Veltroni ou Berlusconi?

14 04 2008

Veltroni ou Berlusconi?

L’Italie est en campagne électorale pour renouveler son parlement et son premier ministre. Deux candidats se disputent le poste tant convoité, Walter Vetroni, 52 ans, ancien maire de Rome, étiquetté à gauche puis, Sir Silvio Berlusconi, 71 ans, que nous connaissons bien pour avoir été déjà deux fois premier ministre. Il est l’homme de la droite libéral, populiste et compte parmi les dix plus grandes fortunes de la péninsule. Pour une fois, la gauche n’a pas fait alliance avec l’extrême gauche car Veltroni pense pouvoir gagner au centre et que de toute façon les anti libéraux ne voteront au grand jamais pour Berlusconi. Les derniers sondages (il y a dix jours) donnaient six points d’avance à Berlusconi. Pourquoi les Italiens aiment tellement l’ancien cavaliere, si gaffeur et si peu efficace durant les longues années passées au pouvoir? Premièrement car il a changé de style, il devient moins démagogique. Il ne cache pas que la crise économique italienne est profonde, les prévisions font état d’une quasi stagnation en 2008: 0,3% d’après le FMI! Puis Prodi a eu, entre 2006 et 2008, une gestion des affaires absolument pas efficace (l’obstruction parlementaire n’a pas aidé) , cela contribue à gonfler le score de l’opposition quelque soit le candidat.
Le chômage est en hausse, les déficits importants et la corruption est endémique surtout au sud. Quant l’Allemagne a tout fait pour développer l’est après 1989 en investissant de façon massive (cela a coûté des points de croissance et des dixaine de milliards d’euros par an depuis), l’Italie ne faisait pas ce rééquilibrage économique géographique nécessaire. Tous les gouvernements de droite comme de gauche se sont révélés impuissants face à cette gangrène de la mafia, qui pollue ce sud si pauvre. De plus, la Ligue du Nord du leader d’extrême droite Umberto Bossi, ne veut pas de ce rééquilibrage nord-sud. Il est crédité d’un un score d’au moins 7% à ces élections législatives. Quand on a, on ne partage pas avec ceux qui n’ont pas. Non mais, faut pas pousser!
La campagne actuelle est morne, la dernière élection de 2006 où Romano Prodi l’avait emporté face à Berlusconi de quelques dixaines de milliers de voix seulement, a contribué à saigné les compagnies qui payaient pour les candidats. Il y a donc cette fois ci, moins d’affiches, moins de spots, moins de manifestations.
Les deux ans de gouvernement Prodi n’ont pas apporté les réponses auxquelles pouvaient s’attendre les Italiens. Ils sont las de l’instabilité politique du pays et de l’inertie des differents chefs de parti. La nouvelle présidente de la Confindustria (Medef Italien) Emma Marcegaglia déclarait dans une interview au Fiagaro daté du 9 avril qu’elle n’avait pas de modèle particulier hormi l’Allemagne. On la comprend mais cela semble être un voeux pieux, tellement les entreprises italiennes sont dans beaucoup de domaines en retard technologique et mal positionnées sur les marchés.
Cette nouvelle election ne marquant pas un renouveau profond des discours politiques, les Italiens, sauf surprise ne se rendront pas en masse aux urnues. La politique y est complètement discréditée. Triste Italie. 

Source :http://www.uneformedegeopolitiqueouverte.blogspot.com/


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