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Presse sportive en Mauritanie : Sept cent mille Ouguiyas détournés !

11122007

Presse sportive : 

Sept cent mille Ouguiyas détournés ! 

 

Une somme de 700 000 UM a été détournée des caisses du Trésor public la semaine dernière. Des confrères de la presse sportive sont soupçonnés d’être les coupables. La somme représente une subvention annuelle du ministère de la Jeunesse et des Sports allouée à la presse sportive. 

Au nom de tous les journalistes sportifs,  deux confrères sont  allés au ministère décharger un chèque de 700 000 avec leur  cachet.  Ce geste est qualifié de  criminel par des confrères qui se demandent comment des journalistes sportifs conscients  peuvent détourner une pareille somme au nom de tous… 

Les journalistes sportifs mènent  une enquête sur les modalités de ce détournement. Y a-t-il eu des complices au niveau  du ministère chargé de
la Jeunesse et des Sports ? Comment nos  confrères ont-ils pu décaisser facilement cette somme  destinée à la presse sportive ? Autant de questions que nous pouvons nous poser suite à cet acte. 

Un confrère a dit : « qui ne veut pas nourrir sa famille ? ».   

Que Dieu nous garde des traîtres ! Amen. 

Nous y reviendrons la semaine prochaine. 

 

Mamadou Sy 

 

Source :
La Tribune




Les échos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

11122007

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 Des lois sans importance ! 

 

Avec un statut  qui n’a pas bougé depuis la promulgation de la loi sur la fonction publique, avec une politique de lutte contre le chômage qui n’a d’efficace que le nom, la situation des diplômés mauritaniens  n’est pas prometteuse. 

Interdiction formelle de participer aux concours si  vous  dépassez les 30 ans. En dehors des exceptions, nous tendons, désormais, vers  le  sacrifice de toute une génération. 

Le concours des conseillers du ministère des affaires étrangères a  coupé, en ce sens, la route à des diplômés qualifiés. Leur unique faute est de ne pas faire usage, comme c’est le cas de certains, de la modification (triche) de leurs dates de naissance au moment de leur inscription au baccalauréat. 

Les médecins du pays viennent, par ailleurs,  de subir eux aussi les méfaits du statut de la fonction publique. Ils veulent, par tous les moyens, convaincre les élus du peuple et les membres du gouvernement  pour qu’ils puissent avoir leurs chances de participer au concours d’accès à la fonction publique. Le privé en Mauritanie n’est pas souvent réglementé et pour le moment, aucune entente, aucune possibilité d’échanges : la sourde oreille est privilégiée. 

Pourtant, les médecins avancent des arguments solides. Qui  les écoutent ?  Ils ont multiplié les contactes et les interventions sans échos.    

A  cet égard, «La  précarité du système d’enseignement en Mauritanie où le baccalauréat constitue un barrage extrêmement difficile à franchir  entraine une  faiblesse annuelles des succès  (le taux de réussite  ne dépasse pas les 8%). Des  informations signaleraient que la moyenne d’âge des étudiants admis au baccalauréat serait de 24 ans.   La majorité des médecins sont formés dans des universités francophones ou anglo-saxonnes ce qui veut dire que bon nombre d’étudiants en médecine se sont souvent heurtés aux problèmes de la langue dans le début de leur cursus. Ce qui leur fait  perdre une année ou deux dans l’apprentissage de langue étrangère. Les études de médecine couvrent en général  7 ans et compte tenu de leurs caractères spécifiques, un étudiant a besoin de 10 ans en moyenne pour  achever ses études. L’âge du médecin candidat au concours serait donc de 37 ans si nous ajoutons à cela  les deux ans d’attente dans l’espoir de l’engagement, si jamais il y a engagement » précisent-ils dans un récent communiqué. 

Notons que la formation de chaque étudiant coûte cher pour le pays alors que l’Etat n’envisage même pas de rentabiliser son investissement dans l’éducation. Le cas des pharmaciens, chirurgiens dentistes chômeurs est frappant.  Sur le papier,   nous avons besoin de  ces médecins pour atteindre les objectifs de millénaire.  Sur le terrain nous ne faisons rien, sauf appliquer une loi parfois stupide car restrictive en oubliant de l’appliquer dans des domaines clés comme la lutte contre la fraude et la corruption.  Soulignons ainsi que dans les pays limitrophes de Maghreb arabe, l’âge de l’accès à la fonction publique n’est plus un critère objectif. 

 

m_barrada@yahoo.fr     

 

Source :
La Tribune n°377                                  
 




L’ONU et la question du volontariat en Mauritanie !

11122007

Nous sommes en  décembre 2007. A moins de 8 ans des objectifs des Nations Unies pour le Millénaire. Ces fameux  OMD qui ont fait l’objet de beaucoup de rencontres. Mardi 4 décembre 2007, dans les locaux du PNUD, s’est tenue une réunion en vue d’activer et de renforcer le volontariat pour la concrétisation des OMD.  Le 6 décembre un congrès est organisé par le Programme des Nation Unies pour le Volontariat en Mauritanie (VNU). Le VNU est opérationnel depuis 1998. Il pilote actuellement   en partenariat avec des associations locales   à Dar Naïm, considéré comme l’un des quartiers les plus pauvres de Nouakchott, un projet d’alphabétisation des adultes. 

En ciblant et en cherchant à dépasser, par ailleurs,  les objectifs de millénaires, le VNU s’attelle à réduire de moitié, entre 1990 et 2015 la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour,  et  de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim. Il s’agira également de donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.   Le programme  et ses parties prenantes mènent aussi  des actions allant dans le sens d’une meilleure intégration  des citoyens pour   mettre en œuvre des mécanismes de volontariat.   

Pour ce faire, les responsables du programme de Nations Unies pour le volontariat en Mauritanie   subdivisent  les populations cibles en trois groupes : les institutions, les individus volontaires et les volontaires communautaires. Les institutions   comprennent « les administrations et démembrements de l’administration régionale , les partenaires au développement, les ONG nationales et internationales actives,  les Associations et Initiatives, les Clubs, les Cantines scolaires et les Centres de Nutrition Communautaires ». 

Les individus volontaires sont  constitués de toutes les personnes volontaires actives dans
la Wilaya de l’Assaba. Les individus sont repérés à partir des institutions identifiées précédemment.   Les volontaires communautaires représentent   toutes les personnes qui exercent des activités de volontariat au profit de leurs propres communautés. 
L’implication de ces  groupes dans le domaine  humanitaire   semble une exigence pour le développement du pays. L’interprétation socioculturelle  demeure, aussi, une nécessité pour mieux comprendre les procédures et les comportements qui peuvent consolider ou entraver l’esprit du Volontariat en Mauritanie. 

Le Sociologue Cheikh  Sidi Ahmed, explique dan cette lancée,  que  «  le volontariat et  la solidarité sont des composantes du système de valeur mauritanien. Ce qui sous-entend que le volontariat moderne à travers les organismes  internationaux n’a pas pu pour le moment toucher le point sensible de la société mauritanienne.  Il est indispensable en ce sens  de savoir adapter le volontariat moderne avec les réalités de la population. Il faut, en outre, inculquer dans les esprits des citoyens que les volontaires occidentaux sont des individus comme eux et qu’ils sont attentifs à leurs souffrances. Les populations font souvent un amalgame entre le système des Nations Unies et les activités lucratives. » Toutefois, « l’écart entre les niveaux de vie dans les quartiers  de  Nouakchott reste incompréhensible. 

Une grande partie de la population  mauritanienne a besoin de l’aide. Il devient urgent de solliciter le volontariat au sein de la société mauritanienne pour que le fossé entre les  pauvres et les riches  se réduise».   Constate  Jean Nordmann  de l’ONG Action contre
la Faim  qui  est ici  dans le cadre d’une mission au Gorgol. 
Le programme des volontaires des Nations- Unies est  considéré, par ailleurs, comme   un cadre nécessaire pour le recrutement des jeunes. Ces derniers devront avoir les capacités essentielles  à assurer aux populations fragiles l’accès aux ressources  et aux formations.        

Les universitaires  et les jeunes à travers leurs associations semblent déterminés à participer efficacement  aux activités de volontariat en Mauritanie.  Cissé Housseynou Secrétaire Général d’une  association universitaire de
la Capitale   plaide, dans cette perspective,  pour l’intégration des jeunes étudiants  dans  les initiatives de volontariat : «  Les universitaires qui ont déjà participé  à des activités humanitaires seront plus sensibles aux questions du développement  de leur pays.» A-t-il déclaré. 
Notons que  10 VNU  internationaux  et 4 VNU locaux  du programme travaillent  actuellement en Mauritanie, et que   le programme des  Nations Unies pour le volontariat était  déclenché en 1970. Quant au    nombre total de volontaires du  système des Nations Unies, il avoisine 7000 individus  intervenant dans plusieurs coins du globe terrestre. 

Mohamed Fouad Barrada  Source : La Tribune n° 378 




Edito de la Tribune Par Mohamed fall O Oumère

11122007

 

Edito de
la Tribune  Par Mohamed fall O Oumère   

 

Sans doute un succès. Pour le pays. Pour le pouvoir actuel. Pour la démocratie en construction. La réunion du Groupe Consultatif à Paris a permis de redorer le blason de
la Mauritanie. C’est ce que tous les acteurs et protagonistes de la scène nationale doivent comprendre. Oublier l’espace de quelques jours les querelles de famille, les antagonismes feints ou réels. Nous sommes à un moment de convergence. Pas de consensus, parce que le consensus est mortel pour la démocratie. Mais juste de convergence. 

C’est quand l’intérêt supérieur de la Nation prime sur tout. C’est quand la réussite de la Nation couvre toutes les cacophonies habituelles. C’est quand l’image de la Nation nourrit la dignité et fait renaître l’espoir. 

A ce moment-là, toutes les contradictions doivent être occultées. Surtout celles qui n’ont pas d’intérêt et pas de fondement. Même pas une querelle de chapelle. Juste des ambitions personnelles et des velléités injustifiées. 

Les uns et les autres, taisez vos querelles. Elles ne nous avancent pas. Au contraire, elles perturbent le bon déroulement des choses. Elles perturbent et le Président qui propose une nouvelle vision de l’Etat et du pays, et la population qui apprend à s’émanciper des pesanteurs du passé (récent et ancien). 

Le pays a besoin de se mettre enfin au travail. Si l’excuse du Gouvernement avait été jusque-là de ne pas avoir de ressources, cette excuse ne vaut plus depuis la réunion de Paris. Si l’habitude de l’argent facile, du boulot facile, de la victoire facile a fait de nous des paresseux, nous sommes désormais face à notre destin. 

Le pays a déjà bénéficié de l’annulation de la dette, avant cela des avantages de l’ajustement, des programmes multiformes… sans pouvoir s’en sortir. Le pays a perdu beaucoup de temps. Il a raté beaucoup d’occasions. 

Nous avons jusque-là été exigeants vis-à-vis des autres. Jamais vis-à-vis de nous-mêmes. Nous en demandons trop à la Mauritanie mais ne faisons rien pour elle. 

Les Mauritaniens peuvent-ils se libérer du moule qui les a façonnés ces trois dernières décennies ? Peuvent-ils vaincre le démon, tuer la bête qui somnole en eux ? 

Certainement. Parce qu’ils n’ont pas toujours été sectaires, ni paresseux, ni fumistes, ni même calculateurs. Même si la nature leur impose un certain sens de la débrouillardise, cela n’a jamais été synonyme de perfidie. 

Trois entités s’affrontent actuellement sur la scène mauritanienne. Celle qui a profité des errements du passé et qui veut maintenir le statu quo. Celle qui veut le retour des militaires symboles du 3 août. Celle qui croit à un avenir autre. Les deux premières entités sont les plus ‘bruyantes’, les plus visibles et les plus nocives. Elles entraînent avec elles la grande frange des sceptiques mille fois trompés. Les deux ont le renseignement, l’argent mal acquis et l’expérience accumulée durant des années de tricheries et de manipulations. 

La troisième a la foi. L’Espérance en un avenir plus juste et plus équitable. Une cause : la refondation de l’Etat, la réponse à l’exigence de démocratie et la possibilité de se remettre sur la voie de l’unité et du progrès. 

Quand cette bataille pour l’existence et la grandeur se déroule, toutes les autres divergences doivent être tues. Surtout si elles ne mènent nulle part. Surtout si elles sont des survivances d’un passé qu’on veut …passé. 

Feu Habib disait que ‘le passé est passé, c’est là son mérite’. D’autant plus que le passé qui affleure ici n’a aucun mérite. 

 


la Tribune  n°378 
 




De A à Z par Tabane

11122007

 

 V comme ville. Les villes mauritaniennes  sont des villes particulières. Elles échappent à toute classification. Parce que la ville est ce qu’en font ses habitants. Les citadins de chez nous sont pour la plupart des campagnards fraîchement débarqués de leur milieu rural. Ils apportent avec eux leur mentalité et leurs habitudes. Et l’on retrouve dans chaque maison, dans chaque rue, un élevage de petits ruminants, de bœufs ou de chameaux. 

Les citadins ne se gênent pas pour occuper l’espace public et le transformer en parc. A Nouadhibou, à la cité SNIM comme à Cansado un parc est aménagé pour que les animaux y soient rassemblés. Mais cela n’empêche pas certains,  de réserver dans leur maison un petit coin pour les moutons et les chèvres. 

Une autre conséquence de la transposition d’une mentalité de ruraux dans l’espace urbain c’est la saleté de la ville. Chacun balaie sa maison ou sa boutique pour jeter les ordures dans la rue. Parce qu’elle n’appartient à personne la rue. 

Aucune entreprise ne peut venir à bout de ces ordures. C’est un travail infernal. Sisyphe ou les Danaïdes.

Source : La Tribune N°378

 

Du reste nous sommes tellement habitués dans nos villes à côtoyer les ordures que ce serait une mauvaise chose de tout nettoyer. Gouverner dit-on, c’est prévoir. C’est pouvoir anticiper. Je suis sûr que le jour où nos villes seront propres, une nouvelle maladie se développera. Une pathologie que seuls les psychiatres avertis pourront diagnostiquer et traiter. Les malades ne pourront guérir  que si on les plonge dans un univers d’ordures. Dans ces conditions il y a lieu d’être plus indulgents avec ceux qui sont chargés de l’assainissement de nos villes. 

aboubakry_d@yahoo.fr 




La Nouvelle Page Par Kissima Diagana

11122007

La Nouvelle Page Par Kissima Diagana 

 «Nul n’entre ici s’il fut corrompu, corrupteur ou s’il a mangé ou fait manger sciemment l’argent de la corruption !» 

Que se serait-il passé si le 9 décembre, journée de lutte contre la corruption, au lieu de d’accrocher des badges aux chemises des invités on avait affiché cette phrase à l’entrée du palais des congrès ? Chacun face à sa conscience… Très peu de sièges de la grande salle de notre incontournable Qasroul Mou’tamaraat auraient, peut-être trouvé des occupants…Nul n’est ‘ma’soum’ en dehors du Prophète Muhammad. On le reconnaît. C’est juste pour dire que la volonté de lutter contre l’impitoyable corruption, qui est à l’origine de la cherté des prix chez nous, de la difficulté d’accès aux services sociaux de base dans nos quartiers et villages et de toutes nos souffrances par là, si on veut qu’elle soit vraie. Il fallait commencer par ce simple principe…Cela a dissuadé certains contemporains de Platon à entrer dans l’Académie parce qu’ils n’étaient tout simplement pas ‘géomètres’. Alors une mise en garde comme celle-là peut faire mouche face aux musulmans que nous-nous targuons tout le temps d’être. Ou alors, ceux qui outrepasseront la consigne se diront toujours en leur for intérieur : « Je n’ai pas honte. Je suis entré alors que je suis un ignoble corrompu…En plus puisque derrière le bureau de chaque cadre supérieur du pays est accroché au mur une photo du chef comme un regard contrôleur, pourquoi ne pas afficher en face des versets de coran, dont on prendra le soin de restituer le sens en français pour ceux des ministres et autres SG et chefs de services incapables de les lire et de les comprendre en arabe ? Après toutes ces mesures, quiconque se rendra coupable de ‘corruption à col blanc’ n’aura nulle circonstance atténuante…Le pays du million de poètes est aussi celui du million des ‘réciteurs’ du coran. Sont-ils pour autant attentifs aux limites fixées par Dieu quant à la conduite de nos vies. La subtilité des expressions ‘hafidhoul Qur’aan’ et ‘hafidh’ alal Hudud est-elle perçue par tous ? Non évidemment. Mais si on veut on peut lutter contre la corruption : en punissant sévèrement les corrompu après les avoir obligés à restituer le produit illicitement acquis ; en faisant un harcèlement de conscience à tous ceux qui sont tentés par la corruption ou y sont simplement exposés… 

On peut lutter contre la corruption en dissuadant le policier de prendre ce qui ne lui appartient pas en amenant le médecin à s’occuper correctement de ses patients indépendamment de combien ils paient et où ils l’ont trouvé. On peut éradiquer la corruption si chaque ministre, chaque SG, chaque chef de service commence par dire à son planton : « ne vends pas mes audiences au citoyen, sinon gare à toi. » Eh oui, figurez vous que la corruption commence à la porte de vos bureaux mesdames et messieurs les gens importants ! 

La lutte contre la corruption est l’affaire de tous…. 

Pour que cela marche, je propose qu’on affiche devant tous nos aéroports, aux quatre ou six coins de chaque ville : « Nous ne voulons ni des corrupteurs, ni des corrompus, encore moins des courtiers en corruption… »Et la Mauritanie sera un pays des hommes et des femmes intègres.   

bentocka@yahoo.fr 

Source :
La Tribune n°378 




Hydrocarbures raffinés en Mauritanie

11122007

Pourquoi l’Etat renonce à recouvrer plus d’un milliard d’ouguiyas 

 

 

Le 14 juin 2007, le directeur de l’Approvisionnement, du Raffinage et de
la Distribution des Hydrocarbures Raffinés au ministère de l’Hydraulique de l’Energie et des Technologies de l’Information et de
la Communication (MHETIC), Monsieur Dieng Mika Yéro, adressait une lettre (n° 160)  au Directeur Général de Total Mauritanie pour l’informer « que le fonds de régulation des produits pétroliers destinés au secteur terre a enregistré dans la période de 2004 au 30 avril 2007 un montant de 205 546 847 UM » au titre de l’activité de sa société. En conséquence, poursuit le directeur de l’Approvisionnement, « je vous informe que le Trésor Public a été chargé de recouvrer ce montant auprès de votre société ». Des lettres similaires ont été envoyées à toutes les sociétés que
la Commission Nationale des Hydrocarbures (CNHy) a indiqué avoir engrangé un surplus. 

Quelques semaines après, le 7 août exactement, la même autorité écrit au Trésorier Général, cette fois pour lui demander, « sur instruction du Ministre », de « suspendre le recouvrement du bilan de la marge corrective de la société Total pour un montant de 205 546 847 UM » qui lui a été communiqué par lettre n° 159 en date du 14 juin 2007.

Pourtant la décision de recouvrement a été prise à l’issue d’un Comité Interministériel présidé par le Premier Ministre Zeine Ould Zeidane. La recommandation disait que « le MHETIC prendra les dispositions pour que les sociétés pétrolières qui ont encaissé un trop perçu au titre du préfinancement arrêté au 30 avril 2007, reversent ces montants au compte d’affectation spéciale créé par décret 2002-21 PM/MF/MHE portant modalités d’apurement de la situation du secteur pétrolier lié au réseau terre. »

Le procès verbal du Comité Inter ministériel précise que « ces montants serviront à couvrir les besoins en compensation des sociétés pétrolières existant à la date de clôture du système de régularisation ».

Ces besoins en compensation ont été calculés par
la Commission Nationale des Hydrocarbures. C’est sur la base de son procès verbal en date 23 janvier 2007 que le comité interministériel a pris ses décisions.   

Qu’est ce qui a pu bien arriver pour que l’Etat renonçât à recouvrer un peu moins de 2 milliards d’ouguiyas alors qu’il n’a eu de cesse de démontrer que son budget 2007 était en déficit de 30 milliards d’ouguiyas ?

 

Au commencement était Trafigura 

L’affaire est compliquée et résulte de la gestion catastrophique du secteur des hydrocarbures raffinés par les autorités du régime de Ould Taya et dont les collaborateurs sont toujours en place et en charge du secteur. Quant les lettres du ministère de l’Energie ont été envoyées aux sociétés de distribution, certaines d’entre elles ont protesté vigoureusement en estimant être lésées par rapport à d’autres et ont demandé à ce que les recommandations du Consultant soient appliquées dans leur intégralité et ses remarques prises en compte. Il faut rappeler que le MHETIC a, par l’intermédiaire de
la CNH, initié une étude dans le but de vérifier l’exactitude des revendications des sociétés de distribution qui réclament à l’état plus de 2,5 milliards d’ouguiyas comme manque à gagner à cause de la non régularité de la révision de la structure des prix de 2004 à 2005. L’étude a été réalisée par Monsieur El Hadi Ould Hamed en décembre 2006 et c’est sur sa base que la solution de ce problème allait être arrêtée. Or, elle l’a compliqué un peu plus et a donné des arguments aux protestataires qui ne veulent pas payer.

Mais qu’a dit le consultant dans son « Evaluation du préfinancement effectué par les sociétés de distribution des produits pétroliers liquides durant la période 2004-2005 » ?

 Il a dit n’avoir pas pu obtenir « les informations (lui) permettant de vérifier les prix FOB facturés par Trafigura (c’est la société qui avait en charge l’approvisionnement du pays en hydrocarbures, ndlr) pour s’assurer de leur conformité par rapport au contrat signé avec ce fournisseur (absence de connaissements spécifiant les dates de chargement et les quantités chargées). En effet, l’additif signé avec Trafigura précise que la facturation est effectuée sur la base de la moyenne de cotations sur cinq (5) jours autour du jour de chargement. » Il ajoute n’avoir trouvé « aucune confirmation des dates de chargement des produits de la part d’une partie tierce indépendante. » Pour illustrer son propos, il dit avoir trouvé « des quantités livrées aux sociétés de distribution le même jour à Nouadhibou avec des différences dépassant les l00 dollars US par tonne».

Etant donné l’absence de connaissements permettant la vérification des dates effectives de chargement des produits, les prix de cession en bacs qui sont pris en compte pour la vérification de ces préfinancements sont ceux déclarés et validés par les sociétés de distribution sans vérification, de la part du consultant, de la conformité de la facturation par rapport aux termes du contrat signé avec le fournisseur Trafigura.

Aucune copies originales (ou certifiées) des factures du fournisseur n’ont pu être obtenues. La société Trafigura pouvait facturer à sa guise les montants qu’elle voulait sans qu’aucun justificatif puisse lui être réclamé. C’est une aubaine pour la plupart des sociétés de distribution d’hydrocarbures qui se sont engouffrées dans cette brèche ouverte par Trafigura. Elles non plus n’ont pas présenté aux consultants de factures originales. D’où la conclusion des auteurs de l’évaluation : «Tout cela pour dire que nous émettons des réserves sur les montants FOB facturés qui servent de base au calcul des déficits». Il attire enfin l’attention des autorités sur le fait que « les préfinancements précédemment calculés ne tiennent pas compte du solde au 31/12/2003.»

 

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé d’obtenir ces documents auprès de toutes les administrations concernées. D’ailleurs, la collecte d’informations « a été la tâche la plus difficile » qui a fait que « cette évaluation a duré plus de six mois ». Il a initié des lettres, signées par le président de
la CNHy, et adressées à toutes les sociétés de distribution pour leur demander les justificatifs de calcul des préfinancements qu’elles réclament.  En vain. Ni copies originales ou certifiées des factures du fournisseur Trafigura, ni même copies originales ou certifiées de notes de débits des banques relatives à la réalisation de payement au profit du fournisseur. Rien. Ou si peu : « Seules quelques sociétés ont fourni des états validés par leurs banques relatifs aux paiements qu’elles ont effectués ».

A ce stade de son rapport, le consultant a voulu attirer « l’attention de
la Commission qu’il est tout à fait anormal que les sociétés de distribution réclament à l’administration le remboursement d’un montant aussi important sans fournir de justificatifs et ce d’autant plus que les informations nécessaires au calcul desdits montants sont uniquement en possession desdites sociétés ». A mots couverts, El Hadi Ould Hamed met en garde

la Commission Nationales des Hydrocarbures contre une possible complaisance avec les sociétés de distribution qui pourrait apparaître comme une complicité dont la victime serait le consommateur. Or cette complicité est déjà un fait entre le ministère de tutelle et les distributeurs. Au cours de ses investigations,  Ould Hamed va la mettre en lumière en étudiant l’un des postes qui intervient dans la structure des prix : le stock de sécurité.

 

Le scandale du stock de sécurité 

 C’est un gros lièvre que le consultant lève au cours de ses investigations et qui donne un argument supplémentaire aux contestataires. Explication.

La structure des prix prévoit un poste intitulé « frais financiers sur stock de sécurité » pour rémunérer le maintien en permanence par les sociétés de distribution de l’équivalent d’un mois de consommation sous forme de stock de sécurité (chacune des sociétés devait maintenir le prorata de sa part de marché). Ce stock de sécurité ne devait être utilisé qu’exceptionnellement et sur autorisation du ministère chargé de l’énergie. Les sociétés de distribution devaient être passibles d’une amende lorsque ce stock de sécurité n’atteigne pas le niveau requis. Cette amende n’a jamais été appliquée. Le consultant dit avoir constaté que, durant la période 2004-2005 (période concernée par son étude), le stock moyen de sécurité était de 10 jours, et que par conséquent les sociétés de distribution ont encaissé l’équivalent de 800 millions d’ouguiyas environ durant cette période pour couvrir les frais financiers liés au maintien d’un stock de sécurité de 20 jours qu’elles n’ont jamais mis en place. Il demande donc logiquement, et « pour rester cohérent avec le principe sur la base duquel a été conçu le décret », que ce montant de 800 millions soit déduit du préfinancement dû aux sociétés de distribution.

Le non respect par les sociétés de distribution des dispositions concernant le stock de sécurité pour lequel pourtant elles perçoivent indûment des sommes considérables, a été reconnu par Monsieur Tidiani BEN AL HOUSSEIN, à l’époque président du GPP. Dans une lettre à l’une des sociétés de distribution, il écrit : « Nous savons, tous, que la réglementation nationale fait obligation aux sociétés pétrolières de détenir UN MOIS de stock de sécurité dans tous les produits, sous peine d’amendes et de sanctions. Cela n’a jamais été respecté et le pays ne dispose, ce jour, d’aucun stock de sécurité ». C’était à la fin  décembre 2003. 

L’administration était parfaitement au courant que le stock de sécurité n’a jamais été mis en place de 1980 (date de son institution) jusqu’en 2004, et que depuis 2004, 10 jours seulement au lieu d’un mois sont couverts. Les frais y afférents continuaient à être perçus par les sociétés aux dépens du consommateur, l’administration n’ayant jamais modifié la structure des prix en conséquence. Le ministère de l’Energie ne peut même pas arguer d’un oubli car
la MEPP établit tous les jours que Dieu fait une situation journalière des stocks (pompables ou de sécurité) et l’envoi à toutes les sociétés concernées ainsi qu’au ministère de tutelle.

« Les autorités ont, à notre grande satisfaction, manifesté une grande tolérance (…) », écrit BEN AL HOUSSEIN. Comment peut-on appeler autrement que par le mot « complicité » cette « tolérance » du ministère de l’Energie ?

Le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Nouvelles Technologies de l’Information, Monsieur Oumar Ould Yali, à qui l’affaire a été soumise, ordonne d’abandonner le recouvrement (voir lettre ci-dessus) et de reprendre le travail. Il recommande de reconduire le même consultant. Ce dernier refuse en expliquant que rien de nouveau n’est intervenu par rapport à son travail précédent.

Le dossier vient d’être confié à l’ancien ministre de l’Energie Monsieur Kane Moustapha. Les termes de références précisent que l’intéressé devra seulement « calculer (…) le trop perçus issus des bilans des marges correctives appliquées aux différents opérateurs pétroliers. Ce bilan doit couvrir les exercices de 2004 à 2007 et tenir compte de la situation antérieure arrêtée au 31 décembre 2003 ». Le consultant devra fournir un premier rapport à la fin du mois de novembre et un rapport définitif à l’expiration du règlement des derniers achats de produits au cours de l’exercice 2007.


La Commission Nationale des Hydrocarbures croit pouvoir faire l’économie d’un débat autour du problème du stock de sécurité par cette prouesse. Or, les contestataires ont déjà annoncé la couleur. Dans une note en date du 9 août 2007 à l’attention des membres de
la CNH, ils demandent que « pour l’exécution de cette mission, il est souhaitable (…) que l’on prenne en considération (…) le trop perçu au titre des frais financiers sur stock de sécurité estimé à 800 millions UM pour la durée 2004-2005 par le premier consultant ». Ils estiment aussi que les frais financiers relatifs au stock de sécurité ne constituent pas une marge commerciale et que par conséquent ils doivent être remboursés sur toute la période de 1980 à nos jours. La note conclue que « la prise en compte de ce trop perçu encaissé durant 27 ans de façon illégale par certains marketeurs est indispensable pour aboutir à un bilan objectif, fiable et reflétant la réalité pour chaque société ». Il est à préciser que l’estimation faite de ces frais avoisine les 10 milliards d’UM.

Ainsi les milliards du préfinancement des hydrocarbures n’ont pas encore trouvé de solution.

Ahmed Jiddou Ould Aly

Source: La Tribune n°378




Journée nationale de lutte contre la corruption

11122007

Journée nationale de lutte contre la corruption 

‘Pas de bonheur dans un bonheur après lequel il y a le feu’ 

 

«La corruption se fait sentir sous les traits de l’enfant qui meurt de faim parce que les fonds de développement sont pillés…» 

747 femmes sur 100 000 meurent en donnant la vie. Encore une conséquence de la corruption qui les a privées de médicaments et de suivi appropriés…Ces remarques sont de la représentante résidente du PNUD qui intervenait le 9 décembre à l’occasion de la journée de lutte contre la corruption. C’était en présence du Premier ministre. Zeine Ould Zeidane était venu présider au Palais des Congrès la commémoration de la journée nationale de lutte contre la corruption fixée le 09 décembre de chaque année. 

  

Selon la représentante du PNUD, cette journée marque l’anniversaire de la signature en 2003, par 140 Etats, de la convention des Nations Unies contre la corruption. La Mauritanie a adhéré à cette convention en octobre 2006, a-t-elle précisé. «Premier instrument universel contraignant en la matière la Convention (…) comporte un éventail de mesures et organise une coopération internationale» pour lutter contre la corruption : prévention, poursuites, a poursuivi la représentante du PNUD. 

Entre autres données inscrites dans les manifestations de la corruption, elle a rappelé que «selon les statistiques de l’office des Nations Unies contre la drogue et le crime, plus de 1000 milliards de dollars alimentent, chaque année, les circuits de la corruption» qui exerce, souligne-t-elle, un impact négatif sur la qualité de vie des citoyens qui se voient privés du coup des services essentiels, des produits de premières nécessités, de l’accès au système de  santé, etc.   

Quant au Premier ministre, il a déclaré dans son discours d’ouverture que la célébration de la journée de lutte contre la corruption est «un signe révélateur de la volonté du gouvernement à œuvrer avec force et détermination à combattre ce phénomène ». Il a rappelé que des mesures ont été initiées et englobent la mise en œuvre du « cadre réglementaire institutionnel et stratégique de la mise en œuvre et de la coordination des efforts de lutte contre la corruption.» 

Inscrivant à l’actif des autorités l’approbation par le gouvernement et par le parlement de la mise en place de la Haute cour de justice, ainsi que la ratification des conventions internationales de lutte contre la corruption, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement «prépare un projet de loi renforçant l’arsenal juridique de lutte contre la corruption». Lequel, promet-il, sera soumis à l’appréciation des différentes chambres du parlement dans les meilleurs délais. 

Arguant par la suite que la «déclaration volontaire du patrimoine par le Président de la République, le Premier ministre et les membres du gouvernement a constitué un engagement fort», Ould Zeidane a rappelé que dans le cadre de la loi relative à la transparence financière de la vie publique, une commission a été installée par le Président de la République et est déjà opérationnelle. 

Soulignant en outre que la lutte contre la corruption est une question de contexte et de suivi plus qu’une affaire de textes et d’initiatives, le Premier ministre a sollicité la participation de «toutes les citoyennes et de tous les citoyens» à ce qu’il a appelé le «noble combat contre la corruption». 

Avant lui était intervenu le représentant de la société civile qui au nom de l’Initiative Citoyenne pour le Changement et de toutes les organisations de la Société civile a fait part de leur conviction que «la volonté politique affichée par les autorités est la voie adéquate pour répondre aux attentes du peuple en vue de la mise en place d’un Etat de droit et de la réalisation d’une vie meilleure. Tout en saluant «les résultats positifs de la réunion avec les bailleurs de fonds à Paris» (le groupe consultatif à Paris aux travaux duquel étaient présents le PM et une délégation le mardi 3 déc. a consenti un financement de plus de deux milliards d’ouguiya pour la Mauritanie, NDLR), le représentant de la Société civile a souhaité que «les acquis créent chez le citoyen l’espoir que les réformes sont possibles et qu’elles peuvent lui donner plus de confiance en l’avenir».  Il a toutefois déploré les difficultés à croire en l’efficacité de la lutte contre la corruption et la gabegie. Et ce à travers la prise à la légère des dangers de la gabegie et la croyance qu’elle est sans solution… « Plusieurs conceptions étranges nous sont infligées à l’oreille: ‘tous sont complices de la gabegie ; beaucoup d’autres pays sont plus corrompues que le nôtre ; il y a des priorités plus pressantes que cette question…» a déploré le représentant de la société civile avant de proposer que soient nécessairement écartés les symboles de la corruption et que toutes les forces engagées dans la lutte serrent les rangs aussi bien celles représentées par la société civile, les syndicats que les associations de jeunes et les associations féminines. 

Il a enfin proposé l’organisation d’une vaste campagne de sensibilisation qui sera faite de manière permanente à travers tous les moyens de communication afin d’éveiller le citoyen et de le faire participer au contrôle de l’action gouvernementale. Et ce «dans un climat de transparence et par la mise à disposition d’informations justes à propos de la chose publique», a-t-il conclu. 

Après ce côté officiel de a journée, quatre thèmes ont fait l’objet de communications. Le premier thème portait sur la lutte contre la corruption en Islam. Il a été présenté par le conseiller principal du Président de la République. Mohamed Mokhtar Ould Mballa  a, au cours de son exposé, rappelé que la déclaration des biens par un dirigeant est un principe inspiré par le khalife Oumar Ben Khattab, deuxième successeur du prophète Muhammad à la tête de la communauté islamique. Ben Khattab, a-t-il rappelé s’est attelé au respect du bien public au point de faire des injonctions à son propre fils Abdallah Ibn Oumar dont il avait vu les chameaux faire l’objet d’attention exagérée des sujets. «Soupçonnant que tous les soins prodigués au troupeau de son fils étaient liés à son état de prince, du fait de sa filiation, Omar Ben Khattab lui a exigé de reverser les bénéficies sur la vente de ces chameaux au ‘beit el maal’», dit le conseiller principal. Ceci, poursuit-il, pour donner l’ pour donner l’exemple de l’intégrité morale dont doit faire preuve un dirigeant. Ould Mballa a également rappelé que les cadeaux aux dirigeants, loin d’être licites au même titre que les dons (hadaya) faits au prophète, sont, selon les savants, une corruption. Aussi, faut-il s’en éloigner, dit-il. «La lutte contre la corruption demande un sacrifice au-delà des discours et des slogans, il faut en assumer le prix.» A l’image de ce wali de l’époque islamique qui, dit le conseiller du président de la République, a demandé à une dame un dirham pour acheter quelque chose. Quand la femme exprima sa surprise de voir qu’un dirigeant soit incapable de puiser dans les fonds dont il a la responsabilité, le wali lui fit comprendre que c’est à ce prix qu’on peut se prémunir contre l’enfer. «Il n’y a pas de bonheur dans un bien après lequel il y a le feu (de la Géhenne, NDLR)…a encore rappelé l’exégète (fqih). 

La deuxième communication se rapportait à la Stratégie Nationale de lutte contre la corruption. Il s’agissait du document de base. Il a été présenté par le conseiller du Premier ministre, El Hacen Ould Zeine. L’exposé a consisté au diagnostic du phénomène : au niveau des généralités, dans sa dimension socioculturelle, au niveau de la sphère de l’administration du  secteur de la justice et dans secteur des industries extractives. 

Outre le diagnostic, il a été question dans ce document des axes stratégiques de lutte. Entre autres «trois domaines particuliers très sensibles méritent une attention et un suivi particuliers», a dit le présentateur de la communication. Ces domaines sont a-t-il précisé, la police, l’administration chargée des travaux publics, les organismes divers recevant des aides de l’État ou des collectivités publiques. Quant aux troisième et quatrième communications, elles ont été présentées respectivement par le SG du ministère de la fonction publique et par l’inspecteur général de l’Administration judiciaire et pénitentiaire au ministère de la justice. Elles ont porté respectivement sur le dispositif prévu par la loi sur la transparence financière de la vie publique et sur le cadre juridique relatif à la répression de la corruption. 

Suivirent les débats au cours desquels on aura remarqué l’intervention de l’Inspecteur Général d’Etat, Ould Horma qui a martelé que l’argent public est mal dépensé et trop détourné jusqu’à présent. Il a du coup déploré que l’inspection général ne soit pas totalement indépendante et n’ai pas suffisamment de marge de manœuvre. Pour lui le contrôle doit être plutôt dissuasif dans la mesure où il place le gestionnaire des dépenses dans l’état d’esprit d’une inspection imminente à tout moment. Sans compter que les rapports d’inspections ne sont pas suivi de sanctions et qu’il dorment dans les tiroirs une fois transmis à qui de droit, a regretté l’inspecteur Général. Quant au représentant de la Société civile, reprenant la parole à la faveur des débats, il demandera aux hautes autorités de ne pas désigner une personne à des fonctions d responsabilités sans avoir fouillé dans son passé. Histoire de voir s’il s’est rendu coupable de vol, de corruption, d’actes illégaux… 

 

Synthèse, Kissima 

 

Source :
La Tribune n°378 




KAEDI

11122007

KAEDI : BRAS DE FER ENTRE LA JUSTICE ET LA COMMUNE. 

Depuis plus d’une dizaine de jours, on assiste à un bras de fer entre
la Commune et la Justice, conséquent à un litige domanial (fait très récurrent dans cette ville). 

A l’origine et enjeu de la pomme de discorde, un terrain d’une superficie de quatre cent, quatre  vingt- quinze (495) m², situé à huit (08) mètres le parc à bétail de la ville de Kaédi, dont le propriétaire est le nommé Hardane Boubou WELE, cultivateur de son état, domicilié au quartier de  Touldé. 

Le lot est objet d’un Permis d’Occuper établi au nom de ce dernier, délivré par le Wali du Gorgol de l’époque (en 2001) : Mr OULD KHILIL, et où Mme Diéwo Samba Abel  était l’édile de la commune de Kaédi. D’autre part, un Permis de Construire toujours établi au nom de l’intéressé lui a été délivré par l’autorité de compétente : le Hakem OULD DEH (2004). 

Selon Hardané Boubou, l’attribution du terrain est antérieure à l’édification du parc à bétail construit de sorte que les usagers (les propriétaires de bétails, marchandeurs professionnels – ‘’Téfankés’’ -, bergers et troupeaux) puissent être dans son enceinte. En témoigne l’existence des enclos, des abreuvoirs et des hangars et avec moult   détails et précisions sur les lieux et ses aménagements intérieurs, il dira que le portail d’accès (actuellement condamné) qui s’ouvrait au sud était emprunté uniquement par les bêtes, celui situé au nord était réservé aux personnes fréquentant l’endroit, notamment les clients. 

En 2005, le torchon a commencé à brûler entre Hardané qui voulait mettre en valeur et exploiter son terrain en valeur et
la Commune qui s’opposait au projet, d’autant plus que le Maire n’est en possession d’aucun document et / ou titre, mais argue qu’il   est impensable (saugrenu) qu’une battisse puisse être érigée à côté de l’espace public qu’est le parc à bétail. Il est de ses prérogatives de veiller à la sécurité des alentours des lieux et places publics. Il cite, d’ailleurs le cas de cette dame tuée sur le coup, encornée par un taureau furieux qui s’était échappé du parc, l’année dernière. 


La Mairie est catégorique et ferme pour qu’il n’y ait de construction proches et / ou voisines des aires du parc. 
Hardané Boubou WELLE décide d’ester devant la justice et s’attache les services d’un avocat, jeune fauve déterminé aux griffes acérées et aux dents longues qui porte l’affaire devant la justice. 

Mardi 27 novembre, l’arrêt d’expulsion N° 13 / 07, du jugement N° 04 / 07,  du 19 juin 2007 est annulée par
la Chambre Administrative du Tribunal qui décide la restitution judiciaire du terrain objet du Permis d’Occuper N° 1217 / WG / CAB, établi au nom de Mr Hardané Boubou WELLE demeurant à Touldé – Kaédi (Wilaya du Gorgol) et délivré le 18 juillet 2001. 

La nouvelle, telle une traînée de poudre s’est répandue à travers la ville : Mr Hardané Boubou WELLE a eu raison sur
la Commune qui avait été chargée de l’exécution administrative d’expulsion. Le Maire n’en revient pas et continue de s’y opposer  avec toute ses énergie et forces. La justice elle persiste et signe. 

Las, le Maire est parti pour Nouakchott, le 06 décembre dernier pour dit – on régler le problème plus haut. 

Imperturbable, l’avocat de Hardané Boubou WELLE, dit attendre de pied ferme et du bon œil. 

Le combat- s’il y a lieu – sera acharné. Qui aura le dessus ?
La Commune ou Dame Thémis ? A suivre ! Verdict, dans quelques semaines. 

SOW Moktar Samba 

CP / Gorgol 
La Tribune n°378   




Boghé : Un dealer devient voleur !

11122007

Boghé : Un dealer devient voleur ! Il s’appelle Sidina o.Boubacar. Il  refait un séjour à la prison régional du Brakna en l’espace d’un mois. Le premier séjour remonte au début de la première décade  du mois de Novembre 2007.Sur demande formulée par son père auprès de la police. Le papa voulait que la police intervienne à sa façon pour dissuader le fils qui avait des comportements et fréquentations peu orthodoxes. Le 31 octobre,  le commissaire O.Neda ordonne aux brigadiers Youba et O. Ismail de faire une descente  chez le vieux.  Après une fouille minutieuse de la maison, surprise ! Il y avait 480g de hashich caché  sous le hangar des chèvres. Le haschich et Sidina sont conduits à la police. Arrivés à la police les limiers n’ont aucune peine, par la méthode persuasive, à faire parler  le dealer qui affirma  que le produit trouvé chez son père lui appartient et qu’il se ravitaille a Bokki un village sénégalais situé à5km au sud est de Boghé. Après 24h de garde vue O. Boubacar fut déféré à Aleg devant le procureur régional du Brakna. Quelques jours après, autre surprise. Les boghéens voient  Sidina se promener dans la ville. Sidina ne tarde pas à se livrer au cambriolage. Dans la nuit du 23 au 24novembre 2007 accompagné d’un de ses amis à Touldé, un quartier situé à l’est de Boghé, ils défoncent l’ une des fenêtres de M.B. Sidina entre et se met à  récupérer les bagages  et les remet à son ami resté dehors. Par un heureux hasard M.BA s’éveille et voit à travers les persiennes de sa porte de la lumière.  Il se lève  

Dés que le compère de Sidina a aperçu une ombre, il  a décampé sans crier gare.  Le propriétaire de la maison s’arme de courage et se met à la place du fuyard.  Sidina revient avec un nouveau butin et le remis a M Ba sans même prendre la peine de vérifier l’identité de la personne  il  repart a la recherche d’un nouveau butin et revient pendant ce laps de temps. M BA se rendit compte que c’est bel est bien une personne étrangère à la famille ça ne peut être qu’un voleur dés que Sidina revient a coté de la fenêtre avec son butin  M Ba sauta et  s’agrippa sur le   voleur et cria au voleur .Toute la famille se réveille  avec elle tout le quartier ils maîtrisèrent le voleur et lui font la fête.  

L’un des voisins crie : il faut  le passer a tabac  s’ il va a Aleg il reviendra donc il faut le corriger avant de le remettre a police . Le lendemain  Sidina est remis a la police  .Au cours de son. audition Sidina affirme qu’ au cours de la même nuit qu’il a volé dans   autre quartier .Apres la garde a vue  Sidina a été  déféré de nouveau   devant le procureur  régional avec les objets sous scelle. 

  Abou Boubou Fall 

Cp. Brakna   

  Boghé : Les handicapés fêtent leur journée ! 

  A L’instar de la communauté internationale. les handicapes de la moughata a de Boghé ont fêté ce 3 décembre 2007 leur journée pour la deuxième année après celle de2005 de .Ce fut  l’occasion pour la responsable de l’antenne départementale de la moughata  Mme Ba Aissata Souleimane de rappeler que l antenne a été créée le 13 Mai 1991 qu’elle encadre actuellement 

263 handicapés de 0 à 18 ans et plus 500 handicapés adultes. Ces handicapés enfants, hommes et femmes qui le sont pour cause de maladie,  d’accident ou d’hérédité. L’antenne a pour objectif d’identifier encadrer et former les handicapés au sein des locaux de l’antenne. C’est ainsi que madame Ba  dira dans son mot  « nous demandons aux autorités un centre pour des handicapés digne  car depuis sa création, les locaux de l’antenne n’ont jamais été  réfectionnés et se trouve dans un état de délabrement avancé 

 Actuellement l’antenne sociale prépare un programme qui comporte plusieurs volets : -La mise en place d’un programme de réadaptation à base communautaire 

-La  formation professionnelle des handicapés :en teinture en couture en sérigraphie -La création des activités génératrices de revenus 

Acquisitions d’aides techniques (fauteuils roulants, des béquilles, cannes….) A la fin du mot de Mme Ba ,Mme  Oumouhany Sy M/ Habousse handicapée motrice dira certes : « nous des handicapés mais qui veulent travailler si on nous aide avec des micro projets génératrice de revenu nous refusons d’être dans la rue entrain de quémander ». 

  Abou Boubou Fall 

Cp. Brakna   

Source :
La Tribune n°378







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