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Billetterie, les étudiants s’expliquent…

20052008

Billetterie, les étudiants s’expliquent…   La faillite d’Air Mauritanie au début de l’année fut une expérience triste et douloureuse, surtout pour les étudiants boursiers de l’Etat.  « L’agence ‘SORECI VOYAGE’ a permis de résoudre le problème du retard et combler le vide dû à cette  faillite. »,  explique Zeki Ould Boumediene,  étudiant en troisième cycle au Maroc.   

Mais cette initiative oblige  l’étudiant à  rajouter 20 000 UM, voire 38 000, pour son billet aller retour  de la  Royale Air Maroc (RAM).
 « A mon avis, ce genre de problèmes ne doit pas se répéter.  Avec la volonté, on peut réaliser l’impossible : ‘quand on veut, on peut’. » explique amèrement un étudiant mauritanien à l’étranger qui a sollicité des service de SORECI  VOYAGE.  
Certains étudiants  incitent  sur le fait que  les autorités  doivent  assumer  leurs responsabilités en  choisissant  la meilleure agence sur le marché, en fonction de son expérience et de ses capacités matérielles et humaines.
 
Les  boursiers de l’Etat sont obligés d’attendre l’accord entre l’Etat et la compagnie aérienne concernée. Les  agences de voyages interviennent comme des intermédiaires.   

«Un billet à 3400 DH (le prix de la RAM au mois de janvier), c’est bien trop cher », se plaint un autre étudiant, non-boursier. « J’espère que le bureau des étudiants  trouvera  une solution avec la RAM. Il restera encore le problème du retour au Maroc, mais je crois que c’est beaucoup plus de la spécialité du ministère ». 

AL EDIBE confirme, dans une récente lettre adressée aux ministre de l’enseignement supérieur, que les étudiants éprouvent de nombreuses difficultés, notamment l’insuffisance des bourses par rapport à la cherté de vie à l’étranger. «Le problème de retour des étudiants », ajoute-t-il, « pose aussi un sérieux problème. Néanmoins, l’an passé, le retour a été relativement bien organisé, grâce à l’intervention de  SORECI VOYAGE ».   Notons que les compagnies d’aviation comptent, par ailleurs,  supprimer les commissions accordées aux  agences de voyage. Avec l’augmentation des prix du pétrole, les compagnies se sont trouvées dans l’obligation de restreindre certaines dépenses. Ces mesures ont impliqué une suppression des commissions destinées aux «  agences de billetterie  en Europe, au Maroc  et, bientôt, en Mauritanie.

 M ohamed F.Barrada 




L’édito de la Tribune par Mohamed Fall O Oumère

20052008

L’édito de la Tribune  par Mohamed Fall O Oumère 

Sur le site de l’AMI, Zeine Ould Zeidane est  Premier ministre jusqu’à  dimanche. Un retard d’une semaine dans la mise à jour du site officiel. Tellement digère-t-on mal encore ce qui s’est passé.

Au moment où on l’attendait le moins, le Président Ould Cheikh Abdallahi a choisi de démettre son Premier ministre et de changer complètement de cap. Le prétexte ‘technocratique’ a été remplacé par celui du ‘politique’. Place donc à un gouvernement issu des propositions des partis appartenant à la majorité désormais élargie. C’est une avancée en soi, quand on sait que la démarche occulte nécessairement la règle traditionnelle du dosage qui a empoisonné la vie politique ces dernières décennies. Ceux qui tiennent encore à poser la vision du dosage mènent un combat d’arrière-garde.

Si la constitution du gouvernement politique comporte un aspect positif, il est dangereux de procéder à la politisation de l’administration. Nous en avons trop souffert ces dernières décennies. Il faut éviter que les nominations des secrétaires généraux, des directeurs centraux obéissent à des critères autres que la quête de la compétence et d’un minimum d’intégrité. On dit que, dans l’administration de l’après 19 avril, la configuration actuelle est à l’origine une recherche d’équilibres au sein de soutiens du Premier ministre ancien candidat à la présidentielle. C’est du moins ce qui était attesté par l’opinion publique.

L’administration doit rester au-dessus de la mêlée. Elle doit être préparée à supporter la continuité, à s’inscrire dans la perspective de la pérennité.

Le gouvernement entrant doit prendre au sérieux sa mission. Les petites guerres autour de l’arabisation du courrier et des documents officiels ne sont pas une priorité. C’est de la démagogie que d’en faire un cheval de bataille, une question centrale de la mission qui est confiée aux nouveaux ministres. Ils ont du pain sur la planche et la question de la langue n’est certainement pas un facteur de freinage. On a cru un moment au dépassement de ce complexe de la langue. Il est revenu en force. Parce qu’il est, comme par le passé un cheval de bataille, pour des politiques en mal de programmes et de visions pour le pays. Un populisme peu coûteux.

Qu’on le veuille ou non, l’Arabe est la langue de ce pays. Personne ne peut le contester d’autant plus que cela a été consacré par la constitution. Ceux qui posent encore le problème de la langue, ici ou ailleurs, ne comprennent rien à la marche du monde. Ceux parmi eux qui prétextent ne parler qu’une seule langue, doivent plutôt avoir honte de donner ainsi un signe notoire d’incapacité dans un monde qui ne connaît pas les frontières.

Parmi nos priorités, il y a l’ouverture sur l’autre. Il y a aussi l’assimilation du savoir et des techniques. La réforme de l’éducation commencée par des mesures draconiennes mais, espérons-le, salvatrices en attendant mieux, est un pas pour réaliser une meilleure intégration dans le monde.

Je parie que les ministres qui ont déjà posé ce problème de l’utilisation de la langue sont ceux qui sont les plus préparés à échouer dans leurs missions et à perpétuer les anciennes pratiques. Parce qu’à mon avis, l’attitude relève de la médiocrité. Et c’est bien le règne de la médiocrité qui nous a menés là où nous sommes.

Quant au ‘retour des symboles de la gabegie’ qu’on dénonce ici et là, j’aimerai dire quelques mots. Un : qui décide de qui est ‘symbole’ ou non ? Deux : au lendemain du 3 août, qui a travaillé à ‘normaliser’ les figures emblématiques du système tant décrié d’avant ? Trois : quand nous avons dit que les Mauritaniens ne se valaient pas, qui a soutenu qu’ils se valaient au contraire ? Quatre : qui a poussé vers la constitution d’un ‘gouvernement politique’ en faisant la panacée du mal-être général ? Cinq : qui a diabolisé toute l’action du gouvernement, remettant les nostalgiques aux premières loges ? Six : qui a refusé de croire qu’il y a eu des avancées en Mauritanie, avancées dont il fallait profiter pour faire progresser la démocratie et réhabiliter les pratiques politiques ? Sept : qui a entretenu un climat de défiance ? Huit : qui s’est obstiné à ne voir que la moitié vide du verre ? Neuf : qui a fait du pouvoir l’objet de désir, l’unique ambition, la raison d’être et d’agir ? Dix : qui refuse l’alternance, le changement, le libre-choix, et exige le retour du pouvoir personnel, de l’hégémonie patrimoniale… ?

«akh igboyl» Ceux qui se morfondent aujourd’hui, doivent se poser la question de savoir où est-ce qu’ils étaient le 3 août 2005 et qu’elle a été leur attitude à ce moment-là. On se souvient comment les partis et les chefs politiques ont fait leur ruée sur le PRDS démembré. Les uns voulant en récupérer le tout-venant, les autres en hériter les pratiques. Le temps de ‘blanchir’ ses hommes, de les normaliser et de leur ouvrir la voie du retour sur scène. Sans exigence de demande de pardon, sans reconnaissance du mal fait, finalement sans repentir.

Au-delà des considérations et des conclusions hâtives – mais plus ou moins justifiées – nous avons à pousser le nouveau gouvernement vers l’action. Le temps des consultants doit prendre fin. Les ministres actuels n’ont pas l’excuse de ne pas avoir l’expérience, de ne pas avoir la légitimité de la représentativité de leurs partis respectifs. D’ailleurs ils représentent ces partis et leurs actions seront mises sur le compte de ces partis. Il n’y a plus d’excuses.

Source : La Tribune n° 400

 




NOUADHIBOU :LES ‘MINISTRES DE NOUADHIBOU’

20052008

NOUADHIBOU : LES ‘MINISTRES DE NOUADHIBOU’ 

Les Ehel Sahel avaient pris l’habitude de crier à la marginalisation .Ils revendiquaient à corps et à cri des postes au sein du gouvernement, dans l’administration territoriale, des grandes entreprises d’Etat. C’était devenu une obsession allant jusqu’au sectarisme et au régionalisme .Il est vrai que depuis le conflit du Sahara occidental les ressortissants de Dakhlet Nouadhibou brillent par leur absence au sommet. 

L’espoir était grand de voir enfin des Ehel Sahel cooptés. Ils devront encore attendre. 

Un bémol tout de même, trois  ministres du gouvernement Ould Waghef étaient en service dans la capitale économique. 

La région a tout de même un ministre en la personne de Abdallahi Ould Benani, secrétaire d’état aux TIC, poste qu’occupait Oumar Ould Yali qui ne connaissait de souris que celles qui envahissaient son domicile de Sebkha. Ould Benani était jusque là l’inamovible directeur commercial de
la SMCP où il était considéré comme la véritable cheville ouvrière. Tous les directeurs lui étaient inféodés. 

L’homme ne faisait que timidement de la politique sous l’ombre de son frère Sid ‘Ahmed, longtemps fédéral du PRDS. Abdallahi s’était converti en indépendant comme tout bon laudateur du défunt parti état au lendemain du 3 Août. 

Pourquoi donc cette nomination de Ould Benani , l’apolitique? 

Ce serait en partie due à la volonté de ‘donner à la région un poste’ et les Benani ayant la mainmise sur la région, le poste ne pouvait que leur revenir. Sid ‘Ahmed étant hors -jeu , on a cherché le frère. L’ancien fédèral s’était disqualifié en renvoyant manu militari ses anciens camarades du PRDS à la veille des élections générales de 2006. 

Le nouveau secrétaire aux TIC est un mordu du travail, sa voiture ne quitte
la SMCP qu’à des heures tardives de la nuit. Les langues disent que s’il n’a pas fait de la politique active c’est qu’il manque de générosité, grand handicap pour qui veut faire de la ‘politique’. 

Sortant de Tunisie, l’homme est considéré comme capable, simple. 

Il va siéger au gouvernement à côté de son ex-patron à
la SMCP : Mohamed Ould R’zeizem , ministre de l’hydraulique. L’ex -wali de Nouadhibou ‘ cherchait l’intérieur’ .Son passage à la tête de
la SMCP est à oublier ; l’homme n’ayant jamais passé une semaine de suite dans la capitale économique. Sa période de wali fut plus défendable. Administrateur jusqu’au bout des doigts, il connaît la région comme sa poche. Ce qui lui a valu d’être désigné comme coordinateur régional de ADIL .Peu de personnes ici ont été sensibles aux sirènes du nouveau -futur parti -état.Sa mission fut un échec cuisant .D’ailleurs il n’y eut pas de suite. Quelques accrochages lointains avec le populaire député El Ghassem Ould Bellali , l’éloignèrent du marigot politique local. A sa décharge, la planche à billet n’avait pas étè mise en marche , le peuple affamé chercha sa pitance ailleurs. 

Ould R’zeizem traîne aussi une autre casserole ; certains l’accusent d’avoir participé à la purge des négro -africains alors qu’il était hakem de Bababe dans les années 90. 

Oulad Nasser comme Ould Hannena , le 8 Août l’emporta. Il mit du temps à s’en remettre. Le voila de nouveau dans l’arène. 

Un autre ‘ministre de Nouadhibou’ est Bebaha Ould Ahmed Youra .L’ancien directeur du port de Nouadhibou est nommé ministre des transports. Longtemps ministrable, Bebaha attendait son heure sans se précipiter, sans se prononcer non plus .Nul ne savait s’il était de l’opposition ou du pouvoir , il a su garder en main toutes les cartes. Son passage à la tête du port de Nouadhibou fut un franc succès. Il laisse une institution solide aux caisses pleines , de grands chantiers aux études bien ficelées. La boîte était en ordre , une discipline militaire y était instaurée. Mais l’homme semble avoir couvert ses arriéres , en tout cas il n’est plus dans le besoin. On lui reproche d’avoir mis en avant ses parents , son attaché en particulier , qui servait de fusible .Hameyide était l’homme de confiance , capable de court -circuiter ses supérieurs et ‘faisait les affaires de son cousin de patron’. 

Bebaha était aussi la cheville ouvrière du projet de développement de la baie de Nouadhibou. Son nouveau poste lui permet de continuer la mission. 

Le ‘dernier ministre ‘ de Nouadhibou est Bâ Abdoulaye , nommé secrétaire général du gouvernement. Directeur de
la SOMIR depuis seulement octobre 2007 l‘homme n’a pas pu faire grand -chose ; juste le temps de diagnostiquer : La raffinerie est mourante. Le natif de Bababe n’a pas non plus pu entrer dans l’arène politique locale : pas de temps. Souvent à Nouakchott, il ne s’est pas bien mis dans la peau de directeur. Politiquement il était pressenti pour être le leader que les négro-africains de la majorité n’avaient pas à Nouadhibou. Son aura est grande dans le Lao et au delà. Son passage à l’ENER a marqué ses ‘parents’. Chantre de la discrimination positive, Bâ Abdoulaye avait embauché à tour de bras. Il a été limogé par Ely Ould Mohamed Vall malgré un bilan défendable. 

Fils de Thierno Boubou, ami du Sidi Ould Cheikh Abdallahi , dont il est le condisciple Niassien , le nouveau SG du gouvernement était , depuis l’arrivée de Sidi au pouvoir , pressenti au poste de ministre. L’homme est affable , ennemi de personne , sa cooptation devrait être bénéfique au département. Même si sont allégeance à Ould Taya a terni un peu son aura. 

Athié Youssouf 

CP/NOUADHIBOU 

 

Source : La Tribune n°400 




Aioun :Transport …Ote toi de là que je m’y mette

20052008

Aioun 

Transport …Ote toi  de là que je m’y mette 

 Depuis le début de l’année les’’ Samsars’’ (courtiers) du garage Aioun Nouakchott n’étaient plus les seuls maîtres .Deux compagnies de bus maliens  (GANA transport et SONEF) reliant Bamako Nouakchott ont commencé de partager avec les samsars les clients. 

Par la qualité du service, le confort (certains les surnommés avions terrestres)et le tarif promotionnel (5 000 um pour le ticket Aioun Nouakchott, les bus sont devenus des voitures d’attraction. Les propriétaires de Mercedes perdent un gros morceau de leur clientèle. Ils étaient dans l’obligation de diluer leur vin. Du fait qui ils ne sont plus des renards dans des poulaillers ils ne font plus leur bon miel sur les dos des passagers .La jalousie à ces bus convoités conduit les transporteurs locaux à se révolter. Une nuit à l’arrêt des bus ils ont voulu faire la justice eux-mêmes en essayant empêcher les bus de prendre les passagers. .Le commissaire de police de la ville  a intervenu ‘’ce n’est pas ainsi qu’on règle cette affaire’’ 

Deux jours après le commissaire a dit aux représentants des bus au niveau d’Aioun ‘’de ne plus couper les billets aux passagers Et ils ont voulu avoir d’explication. ’’Pas d’explication c’est une instruction’ ’a laissé entendre le commissaire. 

La population excédée de cette situation. Une représentation des citoyens ont pris le chemin de la wilaya pour demander au Wali de lever cette interdiction parce que la population avait et a soif de cette amélioration du transport Mais ce n’a pas été  probant’’ .On interdit pas les bus ni de se stationner ni de faire descendre .leurs clients mais l’intérêt des transporteurs locaux est à défendre .Donc pas question de les laisser prendre les passagers’’ a conclu le Wali. 

Qui sont les perdants ? 

Certainement les compagnies maliennes ont perdu .Mais la population aussi. 

Tout voyageur sera dans l’obligation de se recourir a l’ancienne situation morose de garage : Etre à la merci des Samsars -.Tarif fixé à 8 000 um pour Nouakchott sans compter les bagages. Etre l’objet de Bey’a (vente) : occuper 3 à 4 voitures avant d’arriver la destination. -Voyager dans des conditions pénibles. 

 La population n’est  pas contre l’intérêt des transporteurs  nationaux mais aussi on doit se soucier les problèmes des citoyens voyageurs .Améliorer les conditions de voyage et réduire le tarif doivent être impérativement demandés à la fédération locale de transport. 

                                                                            Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

Source : La Tribune n°400 




SNIM : Gratification des salaires sur fond de dissensions syndicales.

20052008

SNIM : Gratification des salaires sur fond de dissensions syndicales. 

Depuis bientôt  trois ans,
la SNIM cherche à améliorer les conditions de ses employés. Un coup d’œil rétrospectif  permet de constater une dynamique de changement  dans l’Entreprise. Nous l’avions souligné dans nos précédents numéros, la production en 2007 a battu le record de toute l’histoire de l’Entreprise. En effet, le record de ventes a été de 11, 815 Mt. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’engagement  de l’ensemble des travailleurs. A cet effet, une série de mesures a été mise en place en faveur des employés. Ainsi, le volet social a été le plus visé : une somme annuelle allouée à l’ ameublement des travailleurs ; une augmentation variant de 10 à 20% à partir du premier  Avril 2008 qui a touché les ouvriers et agents maîtrises. L’amélioration de la qualité des produits de l’Entreprise va de pair avec celle du cadre de vie de ses travailleurs. A ce titre, un projet de construction de 1000 logements (600 à Zouerate et 400 à Nouadhibou) a été  lancé et se trouve aujourd’hui  à un stade avancé. Des produits de premières nécessités ont été mis dans les Economats et se vendent pratiquement au prix d’achat. 
Toutes ces mesures  visent à mobiliser les ressources matérielles et humaines pour atteindre les objectifs fixés pour 2008 et au – delà.   

L’objectif fixé pour l’année 2008 est de 12,4 MT ce qui constitue une étape décisive vers l’objectif de 14 MT (fixé pour 2010). Ces deux objectifs sont un maillon d’un programme plus ambitieux visant la vente de 20 MT au cours des quatre ou cinq années à venir. Pour l’objectif production 2008, les quatre premiers mois de l’année marquent une bonne tendance selon certains observateurs au siége d’exploitation. La mesure la plus significative cette année, aura été la gratification de trois salaires de base accordés par le Conseil d’Administration  de l’Entreprise. La fin du mois d’Avril a été bien arrondie par les travailleurs. Malgré les fins de mois qui ont été toujours difficiles « la sauce était relevée et croustillante ». 

Au milieu des performances qui sont observables surtout du coté social, se pose le problème de la solidarité des syndicats des travailleurs de
la SNIM. 
Même si, cette unité syndicale s’est illustrée pendant la fête des travailleurs par une mobilisation générale, elle a été entamée après. Six centrales syndicales avaient marché ensemble, fait un discours identique et posé une plateforme commune, mais une consoeur avait fait cavalière seule. Les revendications étaient focalisées sur l’élargissement de la gratification de trois mois de salaires aux travailleurs 

 de la sous- entreprise qui rendent service au même pied d’égalité que les agents de
la SNIM. « Les ouvriers souffrent de la dégradation du pouvoir d’achat, ils vivent lamentablement sous le joug de la sous –traittance qui est une nouvelle forme d’exploitions, ils  sont d’un côté exploités par les employeurs et de l’autre maltraités et méprisés dans les chantiers » s’alarme un syndicaliste. 
Malgré, l’union syndicale factice, la muraille se lézarde, pour cause le rôle du délégué syndical. Apres l’élection du bureau des délégués du personnel un collège syndical a été formé pour déterminer le système du travail. 

Cette structure est composée de cinq délégués (CGTM), suivie de quatre délégués (UTM), deux de
la CLTM, et un délégué (CNTM). 
Réuni pour la première fois, le collège syndical a affiché son incompréhension, à l’origine le rôle du délègue syndical. Les deux grandes centrales (CGTM – UTM) n’étaient pas d’ accord sur les attributions du délègue syndical. Pour la première centrale, son rôle se limite à assister les délègues du personnel élus par les travailleurs, pour la seconde, il  doit tout faire. 

A noter que le poste du délègue a longtemps été la chasse gardée de quelques individus qui en ont fait leur vache laitière en trouvant promotion et autres avantages sur le dos des travailleurs. Apres la première réunion ratée, une deuxième a été convoquée et à laquelle l’ UTM n’a pas assisté «  informée à temps » selon les autres centrales présentes. 

A l’issue de cette réunion, le collège syndical a adressé une demande à l’entreprise pour visiter les chantiers avec tous les délégués.  Demande acceptée mais reportée de commun accord au 06- 07 et 08/05/2008. Arrivés sur les lieux, les délègues ne savaient plus à quel saint se vouer, tellement que leurs divergences étaient profondes. 

 Le discours des uns était freiné par les autres et vice – versa. Ce fut un véritable quiproquo, et deux délègues ont failli en venir aux mains sous le regard des autres travailleurs.  Mécontente de cet accroc, la direction a convoqué les délègues pour leur faire part de ses sentiments de déception qui est aussi partagé avec les travailleurs. Elle a indiqué que « les délégués doivent forcément Support :   Du personnel un collège syndical a été formé pour déterminer le système du travail s’entendre, le problème réel  est celui du délègue syndical et la société ne peut s’ y immiscer car c’est un problème de convention collective de travail,  qui a été soumis à l’inspection de travail ». 

Cet incident malheureux en dit long sur l’atmosphère  délétère et de suspicion entre les deux principales centrales syndicales représentant les pauvres travailleurs. Autre événement presque passé sous silence : Le départ de Mohamed Abdellahy Ould Sid’ Ahmed dit Yarbanna , attaché à
la Direction du Siège d’ Exploitation 

La question qui taraude les esprits est pourquoi son limogeage ? «  Homme de poigne que tout le monde croyait inamovible, Yarbanna a défié beaucoup de personnalités » Son connaisseur avoue que «  le caractère trempé de l’homme faisait peut- être  que ce poste ne lui échoyait pas car très exposé au public, d’où le tact, la modération, la disponibilité au dialogue. » Et d’ajouter «  il est courageux et ferme car ne reculait ni devant la famille, ni devant  la parenté encore moins devant la tribu. » Son successeur Sid’Ahmed Ould Allaf est connu du milieu pour avoir longtemps été gérant de l’hôtel SNIM. Il s’est montre disposé à collaborer avec tout le monde. Sa capacité d’écoute  et d’accueil lui ont valu une réputation au sein des travailleurs. 

  SY DJIBRIL  AMADOU CP- TIRIS ZEMMOUR 

Source : La Tribune n°400

                                                                          




Un sénateur mauritanien s’adresse à l’AJC à Washington.

20052008

 

 Il y a quelques jours, une information reprise par certains de nos confrères de la place ainsi que sur internet, affirmait que le Sénateur de Rosso et vice-président du Sénat Mohamed el Hacen ould El Hadj s’était rendu en Israël à l’occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la création de l’état hébreux. A cette occasion, le parlementaire a fait l’objet d’attaques virulentes de la part de certains média locaux. Il est vrai que la relation diplomatique avec l’état hébreux demeure un sujet brulant qui enflamme régulièrement les débats de la scène politique mauritanienne, même si notre pays à reconnu Israël et ouvert une ambassade à Tel Aviv depuis près d’une décennie. Le premier et unique ambassadeur depuis l’ouverture de la représentation diplomatique mauritanienne en Israël est d’ailleurs toujours le même Ahmed ould Teguedi. Après investigation de la Tribune il s’avère que le sénateur Mohamed el Hacen ould El Hadj s’était en fait rendu aux Etats-Unis d’Amérique au début du mois de mai en réponse à une invitation de l’organisation américaine juive AJC (American Jewish Committee) qui célébrait à Washington son 102eme anniversaire. De là est probablement venue la confusion. La présence officielle du sénateur en sa qualité de membre de la commission des affaires étrangères de notre Sénat semble donc plus anodine que ne l’aurait laissé croire la rumeur nouakchottoise. 

L’événement était semble-t-il d’une grande importance puisqu’outre le sénateur mauritanien et notre ambassadeur à Washington M.Dia Ibrahima, ont assisté au congrès anniversaire de l’AJC plus de quatre mille personnalités politiques venues des quatre coins du monde parmi lesquelles la Secrétaire d’Etat Américaine Condoleezza Rice, l’Amiral Mike Mullen Chef d’Etat Major Général des forces armées américaines, le Premier Ministre français François Fillon, le Ministre des affaires étrangères jordanien Salaheddine Al-Bashir, le Directeur Général du FMI Dominique Strauss Kahn, les ambassadeurs de Oman, de Tunisie, du Maroc, ainsi qu’un certain nombre de représentants de diverses organisations arabes et islamiques tels que Tawfik Hamid, de la société Islamique pour la liberté et la Modernité, Hazrat Maulana Jameel, Président de l’association des imams de l’Inde et Oussama Romdhani, Directeur de l’agence tunisienne de Communication Externe. 

C’est ainsi que le 2 mai dernier, notre compatriote a prononcé un discours remarqué devant cet impressionnant auditoire et que nous vous proposons en intégralité : 

 

 

 

Quelle  contribution pour la Mauritanie à la paix au Moyen-Orient ? 

 

Monsieur le Président, 

Mesdames et Messieurs, 

C’est pour moi un plaisir d’être le premier Mauritanien à m’adresser à vous aujourd’hui dans le cadre de la 102eme assemblée annuelle de l’AJC. 

La relation de mon pays la Mauritanie avec l’état d’Israël et son amitié avec les Etats-Unis d’Amérique sont d’une grande importance politique et symbolique dans le monde arabo-musulman ou seul deux autres pays, l’Egypte et la Jordanie avaient auparavant établi des relations diplomatiques avec Israël. Dans un monde ou l’antisémitisme est entrain de renaitre de ses cendres, ou les tentions au Moyen-Orient font reculer les espoirs de paix, et où le manichéisme simpliste pousse les nations et les peuples à choisir un camp, la Mauritanie fait figure de cavalier solitaire. 

Je tiens à vous dire ici, notre véritable position : nous ne sommes pas avec Israël contre la Palestine ; nous sommes pour la paix et contre la guerre. Nous sommes pour le respect des droits du peuple palestinien à disposer d’un état souverain au coté d’Israël. 

Il ne s’agit pas là d’une chimère, ni d’un rêve inaccessible, mais bien d’un objectif tout à fait réalisable si les peuples de cette région du monde ainsi que leurs partenaires et amis de la communauté internationale y mettent la volonté et les ressources nécessaires. Nous sommes convaincus que la paix au Moyen-Orient est la clé de la paix dans le monde et c’est pour cette raison que la Mauritanie a franchi un pas essentiel en brisant le tabou de la reconnaissance d’Israël. 

Comme vous le savez peut-être mon pays sort de deux décennies de régime autocratique qui ont pris fin le 3 aout 2005 avec la volonté des mauritaniens d’entamer un processus démocratique transparent qui nous a conduit à l’adoption en juin 2006 d’une nouvelle constitution renforçant les institutions  démocratique et la séparation des pouvoirs tout en limitant le mandat présidentiel.  L’adoption de cette constitution a été suivi par les premières élections législatives et municipales transparentes en  Novembre 2006, puis d’élections sénatoriales en  Janvier 2007 qui ont abouti à la mise en place du Sénat le plus représentatif et le plus indépendant de l’histoire du pays et dont je suis honoré de faire partie. Le processus démocratique que nous avons mis en place à culminé en Mars 2007 par l’organisation des élections présidentielles les plus libres et transparente depuis l’indépendance de notre pays en 1960. Tellement disputé d’ailleurs qu’elles ont nécessité le recours à un second tour, ce qui est une première dans notre région du monde. Nous somme fiers d’avoir aujourd’hui le seul président démocratiquement élu du monde arabe. 

Quelle contribution donc pour la Mauritanie dans le processus de paix au Moyen-Orient ? Un processus maintes fois entamé ici même à Washington par plusieurs administrations américaines et auquel les états de l’Union Européenne ont consacré de nombreux efforts. Un processus auquel l’Organisation des Nations Unies à consacré des centaines de résolutions sans pour autant le faire aboutir à la paix que nous souhaitons tous. 

Mesdames et Messieurs, 

Si le Président Palestinien Mahmoud Abbas, qui a visité il y a quelques semaines mon pays, à réitéré son respect de la souveraineté de la Mauritanie dans sa volonté de maintenir ses relations diplomatiques avec Israël, ce ne sont pas quelques terroristes s’attaquant à des installations civiles et à une ambassade qui nous feront renoncer à nos convictions. 

Notre profonde conviction est qu’aucune paix durable ne saurait voir le jour au Moyen-Orient sans l’existence d’un état Palestinien indépendant.  Il est donc nécessaire qu’Israël  s’engage activement et sincèrement dans le processus de paix et donne des signes forts de son engagement tels que la fin de la politique de punition collective et de blocus exercés envers les populations palestiniennes.   

Concernant  le rôle important joué par l’AJC depuis 1906, il n’a jamais été aussi  important qu’aujourd’hui. Le respect et l’influence dont jouit votre organisation depuis plus d’un siècle lui permettent d’apporter une contribution positive à l’effort de paix en Israël aussi bien qu’aux Etats-Unis. Les pays arabes, dont le mien, qui ont des relations avec  Israël, vous demandent de redoubler d’efforts auprès des décideurs israéliens afin qu’aucune opportunité de reprendre le chemin de la paix ne soit négligée. Notre travail pour la tolérance et notre lutte contre le terrorisme n’en seront que plus  renforcés. 

Je vous remercie de votre attention.    

 

Source : La Tribune n° 400 

   

 




Billetterie, les étudiants s’expliquent…

20052008

Billetterie, les étudiants s’expliquent…   

La faillite de l’Air Mauritanie au début de l’année fut une expérience
triste et douloureuse, surtout pour les étudiants boursiers de l’Etat.  « L’agence ‘SORECI VOYAGE’ a permis de résoudre le problème du retard et combler le vide dû à cette  faillite. »,  explique Zeki Ould Boumediene,  étudiant en troisième cycle au Maroc.   

Mais cette initiative oblige  l’étudiant à  rajouter 20 000 UM, voire 38 000,
pour son billet aller retour  de la  Royale Air Maroc (RAM).
 « A mon avis, ce genre de problèmes ne doit pas se répéter.  Avec la volonté, on peut réaliser l’impossible : ‘quand on veut, on peut’. » explique amèrement un étudiant mauritanien à l’étranger qui a sollicité des service de SORECI  VOYAGE  
Certains étudiants  incitent  sur le fait que  les autorités  doivent  assumer  leurs responsabilités en  choisissant  la meilleure agence sur le marché, en fonction de son expérience et de ses capacités matérielles et humaines.
 

Les  boursiers de l’Etat sont obligés d’attendre l’accord entre l’Etat et la compagnie aérienne concernée. Les  agences de voyages interviennent comme des intermédiaires.   

«Un billet à 3400 DH (le prix de
la RAM au mois de janvier), c’est bien trop cher », se plaint un autre étudiant, non-boursier. « J’espère que le bureau des étudiants  trouvera  une solution avec

la RAM. Il restera encore le problème du retour au Maroc, mais je crois que c’est beaucoup plus de la spécialité du ministère ». 

AL EDIBE confirme, dans une récente lettre adressée aux ministre de l’enseignement supérieur, que les étudiants éprouvent de nombreuses difficultés, notamment l’insuffisance des bourses par rapport à la cherté de vie à l’étranger. «Le problème de retour des étudiants », ajoute-t-il, « pose aussi un sérieux problème. Néanmoins, l’an passé, le retour a été bien organisé, grâce à l’intervention de  SORECI VOYAGE ». 

 

 Notons que les compagnies d’aviation comptent, par ailleurs,  supprimer les commissions accordées aux  agences de voyage. Avec l’augmentation des prix du pétrole, les compagnies se sont trouvées dans l’obligation de restreindre certaines dépenses. Ces mesures ont impliqué une suppression des commissions destinées aux «  agences de billetterie  en Europe, au Maroc  et, bientôt, en Mauritanie.

 

 MFB 

 







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