Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

26 11 2007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada 

  

L’arrimage de l’ouguiya au Dollar, un risque 

 

Dans un déséquilibre financier mondial qualifié d’équilibre de la terreur, les dirigeants mauritaniens  à l’instar de certains pays africains croisent  les bras en attendant des décisions externes. Lesquelles espèrent-ils,   permettent de soutenir leurs budgets annuels. 

Les citoyens, quant eux,  souffrent de la faiblesse de leurs revenus et du chômage. Ils attendent  une   politique  efficace agissant  sur  les importations des denrées élémentaires par le biais de  fixation d’un barème de  prix. Qu’en est-il de la balance commerciale ? 

Les autorités supposent que cette dernière   est excédentaire (pour  les trois mois passés).   

Pourtant, l’hypothèse du goulot d’étranglement externe  est  fortement avancée. Il est question entre  autres  d’une insuffisance des recettes en devises pour financer les importations nécessaires. D’où une  dégradation  de la monnaie locale induisant une  inflation qui ne dit pas son nom. 

Dans cette perspective, l’arrimage de notre monnaie au dollar est une option dangereuse. Il s’agit  de maintenir une parité fixe de l’ouguiya par rapport au dollar d’une part et d’appliquer un régime de change  flottant par rapport aux autres devises d’autre part. On évoque que notre panier de change favorise le dollar au détriment des autres  devises : 

 70 %   de celui-ci est constitué de billets verts. L’ouguiya dépend alors  d’une monnaie surévaluée. 

Les spécialistes sont unanimes sur le fait que le dollar  doit perdre  deux tiers de sa valeur actuelle pour qu’il puisse retrouver sa juste  valeur. 

Il est, aussi,  probable  que nous achetons la marchandise en euro alors que nous vendons en  dollar.  Conséquence partielle : détérioration de terme d’échange. Car  la monnaie de l’oncle Sam   est en nette  diminution par rapport l’euro. 

Le pays   a besoin, par ailleurs,  des fonds externes pour relancer son économie. 

Toutefois, les investisseurs étrangers  ne financent pas une  économie à faible revenu  dont la stabilité est   incertaine. L’issue de l’équipe dirigeante en Mauritanie  reste pour le moment les dons et les bailleurs de fonds. Une  telle issue aura comme  répercussion évidente   l’ingérence du FMI et de

la Banque Mondiale  dans la gestion des biens publics.   

Les pays,  essayent, en revanche,  de se détacher de la mainmise des instituts de Breton Woods. Quitte à les rembourser. Les autres sécurisent leurs économies par la prise  des participations, les placements sûrs  et les achats des bons de trésor américains. Que doit-on alors  faire pour protéger notre économie nationale ? Lutter contre la défaillance du système ou,… ? 

m_barrada@yahoo.fr 

 Source /
La Tribune n 375 


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