain, la fondation du «Club de Nouakchott» a connu une large participation des citoyens mauritaniens. Notamment Ba Bocar Alpha, Abdoulaye Ndiaye, Abdellahi Ould Sidiya, Sid’Ahemed Ould Taya…. Ce qui a facilité le passage du message Lioniste dans les milieux mauritaniens. Le Club de Nouakchott a attiré un nombre important des cadres du monde des affaires, de la haute administration et des professions libérales. Fin 1981, il décide la création et le parrainage du club lioness «
La Rose des sables». Mais la remise de la liste finale des 14 membres du club proposé n’ait lieu qu’en juin 1983. «
La Rose des Sables» n’obtient son récépissé qu’en 1983. En 1992, le lioness club «
La Rose des sables» devient «Lions Club Féminin». Et en 2001, il devient club mixte avec la création des «Compagnons de Melvin Jones»

En 1990, les Lionistes décident de créer un autre Lions club, nommé «
La Caravane». Et 10 de ses 11 membres fondateurs sont des mauritaniens. On compte parmi eux Ahmed Ould Hamza (président de
la CUN) et Dicko Soudani (Directeur de l’AMI). En 1992, le premier Leo Club mauritanien, nommé «Oasis», est né. Par la suite, le «Club de Nouakchott» obtient de Board (le Conseil international d’Administration) l’autorisation de s’intituler «Lions Club Nouakchott Doyen». En 1998, «
La Rose des sables» crée le deuxième Leo Club mauritanien. Il s’appelle «Le Palmier». En 2004,
la Caravane crée le troisième Leo Club. C’est le «Sahel».

Le puzzle du Lionisme mauritanien se constitue avec un club Doyen, trois Lions Club et trois Leo club. On estime à quelque 100 membres le nombre de leurs adhérents. 

 

«La vue d’abord» : 

«La vue d’abord», SightFirst, est un projet très cher au Lions club international. En 1925, Helen Keller a lancé aux lions le défi de devenir les «Chevalier des non-voyant». Depuis, la sauvegarde de la vue est devenue un pionnier du lionisme. En 1930, le Lions Georges Boham a mis au point «la canne blanche». Par la suite, le Lions Club a imposé aux autorités américaines un certain nombre de lois de sécurité de la canne blanche. Ces lois seront reconnues mondialement plus tard. En 1939, les Lions fondent la première école de dressage des chiens-guides d’aveugles. En 1940, le Lions club a contribué à l’établissement, à New York, de la première banque des yeux dans le monde.

En Mauritanie, «la vue d’abord» a injecté 180 millions d’ouguiya pour lutter contre les maladies de vue. Le Lions Club international est, selon ses adeptes en Mauritanie, le principal donateur des financements de la lutte contre la cécité en Mauritanie.

En 1998, les Lions Club mauritaniens ont remis à
la Fondation du Lions Club international (LCIF) une requête de financement du Programme national de Lutte Contre
la Cécité en Mauritanie, émise par le ministère de la santé et des affaires sociales. En 1999,
La LCIF débloque une première subvention de 79.345 dollars US pour «une campagne de sensibilisation, dépistage au niveau des écoles, lutte contre la cataracte et formation du personnel spécialisé pour ces interventions». Deux mois après, les résultats sont manifestes : dans le seul centre d’El Mina enregistre 1057 consultations ophtalmiques. Au Teyarett, on a réalisé 876 actes chirurgicaux dont 288 pour la cataracte.

En 2000, la population de Nouakchott a bénéficié de 10.000 consultations, de 1000 opérations à globe ouvert, et 300 actes de petite chirurgie. A Kaédi, le nombre des consultations atteint 250, et celui des opérations 52. A Aïoun et à Néma…. les chiffres parlent d’une «réussite remarquée». En 2001, les mêmes chiffres ou presque…

En 2002, «la vue d’abord» débloque la deuxième subvention. Elle est de 212 mille dollars américains. Elle a pour objectif d’apporter «l’équipement d’un bloc opératoire à Aïoun, la fourniture de consommables chirurgicaux à Atar, à Kaédi et à Nouakchott, le dépistage du trachome dans les régions de l’Adrar et du Tagant, l’achat d’un véhicule 4×4 pour permettre des missions mobiles d’interventions»…

En 2005, une troisième subvention d’un montant de 87.000 dollars américains est décidée par «la vue d’abord». Elle doit contribuer à la lutte contre le trachome, avec des enquêtes à l’Assaba, au Brakna et au Trarza ; ainsi que des enquêtes, des dépistages et des interventions chirurgicales mobiles dans les deux Hodh, à Gorgol et à Guidimagha.

En 2006, «la vue d’abord» accorde sa quatrième subvention. Elle remonte à 235 mille dollars. Elle doit aboutir à une campagne de «dépistages du trachome, d’opérations de cataractes, de missions chirurgicales itinérantes, et de fournitures de médicaments et des consommables opératoires».

 

 

Devant la presse 

La conférence de presse, prévue initialement à 18h30, prend un retard. Il ne débute que vers h. Une table est installée sur la scène de la salle du spectacle au Centre culturel français. Le Président de
la Zone 111, Amadou Mamadou Ba, est au centre pour animer le débat. Il est entouré par Macoumba Fall (Président du Lions Club Doyen), Fodié Diagana (Président du Club Caravane), Sow Mohamedou (Président du Club
la Rose des Sables) et Joël Pichot (architecte et membre très actif du Lionisme en Mauritanie). Le Président, Ba, présente un exposé sur «les club Leo et les jeunes). Puis, les questions des journalistes sont les bienvenues.

Première question : quelles sont les raisons exactes de cette renaissance brusque du lionisme en Mauritanie ? «Pas de renaissance lioniste», dit Ba Amadou Mamadou, «nous sommes méconnus par la plupart des mauritaniens, et il faut convenir avec nous qu’il y a beaucoup de tabous». Il a fait allusion à cette diabolisation dont le Lions Club international est victime, où il est qualifié tantôt de «secte» qui agit dans une opacité totale, tantôt de «franc-maçon»… C’est vrai, dit Ba, c’est la première fois qu’on organise des Portes ouvertes sur le Lions Club en Mauritanie, malgré que nous sommes là depuis 45 ans. Mais, ajoute-t-il, nous avons toujours travaillé pour les nécessiteux.

Pour Fodié Diagana «si on a passé 45 ans sans organiser des portes ouvertes, ce n’est pas parce qu’on n’a pas fait des communications. Nous avons organisé beaucoup d’activités, mais la médiatisation attendue de ces œuvres n’a pas été faite». Avant de se demander si c’est la «faute» des Lionistes ou des journalistes. En tout cas, il y a, dit-il, «une tradition, dans ce pays, que nos convictions ne nous permettent pas de faire, c’est de dire à un journal, ou à un journaliste, ou à une agence de presse, de venir couvrir ses activités et, en contrepartie, on fait une rémunération». C’est contraire, ajoute-t-il, à l’approche et à la conception du Lions Club…

C’est, également, une tradition dans ce pays de justifier son échec en communication par un manque de collaboration de la part de la presse. Et à chaque fois, les initiateurs disent que la presse exige une contrepartie, alors que leurs principes à eux leur interdisent d’y soumettre. Dans notre cas, Diagana a certainement oublié que ses amis ont recouru au vieil adage «vous me grattez le dos et je vous gratterez le vôtre» pour médiatiser leurs Portes ouvertes. Et malgré cela, trois journaux seulement sur dix invités ont accepté d’y répondre favorablement. A qui la faute ? Question à mille francs.

Mechri Ould Rabbani

 

 

Source :
La Tribune n°401

 


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Une réponse à “Lions Club en Mauritanie :des Portes ouvertes :”

  1. 25 08 2013
    Pierre ROTTA (21:14:08) :

    Dans la période 1975/1979, j’étais membre de LIONS (1 seul club à Nouakchott), Directeur de la SMAR, assurance et réassurance et consul honoraire de Belgique. J’ai maintenant 79 ans. Nous recherchons mon épouse et moi la trace d’une ancienne collègue, secrétaire à la SMAR, et dont nous n’avons de le prénom « Mireille ». Ceci est un une bouteille à la mer, mais peut-être un ancien pourrait trouver quelque chose. J’espère.
    Après Lions Longchamps à Paris, j’étais à Lions Doyen à Mulhouse, où nous vivons, mais j’ai dû abandonner pour raison de santé. Je souhaite bonne chance à vos activités dans le Lionisme. Pierre ROTTA 25 08 2013

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