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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

12112007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada 

La sagesse du PM, ou ? 

 

« Les gens bien élevés se contredisent  avec les autres, quant aux sages, ils se contredisent eux-mêmes » 

 

Un meeting par là, des conférences par ci,  telle  est l’effervescence politique qui caractérise la scène politique actuelle.  Les cinq leaders  de l’opposition  (Ahmed O Daddah, O Hannana, Sarr Ibrahima, O Mouloud et Jamil Mansour) multiplient  les démonstrations de force. Parallèlement, le premier ministre  et son gouvernement répliquent.

Les sujets se répètent : privatisation de
la SNIM,  liquidation d’Air Mauritanie,  augmentation des prix (inflation) et parti de la mouvance présidentielle. 

On assiste, désormais,  à l’émergence d’une ère nouvelle. C’est celle de la liberté de  dire ce qu’il semble être « vrai  ou faux ». Dans cette bataille personne ne peut vous dire avec précision qui a raison. Une question centrale  s’impose alors : qui peut réguler l’opinion publique ?

Le  seul acquis du  pouvoir en place  est, dans cette perspective,  une   liberté de presse  héritée du CMJD.  Cette dernière demeure sans impact ni  finalité claire.    

Dans une autre optique,  les indicateurs économiques,  bien que significatifs pour l’actuel pouvoir, restent  une utopie aux yeux des simples citoyens qui continuent à subir la cherté de la vie.

Les  statisticiens remontent  au créneau en défendant à travers Zeine O Zeidane  l’indéfendable : un taux d’inflation  de 5,9 % qui semble susciter des fortes divergences d’opinion.

Pourtant, le premier ministre souligne au cours de sa dernière conférence de presse   que « l’inflation ait atteint   son  niveau le plus bas (depuis trois ans)  et cela  grâce aux mesures entreprises  par les autorités monétaires et budgétaires ». Il  évoque, toutefois, que  «  la faiblesse des revenus voire de  leurs inexistences  (30 % de la société active  ne travail pas, ainsi, le  nombre de chômeurs est de   300.000), constituent  un défi majeur ». Plus loin, il rappelle implicitement  que « sans la création d’activités, le pays  ne contrecarrerait jamais   le choc des aléas inflationnistes ».  Où sont les sages  qui peuvent résoudre cette équation d’inflation ? Peut-on croire  à un calcul qui ne tient pas compte  d’un volet important tel que le pouvoir d’achat (le revenu)? Seuls  ceux  qui se contredisent eux-mêmes peuvent trouver une solution adéquate.

Il est difficile, en ce sens,  de calculer le taux d’inflation sans tenir compte  de la   politique de revenu.

m_barrada@yahoo.fr 

Source :
La Tribune n° 373 




Economie :

12112007

 

 Micro- crédit en Mauritanie ! 

Depuis 1997, date de leur création, les Capec regroupées en  Procapec, ont fait parler d’elles. Surtout ces derniers temps. Nouvelle équipe. Nouvelle approche.  

En dehors des critiques adressées à l’encontre de certains dysfonctionnements liés aux décisions administratives négligeant ‘la communication avec les élus des épargnants’, la nouvelle optique de ces caisses acquiert bel et bien la satisfaction de l’ensemble des représentants des clients. La nouvelle équipe des caisses d’épargne adopte désormais une stratégie basée sur une vision rénovatrice en vue d’une intégration des citoyens qui jusqu’alors étaient désintéressés. Il semble que des mesures spécifiques permettant la sensibilisation, l’implantation, le contrôle, l’inspection, l’informatisation, la diversification des produits d’épargne, la  formation et un meilleur recouvrement, ont pu convaincre les autorités de tutelle, notamment
la Banque Centrale et le ministère des finances et de l’économie. Ce qui se traduit en terme de chiffres par une nette augmentation des dépôts qui passent de 2.844.000.000  au  31/5/2007 pour atteindre 3.149.000.000 au 31/8/2007. Le nombre de caisses a augmenté de 7,14% dans la même période. Ce qui équivaut actuellement à 30 caisses.

En effet, «les adhésions ont progressé, au cours des trois mois, de plus de 10250 membre en valeur absolue. Cette progression s’étalait jusque-là sur 2 ans. L’épargne a progressé durant ce trimestre d’environ 305 millions soit la récolte de 15 mois hors période de vacances qui est connue par une baisse. L’encours de crédit n’a progressé que de 4 millions d’ouguiyas. L’effort a été mis sur  le recouvrement au lieu de la distribution des crédits dans cette  période de remue ménage».   

Pour dire que les objectifs à court terme sont ambitieux. Il est question de l’implantation de dix caisses d’épargne de plus. Ce qui porte le nombre de caisses à  40 (une variation de 33,33%). S’agissant des membres adhérents, ils seront 70000 membres (soit une progression de 10,2 %). Quant au volume de dépôt, les prévisions tablent sur un volume de 3300 millions d’ouguiyas au lieu de 3149 millions d’ouguiyas de 31 août passé. Pour ce qui est de l’encours les estimations visent une augmentation de 190 millions d’ouguiyas. En fait, le réseau des caisses d’épargne a une vocation à la fois sociale et financière. Les deux capitales, Nouakchott et Nouadhibou, absorbent à elles seules les deux tiers des épargnants. Ce qui fait que l’encourt des crédits est plus significatif dans ces villes.

Dans les années à venir, le réseau compte adopter une tactique décentralisée. Celle-ci consistera à favoriser l’autonomie des structures du réseau. Ce qui nécessitera leur rentabilisation efficiente. Une fois cet objectif atteint, les caisses d’épargne seront en mesure de choisir leurs directions en fonction du désir de l’ensemble des épargnants. Pour le moment cette conception des choses reste difficile à concrétiser. 

Toutefois, la nouvelle tendance du réseau se base sur une épargne religieusement acceptable. A travers ces caisses, les mauritaniens peuvent désormais effectuer leur pèlerinage et cela en tenant compte des sommes épargnées. Une grille d’épargne variant entre 10000 ouguiyas jusqu’à 50000 donne l’occasion aux citoyens d’accomplir l’un des  cinq piliers de l’Islam. Il peuvent l’accomplir après un an, deux ans voire trois ans et cela au prorata des sommes versées dans leurs comptes. Une fois que la somme atteint la moitié du coût du pèlerinage acquis, le réseau Procapec prend en charge les citoyens en question et les reliquats seront  remboursés par ces derniers suivant les mêmes procédures de versement. Notons que la panoplie des produits nouveaux est conforme aux préceptes de la religion islamique et que le taux reste de 14 % mais est aussi conforme au principe de la Mourabaha.

 

Mohamed Fouad Barrada 

 

 

Encadré 

 

 Le problème du micro crédit est le même que celui de la banque en général. Il s’agit d’un marché où l’information est imparfaite. Le prêteur rencontre plusieurs problèmes. Il ne sait pas si l’emprunteur présente un projet risqué. Pour qu’il soit efficace le micro crédit doit permettre de prêter à des groupes. Les coûts de contrôle et les engagements doivent être assurés par un mécanisme coopératif. La mise en place d’incitations dynamique : les  montants prêtés sont croissants dans le temps, conditionnés au remboursement intermédiaires des prêts. Les échéanciers sont très rapprochés (la semaine en générale). Cependant, dans le concert de louanges qui entoure le micro-crédit, un certain nombre de voix s’élèvent pour contester les vertus de l’instrument. Les critiques s’accordent sur l’idée que le micro crédit fonctionne le plus souvent comme un crédit à la consommation, plus qu’à l’investissement. Il facilite le budget familial. Le micro crédit servirait fréquemment à rembourser d’autres dettes.

(Source : avec Images économiques du monde, 2007)




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

12112007

Edito de

la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère 

 

Quelques cinq préfets ont été démis de leurs fonctions il y a environ deux semaines. Pour la première fois de l’histoire récente du pays, le Conseil des ministres a justifié la mesure de ‘dénomination’. Ce qui est en soi un acquis. Probablement un signe que quelque chose est arrivé dans ce pays. Au moment où détracteurs du régime actuel et nostalgiques de l’Ancien font converger leurs efforts pour nous convaincre qu’il n’y a rien à faire : le changement est impossible et nos dysfonctionnements sont pour nous un destin, une fatalité. Ce qui est naturellement faux. Au contraire : le changement est inéluctable et, comme le poisson, nous pourrissons par la tête. Jusque-là ce sont nos ‘têtes’ – dirigeantes – qui ont pourri le reste du corps. Par manque de légitimité, de vision, d’intelligence stratégique, de générosité, de tolérance, de perspective ouverte, de courage physique, d’intégrité morale… 

Au-delà du principe qui ne peut qu’être salué, nous sommes en raison de nous inquiéter quant au ‘choix’ des victimes de la mesure. D’abord pourquoi les préfets ? Pourquoi pas un Wali, ou deux ? Pourquoi pas le ministre des finances ? J’ai vu de mes propres yeux une attribution signée par le ministre des finances le 27 septembre 2007. A Tevraq Zeina, au profit d’une proche à lui. Cette attribution ne peut être la seule. 

Ensuite pourquoi ces préfets ? Deux d’entre eux au moins demandent aujourd’hui justice. D’ailleurs le Premier ministre s’est solennellement engagé à faire toute la lumière sur chacun des cas, et de rectifier s’il y a lieu. Mais jusqu’à présent aucun des cas ‘douteux’ n’a fait l’objet d’une enquête dont l’objectif est de déterminer les responsabilités (cf. rapport à l’intérieur). 

Dans une interview accordée à un journal local, l’un des préfets – celui de Toujounine – rappelle la circulaire du PM concernant la régularisation des gazras, un engagement pris par celui-ci lors de la présentation de sa politique générale devant le Parlement. Cette circulaire a été transmise par le ministère de l’intérieur aux Walis et par ceux-là aux préfets. Dont certains l’ont sentie comme un feu vert. Au ministère de l’intérieur on ne semble pas faire la différence entre une ‘régularisation de gazra’ et une ‘attribution’. Plus grave on n’a même pas transmis comme il faut les instructions du PM qui parlait plutôt du programme concernant la régularisation des Kebbas. Faut-il croire que nos responsables actuels ne font pas la différence entre Kebba, Gazra, attribution, permis d’occuper, régularisation… ? On peut comprendre dans la mesure où nos cadres ont toujours vécu dans leurs tours d’ivoire. 

Un autre préfet – celui de Riyad – prétend n’avoir jamais octroyé, durant toute sa carrière de terrains. Celui-là n’a pas été entendu par l’inspection interne. D’ailleurs seulement trois des concernés l’ont été. 

Il est certain que les préfets de Nouakchott et d’ailleurs, que les Walis de Nouakchott et d’ailleurs, que les ministres des finances et de l’équipement ont fait de la question des lotissements une source d’enrichissement personnel et de domination pour le pouvoir en place. Il est certain que la gabegie en la matière continue. Mais ce n’est pas une raison pour commettre des injustices. Dans son enquête qu’elle doit rouvrir au plus vite, l’Inspection Générale d’Etat ne doit pas s’arrêter aux seuls préfets démis. Rien que pour Nouakchott, les inspecteurs seront surpris de voir que les ‘grands distributeurs’ de la capitale ont simplement été mutés. L’Inspection Générale doit refaire le même travail qu’elle avait entrepris à la fin de la transition au niveau des Domaines pour voir si l’actuel ministre a procédé à de nouvelles attributions, de les bloquer éventuellement comme elle avait fait pour son prédécesseur. Jusque-là, elle a ordonné le blocage des seuls permis de
la Wilaya. 

Et puis, dans la foulée, l’IGE doit scruter les diplômes, les C-V. Cela permettra de dégommer un nombre important de ‘nommés’ depuis trois ans. Du faux, beaucoup de faux. 

Terrains, diplômes… pas grand-chose à côté des milliards détournés ces dernières décennies, à côté de l’avenir compromis, du passé travesti et du présent encore conjugué au conditionnel. Pourtant c’est la somme de ces ‘petites choses’ qui va faire le changement. Si elle est accompagnée par une demande réelle. 

 

Source :

La Tribune N° 371 







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