L’affaire Zeidane Ould Hmeida refera-t-elle surface ?

9 04 2008

 

L’affaire Zeidane Ould Hmeida refera-t-elle surface ?

 

« Pour être pardonné, il faut avoir commis une faute. Un acte judiciaire a commencé l’affaire Zeidane, un acte judiciaire ne l’a pas terminé. »

Ces propos sont de Me Pape Sène, avocat venu du Sénégal dans le cadre de l’affaire Zeidane Ould Hmeida, ancien ministre du pétrole mauritanien. Accusé en 2006 de corruption et de trahison puis amnistié. Le juriste sénégalais intervenait dans le cadre d’une conférence de presse tenue le conseil des avocats de Zeidane Ould Hmeida dirigé par Me Ahmed Salem OUld Bouhoibeini.

 

Dimanche 06 avril 2008, le collectif de défense de l’ancien ministre du pétrole de l’ère Ould Taya, Zeidane Ould Hmeida a organisé une conférence de Presse dans un hôtel de Nouakchott. Cette rencontre avait pour objet de révéler les ‘rebondissements’ d’une affaire que l’on croyait close depuis le 30 mars 2006, date de l’amnistie dont a bénéficié l’accusé d’alors dans la fameuse histoire des avenants qui impliquait la société australienne Woodside. A l’époque, quelques mois après le putsch du 3 août 2005 effectué pas le Conseil militaire pour la justice et la démocratie, l’ancien ministre du pétrole avait été accusé de crimes économiques et de corruption. Il  lui était reproché entre autres, d’avoir signé quatre avenants au contrat d’exploitation pétrolière et de porter ainsi préjudice aux intérêts économiques de la Mauritanie.

Dans une déclaration émanant de Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeini au nom du conseil de Zeidane Ould Hmeida, il est noté que l’amnistie décidée par les autorités de la transition était une mesure visant « à faire perpétrer l’accusation » et qui a fermé la porte à toute réouverture du dossier en Mauritanie.

C’est alors que les avocats de l’ancien ministre ont saisi l’occasion d’investigations commandées par le Parlement australien et visant à faire la lumière sur les activités de Woodside en Mauritanie. Selon la déclaration cette mission d’investigation a été confiée par le ministre australien de la justice à la police fédérale australienne. Une procédure d’intégration du cas de leur client a alors été déclenchée. Zeidane Ould Hmeida a saisi, selon ses avocats qui déclarent avoir été ses intermédiaires, le ministre australien de la justice. Ceci par un courrier daté du 24 juin 2007. Et toujours selon la déclaration des avocats, la réponse du ministre était positive car elle notifiait officiellement, par courrier daté du 08 août 2007, son accord à la requête de Zeidane Ould Hmeida. Ce qui voulait dire que le cas de l’ancien ministre mauritanien du pétrole, accusé puis gracié dans son propre pays, allait être intégré dans à la procédure d’enquête que les australiens allaient effectuer sur les activités de l’une de leurs société ayant opéré en Mauritanie et ayant fait l’objet d’accusation de corruption. Ce qui semble intéresser d’ores et déjà les avocats de Zeidane Ould Hmeida, c’est le contenu d’un paragraphe du rapport établi 18 mois après le début de l’enquête par le président de la commission d’enquête. Ce rapport préparé par la police fédérale australienne contiendrait en ce qui concerne Ould Hmeida les termes suivantes : «  ce que je tenais à soulever et ce qui est peut-être en jeu ici, est qu’en ce qui concerne l’enquête, aucune des personnes que j’ai pu interviewer ou à qui j’ai pu parler, n’a émis de quelconques accusations à l’encontre de Monsieur Zeidane, bien au contraire. » Et selon Me Bouhoubeini qui rendait compte des résultats de cette enquête et de la procédure d’intégration, il s’agit là d’une preuve tangible que leur client avait été accusé à tort et que celui-ci a droit à ce que sa cause soit entendue dans la mesure où rien n’a été prouvé ou retenu contre lui.

Quant à savoir ce que Zeidane et ses avocats comptent faire de cette remarque, visiblement positive, Me Bouhoubeini dira qu’il n’est pas encore à l’ordre du jour un éventuel recours en justice par ici. Me Diop avait à son niveau tenu à affirmer que l’objet de leur conférence de presse est de faire en sorte que la presse constitue ce qu’il appelle ‘le contradictoire’. Chose qui selon lui correspond dans le jargon journalistique à l’expression de droit de réponse. Histoire sans doute d’inviter les journalistes à saisir l’information pour refaire jaillir une histoire qui a concerné un ancien ministre lequel va bénéficier d’une amnistie juste avant les élections législatives auxquelles il se présentera comme candidat à la députation de sa ville Zouérate.  

A la conférence de presse étaient présents deux avocats venus du Sénégal. Ils s’agissaient de Me Amadou Kane, de la RADDHO et de Me Pape Sène. Le premier a mis en parallèle l’évasion du jeune Sidina dont il a été informé alors qu’il se trouvait à Arusha, le 05 avril, et la procédure engagée par Zeidane O.Hmeida. il dira que l’ancien ministre n’a pas fui et préféré prendre le risque de faire intégrer son cas dans une procédure dont il ne connaissait pas forcément les issues. Le second avocat, lui parlant d’hérésie de la loi à travers l’amnistie, dira que c’est une forme de liberté tronquée qui a été octroyée leur client qui évidemment ne s’en est pas contenté, à l’en croire.

Il faut rappeler dans la foulée du règlement de cette histoire d’avenant, il avait été convenu entre l’Etat Mauritanien et la Société Australienne au Qatar que Woodside verse quelque cent millions de dollar à la Mauritanie.

 

Source : La Tribune n°394

 


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Une réponse à “L’affaire Zeidane Ould Hmeida refera-t-elle surface ?”

  1. 15 12 2008
    n'daiye abdoullaye (22:03:10) :

    salut monsieur zeidane est un homme qui respecte ses parole.
    ici a zouerateil a fait beaucoup de choses.
    nous les zoueratois nous sommes fier de zeidane hmeida.

    si quelqu’un fait du bien ont doit le dire et doit le feliciter.
    zeidane n’a rien voler le voleur c’etait mr le presidant

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