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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

29052008

 

 Partis politiques, associations etc. :Avez-vous un but ? 

 

Si l’on suppose qu’«il y a bien un but », peut-on admettre «qu’il n’existe aucun chemin qui y mène ». Franz Kafka nous fait savoir qu’aucune route ne devait être la bonne. Néanmoins, on est tenté de penser que Kafka avait tort. En effet, la problématique du but organisationnel reste encore non tranchée. En principe la difficulté consiste à déterminer si les organisations ont des buts ou si cela concerne seulement leurs membres. 

Certes, les individus peuvent se ressembler au sein de la même organisation, parce qu’il partage le même but, mais il se peut que chacun des membres incarne une vision différente, ce qui rend le processus d’élaboration d’un but commun plus complexe. Donc «le but des organisations (politiques ou associatives) serait-il  d’assurer le bien-être de la population ou les intérêts de certains groupes d’influences ? ». Et comment peut-on évaluer un tel but ? 

La réponse à une telle question suppose une définition des objectifs des organisations en question. Ceci nous renvoie à une détermination pure et nette de la vraie définition du but. Dans un cadre «logique», définir un but amène à se demander le pourquoi de l’existence de l’ensemble organisé et déterminé, ensuite les facteurs clés de sa réussite afin d’élaborer un plan d’action basé sur des critères d’évaluation bien précis. Ne s’agit-il pas d’essayer de formuler des objectifs qui collent, avec cette prétendue notion de bien-être des adhérents ou chercher une autre vocation des organisations peu performantes? 

Le concept des adhérents demeure, en ce sens, essentiel pour la détermination de la mission des organisations opérant dans le domaine politique ou associatif. Pour que ces organisations soient efficaces, il faut impérativement cibler une approche participative de la prise de décision. Celle-ci consiste à impliquer, de plus en plus, les adhérents dans les activités de l’organisation. Ces derniers, pour qu’ils soient impliqués, doivent eux-mêmes sentir le besoin d’appartenir à l’ensemble organisé. D’où l’intégration d’une dimension anarchique de l’organisation de la base partisane ou associative. 

L’anarchie consiste, dans cette perspective, à faire participer l’ensemble des parties prenantes à la prise de décision. 

L’écrivain Mansour De Grange nous confirme que  «le quartier est  une bonne illustration de l’anarchie décisionnelle. Il faut, dans cette lancée, subdiviser les quartiers en sous- système de 50 maisons pour mieux maîtriser le besoin quotidien de la population ». En suivant cet ordre, la base sera en mesure de résoudre les difficultés de la gestion quotidienne. Il ne s’agit pas de l’organisation communale. Mais d’une organisation plus minuscule, qui permet de bien cibler les objectifs des petits groupes et d’entreprendre les actions nécessaires pour les atteindre. Pour ce faire, les sous-groupes devraient avoir l’aptitude d’élire les policiers, les pompiers etc. Les autorités centrales et les bailleurs de fonds  doivent être considérés, ici, comme étant des parties prenantes. Ils peuvent financer les projets du sous-groupe, assister à la réunion, participer à la prise de décision et laisser les personnes les plus proches de la base prendre en charge la gestion de la petite cité. 

Dans le cadre des partis politiques, l’intégration de cette approche est un peu difficile. Car, l’idéologie et la domination des clans, qui guident les partis politiques, ne sont, que rarement, une source d’union basique. 

En tout état de cause,   chaque fois que le groupe s’élargit vers un sous-système plus grand, le sous-ensemble devient complexe. Le groupe réduit doit donc être le socle de l’organisation du parti politique, de la  commune, de l’association, du département administratif etc.    

Par ailleurs, si l’on se borne à penser que le  but d’une telle organisation se limite à répondre à des préoccupations décisionnelles au niveau hiérarchique, l’évaluation de l’action de l’ensemble organisé va être difficile. 

A cet égard, nous  pouvons confirmer que les organisations à but non lucratif, appartiennent au système qu’imposent certaines règles en fonction d’un but qui n’est pas forcément partagé par  l’ensemble des intervenants politiques ou associatifs. Mais, il doit y avoir quelque chose au fond de la base organisée, et cela d’une manière spontanée, qui la  pousse à être émancipée : c’est, en quelque sorte, la raison d’être de l’ensemble organisé.                  

 

 

 m_barrada@yahoo.fr 

 

Source :
La Tribune n°401 




Yokohama : ouverture du 4ème Sommet mondial sur le développement de l’Afrique

29052008

Yokohama : ouverture du 4ème Sommet mondial sur le développement de l’Afrique

Le 4ème sommet mondial sur le développement de l’Afrique s’est ouvert mercredi à Yokohama en présence du président de la République, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, de plusieurs dirigeants africains et du Premier ministre japonais.

A cette occasion le Président de la République a prononcé le discours suivant:

« Honorables Participants,

Permettez-moi tout d’abord, M. le Premier Ministre, de vous exprimer mes sincères remerciements et ma profonde gratitude, pour l’hospitalité généreuse, dont ma délégation et moi-même sommes l’objet depuis notre arrivée dans votre beau pays.

La tenue de cette Quatrième Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique au Japon témoigne de votre engagement en faveur du développement de l’Afrique, processus au cours duquel vous n’avez cessé de jouer un rôle primordial depuis le lancement de l’initiative en 1993. Votre statut de troisième premier pourvoyeur de l’aide publique au développement en faveur des pays africains confirme la force de cet engagement.

Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Honorables participants,


L’organisation de ce sommet, sous le thème «  Vers une Afrique qui gagne, un continent de l’espoir et de l’opportunité « , est à la fois une reconnaissance des progrès accomplis par notre continent et le témoignage d’un optimisme réel quant aux perspectives de développement de celui-ci.

Mais nous savons que pour gagner, pour donner un espoir réel à ses peuples, pour offrir des opportunités attrayantes à ses fils et à ses partenaires, l’Afrique doit être capable de créer suffisamment de richesses et de vaincre la pauvreté. Elle doit être capable de créer suffisamment d’emplois pour résorber le chômage et suffisamment de profits pour attirer les investissements. Seule une croissance économique vigoureuse et soutenue est à même de réaliser ces objectifs. Il faut donc accélérer la croissance.

Pour y parvenir, il convient à la fois d’assigner un rôle moteur au secteur privé, et de s’employer à promouvoir l’investissement privé et le Partenariat Public Privé. Cela exige que nous relevions au moins les trois défis suivants :

Il y a en premier lieu le défi de la sécurité et de la stabilité politique sans lesquelles aucun développement significatif ne peut être mise en oeuvre avec succès.

Il est heureux de constater qu’il y a de plus en plus d’africains qui sont convaincus que seule la démocratie apporte cette sécurité et cette stabilité. On ne peut, dans ce contexte, que se réjouir des résultats significatifs obtenus par l’Union Africaine en matière de préservation et de défense des acquis démocratiques d’une part, de prévention et de gestion des conflits internes au continent, d’autre part.

Mesdames et Messieurs,


Ne sous-estimons cependant pas les risques de déstabilisation qui menacent les jeunes démocraties africaines. Ces risques sont bien réels et ils s’aggravent chaque fois que les conditions de vie des populations se dégradent. Les troubles sociaux observés çà et là, suite à l’augmentation vertigineuse des prix de certaines denrées alimentaires en constituent une préoccupante illustration.

La réponse à ce genre de situations est à rechercher dans l’accélération de la croissance économique et seulement dans celle-ci. En effet, les tentatives de limitations de l’expression des libertés publiques, même si celles-ci s’expriment parfois de façon excessive et parfois perverse dans de pareilles circonstances, doivent être résolument écartées par nos gouvernements.

Il ne fait aucun doute aujourd’hui, que le meilleur rempart contre l’instabilité politique et les tentatives de déstabilisation de tous genres est la poursuite de l’ancrage d’une démocratie réelle. La véritable force d’un régime politique réside dans sa légitimité. Le Second défi est celui de la Bonne Gouvernance. Pour créer les conditions propices à l’accélération de la croissance, les états africains n’ont d’autre choix que celui d’être des états de Droit, forts par le Droit, pratiquant une gestion publique transparente et luttant sans merci contre toute forme de corruption.

Le Troisième défi se rapporte au système éducatif et aux infrastructures de base. La maîtrise de la science ne favorise-t-elle pas le développement? Les nations développées ne l’ont-elles pas été grâce à la maîtrise des progrès technique et scientifique? L’histoire des faits économiques est édifiante à ce sujet. La Révolution Industrielle en Europe était une conséquence immédiate des grands bouleversements scientifiques et, ici, dans l’empire du Soleil Levant, le prodigieux essor sous l’ère « Meiji » trouve son explication dans le niveau exceptionnel d’éducation du peuple Japonais.

En Afrique, nous avons besoin d’un véritable transfert de technologie et seule une politique éducative appropriée et une coopération efficace dans les domaines scientifiques et techniques nous permettront de rendre durable la dynamique de croissance enregistrée par la majorité des pays du continent, au cours des dernières années.

La croissance économique nécessite, aussi, pour être vigoureuse et durable, des infrastructures de base. Hélas, dans notre continent, ces infrastructures sont, soit inexistantes, soit obsolètes ou vétustes. Les financements jusqu’ici mobilisés restent largement en deçà des besoins et il devient impératif que les Etats s’associent avec le secteur privé dans le cadre d’un partenariat confiant pour mobiliser les ressources manquantes. C’est seulement à cette condition que notre continent pourra se doter d’infrastructures structurantes.

Mesdames, Messieurs,


Une étape importante dans la voie de l’intégration économique a été franchie à travers la création de l’Union Africaine. Celle-ci doit faciliter l’accélération du processus de mise sur pied de la Communauté Economique Africaine, avec la concrétisation d’une vision commune d’une Afrique prospère, unie et forte. La vigueur, la durabilité et l’étendue de la croissance économique dans chacun de nos états seront tributaires de cette intégration à laquelle nous devons oeuvrer sans relâche.

Mesdames, Messieurs,


Je suis convaincu que les recommandations de la présente TICAD aideront notre continent dans la réalisation de l’objectif qu’il poursuit, à savoir une croissance économique forte et durable, au service de la paix entre les peuples.
Je vous remercie de votre attention. »

AMI

 

Info source :  Agence Mauritanienne d’Information




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

29052008

 

 

On ne peut passer une semaine sans un accident mortel. La semaine dernière, ce fut l’horreur. Avec d’abord cet accident sur la route d’Akjoujt qui a emporté cinq personnes dont la fille du vénéré Ely Cheikh Ould Momme. Avec ensuite l’autre hécatombe sur la route de Nouadhibou avec six morts. Avec entre-temps, tous les chocs, tous les mutilés, blessés, traumatisés, tous les dégâts matériels qui se seront produit en une semaine.

Comment arrêter ou limiter ce ‘fléau’ qui emporte plus de Mauritaniens que le choléra, la fièvre jaune ou même le Sida ?

Il y a quelques années, nos partenaires européens avaient financé une campagne de sensibilisation très sommaire malgré l’enveloppe consacrée. C’était la faute aux autorités de l’époque. Une époque – il faut toujours le rappeler – qui bénissait la dilapidation des biens de ce peuple. Une époque où la mort de plus de cent personnes en même temps, n’émouvait pas les maîtres.

Nous avons – je crois – changé d’époque (au moins). Il est temps de prendre les choses au sérieux.

Quelles sont les causes des accidents ? La première cause est la vitesse. Seule la sensibilisation et l’application stricte de la réglementation peut permettre le respect des normes en la matière. La deuxième cause est certainement la vétusté du parc automobile. Seule la réhabilitation de l’exigence de la visite technique peut améliorer la situation du parc. La troisième cause est l’état des routes. Cela va de l’étroitesse des voies aux nids de poules, à l’absence de signalisations, aux mauvais tracés…

On espère, je suis sûr quant à moi, que le ministère des transports va désormais s’occuper de sécuriser nos routes en limitant les dégâts et en concevant des politiques à même de changer la donne.

Restent les autres intervenants. Les postes de contrôle de police, de gendarmerie et des douanes. Les derniers n’ont rien à voir sur les routes intérieures. Gendarmes et policiers ne font pas leur travail. Ils sont là pour l’arnaque. Pour s’en convaincre, il suffit de rester 30 minutes à observer un poste. Les voitures surchargées passent. Celles dont les feux sont défectueux, dont les freins ne marchent pas, sans rétroviseurs, avec des pneus usés, sans assurance, sans extincteur… tout passe. Si le conducteur donne l’impression d’appartenir à cette classe d’intouchables qu’on appelle «patrons», à peine s’il s’arrête. Si par contre il ressemble à un citoyen quelconque, il passe au poste. C’est «le thé pour le poste». Le prix à payer varie selon les infractions. C’est ainsi que vous avez plus de cinq postes de contrôle sur la route de Rosso, près d’une vingtaine sur la route de l’Espoir, six sur celle de Nouadhibou, six sur celle d’Atar… et si on s’amusait à savoir combien de PV de contraventions ces postes ont effectué depuis dix ans ? Combien d’amendes ont-ils établies au profit du trésor public ? Combien de permis ont-ils retirés pour mauvaise conduite ? Je crois que l’autorité qui décidera de savoir l’apport de ces postes sera édifiée sur leur vraie nature.

C’est d’autant plus dangereux que l’on sait que ces postes n’ont jamais arrêté un recherché. Ni un dangereux criminel, ni un politique du temps où ils étaient pourchassés. Alors à quoi ça sert ?

Il y a quelques mois, la douane avait décidé de lever tous ses postes de contrôle sur les routes de l’intérieur du pays. la nouvelle direction avait vu juste en prétextant que ces postes coûtent cent fois plus qu’ils ne rapportent. Qu’en plus aucune législation ne permet à la douane de procéder à de tels contrôles qui doivent être confiés à la brigade douanière de la gendarmerie. Les routes sont devenues, un moment, l’espace de quelques semaines, fluides. Mais la quête de l’arnaque a été plus forte.

Ce qu’on demande aujourd’hui aux autorités, c’est de lever ces barrages qui donnent l’impression de passer une frontière de pays. D’instituer le contrôle inopiné de brigades mobiles et mieux équipées. D’accompagner cela par une campagne de respect des réglementations de la circulation à l’intérieur de Nouakchott. Placer des flics à tous les feux et les rétribuer selon le niveau d’émission des PV de contraventions. Trouver l’astuce et mener campagne contre les accidents de route. C’est insupportable de continuer à perdre les enfants du pays sans réagir.

 

Source :
La Tribune n°401




Des populations de la vallée réclament leurs terres

29052008

 

 

 

Des populations de la vallée réclament leurs terres

 

Le 25 mai 2008, les organisations du forum des droits de l’homme (FONADH) ont organisé un point de presse pour dénoncer la spoliation des terres de cultures des populations de Mbagne dans le département du Brakna. Leur porte parole Sy Moussa Harouna, suppléant du sénateur de Mbagne et représentant des communautés de Ndiawaldi Mango et de Garlol, a déclaré que depuis 1996 les 19 terres de cultures au niveau de
la Chamama, qui ont chacune un nom et un chef, ont fait l’objet de spoliation. « A l’époque l’armée est venue occuper les terres à la surprise générale. Quand les populations ont réagi, les militaires les ont menacés. Les populations ont adressé régulièrement un courrier aux autorités », a-t-il déclaré avant de préciser que « les terrains de culture ont été vendus par Sidi Mohamed Ould Vayda, alors commandant de la base militaire de Bababé  à Mohamed Ould Jouly avec la complicité des Walis du Brakna, à l’époque Ould Boilil et Hassane Ould Maouloud».

Les faits remontent au 4 avril1996, où le Wali  du Brakna aurait accordé à Ould Vayda 300 ha de terres cultivables.

Les populations ont ainsi relevé que « pour contourner les dispositions des textes réglementant les compétences de l’autorité régionale en matière d’attribution des terres en zone rurale, le Wali a morcelé ces 300 hectares en 10 lots de 30 hectares, pour les vendre chacun à 40 000 UM. » Elles ajoutent que ces terres ont été cédées  à 10 personnes, dont neuf fictives. La preuve : « Les dix contrats de vente portent les  mêmes signatures qui se trouvent  être celles de Sidi Mohamed O/ Vayda et Mohamed Ould Jouly. » et que « seul le contrat au  nom  de  Sidi Mohamed O/  Vayda et Mohamed Ould Jouly porte les indications d’identité  (numéro de passeports des intéressés) ».

De plus les populations mentionnent dans une déclaration, dont copie a été mise à la disposition du Fonadh, que « les décisions d’attribution délivrées par le Wali, ainsi que les contrats de vente entre Ould Jouly et tous les prétendus propriétaires ont été signés à la même date, le 4 avril 1996, par Monsieur OUL VAYDA et Mohamed OULD JOULY ». Le porte parole des populations a rappelé que leurs  terres issues du régime de l’AOF ont été immatriculées  au registre N°4 du livre foncier de la subdivision de Boghé. Selon lui la conservation des livres fonciers est de la responsabilité de l’Etat. « Les  terres  ne sont pas des terres mortes ni des terres vacantes, elles ont toujours été exploitées, les traces de culture étaient visibles au moment des faits ».

Sarr Mamadou, parlant au nom du FONADH a rappelé pour sa part que parmi les propriétaires de ces terres, il y a des réfugiés qui sont revenus ou sur le chemin duretour. Aussi est-il loisible que le problème soit résolu de manière efficace et responsable afin de rétablir les populations dans leur droit. A-t-il dit. Le FONADH qui a publié une déclaration dans ce sens a rappelé que « le régime déchu, à la faveur du chauvinisme d’Etat, a laissé des administrateurs peu scrupuleux procéder à des distributions de terres ancestrales de paysans sans défense, à des hommes d’affaires, des fonctionnaires civils et militaires, qui ne les mettent pas en valeur, de surcroît. » 

Par ailleurs, les organisations de droits de l’homme, regroupées au sein du FONADH, ont salué ce qu’ils ont appelé le sens profond de responsabilité des populations de Garlol et Diawaldi Mango ; lesquelles ont usé des moyens de pacifiques pour sensibiliser les autorités sur leur situation. Elles ont par ailleurs dénoncé  « l’attitude irresponsable des administrateurs impliqués et la cupidité inqualifiable de l’homme d’affaires incriminé ». Et tout en mettant en garde les responsables de l’administration territoriale contre tout développement d’une situation qui pourrait menacer la paix et la sécurité dans la zone, le Fonadh a lancé un appel solennel aux autorités gouvernementales, pour trouver une solution juste et durable à cette question, conformément aux principes sacro saints de protection des personnes, de leurs biens et des déclarations claires et précises du Président de
la République à ce sujet. 

 

 Listes des  terrains  et de leurs propriétaires

Dénomination du terrain

Nom du chef de terrain

1. Soldialé védou

2. M’bow M’baba

3. Koucouguel

4. Thialbadal

5. Barol Hel Gona 

6. Soldialé Yirlabé 

7. Kenba jola 

8. Bari An anbé

9. Toulal

10. Bossori

11. Houndal

12. Pale Dialloubé

13. Lévé kessé

14. Nawré

15. Wahil soosobé

16. N’joobite Soulé Sogui

17. Pâlé Dianfal

18. Maa n’goula

19. Jibal

 

 

Abdoulaye Saidou

Abou khalidou

Alhousseyni Lougué

Thierno Baidi Diallo

Abdoulaye Ibra

Oumar alassane

Hamadi Adama

Harouna Mamadou

Baba Bari

Alassane Mama Hott

Alassane Demba

Ousmane Samba

Tidjiane Diannder

N’dongo Moctar Mamadou

Sow Daouda Oumar 

Thiam  Amar Diagaraf 

Dieye Alassane 

Hamidou Badara 

Sall Hamath Samba 

 

 

Compte rendu Kissima 

 

 

 Source : La Tribune n°401

 

 

 

   




29052008

Qualifications CAN/MONDIAL 2010 : 

Sénégal décaisse 155 millions pour seul match alors que
la Mauritanie traîne encore le budget de 330 millions demandés par
la FFRIM
 

 

Pour les besoins pratiques du match Sénégal  - Algérie, l’État sénégalais  met les bouchées doubles. Une enveloppe de 155 millions a été décaissée et l’organisation confiée au comité de normalisation. Un test grandeur nature. Les administratifs mouillent le maillot de l’autre côté. Chacun joue sa partition. L’État, dans cette dynamique, n’entend pas être en reste. «Il a décaissé un budget prévisionnel de 155 millions pour une bonne organisation» de la rencontre devant opposer les Lions aux Fennecs le 31 mai. Du côté des organisateurs, on annonce une nouvelle touche tout en mettant l’accent sur la transparence. Les billets sont déjà commandés dans une société de la place. Du côté du marketing et du sponsoring, on se bouscule devant la porte. «Même les sociétés dont les contrats arrivent à terme ont formulé une demande pour prolonger le bail». «C’est le cas d’Orange. Le contrat expire le 8 juin, mais ils ont demandé de le prolonger. Promo consulting est dans les mêmes dispositions». «Plusieurs sociétés aussi se sont dites intéressées, les demandes viennent de partout !», s’exclame une source bien imprégnée du dossier. Mais, selon cette dernière, «pour le match contre Algérie tous les contrats qui ont été signés seront repris». Pour les besoins de ce match, l’organisation est confiée au comité de normalisation. «L’État va contrôler afin que tout se passe dans les règles de l’art». 

Si au Sénégal les choses sont entrain de rentrer dans l’ordre, chez nous rien ne va dans la gestion des Sports en général et du football en particulier. Le budget de 330 millions UM  demandé par
la FFRIM pour la couverture des matchs éliminatoires combinés CAN/MONDIAL /2010, traîne encore au ministère chargé de
la Jeunesse et des Sports. 

Comment dans ces conditions peut-on dire que l’Etat s’intéresse au football ? 
La FFRIM aurait des problèmes si rien ne sera fait d’ici quelques jours  même si elle n’inspire plus confiance dans la gestion des affaires, du moins dans la gérance de la presse sportive. Le favoritisme, l’illégalité, l’injustice  et l’immoralité ronge
la Fédération  depuis quelques temps. Et pourtant lors de sa campagne pour le siège, le président avait associé tous les journalistes sportifs. Pourquoi seulement maintenant
 

 

discriminer  certains journalistes au profit des autres pour accompagner l’équipe nationale de football et la couverture des  activités de
la FFRIM ?
 

 

 

L’international français Ibrahim Bâ prend sa retraite

 

 

 

Le milieu de terrain international français Ibrahim Bâ (8 sélections, 2 buts), à l’AC Milan depuis 1997 sans beaucoup jouer, a annoncé qu’il prenait sa retraite sportive mercredi 21 mai sur les ondes de la radio française RMC. « Oui, j’arrête ma carrière. Je vais travailler pour le Milan AC sur le continent africain en tant que recruteur. J’ai 35 ans, j’ai été blessé longtemps, c’est la bonne décision. » Révélé au Havre puis à Bordeaux, le joueur d’origine sénégalaise ne s’est jamais imposé en Italie et a multiplié les expériences non concluantes (Pérouse, Marseille, Bolton, Rizespor et Djurgarden, en Suède, où il aura joué son dernier match professionnel en 2005. Bâ faisait partie des six joueurs de la présélection écartés par Aimé Jacquet en 1998 avant
la Coupe du monde. « Je l’ai très mal vécu à l’époque. S’il m’avait rappelé, je ne serais pas revenu. Je n’étais pas là-bas pour attendre que quelqu’un se blesse. Avec Nicolas Anelka, on ne voulait pas revenir. On était tous dans la même chambre et c’est ce que nous a dit Aimé Jacquet à l’époque. Moi, ce que je vois, c’est que le sélectionneur n’était pas sûr de lui… » 

Afrique du Sud : retour de McCarthy en sélection 


L’attaquant vedette des Bafana Bafana, absent de
la CAN 2008 au Ghana, a été rappelé par le nouveau sélectionneur Joel Santana, qui a remplacé le mois dernier son compatriote Carlos Alberto Parreira. McCarthy, 29 ans, qui évolue aux Blackburn Rovers (1ère division anglaise), n’est pas le seul « ancien » de retour : la liste de 25 joueurs retenus pour le prochain Nigeria-Afrique du Sud, à Abuja le 1er juin en éliminatoires de
la CAN 2010, comprend également Delron buckley et Macbeth Sibaya. Qualifiée directement pour le Mondial 2010 qu’elle organise, l’Afrique du Sud doit néanmoins obtenir sa place pour la prochaine CAN, en Angola.

 

 

L’ES Sétif (Algérie) conserve
la Ligue arabe des champions 

 

 

L’équipe algérienne de l’Entente Sportive de Sétif (ESS), déjà championne en 2007, a conservé son titre en battant jeudi  dernier à domicile la formation marocaine du Wydad Casablanca 1 à 0, en finale retour de
la Ligue des champions arabes de football. Au match aller disputé il y a quinze jours à Casablanca, l’ES Sétif s’était déjà imposée sur le même score.
La Ligue des champions arabes, organisée par l’Union arabe de football (UAFA), oppose chaque année les meilleures équipes des championnats arabes.

En route vers Kigali, les  Mourabitouns  sont dégonflés à Dakar 

 

AS Douane double championne du Sénégal, a battu notre équipe nationale sur le score de 2-1 au stade Demba Diop vendredi à Dakar
 Le match a été interrompu sur demande des mauritaniens  par-ce qu’ ils ont eu beaucoup de joueurs blessés. Pourtant se sont les mauritaniens qui avaient ouvert le score par Teguedi d’un tir de 35 mètres à la 10ème  minutes de jeu. L’international mauritanien  joue à  Mouloudia Said première division algérienne. Teguedi s’est  montré  dangereux dans ce match amical. Les sénégalais ont égalisé par penalty par Alioune Badara.

1 -1 à la pose entre les  deux équipes.

A la reprise, les Gabelous inscrivent leur but à la 50ème  minutes. Ensuite  la rencontre est interrompue  sur demande des mauritaniens qui estiment avoir beaucoup de blessés.

SM 

 




Lions Club en Mauritanie :des Portes ouvertes :

29052008

Lions Club en Mauritanie : 

Des Portes ouvertes : 

 

Le Lions Club international (District 304 A, Zone 111) a organisé les 14 et 15 mai au Centre culturel français des «Portes ouvertes» sur le Lionisme dans le monde et en Mauritanie. L’inauguration officielle des activités s’est déroulée en présence du Secrétaire général du ministère de la santé et du Responsable de la communication du même ministère. La première journée a été réservée aux visiteurs et élèves des écoles, pour découvrir le Lions Club international dans le monde et en Mauritanie à travers une exposition de photos. La deuxième journée a connu plusieurs activités. Notamment une présentation du Lions Club international accompagnée de projections de diapositives, une intervention du représentant des bénéficiaires, visites de l’exposition par les officiels, une conférence sur le Lions club international accompagnée de projections cinématographiques, une conférence de presse animée par le Président de
la Zone 111 et par les présidents des trois club Lions en Mauritanie….

 

 

Le «nous servons» en Mauritanie 

Le 7 janvier 1917, 27 clubs d’affaires se sont réunis à Chicago, sur l’initiative de Melvin Jones qui croyait que «on ne va pas bien loin si l’on ne fait pas quelque chose pour quelqu’un d’autre». Les clubs réunis se sont mis d’accords sur le principe de Jones. Ils ont mis sur pied un «Lions Club». Pourquoi lions ? Parce que le lion est un «animal qui symbolise la fore, le courage, les hauts faits et les grandes réalisations….». Pour eux, la part du lion des biens du monde doit revenir aux nécessiteux.

Le Lions Club a pour devise «liberté et intelligence sont la sauvegarde des nos Nations». Il a pour devise «nous servons». Sa première convention, Convention de Saint-Louis, remonte à 1918. En 1920, il prend son caractère international en s’implantant au Canada et au Mexique. Ainsi, il est devenu le Lions Club International. Aujourd’hui, le nombre de ses adhérents est estimé à plus de 1.400.000, dont 500 mille en Afrique. Le Maroc et l’Algérie sont les premiers pays africains conquis par le Lions Club International. C’était en 1953. En 1963, c’est au tour de
la Mauritanie de connaître le militantisme lionniste.

En effet, des français, travaillant dans
la Miferma, ont créé alors le «Club de Nouadhibou», premier Lions club en Mauritanie. Il est parrainé par «Brazzaville Doyen», qui est lui-même filleul de «Casablanca». Est-ce parce que le Maroc ne reconnaissait pas à l’époque l’Etat mauritanien ?

Le lionisme se propage à Nouadhibou grâce aux cadres français de
la Miferma et de
la SNIM ensuite. Et ce n’est qu’en 1975 que la contagion a touché Nouakchott. Mais, l’afflux du lionisme à Nouakchott a coïncidé avec un reflux à Nouadhibou. En 1984, le «Club Nouadhibou (devenu entre-temps) Doyen» a disparu tout simplement. Et les multiples tentatives de lui donner une résurrection sont tombées dans l’eau.

A Nouakchott, le premier club créé est «le Club Nouakchott», parrainé par le «Club Nouadhibou Doyen». Il est créé en 1975. Et contrairement à son parrain, la fondation du «Club de Nouakchott» a connu une large participation des citoyens mauritaniens. Notamment Ba Bocar Alpha, Abdoulaye Ndiaye, Abdellahi Ould Sidiya, Sid’Ahemed Ould Taya…. Ce qui a facilité le passage du message Lioniste dans les milieux mauritaniens. Le Club de Nouakchott a attiré un nombre important des cadres du monde des affaires, de la haute administration et des professions libérales. Fin 1981, il décide la création et le parrainage du club lioness «
La Rose des sables». Mais la remise de la liste finale des 14 membres du club proposé n’ait lieu qu’en juin 1983. «
La Rose des Sables» n’obtient son récépissé qu’en 1983. En 1992, le lioness club «
La Rose des sables» devient «Lions Club Féminin». Et en 2001, il devient club mixte avec la création des «Compagnons de Melvin Jones»

En 1990, les Lionistes décident de créer un autre Lions club, nommé «
La Caravane». Et 10 de ses 11 membres fondateurs sont des mauritaniens. On compte parmi eux Ahmed Ould Hamza (président de
la CUN) et Dicko Soudani (Directeur de l’AMI). En 1992, le premier Leo Club mauritanien, nommé «Oasis», est né. Par la suite, le «Club de Nouakchott» obtient de Board (le Conseil international d’Administration) l’autorisation de s’intituler «Lions Club Nouakchott Doyen». En 1998, «
La Rose des sables» crée le deuxième Leo Club mauritanien. Il s’appelle «Le Palmier». En 2004,
la Caravane crée le troisième Leo Club. C’est le «Sahel».

Le puzzle du Lionisme mauritanien se constitue avec un club Doyen, trois Lions Club et trois Leo club. On estime à quelque 100 membres le nombre de leurs adhérents. 

 

«La vue d’abord» : 

«La vue d’abord», SightFirst, est un projet très cher au Lions club international. En 1925, Helen Keller a lancé aux lions le défi de devenir les «Chevalier des non-voyant». Depuis, la sauvegarde de la vue est devenue un pionnier du lionisme. En 1930, le Lions Georges Boham a mis au point «la canne blanche». Par la suite, le Lions Club a imposé aux autorités américaines un certain nombre de lois de sécurité de la canne blanche. Ces lois seront reconnues mondialement plus tard. En 1939, les Lions fondent la première école de dressage des chiens-guides d’aveugles. En 1940, le Lions club a contribué à l’établissement, à New York, de la première banque des yeux dans le monde.

En Mauritanie, «la vue d’abord» a injecté 180 millions d’ouguiya pour lutter contre les maladies de vue. Le Lions Club international est, selon ses adeptes en Mauritanie, le principal donateur des financements de la lutte contre la cécité en Mauritanie.

En 1998, les Lions Club mauritaniens ont remis à
la Fondation du Lions Club international (LCIF) une requête de financement du Programme national de Lutte Contre
la Cécité en Mauritanie, émise par le ministère de la santé et des affaires sociales. En 1999,
La LCIF débloque une première subvention de 79.345 dollars US pour «une campagne de sensibilisation, dépistage au niveau des écoles, lutte contre la cataracte et formation du personnel spécialisé pour ces interventions». Deux mois après, les résultats sont manifestes : dans le seul centre d’El Mina enregistre 1057 consultations ophtalmiques. Au Teyarett, on a réalisé 876 actes chirurgicaux dont 288 pour la cataracte.

En 2000, la population de Nouakchott a bénéficié de 10.000 consultations, de 1000 opérations à globe ouvert, et 300 actes de petite chirurgie. A Kaédi, le nombre des consultations atteint 250, et celui des opérations 52. A Aïoun et à Néma…. les chiffres parlent d’une «réussite remarquée». En 2001, les mêmes chiffres ou presque…

En 2002, «la vue d’abord» débloque la deuxième subvention. Elle est de 212 mille dollars américains. Elle a pour objectif d’apporter «l’équipement d’un bloc opératoire à Aïoun, la fourniture de consommables chirurgicaux à Atar, à Kaédi et à Nouakchott, le dépistage du trachome dans les régions de l’Adrar et du Tagant, l’achat d’un véhicule 4×4 pour permettre des missions mobiles d’interventions»…

En 2005, une troisième subvention d’un montant de 87.000 dollars américains est décidée par «la vue d’abord». Elle doit contribuer à la lutte contre le trachome, avec des enquêtes à l’Assaba, au Brakna et au Trarza ; ainsi que des enquêtes, des dépistages et des interventions chirurgicales mobiles dans les deux Hodh, à Gorgol et à Guidimagha.

En 2006, «la vue d’abord» accorde sa quatrième subvention. Elle remonte à 235 mille dollars. Elle doit aboutir à une campagne de «dépistages du trachome, d’opérations de cataractes, de missions chirurgicales itinérantes, et de fournitures de médicaments et des consommables opératoires».

 

 

Devant la presse 

La conférence de presse, prévue initialement à 18h30, prend un retard. Il ne débute que vers h. Une table est installée sur la scène de la salle du spectacle au Centre culturel français. Le Président de
la Zone 111, Amadou Mamadou Ba, est au centre pour animer le débat. Il est entouré par Macoumba Fall (Président du Lions Club Doyen), Fodié Diagana (Président du Club Caravane), Sow Mohamedou (Président du Club
la Rose des Sables) et Joël Pichot (architecte et membre très actif du Lionisme en Mauritanie). Le Président, Ba, présente un exposé sur «les club Leo et les jeunes). Puis, les questions des journalistes sont les bienvenues.

Première question : quelles sont les raisons exactes de cette renaissance brusque du lionisme en Mauritanie ? «Pas de renaissance lioniste», dit Ba Amadou Mamadou, «nous sommes méconnus par la plupart des mauritaniens, et il faut convenir avec nous qu’il y a beaucoup de tabous». Il a fait allusion à cette diabolisation dont le Lions Club international est victime, où il est qualifié tantôt de «secte» qui agit dans une opacité totale, tantôt de «franc-maçon»… C’est vrai, dit Ba, c’est la première fois qu’on organise des Portes ouvertes sur le Lions Club en Mauritanie, malgré que nous sommes là depuis 45 ans. Mais, ajoute-t-il, nous avons toujours travaillé pour les nécessiteux.

Pour Fodié Diagana «si on a passé 45 ans sans organiser des portes ouvertes, ce n’est pas parce qu’on n’a pas fait des communications. Nous avons organisé beaucoup d’activités, mais la médiatisation attendue de ces œuvres n’a pas été faite». Avant de se demander si c’est la «faute» des Lionistes ou des journalistes. En tout cas, il y a, dit-il, «une tradition, dans ce pays, que nos convictions ne nous permettent pas de faire, c’est de dire à un journal, ou à un journaliste, ou à une agence de presse, de venir couvrir ses activités et, en contrepartie, on fait une rémunération». C’est contraire, ajoute-t-il, à l’approche et à la conception du Lions Club…

C’est, également, une tradition dans ce pays de justifier son échec en communication par un manque de collaboration de la part de la presse. Et à chaque fois, les initiateurs disent que la presse exige une contrepartie, alors que leurs principes à eux leur interdisent d’y soumettre. Dans notre cas, Diagana a certainement oublié que ses amis ont recouru au vieil adage «vous me grattez le dos et je vous gratterez le vôtre» pour médiatiser leurs Portes ouvertes. Et malgré cela, trois journaux seulement sur dix invités ont accepté d’y répondre favorablement. A qui la faute ? Question à mille francs.

Mechri Ould Rabbani

 

 

Source :
La Tribune n°401

 







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