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Les échos Par Mohamed Fouad Barrada

19052008

Les échos Par Mohamed Fouad Barrada 

« Les difficultés n’apparaissent qu’à l’exécution » 

Après le fameux et récent remaniement, les observateurs s’attendent à des nominations  touchant des postes sensibles de l’Etat. Certains individus vont occuper des places vides. Il est question, entre autres, des postes du Directeur  de l’ENS,  de
la SMCP, du port de Nouadhibou etc.   

On évoque aussi que certains postes diplomatiques seraient touchés. Des ténors de la nouvelle coalition dirigeante veulent des places, notamment le poste d’ambassadeur au Maroc. En outre, d’autres hauts diplomates auraient été appelés à Nouakchott. Même les Secrétaires généraux peuvent être touchés. Il est ainsi possible que la majorité s’organise pour transformer l’ordre communal afin que des conseillers occupent de postes de maires centraux au niveau de leurs municipalités. Il suffit d’une simple volonté de parti Adil ou d’Al Mithaq pour que les choses changent. Les walis ne sont pas eux aussi à l’abri de ces mutations. Un petit changement serait, ainsi, à l’ordre du jour. 

En tout état de cause, la mission «deux» est déclenchée. Le chef de cette mission n’est que Mohamed Yahya Ould Waghf (Nouveau Premier ministre). Son gouvernement est constitué, en grande partie, d’un ensemble des politiques (accusés de gabegie) qui dirigeaient le pays durant la période de Maaouiya . Cet ensemble devrait, toutefois, surmonter les difficultés économiques  auxquelles le pays est confronté. Il devrait également faire   preuve d’une vigilance ferme quant à la gestion des deniers publics.   

 Il est à préciser, dans une autre perspective, que les prémices de la stratégie pour les trente années à venir, a vu le jour en Mauritanie. Innovation du  gouvernement sortant. Dans le cadre socio-économique, l’actuelle équipe vise à trouver une solution pour la crise économique qui touche les mauritaniens. Telle solution nécessite l’intégration de la dimension tactique pour que le pouvoir en place puisse recueillir les résultats escomptés de la politique générale du pays. Tâche pas tout à fait aisée. Et comme le laisse croire un proverbe Romain «les difficultés n’apparaissent qu’à l’exécution ». 

 Le jeu est, par ailleurs, clair : des postes politiques sont attribués suivant le positionnement au parlement. Mais, ce qui n’était pas affiché, c’est la volonté,  pure et simple des fonctionnaires, issus des combinaisons politiques et  électorales, de mettre le pays sur les bons rails. 

Les deux précédents gouvernements, dirigeaient respectivement par Ould Boubacar et Ould Zeïdane Zeine, n’ont pas pu, cependant, lutter contre la corruption qui affecte la performance étatique. En ce sens, l’Inspection  générale d’Etat,
la Cour des Comptes sont loin de concrétiser l’efficacité des audites comptables à vocation publique. D’ailleurs, les rapports de cette dernière n’ont aucun effet juridique palpable. 

S’agissant de l’Inspection générale d’Etat, elle a pu faire bouger les choses au moment où Ould Hourma était  au sommet de cet organe. Depuis lors, et hormis des rares documents rédigés occasionnellement, son action reste à désirer. 

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°400




Nouveau Gouvernement / Du bon et du mauvais

19052008

Nouveau Gouvernement : 

Du bon et du mauvais 

 

Accueil contrasté pour le nouveau gouvernement. Si le microcosme nouakchottois est sceptique, ce n’est pas le cas de l’opinion en général. Il est en effet surprenant de constater que la tension a baissé, comme si ‘on’ était quelque part rassuré par la composition ‘politique’.

D’aucuns vous l’expliquent par la présence de figures connues pour leur ‘prodigalité’. D’autres vous disent que les choix se sont portés sur des gens connus, ayant une certaine expérience des affaires de l’Etat et donc ‘moins étrangers’ du point de vue du public. Pour les plus objectifs des observateurs, le caractère ‘politique’ du Gouvernement est en lui seul une notable avancée sur la voie de l’établissement de nouvelles pratiques. Il est désormais acquis qu’un gouvernement doit discuter avec ses partenaires – protagonistes et alliés – de la composition nouvelle. Autre nouveauté, chaque parti s’engage à donner les meilleurs noms, ou du moins les plus représentatifs dans sa configuration.

Le Parti national pour la démocratie et le développement (PNDD, Adil pour les intimes) a fourni en grande partie des membres de son bureau politique, sinon de son conseil national. Donc des membres de ses instances dirigeantes. D’ailleurs la plupart des promus ont tenu à faire apparaître leurs fonctions politiques dans les C-V officiels publiés.

C’est, après le président du parti Yahya Ould Ahmed Waghf, Premier ministre, le cas de Boydiel Ould Hoummoid nommé au poste de ministre secrétaire général de la présidence. Vice-président de Adil, Ould Hoummoid est un administrateur de régie financière. Né en 1953, il a occupé plusieurs postes dont Trésorier, plusieurs fois ministres. Le syndicaliste qu’il est s’est toujours fait une place à l’ombre du pouvoir qui le jugeait incontournable. Même quand il est allé à contre-courant en 2005, au lendemain du coup d’août, le président du CMJD n’avait trouvé d’autre voie que celle de l’amadouer et de chercher à en faire un allié. En le nommant à la place de Ould Ahmed Waghf, le Président Ould Cheikh Abdallahi va lui confier les dossiers des réfugiés et du Programme spécial d’intervention dont son prédécesseur s’est occupé plutôt bien. Un poids lourd à la présidence manquait dans la configuration civile d’avant.

Toujours à la présidence, c’est Cheyakh Ould Ely qui remplace Sidi Mohamed Ould Amajar nommé Délégué général pour la promotion de l’investissement privé. Le cabinet présidentiel a jusque-là été en-deçà du rôle qui lui est dévolu. On est loin – très loin – de l’époque Louleid Ould Wedad où tout se faisait et se défaisait au cabinet présidentiel. L’adjoint de Ould Amajar, Mohamedou Ould Tijany, a été mal exploité car n’ayant pas eu les coudées franches pour créer un embryon de système. Les ‘Maures du Niger’ partagent cette méconnaissance parfaite de la Mauritanie actuelle. Ould Ely, le nouveau DIRCAB, a une expérience politique (ancien Baath), militant et cadre du PRDS, ancien secrétaire d’Etat au Maghreb, est nettement plus ouvert et plus indiqué pour réhabiliter le rôle prépondérant du cabinet.

Comme ministre de la justice, le choix s’est porté sur Yahya Ould Sid’el Moustaph qui est aussi membre du directoire politique de Adil. Sa formation d’administrateur, son origine sociale, le prédisposent à occuper à un poste comme celui-là. Saura-t-il renouer avec les réformes entreprises par Me Mahfoudh Ould Bettah pendant la transition. Le retard est grand parce que la Mauritanie a fait des pas en arrière. Ould Sid’el Moustaph est obligé de remettre de l’ordre dans un corps de Magistrats qui souffrent de multiples maux.

Comme ministre des Affaires étrangères et de la coopération, c’est un Adil, Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna qui est nommé. Un poste qu’il a déjà occupé. L’éducation, le parcours de l’ancien Premier ministre lui seront d’un grand secours. La diplomatie mauritanienne reste à inventer par la mise en place d’une stratégie globale et le choix d’hommes adéquats. Redonner à la Mauritanie son rôle de trait-d’union, de terre de convergence arabo-africaine. Réhabiliter ces vocations naturelles et renouer avec l’humilité qui a marqué les choix. La sortie de la CEDEAO, la reconnaissance d’Israël, la coupure des relations avec l’Iraq, l’inscription du Maroc aux côtés d’Israël et de l’Afrique du Sud (années 80) sont autant d’extravagances qui ont marqué les tâtonnements des régimes militaires. Ce n’est pas le Président Ould Cheikh Abdallahi qui va le freiner s’il veut apporter du nouveau.
Ministre de l’intérieur : Mohamed Yehdhih Ould Moctar El Hacen, une personnalité et un caractère. Là aussi beaucoup de choses à faire. Depuis le fameux projet initié par Mohamed Ould Maawiya sous la houlette de feu Ahmed Ould Minnih, la réforme de l’administration a été un vœu pieux. Tout observateur averti plaindrait le président de Alternative, initiateur du Mithaq, devant l’ampleur de la tâche. Quand on sait le niveau de ses collaborateurs immédiats, il y a de quoi s’inquiéter pour lui.
Retour à la direction de Adil, Kane Moustapha est nommé ministre du pétrole et des mines. Ancien ministre, son nom a été lié à l’affaire de la raffinerie. La première vente qui a finalement coûté plus de quatre millions dollars après l’arrangement à l’amiable préconisé par les avocats français. Une affaire qui a impliqué nombre de personnalités de l’ancien régime. Il arrive dans un ministère qui est l’objet de beaucoup de fantasmes. Et où l’opacité est de règle.

Plus Adil que Me Salma Mint Tegueddi, tu meurs. Elle devient ministre du commerce et de l’industrie. Aucune prédisposition pour la descendante de la lignée Lemtouna, première population du pays, à diriger ce département.

Le ministère des transports est confié à Bebbaha Ould Ahmed Youra, ancien directeur du port autonome de Nouadhibou. Il est revenu cette semaine où son départ a été l’objet de cérémonies de tristes adieux. C’est dire qu’il a laissé de grands souvenirs. D’abord de gestionnaire juste et visionnaire. Ensuite d’homme à l’écoute de tous. Plusieurs fois secrétaire général de ministères, il a été directeur de la SONELEC, de la SONIMEX et du Port de Nouadhibou. Le parcours politique de Ould Ahmed Youra est inégalable : du Parti du peuple à l’Union des forces démocratiques, premier parti d’opposition des années 90. Redoutable négociateur, Ould Ahmed Youra bénéficie d’une image surfaite de manipulateur, entretenue par ses détracteurs et concurrents politiques. En réalité, il est l’ineffable expression de la culture iguidienne faite de mesure et d’écoute.

Autre secrétaire exécutif de Adil, Mohamed Ould R’zeizim qui va à l’hydraulique et l’énergie, moins les TIC’s. Cet administrateur civil a prouvé ses compétences de meneur par le passé. En d’autres temps, il a appartenu à quelques (très) rares administrateurs qui n’ont pas versé dans le zèle vulgaire. Ce qui lui vaudra d’être victime d’un montage grossier au lendemain du 8 juin 2003. Ce qu’on avait appelé à l’époque ‘le délit de parenté’, l’avait mis sur la voie de la traversée du désert. Homme politique averti et confirmé, il s’est retrouvé sans mal secrétaire exécutif de Adil. Comme il est aussi un homme du terroir, Ould R’zeizim n’aura aucun mal à apporter du nouveau dans un secteur essentiel pour les populations et pour le programme du Président dont l’intéressé avait été directeur de campagne à Nouakchott dans l’entre-deux-tours. L’ancrage social et politique lui donne des atouts certains.

A la culture et à la Communication, c’est un autre Adil qui échout : Mohamed Ould Amar qui était jusque-là directeur de l’ENS. A la Fonction publique et la Modernisation de l’Administration, c’est Moustapha Ould Hamoud, ancien directeur d’Air Mauritanie, qui remplace Aziz Ould Dahi. Le ministre partant regretté pour tout le travail qu’il abattu en si peu de temps. En choisissant un groupe de cadre de grandes compétences, Ould Dahi s’est assuré une réussite dans un département clé dans le projet de changement. Le seul ministre dont l’action et la réussite ne font l’objet d’aucune remise en cause a été congédié. De quoi être inquiet…
Ministre chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, c’est Sidney Sokhona qui est déjà député ; Secrétaire général du Gouvernement : Bâ Abdoulaye Mamadou,ancien directeur de la SOMIR et de l’ENER ; Secrétaire d’Etat auprès du Ministère de l’Economie et des Finances chargé du Budget : Sid’Ahmed Ould Rayes, ancien ministre du commerce ; Secrétaire d’Etat chargé des Mauritaniens à l’Etranger : Mohamed Ould Mohamedou,éphémère CSA du début du régime civil ; Secrétaire d’Etat chargé des TIC : Abdallahi Ould Ely Ould Benane, ancien directeur commercial de la SMCP.

Le deuxième parti pour le nombre de postes pourvus est l’APP de Messaoud Ould Boulkheir. Avec ses cinq députés, APP continue d’engranger les bénéfices de sa position au second tour : Messaoud est tours président de l’Assemblée, le parti a trois ministres.

Ministre de l’agriculture et de l’élevage : Corréra Issagha qui garde sa place. Probablement qu’il a satisfait dans l’exercice passé. Deux nouveaux font leur entrée : Mohamed Ould Bourboss au ministère du sport et de la jeunesse, un professeur qui a fait ses classes politiques dans l’ombre de Ould Boulkheir ; Mohamed Lemine Ould Naty qui va au Maghreb Arabe, une sorte de revanche de l’histoire quand on sait que l’intéressé avait démissionné du poste de directeur de cabinet du secrétariat d’Etat au Maghreb en 1996, pour protester contre la politique de l’époque.

Autre parti avec trois porte-feuilles : l’Union des forces du progrès (UFP). Elle a proposé Assane Soumaré au poste qu’il occupait déjà, la pêche. Sa réussite y est pour quelque chose. Mais là où ce parti progressiste a ‘faibli’, c’est en proposant Mohamed Ould Khlil, ancien Wali de Nouakchott, monolingue et nouvelle recrue. Le prétexte : le récompenser pour son engagement dans le parti. L’inconvénient : l’inquiétude des populations de Fallouja (quartier de Nouakchott où la multiplicité des emplois et des octrois pose problème). Last but not least : Bâ Boubakar Moussa, vice-président de l’UFP, figure emblématique du parti, et bien avant du MND, se retrouve ministre conseiller du Président de la République. Sa sagesse, la clarté de ses idées, sa franchise changeront certainement l’atmosphère de cet espace qui tend à être clos. En tout cas assez pour déranger certaines certitudes.

Pour Atawasul (Islamistes), la part qui revient est de deux ministères. Le ministère de l’enseignement supérieur revient à Mohamed Mahmoud Ould Seyidi qui a été l’un des chefs syndicaux du corps enseignant du supérieur. Lequel a été secoué par une grève qui a été annoncée pour 45 jours, il y a quelques semaines et qui a fini en queue de poisson. Le ministère de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle revient à Habib Ould Hemdeit, un professeur qui n’a pas de grande expérience de gestion. Il s’agit quand même d’une figure historique du mouvement islamiste en Mauritanie. Pour cela il est allé plusieurs fois en prison.

Malgré son bagage intellectuel aussi bien traditionnelle que moderne, on mettra du temps à comprendre comment Dahane Ould Ahmed Mahmoud a échoué aux affaires islamiques. L’ancien capitaine de frégate – c’est comme ça comme on dit ? ou dit-on lieutenant de Vaisseau ? – a-t-il pour mission de moderniser un département jusque-là confié à de vieux marabouts n’ayant d’autre référentiel que le cursus traditionnel ? Peut-être. Il est promu au nom du parti al Vadila, ce qui irrite un peu le chef de ce parti.

Autre singleton, celui du PRDR, Dahmoud Ould Merzoug à qui a été confié l’Environnement. Ancien secrétaire général du ministère du développement rural et de l’environnement, Ould Merzoug a occupé plusieurs postes relevant du secteur.

En conclusion, on peut noter que le plus jeune des promus est Mohamed Ould Mohamedou qui serait né en 1970. Le plus vieux est Ould Mokhtar el Hacen qui est né en 1948. 22 ans séparent les deux hommes, pas assez pour créer une nouvelle classe politique.

 

MFO

 

Source :
La Tribune n°400

 




Le Général dans ses quartiers

19052008

Le Général dans ses quartiers

Moins de quarante-cinq jours après sa promotion, le Général de Brigade Mohamed Ould Ghazwani est nommé chef d’Etat Major National. La décision est tombée au lendemain du changement de gouvernement. Ce qui laisse entendre qu’elle est la continuation du politique par d’autres moyens, si l’on peut paraphraser.

Après avoir procédé au redéploiement de son dispositif civil, le Président Ould Cheikh Abdallahi semble vouloir s’attaquer à un chantier qui attend depuis une quinzaine d’années : celui de la restructuration de l’Armée nationale et de sa remise aux normes.

Priorité du gouvernement démocratiquement élu, cette entreprise a été reculée par les urgences qui ont surgi au lendemain de la prise de fonction des nouvelles autorités. Il fallait faire face aux défis sécuritaires, aux aléas climatiques, à la déstructuration du système d’avant, à la reconstruction d’un nouveau système et à l’absence d’expérience d’un gouvernement technique qui n’a pas su tourner comme on l’attendait.

L’arrestation des criminels présumés auteurs des attentats ayant endeuillé le pays, l’engagement d’un programme spécial d’intervention qui semble réussir dans sa phase de mise en œuvre, le lancement d’une mini-révolution agricole, tout cela peut avoir donné du poil de la bête au Président qui a alors décidé de passer à l’action au plus vite.

La mission a été confiée au Général de Brigade Mohamed Ould Ghazwani, fraîchement promu à ce grade, après son ami et compagnon le Général de Brigade Mohamed Ould Abdel Aziz qui est chef d’Etat Major particulier du Président de la République et à ce titre la plus haute autorité administrative militaire. Aux deux tombeurs de Ould Taya, initiateurs du processus de démocratisation qui devait aboutir à la mise en place d’institutions démocratiques régulièrement élues et dont la légitimité est universellement reconnue.

Ancien de Meknes (Maroc), le Général de Brigade Ould Ghazwani devra agir sur les conditions de vie de l’Armée, de ses éléments, officiers et hommes de troupes. Il devrait ensuite réhabiliter les critères de recrutement et en même temps opérer une sorte d’épuration visant la dépolitisation du corps. Pour ce faire, l’urgence est de réhabiliter le mérite et la discipline.

L’absence de moyens est aussi un frein au développement de notre Armée qui a perdu sa vocation depuis le début des années 80, quand elle a été instrumentalisée par le pouvoir politique tantôt pour gagner une élection, tantôt pour réprimer une révolte. Il faut donc redresser et revaloriser la mission de l’Armée. Parce qu’une Armée qui n’a pas de mission à remplir, est une armée capable du pire.

Le redressement de l’institution ne peut se faire sans le concours appuyé des pays amis de la Mauritanie. La France, les Etats-Unis, l’Espagne, le Maroc, l’Algérie pour ne citer que ceux qui peuvent être intéresser par la réussite de la démocratie en Mauritanie et par la normalisation de l’Armée comme gage de stabilité, ont un devoir moral d’aider le pays dans cette œuvre. Il en va de leur sécurité eux-mêmes.

Par le même mouvement, le colonel Mohamed Ould Hady a été nommé directeur général de la sûreté en remplacement de Ould Ghazwani. Ould Hady a longtemps dirigé le contre-espionnage (BED) en Mauritanie avant d’être limogé et exilé au Maroc par le régime d’avant le 3 août. Spécialiste des renseignement, il est plus à même de rester aux ordres d’un civil comme le ministre de l’intérieur que n’importe quel autre militaire habitué à se faire obéir.

Le colonel Félix Négri qui deviendra Général de Brigade le 1er juillet prochain, a été muté comme chef d’Etat Major de la Garde. Il remplace le colonel El Hady Ould Sidiq qui serait victime d’un montage opéré par son ancien ministre de tutelle.

On attend dans les jours qui viennent de profonds changements dans le corps de l’Armée. Savez-vous par exemple qu’il existe des commandants d’unité qui ne savent pas lire ou à peine ? Combien d’ajournés pour cause d’humeurs de leurs chefs ? A combien on a refusé des stages dûment mérités ? Le trafic d’influence, l’instrumentalisation politique, le népotisme, la délation, les pratiques exécrables… ont été de mise tout ce temps. On espère que les jeunes, comme Ould Ghazwani, se rappelleront ce qu’ils ont souffert, ce que leurs compagnons ont souffert, ce que l’institution pour laquelle ils ont tout donné a souffert, pour faire la rupture. Et immédiatement. C’est la seule manière de rassurer.

MFO

 Source : La Tribune n°400




Nouveau Gouvernement

19052008

Nouveau Gouvernement : 

 

N’était-ce  pas injuste de chasser Ould Taya ? 

 Il nous avait été promis qu’aucun ancien ministre d’Ould Taya ne sera nommé ministre.  Dans le nouveau Gouvernement, les anciens amis de Maouya Ould Sid’Ahmed Taya occupent des postes ministériels très importants. Pourtant ils n’ont pas laissé de bon souvenirs aux mauritaniens épris de justice te d’honnêteté…Ont-ils dans ce Gouvernement la compétence, l’expérience pour la lutte contre la corruption, les détournements des biens publics…? Le temps nous répondra.

 

« Ne t’en fais pas, nous savons applaudir pour quelqu’un jusqu’à le faire partir ». 

 

Avec eux, on a impression de l’ère de Ould Taya ! : favoriser les uns et discriminer les autres.  Même si les nominations dépendent du Président de
la République, les postes ministériels devraient être au-delà des considérations tribales, ethniques, régionales ….

C’est comme s’il avait été inutile de chasser Ould Taya du pouvoir car le retour de son équipe aux commandes sonne comme une injuste, immorale à l’égard de celui qui les a fabriqués.

On présentait au chef de l’Etat, des ouvrages écrits par son ascendance, l’Internet dans les villages reculés, les agrumes comme produits agricoles de contrées désertiques… A l’époque, la population comprenait que l’encadrement national voulait se donner l’impression d’avoir affaire à une population arriérée, malléable et corvéable. Il faisait semblant. On a vu où cela peut mener. A la perte du pouvoir.

La rupture entre le dirigeant et la population intervient quand le premier veut imposer son rythme. A ce moment-là, le rapport devient celui du dominant et du dominé. Naissent les ressentiments, les mécontentements, le refus sourd de l’ordre… La machine détraque. Le système se bouffe la queue. L’alternance intervient. Le peuple applaudit. Le cycle recommence ». C’est incompréhensible de croire que ces gens vont changer le pays. Ce qu’ils veulent, c’est « Une Mauritanie où l’homme est vraiment un loup pour l’homme. Où la justice, l’équité, l’égalité, la citoyenneté, le mérite sont de vains mots. Ils veulent exactement comme leurs ‘aînés’ dans la fonction : piller les ressources, se servir du pouvoir en lui donnant l’impression de le servir, détruire les fondements de l’Etat, diviser les populations, atomiser la société, la corrompre un peu plus… Ils veulent restaurer le règne de ce que nous avons combattu, ce que nous avons haï. Ils veulent reprendre d’une main ce qu’ils ont donné de l’autre ». Voilà en quelque sorte ce que certains membres du Gouvernement actuel me font inspirer. On peut penser que le Président de
la République a été pris au col par les anciens alliés de Ould Taya. Ces alliés qui auraient poussé l’ancien Président de
la République à faire du pays, une terre de mensonge, de favoritisme, de népotisme, de discrimination, de chauvins…

Comment donc avoir confiance en eux ?

Comment expliquez –vous cet entourage brutale des anciens fédérés de Ould Taya comme des lions affamés au Président de
la République ?

Vomi par ces anciens amis, Ould Taya est le seul à récolter les pots cassés de son système.

Monsieur le Président avant qu’il soit tard, pensez à ceci « Dieu préserve-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ».

Sy Mamadou 

 

Source :
La Tribune n° 400 




Chronique Mansour

19052008

 

Du haut de nos lilliputiennes décennies existentielles, on a du mal à envisager l’impact des périodicités multimillénaires qui fondent nos conditions de vie. Cinquante ans en arrière et voici la naissance de l’Etat mauritanien ; cinq siècles auparavant, et voilà celle de l’Etat français ; deux mille ans, plus tôt, balbutient les premières cités grecques, alors que
la Chine et le Moyen-Orient déclinent déjà près de vingt siècles de civilisation ; trois mille de plus, et c’est l’Histoire qui disparaît, faute de traces ; des vestiges, par ci, par là, juste suffisants pour échafauder des thèses, variablement plausibles : on a même pas bouclé la moitié du premier décamillénaire. Or, c’est en hecto-, voire en mégamillénaires, qu’il conviendrait de situer les aléas de l’humain – l’humanoïde ? – au sein des grands et petits cycles géo-climatiques de notre planète : citons, en vrac, quelques hectomillénaires de forêts couvrant
la Terre de l’équateur aux pôles, suivis de quelques autres glacés bien au-delà des limites contemporaines des neiges éternelles, deux décamillénaires de Sahara gorgé d’eau, de fruits et de gibier ; ici, une sécheresse brutale, anéantissant, en moins d’un siècle, tout un potentiel de vie, ou l’obligeant, à tout le moins, à de radicales mutations comportementales ; là, une exceptionnelle éruption volcanique, sinon l’impact dune monstrueuse météorite, plongeant la planète dans le froid le plus obscur ; ailleurs, de monumentales inondations, engloutissant d’immenses contrées habitées. En ces péripéties insensées, le plus étourdissant, sans doute, est qu’il restât quelque chose plutôt que rien, ce qui donne, tout de même, aux adeptes du « dessein intelligent », de sérieux arguments contre leurs détracteurs. 

 

Ce serait en développant son cortex cérébral – selon une non moins stupéfiante gymnastique génétique dont il nous faudrait admettre, aujourd’hui, sans discussion et dès le plus jeune âge, l’axiome invérifiable [1] – que l’espèce humaine aurait résisté à ces cataclysmes, y aurait forgé son exceptionnel génie. Cortex cérébral, système nerveux centralisé donc. L’idée sous-jacente est bien politique. L’homme serait un animal centralisateur, hautement centralisé, et l’on comprend aisément en quoi un tel concept ait pu réjouir les planificateurs marchands du XIXème siècle, et au-delà, le moindre capitaliste contemporain ; la moindre tête exploitant la sueur d’autrui… Sans présumer de leur contenance crânienne respective – on n’aurait peut-être des surprises – Georges Bush ou Albert Einstein seraient-ils mieux adaptés au Réel que Ki, l’intrépide bushman du film « les dieux sont tombés sur la tête » ou le prophète Mohamed – P.B.L. ? Les uns et les autres ne pourraient, en tous cas, échanger leur situation sans dommage. Y aurait-il, alors, plusieurs Réels ? Ou toute une diversité de se Le représenter ? Représentations à ce point prégnantes qu’elles puissent, parfois et certaines bien plus que d’autres – ce n’est évidemment pas fortuit – s’acharner à Le couvrir de sens et de signes, meubles ou immeubles, jusqu’à, non seulement, En interdire toute autre écriture, mais aussi, En commander la lecture ; la pensée, même ; unique ?   

 

Il y a un décamillénaire – ou deux : une broutille à l’échelle de l’Humanoïdité – naissaient l’agriculture et l’élevage. On n’en connaîtra jamais, probablement, le(s) processus exact(s) d’apparition [2]. En tous cas, cueillettes et chasses ne semblent – un jour ou l’autre, ici ou là, sous l’effet telle(s) ou telle(s) cause(s), éventuellement concommittantes – plus suffisantes à maintenir « l’unité de vie » et l’option  naturelle de l’essaimage pose problème. Entre la loi du moindre effort et celle de la conservation de l’énergie, la nature cherche des voies médianes, et si l’unité « écolo-socialo-économico-culturelle [3] » ne peut plus être maintenue, la ligne de partage fondatrice du « moins perturbant possible » serpente entre de nombreuses possibilités de scission. Cheminement aléatoire ? Le groupe d’Abel conduit les troupeaux, celui de Caïn, la charrue ; dans la forêt voisine – mais pas encore trop – une famille réduite de pygmées perpétue d’intemporels abandons entre ciel et terre, éventuellement pimentés d’échanges épisodiques avec leurs voisins spécialisés. Ceux-là – les pygmées et leurs homologues cueilleurs-chasseurs – actualisent, à chaque instant, dans l’échange et la mobilité continus des observations, des jeux et des quêtes nourricières, leurs rapports interpersonnels, en permanence au milieu d’eux-même et de leur milieu. Ceux-ci doivent, au contraire, s’en décaler, projeter périodiquement dans l’espace et le temps leur besoin, sans aucune assurance de le combler ; invoquent, banalement désormais, une autorité compensatoire de désirs inassouvis, et, entre exaspération et résignation, s’architecture tout un panel d’avidités, d’échanges, d’appropriations et de contraintes. Des tâches se spécialisent, le travail se divise, les murs s’élèvent, avec des fenêtres et des portes, et bientôt plus la même représentation du soleil au pas de chacune : un monde se civilise…

Source : La Tribune


[1]  Si l’on peut être amené à constater des modifications génétiques imputables à nos artifices faustiens – interprétables donc à la lueur d’une théorie évolutionniste, bien opportunément travestie pour endormir les consciences – on manque un tantinet de recul pour constater, in situ, la stabilisation d’une mutation naturelle à l’échelle d’une espèce…   

[2] Les lectures croisées de Marshall. Sahlins – « Âge de pierre, âge d’abondance. L’économie des sociétés primitives » – Gallimard, Paris, 1976, de J. Cauvin –  « Naissance des divinités, naissance de l’agriculture: la révolution des symboles au Néolithique » – Flammarion – Paris, 1998 ; de A.Testart et de B.Arcand (ouvrages précédemment cités) ; sont, à cet égard, assez instructives. 

[3]  En espérant que lecteurs et lectrices pardonnent cette boursouflure qualificative,  à peine suggestive, au demeurant, de la complexité sous tendue sous l’apparente simplicité de la formule : « unité de vie ». Si le lien environnemental semble le plus enclin à fluctuation,  il est d’autant plus « surveillé » par des processus régulateurs,  souvent d’ordre culturel, susceptibles de minimiser son impact sur  l’intégrité du groupe.




Sens interdit

19052008

 

«Yahya ADIL» dirige le gouvernement par Mechry O Rabany

 

Les mauritaniens viennent de renouer avec le doute. Non pas parce que Ould Zeidane et son gouvernement ont quitté le commandement. Mais parce que le Président qui, supposément, rassure, a recouru à des considérations politiques pour mener son coup de balai. Essayons d’explorer la profondeur du Président de
la République qui vient de faire un sursaut brutal, que Dieu ne nous en accorde que de bien !!!

Fil fictif des faits…

Je m’appelle Sidi Ould Cheikh Abdellahi. Je suis le Président de
la République islamique de Mauritanie depuis un an. Les résultats de ma gestion durant cette année sont médiocres. Je dois donc me moquer de nouveau de ce peuple qui croit toujours à ses gouverneurs.

Je viens d’effectuer une visite à Rosso où j’ai beaucoup ébloui. Plein de moi, j’ai pris la route de retour à Nouakchott. Demi dormant demi éveillé, j’ai songé d’un sage me conseiller de défrayer la chronique…

Une sorte de révélations mystiques me dicte de changer le gouvernement. J’ai décidé de nommer au poste du Premier ministre le premier passant d’à côté. Et les premiers passants furent Yahya Ould Ahmed El Waghf et son chauffeur. Je pouvais confier le poste au chauffeur, bien qu’un chauffeur à
la Présidence est beaucoup plus impliqué dans la gestion de l’Etat qu’un Premier ministre. Mais j’ai décidé, quand même, de le confier à Ould Ahmed El Waghf.

J’ai pensé que «zeïne» est une privilégie souhaitée et admirée. Mais dont la longévité n’est pas garantie. Il est si inutile que certains disent que «zeïne n’est pas… mangeable». Avec Yahya, c’est une toute autre paire de manche. La seule chose garantie avec lui c’est la longévité qui est tout ce que je demande. A part ça, il n’a rien d’attirant. Nada.

J’ai pensé aussi au résultat que peut donner la combinaison de mon nom avec celui de mon Premier ministre. Ainsi Sidi et Zeïne donnent «Sidi zeïne», qui n’est qu’une expression qu’on utilise pour gonfler un gamin dont les habitudes sont extrêmement infantiles. Alors que Sidi et Yahya donnent «Sidi yahya», qui est une formule de présage et de bon augure.

J’ai également inversé l’ordre de la combinaison et les résultats étaient également étonnants. Ainsi Zeïne et Sidi donnent «zeïne Sidi», qui est plus une locution de caresse d’un enfant qu’une chose sérieuse. Alors que Yahya et Sidi font «yahya Sidi», qui contient une dose importante de fidélité et d’allégeance. Et si on en ajoute la plus-value que me réservent les médias officiels, la résultante devient, plus que chaleureuse, déterminante et ferme : «yahya Sidi Mohamed». C’est pour vous dire combien le fossé est, d’après la stylistique comparée, plus qu’immense entre Yahya et Zeïne.

Voilà je l’ai trouvé. Et j’ai chassé, dès mon arrivée, Zeïne. Pour ouvrir la voie à ceux qui attendent impatiemment l’occasion pour crier à tue tête «Yahya Sidi. Yahya Sidi Mohamed. Yahya ADIL. Yahya PSI». Cependant, une chose me prend la tête : c’est que Yahya peut ne pas être conjugable quant il s’agit de
la Fondation KB. Avec Zeïne, il suffisait d’y ajouter un petit et léger accent derrière pour qu’il se conjugue à
la Fondation KB. Mais avec lui, c’est l’opacité le plus totale. Cependant, je compte sur le bataillon de conseillers que j’ai, ainsi que sur la légion interminable de mes soi-disant partisans ; qui ont fait d’une «AWDA» du PRDS un «ADIL» de changement. Je pense qu’ils vont me trouver une sortie de l’incompatibilité manifeste entre Yahya et
la Fondation KB.

Le 19 avril 2009, mes proches vont fêter le deuxième anniversaire de mon accession au pouvoir. Ils le financeront à partir du Budget de l’Etat. Et en mai 2009, je ne manquerai pas de découvrir un autre monsieur ADIL, dont la gestion n’avait pas convaincu, pour le nommer Premier ministre. Celui-ci peut être un Zeïne. Comme il peut être un Yahya. Et ce sera le début d’un autre épisode de Guerre des Etoiles.

Source : www.barrada.unblog.fr

 

 




Déclaration

19052008

Déclaration  

-Ayant eu la confiance d’une bonne partie des mauritaniens lors des différentes consultations électorales

-   Ayant été à l’avant garde de l’opposition pour dénoncer les dérapages des gouvernements qui se sont succédés

-  Ayant bénéficié du titre de premier parti de l’opposition

Le RFD est considéré, par beaucoup, comme étant le porte flambeau des revendications justes et le porteur d’espoir d’une grande partie des mauritaniens. En est-il encore ainsi ?

Jadis, le Parti tirait sa force de ses textes avant-gardistes et de la richesse des groupes d’opinion qui le composaient.

En effet, le RFD a hérité des textes de l’UFD parti cosmopolite. Ces textes, conçus par des courants et sensibilités politiques différents, prenaient en charge les revendications des différentes composantes du pays. Ils défendaient des idéaux et principes de justice, d’égalité, d’équité, prônaient le renforcement de l’unité nationale par la résorption du passif humanitaire, l’éradication des pratiques et séquelles de l’esclavage, le combat du tribalisme, du régionalisme et du racisme, le traitement des citoyens sur le même pied d’égalité quelque soit leur appartenance ethnique.

Parti école, l’UFD fonctionnait avec des institutions plus ou moins représentatives, toutes les  composantes sociales apprenaient à mieux se connaître et, tous les problèmes nationaux étaient débattus sans  complexe, ni complaisance.

Tous aspiraient à bâtir une Mauritanie plurielle. Les décisions, à défaut d’être démocratiques, étaient pour le moins, consensuelles. 

Cette situation a beaucoup évolué. Elle s’est traduite par une déviation de la politique générale du Parti et s’est concrétisée par des bouleversements majeurs dans la vie du RFD.

C’est ainsi que le machiavélisme politique a eu raison des principes fondamentaux du parti. Le culte de la personnalité s’est érigé en doctrine et les débats dérangent plus qu’ils n’arrangent.

Cette évolution a poussé des groupes d’opinion vers la sortie et le RFD s’est mû en Parti monolithique.

Ce dérapage s’est accentué avec l’entrée de personnalités issues des groupes tribaux conservateurs, lors des dernières joutes électorales, fragilisant fortement les bases de l’équilibre précaire sur lequel reposait le Parti avec comme corollaire immédiat, la déviation de la ligne du Parti, le  manquement à ses textes, le non fonctionnement de ses institutions, la marginalisation de militants sincères et dévoués et le bafouement des valeurs et principes fondamentaux qui constituent le dénominateur commun entre des militants de différentes obédiences politiques. 

Déjà en décembre 2006, le Groupe avait déclenché la sonnette d’alarme en diffusant de manière restreinte, une lettre confidentielle, interpellant sur les dérapages constatés et consacrant le gel de ses activités dans le Parti. Cette lettre fut adressée aux membres du Bureau Exécutif.. Aucune réaction n’a été enregistrée sauf celle du candidat Président, du reste, seul maître à bord et qui s’est engagé fermement, à redresser la situation du Parti par l’application des textes, le fonctionnement des institutions et l’assainissement de sa gestion.    Ce constat de déviation a été aussi signalé par les cadres du Parti réunis en conclave, lors des journées de réflexion, organisées par le RFD, les 19 et 20 octobre 2007. Malheureusement, les recommandations, contenues dans la synthèse finale, ont été ignorées. 

   La démagogie a été sacralisée en stratégie de conquête et elle s’est traduite par une négation des principes et des valeurs. C’est ainsi que, la position du Parti ne prend plus en compte les revendications cardinales de l’unité nationale que sont : la question, ô combien importante, de l’esclavage, le retour des déportés et la lutte contre l’exclusion. Le Parti a choisi la politique de la chaise vide et de l’indifférence suite aux développements intervenus, récemment, sur ces questions.  Le RFD est devenu malade de sa direction. 

Comble de l’ironie, alors que le RFD réclame démocratie, transparence et justice sociale aux différents pouvoirs qui se sont succédés, il les refuse à ses militants. 

Tenant compte de ce qui a précédé et malgré les différentes tentatives de corrections infructueuses et qui démontrent, si besoin est, de la sincérité de la lutte du Groupe et de son attachement aux grands principes, pour lesquels aucune compromission n’est possible, le Groupe, ne pouvant plus continuer à cautionner les agissements du RFD, agissements qui infirment les espoirs placés en lui, déclare, par conséquent, sa démission du RFD. 

Au nom du Groupe 

Dieng Mouhamed Koum                 Vice Président du RFD Cheikh O. Maata                               Membre du Comité Permanent et de la CNI 

Rabah O. Radhy                                Membre du Bureau Exécutif Hamady O. Mohamed                      Membre du Bureau Exécutif 

Mohamed El Kory O. Bah               Membre du Conseil National Yacoub O. Saleck                             Membre de la Commission Nationale Implantation 

Mohamed Mahmoud O. Oumar      Président Coordination Régionale Implantation Nktt II Abdallahi Fall                                   Président Commission Départementale Implantation Rosso 

Jiddou O. Mbareck Vall                   Vice Président Commission Départementale Implantation Aioun  Cheikh O. Messaoud                        Membre Commission Départementale Implantation Djiguenny 

                                                                        Nouakchott le 18 mai 2008 







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