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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

26052008

Partis politiques, associations etc. :Avez-vous un but ? 

Si l’on suppose qu’«il y a bien un but », peut-on admettre «qu’il n’existe aucun chemin qui y mène ». Franz Kafka nous fait savoir qu’aucune route ne devait être la bonne. Néanmoins, on est tenté de penser que Kafka avait tort. En effet, la problématique du but organisationnel reste encore non tranchée. En principe la difficulté consiste à déterminer si les organisations ont des buts ou si cela concerne seulement leurs membres. Certes, les individus peuvent se ressembler au sein de la même organisation, parce qu’il partage le même but, mais il se peut que chacun des membres incarne une vision différente, ce qui rend le processus d’élaboration d’un but commun plus complexe. Donc «le but des organisations (politiques ou associatives) serait-il  d’assurer le bien-être de la population ou les intérêts de certains groupes d’influences ? ». Et comment peut-on évaluer un tel but ? 

La réponse à une telle question suppose une définition des objectifs des organisations en question. Ceci nous renvoie à une détermination pure et nette de la vraie définition du but. Dans un cadre «logique», définir un but amène à se demander le pourquoi de l’existence de l’ensemble organisé et déterminé, ensuite les facteurs clés de sa réussite afin d’élaborer un plan d’action basé sur des critères d’évaluation bien précis. Ne s’agit-il pas d’essayer de formuler des objectifs qui collent, avec cette prétendue notion de bien-être des adhérents ou chercher une autre vocation des organisations peu performantes? Le concept des adhérents demeure, en ce sens, essentiel pour la détermination de la mission des organisations opérant dans le domaine politique ou associatif. Pour que ces organisations soient efficaces, il faut impérativement cibler une approche participative de la prise de décision. Celle-ci consiste à impliquer, de plus en plus, les adhérents dans les activités de l’organisation. Ces derniers, pour qu’ils soient impliqués, doivent eux-mêmes sentir le besoin d’appartenir à l’ensemble organisé. D’où l’intégration d’une dimension anarchique de l’organisation de la base partisane ou associative. 

L’anarchie consiste, dans cette perspective, à faire participer l’ensemble des parties prenantes à la prise de décision. L’écrivain Mansour De Grange nous confirme que  «le quartier est  une bonne illustration de l’anarchie décisionnelle. Il faut, dans cette lancée, subdiviser les quartiers en sous- système de 50 maisons pour mieux maîtriser le besoin quotidien de la population ». En suivant cet ordre, la base sera en mesure de résoudre les difficultés de la gestion quotidienne. Il ne s’agit pas de l’organisation communale. Mais d’une organisation plus minuscule, qui permet de bien cibler les objectifs des petits groupes et d’entreprendre les actions nécessaires pour les atteindre. Pour ce faire, les sous-groupes devraient avoir l’aptitude d’élire les policiers, les pompiers etc. Les autorités centrales et les bailleurs de fonds  doivent être considérés, ici, comme étant des parties prenantes. Ils peuvent financer les projets du sous-groupe, assister à la réunion, participer à la prise de décision et laisser les personnes les plus proches de la base prendre en charge la gestion de la petite cité. 

Dans le cadre des partis politiques, l’intégration de cette approche est un peu difficile. Car, l’idéologie et la domination des clans, qui guident les partis politiques, ne sont, que rarement, une source d’union basique. En tout état de cause,   chaque fois que le groupe s’élargit vers un sous-système plus grand, le sous-ensemble devient complexe. Le groupe réduit doit donc être le socle de l’organisation du parti politique, de la  commune, de l’association, du département administratif etc.    

Par ailleurs, si l’on se borne à penser que le  but d’une telle organisation se limite à répondre à des préoccupations décisionnelles au niveau hiérarchique, l’évaluation de l’action de l’ensemble organisé va être difficile. A cet égard, nous  pouvons confirmer que les organisations à but non lucratif, appartiennent au système qu’imposent certaines règles en fonction d’un but qui n’est pas forcément partagé par  l’ensemble des intervenants politiques ou associatifs. Mais, il doit y avoir quelque chose au fond de la base organisée, et cela d’une manière spontanée, qui la  pousse à être émancipée : c’est, en quelque sorte, la raison d’être de l’ensemble organisé.                  

 m_barrada@yahoo.fr 




Le Ministère de l’Economie et des Finances modernise ses outils de gestion budgétaire

26052008

 

 

 

  

Le Ministère de l’Economie et des Finances modernise ses outils de gestion budgétaire 

 

Le transfert des pouvoirs d’ordonnancement aux entités dépensières ministérielles, accompagné d’une automatisation de la chaîne des dépenses publiques, introduite, en 2007, par le logiciel connu sous l’acronyme de RACHAD « réseau automatisé de la chaîne des dépenses », constitue une véritable révolution de notre système de gouvernance financière et comptable. Mais cette importante réforme qui vient d’atteindre sa vitesse de croisière avec l’arrivée de l’actuel Ministre de l’Economie et des Finances, Mr Abderrahmane ould Hama Vezaz, qui jouit d’une longue expérience dans le domaine de la finance, demeure, pourtant, mal connue d’une grande partie de nos citoyens et de certains usagers de l’administration. 

 

Après deux années d’expérimentation de ce système de gestion automatisée des quatre phases de la dépense publique qui sont : l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le payement, plusieurs opinions se sont exprimées pour approuver ou désapprouver cette réforme. 

 

Les premières -celles qui jugent négativement cette réforme- pensent que l’ancien système (semi- automatique) était plus pratique et plus souple, notamment en matière d’imputation budgétaire (moins de rigueur sur la spécialisation des dépenses) ; de rythme de consommation (moins de rigueur sur le niveau des dépenses) ; de respect du calendrier de la clôture budgétaire (on pouvait indéfiniment continuer à engager, ordonnancer et payer durant toute l’année, même aller, au-delà ; au gré des circonstances). 

 

Les secondes -celles qui sont favorables à la modernisation- soutiennent que cette réforme est positive en ce qu’elle a pu, au moins, mettre fin aux nombreux abus tels que : les dérapages budgétaires (dépenses extrabudgétaires à l’origine, en 2004/2005, de nos déboires avec
la BM/FMI) ; les délais prolongés de payement (117 jours de retards en 2001 ramenés, actuellement, à 10 jours au plus) ; la forte concentration des pouvoirs d’ordonnancement et du contrôle financier, l’absence de fluidité des opérations budgétaires et, enfin, les chevauchements interminables des exercices. 

 

En réalité ces deux clichés d’opinion, très différents, traduisent fort bien, le dilemme qui oppose, depuis 2007, partisans et détracteurs de l’automatisation de la chaîne des dépenses publiques. 

 

Mais pour dissiper le malentendu sur l’utilité ou non de cette réforme, j’ai estimé nécessaire, en ma qualité d’ancien contrôleur financier central, actuellement, consultant national auprès de certaines administrations publiques, d’apporter une modeste contribution à l’éclaircissement de ce riche débat, qui ne sera jamais clos, en raison de l’intérêt grandissant qu’il suscite entre les partisans de la modernité et adeptes des vieilles pratiques de gestion budgétaire. 

 

Pour aborder ce sujet, plein de subtilités techniques, il serait opportun de faire, d’abord, un bref rappel du système de gestion antérieur, avant de décrire les conditions qui ont conduit son évolution vers un nouveau type de gestion  numérisé. 

 

1. Les pratiques de gestion antérieures à 2007 

 

Historiquement notre système financier public était caractérisé par une forte concentration, aux mains du seul Ministère des finances, des pouvoirs d’engagement de liquidation et d’ordonnancement des dépenses publiques. A cet inconvénient majeur s’ajoutait l’existence  d’un Contrôleur Financier unique chargé, lui, du visa préalable de toutes les dépenses publiques. Ces deux acteurs de la gestion budgétaire étaient les seuls qui pouvaient valider, au nom des différents ministères –considérés comme de simples administrateurs de crédits-, les opérations de dépenses au niveau central. Ce système archaïque, hérité, en grande partie, du Régime financier qui était en vigueur en 1912 dans les ex-colonies de l’AOF, a fonctionné dans notre administration de 1962 à 2007.  Le système ainsi décrit est très centralisé et comporte des inconvénients majeurs dont les plus connus sont : les lourdeurs administratives qui accompagnent le circuit des dépenses (en moyenne 117j de retards de payement en 2001) et exposent souvent, l’Etat, aux risques de surfacturation, à la dilution des responsabilités des gestionnaires publics  et enfin aux difficultés de clôture des opérations budgétaires en fin d’exercice. 

 

 

2. Evolution du système 

 

C’est à partir de 2006, avec l’avancée de la démocratie en Mauritanie, qui astreint les gouvernants à une reddition périodique des comptes à la nation,  d’une part, et sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, de plus en plus, soucieux de l’efficacité de l’aide qu’ils apportent aux pays bénéficiaires (Déclaration de Paris), d’autre part, qu’une évolution fut amorcée avec la mise en œuvre des engagements pris par
la Mauritanie dans le cadre du Programme National de Bonne Gouvernance. L’Etat commença alors, progressivement, mais lentement, à tourner le dos à un système de gestion tolérant et laxiste en matière de respect des règles de bonne gouvernance budgétaire au profit d’une nouvelle forme de gestion des ressources nationales privilégiant l’atteinte des objectifs stratégiques (OMD/CSLP/CBMT/CDMT/PAP), le respect des critères de soutenabilité budgétaire (capacité de financement des engagements juridiques de l’Etat) la transparence des opérations financières (jugement des comptes publics et publication des rapports annuels de
la Cour des Comptes), l’efficacité et  l’efficience des dépenses dans la lutte contre la pauvreté (revue périodique des dépenses publiques par

la Banque Mondiale (2006) et d’autres sources indépendantes comme l’étude PEFA (2008). 

 

3. Nouveau système d’exploitation 

 

Le Programme national de bonne gouvernance (PNBG) qui vise à garantir, entre autres mesures d’assainissement, une plus grande traçabilité de l’utilisation des ressources publiques, prévoit des axes de réformes du système de gestion des dépenses publiques dont deux, d’entre elles, sont relatives : au transfert des pouvoirs d’ordonnancement du Ministre des Finances en faveur de chaque entité dépensière ministérielle et à la « décentralisation » du contrôle financier central. Cette réforme vise à mieux restaurer la responsabilité de chaque chef de département dans la gestion de son propre Budget et à instituer un contrôle financier de proximité. Le Ministre chargé des finances, naguère omniprésent, ne devant conserver, quant à lui, que ses fonctions régaliennes de préparation et de pilotage budgétaire ainsi que de gestion des droits d’accès au système RACHAD. 

 

En guise d’expérimentation de cette réforme, quatre Ministères pilotes furent choisis  pour la période 2005 à 2006. Ce test avait été jugé concluant lors d’un atelier de restitution organisé le 18/12/2006. L’option d’une généralisation de RACHAD, à tous les ministères fut alors retenue à partir de 2007. A partir de cette date, chaque département ministériel est devenu ordonnateur principal de son propre budget et a, dans ses locaux, un contrôleur financier ministériel interne, relevant, lui, du MEF. Ce transfert de pouvoirs de décision est accompagné d’une application informatique de gestion de la chaîne des dépenses dénommée « RACHAD », mettant en ligne électronique les acteurs de la gestion budgétaire. Ce système d’exploitation comprend deux composantes. La composante « Allocations budgétaires » tenue exclusivement par le Ministre de l’Economie et des Finances et permettant à celui-ci, de gérer les ouvertures de crédits et d’assurer un suivi et une régulation budgétaire et une composante « Entités dépensières » réservée aux départements ministériels, permettant, à celles-ci, de procéder à l’exécution des dépenses suivant les procédures classiques d’engagement, liquidation, ordonnancement et payement. L’intégration récente, au système d’exploitation, du module de paiement parachève l’interconnexion des quatre phases de la dépense publique. 

 

4. Avantages et inconvénients du nouveau système 

 

Pour ce qui est des avantages, on peut en dénombrer plusieurs : 

 

1. La connexion électronique, en temps réel, des trois principaux acteurs de l’exécution des dépenses publiques permet aux ordonnateurs des crédits ministériels, aux Contrôleurs Financiers Ministériels et à l’Agent comptable assignataire des dépenses, de rentrer, simultanément, en ligne pour traiter les différentes phases de la dépense. Les premiers ayant le pouvoir juridique d’engager, de liquider et d’ordonnancer une dépense, les seconds pouvant valider ou invalider ces opérations en se fondant sur des critères de régularité ou de soutenabilité budgétaire (et non d’opportunité) et le dernier pouvant payer un titre d’ordonnancement ou suspendre son exécution conformément aux dispositions de l’ordonnance 89012. Avec ce nouveau circuit de la dépense on rapproche, virtuellement, les différents acteurs de la gestion budgétaire et on raccourcit les délais de payement des dépenses, qui étaient en moyenne de trois mois et qui peuvent être ramenés à un jour, au plus tôt, et à 10 jours, au plus tard (sauf cas particuliers de persistance d’anciennes pratiques). 

 

2. Les états d’exécution budgétaire générés par le système informatique sont plus fiables et de meilleure qualité. La comptabilité budgétaire est tenue de manière automatique et peut être consultée, en temps réel et à tout moment, par les décideurs politiques. 

 

3. Les dérapages budgétaires pouvant conduire à des dépassements de crédits ou à des dépenses extrabudgétaires sont désormais encadrés grâce à une programmation budgétaire contenue dans le « DAPBI » et au rythme de consommation déterminé par les plafonds d’ouverture de crédits fixés par l’autorité budgétaire. 

 

4. Une plus grande harmonie comptable est obtenue entre la nouvelle nomenclature budgétaire (classifications administrative et économique) et le nouveau plan comptable de l’Etat (de type patrimonial) du 31 décembre 2007. Les imputations comptables sont prédéfinies, en amont,  par les imputations budgétaires des ordonnateurs. 

  

Pour ce qui est des inconvénients, on peut en dénombrer certains 

 

1. Le pilotage du budget de l’Etat par le Ministère chargé des finances et la gestion des droits d’accès du système d’exploitation des dépenses sont des fonctions régaliennes qui doivent relever du ressort de ce Département. Toutefois une régulation trop rigide des allocations budgétaires peut avoir des effets pervers sur le fonctionnement normal des administrations publiques. Le plafond d’ouverture de crédits doit être décidé en concertation avec chaque département. Les programmations des DAPBI doivent être respectées. Mais en ouvrant un taux uniforme de 25% de crédits, par trimestre, du volume budgétaire de chaque département, on court le risque de perturber l’exécution des plans d’actions prioritaires ministériels. Ces plans résultent, comme on le sait, des CDMT sectoriels et des axes d’orientations définies par les lettres de missions. Bien entendu il faut adapter le poids des charges budgétaires aux moyens de trésorerie disponible ou mobilisable. Il s’agit là, pour le MEF, d’un exercice difficile qui peut le conduire, parfois, à prendre des décisions douloureuses. Du « prêt-à-porter » on doit pouvoir passer à des budgets sur-mesure tenant mieux compte des contraintes et des priorités spécifiques de chaque Département. 

 

2. L’exécution tardive du budget de l’Etat (à partir du mois de mars de chaque année alors que les engagements doivent être clos le 15 novembre de la même année) rend également difficile le respect de la programmation des DAPBI. Ainsi au lieu d’exécuter le budget sur une durée de douze mois, on ne dispose, en réalité, que de neuf mois. Cette situation, ne date certes, pas  d’aujourd’hui, mais elle est à l’origine de plusieurs problèmes : tendance à la surconsommation des crédits avec des seuils de dépenses insoutenables pour le Trésor, accumulation d’instances de payement, perturbation de la programmation budgétaire initiale, rétrécissement du calendrier de clôture budgétaire et débordements sur les exercices suivants. En respectant le calendrier comptable annuel, l’Etat ne fera que s’appliquer, à lui-même, les règles qu’il impose, par ailleurs, aux entreprises privées. 

 

3. Les pannes techniques liées au fonctionnement du RACHAD ont souvent, eux aussi, eu des répercussions négatives sur le cycle normal d’exécution des opérations budgétaires. Les concepteurs du logiciel, établis à l’étranger, sont seuls capables d’intervenir en cas de grave perturbation du réseau automatisé de la chaîne des dépenses. Ces pannes sont fréquentes au niveau du module de payement. 

 

5. Concours des partenaires au développement 

 

Cette réforme qui constitue une grande avancée dans l’objectif de transparence budgétaire a vu le jour grâce à l’aide précieuse des partenaires au développement de

la Mauritanie. La Coopération Française, par le biais du PAFIEM (projet logé au MEF et appuyé par une assistance technique résidente) s’est fortement impliquée dans le financement de plusieurs actions de formations, de conceptions de système de gestion performant, d’élaboration de manuels de procédures budgétaires et comptables. La coopération allemande (GTZ) quant à elle a apporté une aide précieuse dans plusieurs volets (financement du système d’information financière et comptable du Trésor, appelé « BEIT-EL MAL ») liés au contrôle externe des finances publiques. 

 

—————————– 

Pour conclure ce débat on ne peut que féliciter l’actuel Ministre de l’Economie et des Finances et son équipe pour son implication active dans la conduite de cette réforme qui réduit, progressivement, les risques fiduciaires en matière de gestion budgétaire. Avec l’aide de son nouveau Secrétaire d’Etat, chargé du Budget, le MEF pourra entamer plus aisément une autre réforme, non moins importante, celle relative à la remise à plat de
la LOLF mauritanienne qui est devenue obsolète et inadaptée eu égards aux impératifs de gestion budgétaire  axée sur les résultats

 

Hamédine Kane 

Ex Contrôleur Financier Central 

Consultant National indépendant 

Source :
La Tribune n°401 




Tourisme /Comment sortir du trou après l’attaque d’Aleg ?

26052008

Tourisme 

Comment sortir du trou après l’attaque d’Aleg ? 

 

Cinq mois après l’imprévisible et mystérieux assassinat des 4 touristes français près d’Aleg le 24 décembre 2007, l’activité touristique en Mauritanie semble être au bas du trou, une situation en bonne partie imputable au manque de communication efficace du ministère du tourisme et de l’artisanat. Le nombre de touristes en direction de
la Mauritanie a fortement chuté depuis l’attaque d’Aleg. 

 

Juste après les attaques d’Aleg qui a eu pour conséquence immédiate l’annulation du rallye Paris Dakar, on a remarqué une forte régression de l’activité touristique dans tout le pays. Néanmoins, déclarent certains aubergistes, l’activité touristique commence à reprendre souffle petit à petit. Mais, «ce n’est pas toujours le même niveau de l’année passée (Ndlr, 2007) », précise Berthomé Hermann, gérant de l’auberge Sahara. En outre, poursuit Berthomé Hermann : «Nos meilleurs mois de travail de l’année c’est les mois de janvier et de février qui coïncidaient souvent avec l’arrivée du rallye Paris Dakar. C’est les deux mois les plus forts. C’est ce qu’on a perdu cette année. Ces deux mois-là, c’est ce qui fait travailler toute l’année. Si tu perds ces deux mois-là, tu as des difficultés pour payer les employés, l’eau, l’électricité, le loyer et tout. » 

Ce ralentissement notoire de l’activité touristique est accentué considérablement par une absence de remise à niveau et de communication au niveau du ministère de l’artisanat et du tourisme. 2008 fut une année dramatique pour les acteurs du tourisme en Mauritanie. Presque 50% de perte sèche pour l’économie nationale. Cela est aggravé aussi par l’absence de subventions pour booster l’activité touristique. 

Après ce qui s’est passé (l’attaque d’Aleg soldée par la mort de 4 touristes français), que faut-il faire maintenant ? Oublier, pensent certains. Car, disent-ils, ce qui est arrivé le 24 décembre 2007 était imprévisible et indépendant des mauritaniens. Ce coup de destin, fortement amplifié par les médias français notamment France 24 et les chaînes satellitaires arabes dont Al Jazzera, bouleversa tout le pays et toute
la République. «C’était un peu excessif », pense Berthomé Hermann, gérant de l’auberge Sahara qui existe depuis 2004. 

Cet aubergiste d’origine française est un de ces rares esprits français qui osent décocher des flèches en direction du gouvernement français qui a marqué
la Mauritanie sur la liste des pays terroristes à l’image de l’Irak ou de l’Afghanistan. «
La Mauritanie est loin d’être comme ces pays-là. Loin de là », soutient-il. Et pour illustrer la papelardise des autorités françaises, que certains appellent ‘deux poids deux mesures’, il cite certains pays qui ont été rudement et pitoyablement frappés par des attaques terroristes. «Au Maroc, il y a eu combien d’attentas ces 5 dernières années, s’interroge-t-il. Le gouvernement français n’a jamais déconseillé à ses ressortissants de ne jamais s’y rendre. Ici (en Mauritanie, Ndlr), il y a eu un acte et ça y est : on déconseille à tous les touristes de ne pas se rendre en Mauritanie. Pourquoi ? En Espagne, il y a eu combien d’attentats ? On n’a jamais déconseillé aux touristes français de s’y rendre ! À Londres ? Aux Etats-Unis ? Je trouve cela injuste ! » 

Avant le 24 décembre 2007, jour de l’assassinat des 4 touristes français près d’Aleg, l’activité touristique en Mauritanie se portait à merveille. Qu’en est-il aujourd’hui et que reste-t-il de cette image d’Epinal, 5 mois après ce drame qui fit basculer
la Mauritanie dans le terrorisme à ciel ouvert avec tous ses corollaires ? Quelles sont les mesures qui ont été prises par les autorités pour redynamiser l’activité touristique de notre pays fortement entamée ? 

Surtout pour un pays qui, dit-on, s’est affirmé sur le plan international comme un pôle de stabilité politique et de sécurité grâce à la maturité de son expérience démocratique, à l’enracinement de ses institutions républicaines et aux valeurs nobles et authentiques de son peuple, caractérisées par l’hospitalité et la tolérance inspirées de la religion musulmane. 

Les autorités du ministère du tourisme et de l’artisanat reconnaissent aujourd’hui que l’attaque d’Aleg et les événements qui s’en suivirent eurent un impact très négatif sur l’activité touristique en Mauritanie qui a chuté de manière vertigineuse. 2008 fut l’année la plus catastrophique pour notre activité touristique. De 9000 à 12.000 touristes, on est passé à 5000, selon les données fournies par l’Office National du Tourisme Mauritanien (ONT). De quoi susciter la peur et la crainte au niveau du ministère du tourisme et de l’artisanat ! Toutefois, «ça va beaucoup mieux maintenant parce qu’à un certain moment, il y a eu une super médiatisation négative et pendant un mois, on a eu quand même peur », professe Hamady Samba Ba, directeur du département de la communication et de l’information. 

Prenant l’exemple des pays du Maghreb et de l’Egypte qui ont subi ce genre d’événements, monsieur Ba a révélé que la période qui a suivi l’attaque d’Aleg a été une période très difficile. «Il s’agit maintenant, dit-il, de prendre les problèmes à bras-le-corps et de prendre les mesures qui s’imposent pour redémarrer. » 

Et pour redémarrer l’activité touristique, un ensemble de mesures furent prises par les autorités du ministère du tourisme et de l’artisanat pour faire rebondir sur ces deux pattes l’activité touristique qui était fortement écornée par l’assassinat des 4 touristes français près d’Aleg. Pour dissiper les nuages qui planaient au-dessus de l’activité touristique, une campagne d’explication fut organisée pour expliquer au monde entier que
la Mauritanie n’est pas un pays terroriste. L’Office National du Tourisme participera aussi dans les grands salons de tourisme et organisera dans la même veine une rencontre avec les médias occidentaux pour les rassurer. 

Présentement, l’ONT est en train de valider un plan marketing sur 3 ans. Son but, c’est de continuer cette campagne de communication à travers les médias. Une nouvelle approche qui consistera à amener des Edit-Tours composés de journalistes spécialisés et de groupes de tours opérateurs en provenance des pays touristes. En dehors de ce plan marketing, un film documentaire sera réalisé pour mieux vendre l’image de
la Mauritanie à l’extérieur. «Il a fallu que le secteur du tourisme ait des problèmes pour que les gens se rendent compte qu’il occupait une place très importante dans l’économie du pays, affirme Hamady Samba Ba. On s’est rendu compte que le tourisme est un secteur très important qu’il faut revitaliser parce qu’il y a énormément de gens qui vivent de ça. » 

Justement, combien sont-ils, ces personnes qui vivent ou dépendent de l’activité touristique. Difficile d’y répondre car l’Office National du Tourisme ne dispose pas de statistiques. Mais, ont rassuré les responsables de l’ONT, ils vont bientôt procéder à un recensement des personnes gravitant autour de l’activité touristique en Mauritanie pour avoir une base de données. 

Depuis la création de l’ONT en 2002, les opérateurs mauritaniens n’ont plus besoin d’utiliser les stands des marocains, maliens ou sénégalais pour vendre leurs circuits touristiques. Pour faire connaître l’image de
la Mauritanie à l’extérieur, l’ONT a du sortir de l’argent pour faire des films documentaires avec Euronews et Liberté TV. 

Située entre le Maroc et le Sénégal,
la Mauritanie semble souffrir de la notoriété du tourisme de ces deux pays. «Notre ambition, c’est de faire connaître qu’entre le Maroc et le Sénégal, il y a un pays qui est
la Mauritanie. Il nous faut vraiment multiplier les actions et faire une offensive pour que ce pays soit mieux connu », soutient Hamady Samba Ba en citant l’exemple de l’Office National du Tourisme marocain, créé en 1928, qui a des représentations dans tous les pays du monde. 

La beauté du paysage mauritanien, de son désert notamment, constitue un atout non négligeable dans le développement du tourisme en plus de cela, il y a tout pour faire de
la Mauritanie une destination privilégiée pour les touristes : les montagnes de l’Adrar, le  banc d’Arguin, Diawling, les paysages naturels de Kiffa qu’on ne  retrouve nulle part ailleurs en Mauritanie. «
La Mauritanie, c’est toute l’Afrique dans un pays. Ce que les gens trouvent au Mali, on le retrouve à l’est de

la Mauritanie. Ce qu’on trouve au Sénégal, on le retrouve au sud de

la Mauritanie. Ce qu’on trouve au Maroc, on le retrouve au nord de
la Mauritanie », confie Hamady Samba Ba, directeur du département de
la Communication et de l’Information à l’Office National du Tourisme qui pense que cela est un avantage que notre pays peut exploiter sur le plan touristique. «On a les mêmes produits et les mêmes potentialités sinon plus, poursuit-il. S’ils vendent mieux, c’est qu’ils communiquent mieux et la communication coûte chère. » 

C’est clair donc. Le salut du tourisme en Mauritanie passera nécessairement par la bataille de la communication. C’est dans ce cadre qu’une Semaine Nationale de
la Mauritanie à Paris sera organisée du 27 mai au 1er juin. Ces journées rentrent dans le cadre des efforts de communication pour restaurer l’image du pays qui a été fortement écornée par les événements qui ont secoué
la Mauritanie. 

 

Kr 

 

Source :
La Tribune n°401 

 

 




Le monde vu par Maouloud /Ou portrait d’un quidam qui en sait assez

26052008

Le monde vu par Maouloud

Ou portrait d’un quidam qui en sait assez

 

Il a l’air d’un enfant, mais ce n’est pas un enfant. Il a l’air d’un esclave, mais il est libre. Il a l’air d’un pauvre, mais il est riche de son indépendance et de son travail…

Son âge ? «Je dois avoir plus de trente ans». L’air dubitatif. Et si vous contestez, il vous rétorque : «attention, le temps file vite ! Regardez ce gosse, vous lui donnez quoi ? 10 ans ? il en a déjà une vingtaine. Le temps de fermer les yeux et les ans passent. En cette fin du monde on s’en rend pas compte, mais le temps file… que Dieu m’évite de me couvrir de honte…»

Son nom ? «Je m’appelle Maouloud». Comme si cela allait de soi. «Ici on m’appelle Moylid pour s’amuser». Quand il nomme les gens, c’est toujours par leurs prénoms. Il estime que tous ceux qu’il connaît sont connus de tout le monde. Son monde à lui est le résumé de tous les mondes des autres. Pourquoi alors aller dans les détails ?

Son statut ? Il n’est pas esclave. «Maahu vaali» (Que Dieu m’en garde). Il a quitté l’école très tôt… «Non, c’est l’école qui nous a quittés. On n’a jamais eu d’école chez nous ici. Pour aller à l’école, il fallait se déplacer dans le village de nos marabouts, de l’autre côté. Une fois ils ont accepté de laisser ouvrir une classe ici, mais elle a fermé. C’est là où j’ai fait mon seul cours». Pourquoi la classe a-t-elle fermé ? «Parce que l’enseignant ne venait jamais. C’est le fils du marabout du ‘village de l’autre côté’ et il restait toujours chez lui. Au bout de quelques mois, nous n’avions pas fait de cours. Nous n’avons plus eu d’école. Du coup les enfants restent à nous aider ici». Pourquoi ne pas demander l’ouverture d’une classe ? «Vous rigolez ? Nous l’avons toujours demandé aux politiciens qui viennent solliciter nos voix. Ils nous ont toujours promis de nous régler et le problème de l’école et le problème du sondage. Mais après chaque élection, on ne les voyait plus. C’est lors de ‘l’élection sur la constitution’ – référendum 2006, NDLR – que nous avons eu l’idée de collecter toutes les cartes d’électeurs des inscrits dans ce village, à la fin on avait près de huit cents cartes. Ce n’est pas peu. Nous avons attendu les élections municipales et législatives. Il y a Cheikh Sid’El Mokhtar qui est venu solliciter nos voix pour son candidat maire. Nous les avons reçus tous deux ici. Sans façon, sur une natte comme celle-là. Nous leur avons dit ce que nous voulions : un sondage et une école. Quelques semaines après, les ‘renifleurs’ (cheymama) de l’hydraulique sont venus. Ils ont trouvé l’eau de chaque côté du village. Ils ont décidé d’installer le sondage de l’autre côté. Il paraît que la nappe est plus fournie. Quand on a élu le maire Sidi, on avait déjà notre sondage. Pour l’école, on a attendu la présente année scolaire. Aujourd’hui nous avons quatre salles de classes». Mais est-ce que les cours sont réguliers ? «Yakhay, tu rigoles ! Nebghouha Mint Haba est passée par là. Tu sais, maintenant les enseignants ont peur d’elle. Parce qu’elle va jusque dans les classes pour les contrôler». Est-ce qu’elle est venue jusqu’ici pour contrôler ? «Non, elle n’en a plus besoin. Ils sont au pas». Comment ? «D’abord, elle a renvoyé tous les enseignants de chez eux. Personne n’enseigne plus dans son fief. Ensuite elle a imposé la sanction à tous ceux qui ne viennent pas. Elle a même fait passer un test aux enseignants pour renvoyer ceux qui ne savent rien. Avec elle tout a changé».

Quand Maouloud nous parlait, on était au lendemain du changement de gouvernement. «J’espère qu’ils ne l’ont pas congédiée. J’ai entendu à la Radio qu’elle a un nouveau ministère qui n’est pas celui de l’éducation nationale…» Il faut du temps pour lui expliquer que l’enseignement supérieur a dorénavant un ministère à lui seul. Il ne peut comprendre qu’on touche à celle qui à ses yeux a réussi à «faire marcher son école». Cette école qui lui a manqué et qu’il souhaite pour ses frères. Il parle longuement de Mint Haba et de son père dont «elle tient la force de caractère». Est-ce qu’il connaît la famille ? «J’en entends parler. Son père est très connu par ici. Il a tenu tête à Haidalla et Maawiya…» Déception : on aurait bien voulu trouver un lien de famille entre Maouloud et Nebghouha Mint Haba. «Mais non ! je ne dis que ce que je pense… en général les ministres ne font rien et quand l’un d’eux fait quelque chose, il faut le dire et le laisser travailler. Tu ne sais pas si les petits groupes de voleurs ont pu écarter ceux qui ont travaillé ?» Qui a travaillé parmi l’ancienne équipe ? Maouloud ne veut pas donner de nom. Comme la majorité de ses concitoyens, il préfère rester dans le flou. Un flou artistique qui allie sens de la critique et imprécision dans la position.

Ont-ils ‘quelque chose’ de l’hydraulique ? «Jamais ! On n’en a pas besoin. Grâce à nos alliés politiques, nous avons notre sondage, notre cuve qu’on remplie. Nous avions déjà nos charrettes pour distribuer l’eau». Et l’électricité rurale ? «Nous sommes encore loin de tout ça». La santé ? «Pour se soigner, nous allons en ville et même à Nouakchott». La conscience de sa condition ? «Quelle condition ? Je suis comme toi et ton ami. C’est vrai que je ne suis pas allé à l’école, mais j’ai assez d’intelligence pour comprendre le monde qui m’entoure. Tu n’es pas plus au courant que moi». Et l’esclavage ? «Nous sommes libres ici. Regarde, c’est un village de haratines. Nos marabouts ont un village à 5 kilomètres d’ici…» Pourquoi les appeler «marabouts» ? «Ce sont nos marabouts qui nous enseignent le Coran, qui nous indiquent le droit chemin, qui nous protègent contre le mauvais génie… ils ne nous donnent rien et on ne leur donne rien… mais nous sommes de la même famille…» Terrain impraticable pour la Raison. Le cœur a ses raisons…

Maouloud est fier de sa personne, de son état et de son village, Bir el Barka. Situé à une quarantaine de kilomètres avant Aleg, Bir el Barka – le puits de la baraka – est une sorte de relais, genre caravansérail moderne sur la route de l’Espoir. Cette longue route – de 1100 km – qui relie Nouakchott à Néma et qui désenclave l’intérieur du pays. Un projet pensé et réalisé pour équilibrer le développement du pays, permettre l’intégration de ses zones reculées dans le tissu économique, relier ses régions, faire converger ses populations…

Sur cette route ont poussé des conglomérations autour de l’activité de restauration principalement. Parfois cela a donné de gros villages. Ce n’est pas encore le cas de Bir el Barka où se trouve cependant un poste de contrôle de la douane. Ces postes ont leur rôle dans la prospérité de ces coins. Le poste de douane fonctionne encore malgré l’annonce par la direction générale des douanes de l’élimination de ces postes de contrôle intérieur qui ne veulent rien dire d’autre que l’ancrage de l’arnaque.

Maouloud parle de tout. Des salafistes ? «Ils sont fous et n’ont rien de musulman. J’en connais un ou deux qui étaient des délinquants et rien de plus. Je crois qu’ils auraient mieux fait d’aller en Irak ou en Palestine ou en Afghanistan… c’est là-bas où le combat contre l’impiété est juste. Sinon il faut les envoyer combattre avec Naçrallah au Liban. Bush a fait de nous des ennemis, c’est lui qu’on doit combattre. Si ces gens sont sérieux, ils n’ont qu’à aller chasser l’occupant des terres islamiques, nous ici nous n’avons rien à nous reprocher…»

Maouloud espère que le Président Ould Cheikh Abdallahi – «qui est le fils d’ici, ses parents sont à moins de 20 km d’ici» – va couper ses relations avec Israël. «Il est bon et comprend ce qu’il faut pour la Mauritanie. Il sait qu’on attend rien de particulier de lui, mais qu’on souhaite sa réussite pour le pays».

Maouloud croit qu’il aurait dû être un militant de l’union des forces du progrès, «parce que son président parle bien». Il n’a jamais été du PRDS, «j’ai toujours voté les candidats de ce parti pour des raisons locales». Adil ? «C’est la même chose. Eux ils disent que ce n’est pas vrai, mais pour nous ce sont toujours les mêmes personnes qui s’activent et qui font les marchandages».

Maouloud refuse de se faire photographier. «Je ne suis pas une personnalité d’envergure et je ne veux pas que ma photo soit partout, vous pourriez être des journalistes, pour cela vous êtes dangereux…» Il avait raison. Il fallait le quitter…

 

MFO

 

Source :
La Tribune n°401




Le panel des experts scientifiques analyse la situation des activités pétrolières et gazières en Mauritanie

26052008

Le panel des experts scientifiques analyse la situation des activités pétrolières et gazières en Mauritanie 

 

 

Conformément à son agenda, le panel d’experts scientifiques indépendants sur les activités pétrolières et gazières en Mauritanie a présenté une analyse de la situation et des propositions en vue d’une activité extractive répondant aux normes environnementales aux ministres du pétrole, de l’environnement, de la pêche et des transports. C’était le 22 mai passé. A l’issue de cette réunion de travail avec les membres du gouvernement mauritanien, les experts ont fait à la presse un compte rendu de leur activité. C’était jeudi dernier dans les locaux de l’IUCN à Nouakchott. Il est ressorti de la conférence de presse que cette présentation a porté essentiellement sur la caractérisation du contexte de
la Mauritanie, la manière d’améliorer le jeu pétrolier et gazier et sur les perspectives. Ainsi les experts du panel qui avaient, à la faveur d’une première mission en Mauritanie fait un exposé sur les risques technologiques et les enjeux socio-économiques entre autres, ont rappelé que
la Mauritanie est un pays moyennement avancé sans expérience pétrolière et gazière et qui envisage la mise en place de mécanismes de régulation à travers un nouveau code pétrolier, un nouveau contrat type, des procédures d’étude d’impact environnemental, un code de l’environnement marin… 

Les experts on t rappelé qu’aujourd’hui tel que vont les choses on ne sait pas si
la Mauritanie sera ou non un pays pétrolier et que rien n’est encore joué. En effet du fait de la baisse de la production et des nouvelles règles dont certaines sont en révision, le moment semble incertain. L’avenir se jouera sur ces règles-ci diront les experts. Toutefois, il importe de revoir les critères de sélection des opérateurs. Pour les experts il s’agit de savoir qui doit opérer, comment il doit le faire et où il doit exercer. Car, expliquent-ils, il y va des enjeux environnementaux qu’il ne faut pas négliger. Ainsi quiconque souhaite opérer devrait être tenu de remplir, recommandent les experts, les conditions standards selon les normes de l’OGP, de
la BM, de l’IFC, de l’OMI, de l’OMS, etc. les opérateurs doivent en plus être inscrits dans un registre tenu et mis à jour par le ministère du pétrole dans la perspective des attributions de bloc. Parmi les autres exigences figurent une expérience prouvée et reconnue en contextes similaires selon qu’il s’activité en off-shore ou en on shore ainsi qu’un certificat d’assurance pertinent et une adhésion à l’ITIE. 

Pour ce qui est des zones susceptibles de recevoir une activité extractive, il importe d’être attentif disent es experts à celles qui sont classées ‘no-go’ (ne pas y aller, en anglais). Il s’agit notamment des parcs nationaux comme le banc d’Arguin, le parc de Diawling, et les zones comme la baie de l’étoile et le guelb er Richât. Sont également considérées ‘no-go’, les périphéries immédiates et proches à hauts risques des parcs nationaux. C’est notamment le cas du bloc 9 et des blocs 7 et 8 qui sont attente d’études océanographiques complémentaires.   

 

Source :
La Tribune n°401 




La SNIM fournit un patron aux patrons

26052008


La SNIM fournit un patron aux patrons 

 

C’est sans surprise que l’administrateur directeur général de
la SNIM a été proclamé président de
la Confédération du Patronat de Mauritanie. 

Samedi 23, au  palais de Congrès de Nouakchott, après huit heures d’attente due à une coupure générale de l’électricité, Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed, ADG de
la Société nationale d’industrie minière, s’est vu élire à la tête  de

la CNPM. L’événement était prévisible. Il y a en effet une semaine, la presse en avait parlé ; présentant Ould Sidi Mohamed devant occuper le poste de patron des patrons, parfois comme  «le candidat du gouvernement», ou plutôt «le candidat du consensus». Le poste était vacant depuis deux ans après la démission de Mohamed Ould Bouammatou. Plusieurs prétendants au fauteuil n’ont visiblement pas su se montrer convaincants. Quant à Bouamatou, il semble qu’il n’ait pas choisi de rempiler pour plusieurs raisons : «cela lui prend trop de temps, d’argent. Il a voulu impulser à la structure un nouvel élan mais les pesanteurs ne le lui ont pas permis», commente un cadre du patronat. Aussi, il s’est avéré que les dix fédérations affiliées à
la CNPM se sont entendues sur l’ADG de
la SNIM qu’elles ont présenté comme l’homme du consensus. 

Ould Sidi Mohamed a donc réussi à éclipser les ambitions de Mohamed Lemine Ould Hammoud, président de la fédération des pêches, qui assurait l’intérim à la tête de la CNPM et qui avait fédéré nombre de patrons autour de sa candidature grâce notamment à l’appui du président sortant, de Ould Abeïdna de la SOGECO et de Mohamed Ould Noueiguedh de la BNM, un moment intéressé. 

Le choix du patron de
la SNIM, une entreprise dont plus des trois quarts du capital relève de l’Etat ressemble fort à une volonté du pouvoir d’avoir une présence effective au patronat. Et même de prendre en main le contrôle d’une institution qui est devenue une sorte d’Etat dans l’Etat. 

Outre son profil d’ancien secrétaire général de la confédération générale des employeurs de Mauritanie (CGEM, ancêtre du CNPM) alors dirigée par feu Sidi Mohamed Ould Abbass, son expérience d’ex  représentant du Bureau International du Travail pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar, son statut de d’ADG de  
la SNIM datant de deux ans fera-t-il de lui le véritable manager d’un patronat qui doit s’inspirer davantage pour être en bon terme avec ses partenaires du syndicat. Déjà il y a quelques années, le dialogue social a permis de rehausser le SMIG. A présent le contexte de crise permanente est là comme un défi opiniâtre. Et le nouveau patron des patrons a une ambition qu’in a présentée en quatre objectifs : professionnaliser l’intervention patronale en matière de lobbying, améliorer la qualité et le niveau de l’offre de service à fournir aux entreprises, renforcer l’intervention patronale dans le développement des ressources humaines en général et améliorer les qualifications professionnelles en particulier, et élargir l’intervention patronale dans la concertation économique et sociale à travers un dialogue social rénové. Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed a ainsi promis que la réalisation de ces objectifs s’effectuera dans le cadre d’un plan d’action opérationnel qui sera soumis à l’approbation des organes compétents de gestions de
la CNPM. 

Notons que la cérémonie de désignation du président du patronat s’est déroulée en présence du Premier ministre. Yahya Ould Ahmed Waghef a rappelé que cette élection du président et des membres du bureau exécutif du patronat se teint dans un contexte particulier. Lequel s’est caractérisé pas la formation d’un gouvernement d’ouverture politique pour lequel les nouvelles forces ont choisi de travailler en vue de mettre en exécution le programme du président de
la République, a-t-il dit ; non sans rappeler le niveau de réalisation de ce programme qui, a-t-il rappelé s’est caractérisé par le retour des déportés, la criminalisation des pratiques esclavagistes, la mise en place d’un programme spécial d’intervention. Entre autres.   

Kissima 

 

 

 Source : La Tribune n°401




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

26052008

Edito de

la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

 

On ne peut passer une semaine sans un accident mortel. La semaine dernière, ce fut l’horreur. Avec d’abord cet accident sur la route d’Akjoujt qui a emporté cinq personnes dont la fille du vénéré Ely Cheikh Ould Momme. Avec ensuite l’autre hécatombe sur la route de Nouadhibou avec six morts. Avec entre-temps, tous les chocs, tous les mutilés, blessés, traumatisés, tous les dégâts matériels qui se seront produit en une semaine.

Comment arrêter ou limiter ce ‘fléau’ qui emporte plus de Mauritaniens que le choléra, la fièvre jaune ou même le Sida ?

Il y a quelques années, nos partenaires européens avaient financé une campagne de sensibilisation très sommaire malgré l’enveloppe consacrée. C’était la faute aux autorités de l’époque. Une époque – il faut toujours le rappeler – qui bénissait la dilapidation des biens de ce peuple. Une époque où la mort de plus de cent personnes en même temps, n’émouvait pas les maîtres.

Nous avons – je crois – changé d’époque (au moins). Il est temps de prendre les choses au sérieux.

Quelles sont les causes des accidents ? La première cause est la vitesse. Seule la sensibilisation et l’application stricte de la réglementation peut permettre le respect des normes en la matière. La deuxième cause est certainement la vétusté du parc automobile. Seule la réhabilitation de l’exigence de la visite technique peut améliorer la situation du parc. La troisième cause est l’état des routes. Cela va de l’étroitesse des voies aux nids de poules, à l’absence de signalisations, aux mauvais tracés…

On espère, je suis sûr quant à moi, que le ministère des transports va désormais s’occuper de sécuriser nos routes en limitant les dégâts et en concevant des politiques à même de changer la donne.

Restent les autres intervenants. Les postes de contrôle de police, de gendarmerie et des douanes. Les derniers n’ont rien à voir sur les routes intérieures. Gendarmes et policiers ne font pas leur travail. Ils sont là pour l’arnaque. Pour s’en convaincre, il suffit de rester 30 minutes à observer un poste. Les voitures surchargées passent. Celles dont les feux sont défectueux, dont les freins ne marchent pas, sans rétroviseurs, avec des pneus usés, sans assurance, sans extincteur… tout passe. Si le conducteur donne l’impression d’appartenir à cette classe d’intouchables qu’on appelle «patrons», à peine s’il s’arrête. Si par contre il ressemble à un citoyen quelconque, il passe au poste. C’est «le thé pour le poste». Le prix à payer varie selon les infractions. C’est ainsi que vous avez plus de cinq postes de contrôle sur la route de Rosso, près d’une vingtaine sur la route de l’Espoir, six sur celle de Nouadhibou, six sur celle d’Atar… et si on s’amusait à savoir combien de PV de contraventions ces postes ont effectué depuis dix ans ? Combien d’amendes ont-ils établies au profit du trésor public ? Combien de permis ont-ils retirés pour mauvaise conduite ? Je crois que l’autorité qui décidera de savoir l’apport de ces postes sera édifiée sur leur vraie nature.

C’est d’autant plus dangereux que l’on sait que ces postes n’ont jamais arrêté un recherché. Ni un dangereux criminel, ni un politique du temps où ils étaient pourchassés. Alors à quoi ça sert ?

Il y a quelques mois, la douane avait décidé de lever tous ses postes de contrôle sur les routes de l’intérieur du pays. la nouvelle direction avait vu juste en prétextant que ces postes coûtent cent fois plus qu’ils ne rapportent. Qu’en plus aucune législation ne permet à la douane de procéder à de tels contrôles qui doivent être confiés à la brigade douanière de la gendarmerie. Les routes sont devenues, un moment, l’espace de quelques semaines, fluides. Mais la quête de l’arnaque a été plus forte.

Ce qu’on demande aujourd’hui aux autorités, c’est de lever ces barrages qui donnent l’impression de passer une frontière de pays. D’instituer le contrôle inopiné de brigades mobiles et mieux équipées. D’accompagner cela par une campagne de respect des réglementations de la circulation à l’intérieur de Nouakchott. Placer des flics à tous les feux et les rétribuer selon le niveau d’émission des PV de contraventions. Trouver l’astuce et mener campagne contre les accidents de route. C’est insupportable de continuer à perdre les enfants du pays sans réagir.

 

Source :
La Tribune n°401




Plainte pour Obstruction Volontaire à l’Accès d’un Domicile Privé

26052008

Objet : Plainte pour Obstruction Volontaire  à l’Accès d’un Domicile Privé

 

 

            Monsieur le Président,

Je viens respectueusement vous informer d’une tentative de morcellement d’une partie de la rue qui passe devant notre maison, planifiée par Sid’Ahmed Ould Dioum avec la complicité des topographes de
la Willaya.

Dans le plan directeur de la ville de Nouakchott une rue de 25 mètres de largeur passe devant nos maisons.

En mars 2006 le nommé Sid’ahmed Ould Dioum a squatté une partie de rue et en érigeant un mur comme clôture profitant d’un week-end prolongé.

Nous avons immédiatement saisi les autorités de proximité par courrier avec accusé de réception (Mairie de Sebkha, Hakem de Sebkha, Hakem de Tevragh-Zeina).

En avril 2006 le Hakem de Sebkha s’est déplacé personnellement pour ordonner l’arrêt immédiat de toute construction en attendant la présentation des documents officiels autorisant cette occupation.

A ce jour 25 mai 2008 Sid’ahmed Ould Dioum a été incapable de présenter aux autorités compétentes un document officiel de l’administration l’autorisant à occuper la voie publique.

Cette tentative de morcellement de cette partie de la rue par Sid’ahmed Ould Dioum avec la complicité des Topographes de
la Willaya de Nouakchott n’a en aucun moment reçu l’autorisation du Ministère de l’Habitât et de l’Urbanisme.

En effet, nous avons constaté avec indignation les très nombreuses irrégularités d’écritures topographiques contenues dans le courrier N° 48/WNKT/SRET/06.

 

A – le propriétaire du lot 208 de
la Médina 3 est accusé dans ce courrier de s’être accaparer du dégagement qui le sépare de son voisin du lot 210. Comment un topographe peut-il confondre les lots 208 et 210 de
la Médina3 ? 

B – un fonctionnaire de l’Etat, topographe de formation qui constate par écrit l’occupation illégale d’une partie de la rue et qui par la suite demande la régularisation de l’occupation nous choque profondément ; car c’est contraire aux principes d’un Etat de droit ; pire c’est inviter les citoyens à violer les lois de ce pays. 

C – l’embouteillage des axes routiers est devenu un problème quotidien pour les Nouakchottois et réduire à 8 m une partie d’une rue principale est une épreuve supplémentaire adressée aux résidents de
la Médina3.

D – le 5 juillet 2007, le Hakem de Sebkha accompagné de deux topographes Mr. M’baye et Mr.Dieng ont constaté par écrit que cette partie de rue longue de 200m avait plusieurs largeurs soit 25m, 15m, 9m , 6m, 8m.

E – quelles sont les raisons qui poussent les topographes de
la Willaya à vouloir morceler à tout prix cette partie notre rue alors qu’elle existe depuis 1965 sur le plan directeur de la ville de Nouakchott avec une largeur de 25m.

F – comment un topographe de profession peut-il confondre un plan de situation de
la Médina 3 avec un plan de la direction des statistiques qui situe les zones construites ?. 

 

Excellence,

 

Nous attirons votre attention sur les points suivants :

-        
la DHU a recommandé par écrit aux autorités de proximités de préserver cette rue de toute occupation (Courrier N° 2001 du 30 Novembre 2006) 

-         l’enquête de la police de Sebkha et signée par Sid’ahmed Ould Dioum, constate qu’il y a occupation de la rue (Courrier N° 574 du 01 / 11 / 2006) 

-         plus grave, le Hakem de Sebkha a saisi par écrit sa hiérarchie pour l’informer que la largeur de cette partie de la rue est passée de 25m à 8m de largeur (Courrier N° 003 du 2 juillet 2007) et que Sid’ahmed Ould Dioum ne détenait aucun document officiel l’autorisant à occuper la rue. 

 

Monsieur le Président,

 

De toute façon cette occupation ne nous concerne que dans l’espace vide qui passe devant ma maison et qui empêche la bonne jouissance d’une propriété protégée par la loi ; d’autant plus que cette occupation de la rue nous empêche d’accéder au garage de notre maison.

A cet égard, Nous invitons vos services compétents à venir constater cette occupation et mettons à leur disposition tous les documents officiels de l’administration. (Permis d’occuper, plan de situation, correspondances avec les différentes autorités…etc.).

Nous croyons que cette occupation crée le précèdent de l’offense à l’Etat ; au moment oû les autorités clament dans leurs engagements celui de respecter la crédibilité de l’Etat en appliquant ses lois.

 

Monsieur le Président,

 

Nous ne sollicitons ni une faveur, ni un compromis douteux, mais simplement l’application de la loi pour que cette partie de la rue retrouve sa largeur d’avant mars 2006. 

 

Dans l’attente d’une suite favorable, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, nous salutations respectueuses.           

 

 

 

 

 

 

 

Abderrahmane Bâ

Source : La Tribune n°401




Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

26052008

 

Partis politiques, associations etc. :Avez-vous un but ? 

 

Si l’on suppose qu’«il y a bien un but », peut-on admettre «qu’il n’existe aucun chemin qui y mène ». Franz Kafka nous fait savoir qu’aucune route ne devait être la bonne. Néanmoins, on est tenté de penser que Kafka avait tort. En effet, la problématique du but organisationnel reste encore non tranchée. En principe la difficulté consiste à déterminer si les organisations ont des buts ou si cela concerne seulement leurs membres. 

Certes, les individus peuvent se ressembler au sein de la même organisation, parce qu’il partage le même but, mais il se peut que chacun des membres incarne une vision différente, ce qui rend le processus d’élaboration d’un but commun plus complexe. Donc «le but des organisations (politiques ou associatives) serait-il  d’assurer le bien-être de la population ou les intérêts de certains groupes d’influences ? ». Et comment peut-on évaluer un tel but ? 

La réponse à une telle question suppose une définition des objectifs des organisations en question. Ceci nous renvoie à une détermination pure et nette de la vraie définition du but. Dans un cadre «logique», définir un but amène à se demander le pourquoi de l’existence de l’ensemble organisé et déterminé, ensuite les facteurs clés de sa réussite afin d’élaborer un plan d’action basé sur des critères d’évaluation bien précis. Ne s’agit-il pas d’essayer de formuler des objectifs qui collent, avec cette prétendue notion de bien-être des adhérents ou chercher une autre vocation des organisations peu performantes? 

Le concept des adhérents demeure, en ce sens, essentiel pour la détermination de la mission des organisations opérant dans le domaine politique ou associatif. Pour que ces organisations soient efficaces, il faut impérativement cibler une approche participative de la prise de décision. Celle-ci consiste à impliquer, de plus en plus, les adhérents dans les activités de l’organisation. Ces derniers, pour qu’ils soient impliqués, doivent eux-mêmes sentir le besoin d’appartenir à l’ensemble organisé. D’où l’intégration d’une dimension anarchique de l’organisation de la base partisane ou associative. 

L’anarchie consiste, dans cette perspective, à faire participer l’ensemble des parties prenantes à la prise de décision. 

L’écrivain Mansour De Grange nous confirme que  «le quartier est  une bonne illustration de l’anarchie décisionnelle. Il faut, dans cette lancée, subdiviser les quartiers en sous- système de 50 maisons pour mieux maîtriser le besoin quotidien de la population ». En suivant cet ordre, la base sera en mesure de résoudre les difficultés de la gestion quotidienne. Il ne s’agit pas de l’organisation communale. Mais d’une organisation plus minuscule, qui permet de bien cibler les objectifs des petits groupes et d’entreprendre les actions nécessaires pour les atteindre. Pour ce faire, les sous-groupes devraient avoir l’aptitude d’élire les policiers, les pompiers etc. Les autorités centrales et les bailleurs de fonds  doivent être considérés, ici, comme étant des parties prenantes. Ils peuvent financer les projets du sous-groupe, assister à la réunion, participer à la prise de décision et laisser les personnes les plus proches de la base prendre en charge la gestion de la petite cité. 

Dans le cadre des partis politiques, l’intégration de cette approche est un peu difficile. Car, l’idéologie et la domination des clans, qui guident les partis politiques, ne sont, que rarement, une source d’union basique. 

En tout état de cause,   chaque fois que le groupe s’élargit vers un sous-système plus grand, le sous-ensemble devient complexe. Le groupe réduit doit donc être le socle de l’organisation du parti politique, de la  commune, de l’association, du département administratif etc.    

Par ailleurs, si l’on se borne à penser que le  but d’une telle organisation se limite à répondre à des préoccupations décisionnelles au niveau hiérarchique, l’évaluation de l’action de l’ensemble organisé va être difficile. 

A cet égard, nous  pouvons confirmer que les organisations à but non lucratif, appartiennent au système qu’imposent certaines règles en fonction d’un but qui n’est pas forcément partagé par  l’ensemble des intervenants politiques ou associatifs. Mais, il doit y avoir quelque chose au fond de la base organisée, et cela d’une manière spontanée, qui la  pousse à être émancipée : c’est, en quelque sorte, la raison d’être de l’ensemble organisé.                  

 

 

 m_barrada@yahoo.fr 







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