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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

20122007

Trop sérieux pour ne pas éviter la bêtise ! 

Faut-il  se presser vers la lumière pour  mieux voir, ou faut-il simplement  mieux briller pour être considéré comme un homme de bonne foi? Dans « Ainsi parle Zarathoustra », Nietzsche y avait déjà cogité. Une telle cogitation devient une bêtise pour les uns et une réflexion profonde pour les autres.  Transposons cela sur l’histoire des individus qui veulent briller sans connaître comment ! 

X fut  professeur  à l’étranger, il rencontra Y qui fut employé à l’extérieur de son  pays. Ils décidèrent par une coïncidence inexplicable  de faire de la politique. L’un  est jeune, l’autre est vieux  avec une apparence plutôt sage. Ils devinrent par une alliance ethnico- tribale  des acteurs de la vie politiques de leur  patrie. Tous deux furent  dominés  par des calculs  électoralistes. Ils eurent  des conceptions modernes de la décision politique. Cette alliance contre nature entre le  sage et le jeune se transforma par une politique de mensonge à une alliance naturelle. Car, après tout, la politique est l’art du possible. Et comme  il fut  inadmissible voire difficile pour  leurs alliés de les laisser travailler chacun selon leur propre vision, ils décidèrent  de constituer par le biais de leurs clans respectifs  un gouvernement incohérent. Du coup,  un  conflit se manifesta  entre   le jeune et  l’un des éléments clés de son  équipe dirigeante. Celui-ci  fut ambitieux. Une conséquence se reproduisit : les trois maîtres (le sage et les deux autres) conduisirent  leur  navire gouvernemental  vers un inconnu qui demeura  connu par  leurs ennemis.  Cette même équipe approuva  des postes destinés à leurs adversaires politiques. Ces responsabilités  provoquent   des conflits  au sein du camp adverse. Soudain, une  croyance déboucha  sur  une  vérité décisionnelle, amère et    inacceptable par l’ensemble de leurs groupes hostiles, empoisonnant le climat politique. Les  rivaux opposants   pilotèrent  alors leur  navire vers un avenir bien incertain, il resta certain pour  leurs antagonistes.          

Toute cette histoire se déroula dans des coulisses loin d’une référence normalisée. Car l’affirmation de soi et la recherche de la domination caractérisèrent les attitudes des acteurs de cette pièce. Ils voulurent, certes, briller. Mais ils ne mirent  pas en perspective le  pourquoi  de ….  m_barrada@yahoo.fr

 Source :  La Tribune n°379 




Chronique Mansour

20122007

 « Chacun voit midi à sa porte ». La simplicité du dicton cache, sous chaque terme de son énoncé, un concept fondamental de l’humain, du moins de l’humain civilisé : conscience de soi, perception de l’autre, temps, lieu, propriété, frontière. Eventuelles frictions, donc, et bruits de bottes en perspective… Sont-ils cependant, les hommes, tous et tout le temps aveugles à l’atemporalité du partage universel ? Il existe, entre les deux propositions, un lien-miroir fort où s’architecture toute une échelle de nuances comportementales : on s’y révèle les uns par rapport aux autres, mais, plus encore et d’abord, chacun d’entre nous, en chaque situation qui nous place devant un choix. Se souvient-on ici de la parabole du bon samaritain ? Un homme blessé gisait, dans son sang, au bord du chemin. Passent de scrupuleux dévots, égrenant leur chapelet : les uns sans voir, les autres craignant l’impur. Vient enfin un homme de rien, un samaritain honni du beau monde, se précipite, soigne, accueille à demeure : où sont les mécréants ? 

 

L’anecdote n’a rien de définitif. Le dévot qui l’entend garde, jusqu’à son dernier souffle, le choix du meilleur, et rien ne permet de conclure qu’un homme de rien est forcément, en chaque lieu, à chaque instant, un homme de bien. En ce sens, Machiavel eût, probablement, traité l’histoire de toute autre manière ; en faisant passer, par exemple, un va-nu-pieds fort heureux de se saisir des bottes du gisant ; sans compter les innombrables broderies plausibles, en demi-teintes, combinant intérêt personnel et compassion d’autrui : nous savons bien, nous les humains, nous arranger, à l’occasion, d’opportunes modérations de conscience… J’entends d’ici les protestations outrées des onctueux prélats, se prélassant dans la soie de leur foi, et pourtant : il eût été probablement plus sain, et socialement plus efficace, d’admettre, une bonne fois pour toutes, la relativité de nos élans et construire, au dedans des idéalités transcendantes qui font l’ordinaire des évangiles, des bornes suffisamment visibles et communes pour loger l’ordinaire de notre humanité. 

 

C’est, somme toute, une des originalités de l’islam que d’avoir, dès ses fondations, compris cette nécessité. Tous les hommes sont appelés à la sainteté, soit ; fort peu cependant y parviennent et c’est cette réalité qui fait notre société.
La Révélation Coranique transpire de ce pragmatisme tranquille : on y reconnaît, par exemple, la loi du talion – textuellement inférieure, certes, au choix du pardon – mais acceptable, tout de même, sous certaines formes et conditions qui insèrent la vengeance – plus souvent : sa compensation – dans l’ordre d’une justice publique. On y autorise, parfois du bout des lèvres – c’est notamment le cas du divorce, « la permission la plus détestée » de Dieu – des actes de rupture, sinon de violence ; toujours, cependant, dans de strictes limites. Ayant à gérer un conflit d’autant plus redoutable qu’il portait le glaive entre membres de mêmes familles, mais d’autant moins contournable que les belligérants s’affrontaient en leurs plus intimes convictions, les premiers musulmans avaient certes besoin de telle mesure. L’interdiction de s’en prendre aux non-combattants – moines et rabbins, notamment
[1] – ainsi qu’à leurs biens ou dépôts – en particulier, les églises, ermitages et synagogues – d’arracher les arbres et de brûler les cultures, l’exhortation constante à la modération et à la clémence, n’excluaient ni la détermination dans la décision, ni la fermeté dans l’action, ni le tranchant des armes. 

  

Quatorze siècles plus tard, on a, dit-on, beaucoup progressé. Les nécessités des droits de l’Homme imposent des « dommages collatéraux » dans les frappes « chirurgicales » censées régler les conflits modernes. Dix civils, au bas mot – cent, plus souvent – pour un seul combattant, tel est le bilan ordinaire des victimes de ces précisions guerrières, fort laïques, cependant, soyons rassurés : foin de tout fanatisme d’un autre âge ! Effectivement : le « conseil de sécurité »  des Nations Unies [2] regroupent les cinq plus grands marchands d’armes de la planète, détenant, en particulier, la quasi-totalité des armes de destruction massive, sans cesse « améliorées », dont la quête anxieuse hors de ce cercle intimiste constitue l’argument définitif  de douteuses invasions. Il n’y a pas à dire : toutes les portes sont égales entre elles, mais certaines le sont plus que d’autres… 




[1]  à moins, bien évidemment, que la preuve formelle de leur engagement ait été établie. 

[2]   unies, peut-être ; mais au prix fort : plus de soixante millions de victimes de guerres ou génocides, au XXème siècle.  Le commerce des armes se porte bien, merci, et la « communauté internationale » promet de meilleurs résultats au XXIème. .. 







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