Des populations de la vallée réclament leurs terres

29 05 2008

 

 

 

Des populations de la vallée réclament leurs terres

 

Le 25 mai 2008, les organisations du forum des droits de l’homme (FONADH) ont organisé un point de presse pour dénoncer la spoliation des terres de cultures des populations de Mbagne dans le département du Brakna. Leur porte parole Sy Moussa Harouna, suppléant du sénateur de Mbagne et représentant des communautés de Ndiawaldi Mango et de Garlol, a déclaré que depuis 1996 les 19 terres de cultures au niveau de
la Chamama, qui ont chacune un nom et un chef, ont fait l’objet de spoliation. « A l’époque l’armée est venue occuper les terres à la surprise générale. Quand les populations ont réagi, les militaires les ont menacés. Les populations ont adressé régulièrement un courrier aux autorités », a-t-il déclaré avant de préciser que « les terrains de culture ont été vendus par Sidi Mohamed Ould Vayda, alors commandant de la base militaire de Bababé  à Mohamed Ould Jouly avec la complicité des Walis du Brakna, à l’époque Ould Boilil et Hassane Ould Maouloud».

Les faits remontent au 4 avril1996, où le Wali  du Brakna aurait accordé à Ould Vayda 300 ha de terres cultivables.

Les populations ont ainsi relevé que « pour contourner les dispositions des textes réglementant les compétences de l’autorité régionale en matière d’attribution des terres en zone rurale, le Wali a morcelé ces 300 hectares en 10 lots de 30 hectares, pour les vendre chacun à 40 000 UM. » Elles ajoutent que ces terres ont été cédées  à 10 personnes, dont neuf fictives. La preuve : « Les dix contrats de vente portent les  mêmes signatures qui se trouvent  être celles de Sidi Mohamed O/ Vayda et Mohamed Ould Jouly. » et que « seul le contrat au  nom  de  Sidi Mohamed O/  Vayda et Mohamed Ould Jouly porte les indications d’identité  (numéro de passeports des intéressés) ».

De plus les populations mentionnent dans une déclaration, dont copie a été mise à la disposition du Fonadh, que « les décisions d’attribution délivrées par le Wali, ainsi que les contrats de vente entre Ould Jouly et tous les prétendus propriétaires ont été signés à la même date, le 4 avril 1996, par Monsieur OUL VAYDA et Mohamed OULD JOULY ». Le porte parole des populations a rappelé que leurs  terres issues du régime de l’AOF ont été immatriculées  au registre N°4 du livre foncier de la subdivision de Boghé. Selon lui la conservation des livres fonciers est de la responsabilité de l’Etat. « Les  terres  ne sont pas des terres mortes ni des terres vacantes, elles ont toujours été exploitées, les traces de culture étaient visibles au moment des faits ».

Sarr Mamadou, parlant au nom du FONADH a rappelé pour sa part que parmi les propriétaires de ces terres, il y a des réfugiés qui sont revenus ou sur le chemin duretour. Aussi est-il loisible que le problème soit résolu de manière efficace et responsable afin de rétablir les populations dans leur droit. A-t-il dit. Le FONADH qui a publié une déclaration dans ce sens a rappelé que « le régime déchu, à la faveur du chauvinisme d’Etat, a laissé des administrateurs peu scrupuleux procéder à des distributions de terres ancestrales de paysans sans défense, à des hommes d’affaires, des fonctionnaires civils et militaires, qui ne les mettent pas en valeur, de surcroît. » 

Par ailleurs, les organisations de droits de l’homme, regroupées au sein du FONADH, ont salué ce qu’ils ont appelé le sens profond de responsabilité des populations de Garlol et Diawaldi Mango ; lesquelles ont usé des moyens de pacifiques pour sensibiliser les autorités sur leur situation. Elles ont par ailleurs dénoncé  « l’attitude irresponsable des administrateurs impliqués et la cupidité inqualifiable de l’homme d’affaires incriminé ». Et tout en mettant en garde les responsables de l’administration territoriale contre tout développement d’une situation qui pourrait menacer la paix et la sécurité dans la zone, le Fonadh a lancé un appel solennel aux autorités gouvernementales, pour trouver une solution juste et durable à cette question, conformément aux principes sacro saints de protection des personnes, de leurs biens et des déclarations claires et précises du Président de
la République à ce sujet. 

 

 Listes des  terrains  et de leurs propriétaires

Dénomination du terrain

Nom du chef de terrain

1. Soldialé védou

2. M’bow M’baba

3. Koucouguel

4. Thialbadal

5. Barol Hel Gona 

6. Soldialé Yirlabé 

7. Kenba jola 

8. Bari An anbé

9. Toulal

10. Bossori

11. Houndal

12. Pale Dialloubé

13. Lévé kessé

14. Nawré

15. Wahil soosobé

16. N’joobite Soulé Sogui

17. Pâlé Dianfal

18. Maa n’goula

19. Jibal

 

 

Abdoulaye Saidou

Abou khalidou

Alhousseyni Lougué

Thierno Baidi Diallo

Abdoulaye Ibra

Oumar alassane

Hamadi Adama

Harouna Mamadou

Baba Bari

Alassane Mama Hott

Alassane Demba

Ousmane Samba

Tidjiane Diannder

N’dongo Moctar Mamadou

Sow Daouda Oumar 

Thiam  Amar Diagaraf 

Dieye Alassane 

Hamidou Badara 

Sall Hamath Samba 

 

 

Compte rendu Kissima 

 

 

 Source : La Tribune n°401

 

 

 

   


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