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Lettre ouverte à Mr le Président de la République

5112007

Lettre ouverte à 

Monsieur le Président de la République Islamique de Mauritanie 

 

Nouakchott, le 05 novembre 2007 

 

Monsieur le Président de la République, 

 

Je n’ai pas voté pour vous ; mais je suis de ceux qui – « contre vents et marées » – continuent de croire en ce projet de République Islamique de Mauritanie. 

 

Je me permets de vous interpeller aujourd’hui, car je pense qu’il est réellement urgent d’établir une relation saine et claire entre l’Etat Mauritanien et ses Citoyens – tant cette relation est au plus mal ! 

 

Il y a lieu, selon moi, de renégocier un contrat social entre les citoyens et les institutions de l’Etat, qui définirait chez les uns et les autres, les modalités de « vivre ensemble » ainsi que celles de leur rapport à leur Etat. Car je reste persuadée que tant que le Citoyen ne s’approprie pas son Etat, il ne se sentirait jamais concerné par le sort de celui-ci. 

 

Pour ce faire, je vous proposerai d’ouvrir une souscription à une OPV (offre publique de vente) de la République Islamique de Mauritanie au profit exclusif de ses citoyens, négocié dans un esprit mutualiste – garantissant l’égalité des citoyens quelque soit le niveau de leurs souscriptions – sur le principe : 1 Homme = 1 voix.  Le montant souscrit et payé par chaque citoyen lui sera enregistré comme crédit d’impôts, sur les activités qu’il mènera en République Islamique de Mauritanie. 

 

Les fonds ainsi collectés permettront de : 

Ø     libérer la République Islamique de Mauritanie de la totalité de ses engagements vis-à-vis de l’Etranger, 

Ø     réaliser la compensation de tous les passifs accumulés, 

Ø     investir dans les 3 secteurs réellement prioritaires pour tous : l’Education – la Santé – et les Services de Bases. 

 

Ainsi, le Citoyen devenu propriétaire de cette grande entreprise – qu’est l’Etat Mauritanien – se verra tenu de veiller à : 

Ø     lui définir ses objectifs 

Ø     lui  allouer les ressources nécessaires à la réalisation des objectifs tracés 

Ø     contrôler l’exécution de ses missions 

Ø     évaluer la qualité de ses prestations 

Ø     en exiger des comptes et des résultats

 

Enfin pour la réalisation de ce contrat social – il est nécessaire d’avoir,  en plus de l’arbitrage de la plus haute autorité de l’Etat, que vous êtes – l’implication forte et volontariste du Législatif – de l’Exécutif et du Judicaire

      

Tout en restant à l’écoute des avis et suggestions de mes concitoyens, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments les plus respectueux. 

 

Maïmouna Mint SALECK 

lacitoyennelambda@yahoo.fr 

 

Ampliation : 

Tous les citoyens mauritaniens. 

 

 

 

 

 

 

 




Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

5112007

Les Echos 

Par Mohamed Fouad Barrada 

 

Finances publiques, quel impact ? 

Le système financier en Mauritanie pose problème. Il est question de la capacité d’absorption des nos structures étatiques. Les ministères semblent incapables de  déclencher des dépenses permettant d’exécuter leurs budgets. On risque, du fait de  l’incapacité d’absorption du budget de pousser nos hauts fonctionnaires à justifier des dépenses par n’importe quel moyen. Raisons invoquées : dépenser dans deux mois ce que vous ne pouvez  pas dépenser en temps normal car il faut épuiser les recettes sinon les donateurs vont croire que nous sommes riches. Ce qui sous-entend la  fermeture des vannes extérieures.  Comment faire ? 

Certains me diront que nous ne pouvons pas injecter de liquidité sans créer des tensions inflationnistes. Une telle analyse néglige le fait que
la Mauritanie avait presque la même masse monétaire que l’année précédente. Pourtant, les PME mauritaniens traversent   une phase difficile causée par un manque de liquidité. 

Dans ce flou, qui croire ? Les agents  du trésor qui évoquent  avec certitude  l’option selon laquelle les caisses de l’Etat  sont remplies ou les fournisseurs qui se plaignent  de ne pas avoir leurs dus ? 

Un cadre d’une société m’a affirmé  que le trésor n’arrive pas à  rembourser une dette échue vis-à-vis d’une entreprise de commercialisation de carburant. Un autre m’a expliqué que l’Etat est insolvable car il honore  difficilement  ses engagements. Pourquoi alors ce marasme qui ne dit pas son nom ? 

La politique de manipulation des  chiffres à travers le taux d’inflation  revient, par ailleurs, de plus belle. « Depuis le début des années quatre-vingt dix jusqu’en 2002, l’inflation a la plupart du temps été en dessous de 5-6 pourcent, à l’exception de 1998 et 2001. De 2003 à 2005, les taux d’inflation ont cependant cru jusqu’à 12,1 pourcent (en 2005), largement du fait, d’aléas climatiques ayant eu un impact sur le secteur agricole et les prix de l’alimentation, de dépenses publiques élevées et d’une remontée des prix du pétrole. » (Note du Rapport de  
la Banque Mondiale, Mai 2007). 

Pour un calcul fiable de l’inflation, les économistes  choisissent  des ménages (échantillon de référence)  issus de différentes couches de la population urbanisée, notamment les ouvriers  et les employés. Ensuite, ils  observent   la façon dont ces ménages répartissent  leurs  dépenses à travers plusieurs postes de consommation.  Est-ce vraiment le cas en Mauritanie ? 

Dans une autre perspective, le secteur informel reste  important dans la troisième République. « L’on estime ainsi qu’environ 30 pourcent du PIB du pays est généré par les activités informelles qui emploient environ 70 pourcent des actifs urbains. » (Sis) 

On peut en déduire que le secteur informel du pays  était  ravitaillé par des flux provenant du budget de l’Etat et d’autres circuits tordus. 

Reconnaissons, cependant, que le nouveau système évolue dans un environnement hostile. Au demeurant, entre une vision de rupture et des nominations à l’aveuglette, le simple mauritanien ne se retrouve  plus. 

   m_barraada@yahoo.fr 

 

  Source :
La Tribune 372 

 

  

        




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

5112007

Edito de

La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

 


La Mauritanie n’existe qu’en nous. C’est la conclusion qu’on peut tirer des voyages à l’extérieur. Tellement, le pays est absent. Tellement il n’a pas d’empreinte, pas de traces.

Au début était la vocation, disons, naturelle de la Mauritanie : celle de ‘trait d’union’ entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire. Ce que nous appellerons aujourd’hui un Etat charnière entre le monde arabe et le monde noir. L’expression a vite été galvaudée et traduite par les esprits malsains en ‘hamzatu el wasli’. Un non-son, une non-consonne, une non-voyelle. Un rien.

L’un des fondements du 10 juillet 1978, était de nous sortir de notre environnement naturel, de dévier le pays de sa vocation ‘normale’. Trente ans après, c’est réussi.

Les premiers moments ont été imprécis. Plus de tergiversations de la part d’une junte qui ne craint qu’une chose : que la guerre reprend.

Sous Ould Haidalla, c’est la naissance d’une diplomatie pyromane. La rupture avec le Maroc, et l’inscription dans les passeports de ce pays aux côtés d’Israël et de l’Afrique du Sud, n’en furent q’une expression. Absurde il est vrai. Mais c’est sous Ould Taya que l’oeuvre sera accomplie.

Avec la sortie de la CEDEAO, les multiples crises avec les voisins – tous les voisins – nous deviendrons ce pays, milieu de nulle part. Caricaturalement nous pouvons dire qu’après avoir aspiré à être un pays africain et arabe, nous ne sommes ni l’un ni l’autre. Quelqu’un a parlé de ‘ni, ni’.

Quand arrive la transition, le pays est au bord du gouffre. Et rares sont qui osent le dire. Sur le plan intérieur, le diagnostic est fait depuis. Mais sur le plan extérieur ?

Notre armée est envoyée en territoire hostile. Loin de ses bases arrières, elle est sentie comme une Armée d’occupation. Il est sûr à présent que le 3 août lui a évité une hécatombe et une humiliation certaines. Nos diplomates sont des gens plus occupés à surveiller le cours des devises, le mouvement des commerçantes, et pour les plus ‘sociaux’ d’entre eux les évacuations sanitaires. Nos ministres des affaires étrangères, sont des envoyés qui ne sont même pas capables de bien faire parvenir les messages dont ils sont porteurs. Nos amitiés sont dangereuses, pour nous et nos voisins. Nos alliances fragiles. Nos choix extravagants.

La transition n’a rien changé à cela. Le Président du CMJD a puisé dans le réservoir de ses amitiés pour nommer une panoplie d’ambassadeurs qui ne pouvaient avoir d’autre rôle que celui de perpétuer les pratiques préexistantes. Le nouveau pouvoir n’a pas attendu de faire le diagnostic et d’en tirer les conclusions. Les nominations aux postes d’ambassadeurs – si l’on excepte deux ou trois – ont été faites sur la base d’allégeances, de compensations, de services rendus… Nous sommes loin d’une nouvelle approche qui vise à améliorer l’image du pays, à cultiver une nouvelle vocation pour le pays, à l’ancrer dans son environnement naturel, à lui faire adopter une nouvelle ouverture, une nouvelle présence sur l’échiquier international.

Le résultat est là : le pays est toujours absent. Où que vous alliez. Nos communautés de l’étranger sont laissées à l’abandon. D’ailleurs elles sont menacées dans certains pays comme l’Angola. Qui viendra à leur secours ?

Pourtant les potentialités du nouveau pouvoir sont énormes. Il n’y a pas que cette image ressource d’une démocratie naissante qu’on aurait pu cultiver. Il y a aussi, la fin d’un régime qui n’a pas que des amis dans la sous-région. Il aurait fallu inscrire toute l’action diplomatique dans cette optique-là. Dépêcher des émissaires partout pour dire que si
la Mauritanie a fauté dans le passé, elle est dans la perspective d’une revue complète de sa vision stratégique. Manifester sa solidarité ici, sa disponibilité là. Il ne suffit pas de gérer le quotidien en confiant notre diplomatie à d’anciens ministres qui ont fait leurs (mauvaises) preuves ailleurs. Et en d’autres temps.

 

Source :
La Tribune n°372

 




Le système de l’Onu en Mauritanie face aux urgences

5112007

 

Le système de l’Onu en Mauritanie  face  aux urgences

 

Le 23 octobre 2007, marque le début de la semaine des Nations–unis à Nouakchott.

L’évaluation des besoins des populations,  interventions rapides en cas de catastrophe et la coordination entre les différentes structures   semble être l’approche  qui devrait être adoptée par les entités de l’ONU dans les jours avenirs.

Les intervenants  onusiens    évoquent   au cours de leurs communications la question alimentaire et le plan d’action mené dans les différentes zones du pays.  Pour réussir et faire face à des catastrophes imprévues, les acteurs des  Nations unies comptent appliquer une méthode basée sure  le renforcement  des  capacités de réponse aux urgences. Les  responsabilités par secteur demeurent en  ce sens indispensables. « 9 secteurs où il est nécessaire de renforcer la capacité de réponse ont été identifiés: Secteurs traditionnels d’assistance (eau et assainissement, nutrition, santé, abris); Services (télécommunications d’urgence, logistique); secteurs transversaux (coordination des camps, récupération précoce et protection). »

Le Fonds Central d’Intervention d’Urgence  a été  créé en 2005 par l’Assemblée générale pour répondre  aux besoins des populations touchées par les catastrophes.

Ce fond a un objectif clair : l’amélioration de   la coordination de l’aide humanitaire et  des dons permettant  de mettre immédiatement à disposition des agents d’action,  les ressources essentielles pour des interventions  rapides.

« En 2006,
la Mauritanie a bénéficié de 2 millions de dollars de l’E.U. au titre du fond CERF (composante projets sous- financés) pour des activités conjointes de nutrition PAM/FAO/UNICEF/OMS. En 2007, 1 million de dollars E.U. a été alloué au même titre que les fonds 2006, à savoir le programme conjoint de nutrition PAM/FAO/UNICEF/OMS, et 850 000 dollars E.U. ont été accordés au programme d’urgence HCR/PAM pour la réinsertion des rapatriés du Sénégal ».

Pour ce qui est des évaluations des dégâts causés   par les  inondations,  « le tableau bien que alarmant ne  représente pas des pertes de vie » explique l’un  des  fonctionnaires de l’ONU ;  Le tableau d’évaluation se présente comme suit : 07/08/07,  Tintane, 2500 familles sinistrées ;

 ASSABA : 06 au 14/09/07 : Moughataa de Barkéol : 225 familles sinistrées, 1319 maisons détruites ; GORGOL : – 28/08/07 au 03/09/07: 800 familles sinistrées ; GUIDIMAKHA : 8/08/07 au 03/09/07 : près de 641 familles sinistrées, 620 maisons détruites dans 6 communes. »

Partant de cette évaluation des actions ont été entreprises.  Il s’agit de «  l’appui technique    et de la mise en place de 2 postes de santé : kit SR d’urgence, ambulance, 2 sages-femmes avec les médicaments nécessaires pour
la SR.  Dépistage de la malnutrition chez les enfants de 6 à 59 mois (566 enfants enquêtes dont 268 filles dans les camps).  Ouverture d’un Centre de Récupération Nutritionnelle pour Malnutris sévères»  

 Pourtant, « le cas de Tintane était révélateur d’un dysfonctionnement plus ou moins frappant.

Nous avons l’impression que rien n’a été fait pour aider les sinistrés, les enfants étaient dans des situations lamentables, nous avons l’impression qu’il n’ y avait pas un impact palpable. » Martèle un journaliste indépendant.

Le responsable du Programme alimentaire des nations unies leur rétorque « leurs agences travaillent en nette collaboration avec le gouvernement qui ont pu accompagné des femmes en situation  d’accouchement  grâce à leurs kits. En moyenne, il y a eu 7 accouchements par jour.

Certes, il y a eu un dysfonctionnement causé par les imprévus, mais dés le début de sinistre nous avons déclenché une série de mesures permettant d’atténuer l’impact de la catastrophe. »

La présence des camions  du HCR  en Mauritanie (en provenance du Liberia)   suscite, par ailleurs, la suspicion. Des interprétations poussent à croire que  le HCR veut par cet acte accélérer les procédures du retour de déportés mauritaniens du Sénégal et du Mali ».

Toutefois, le  représentant du PAM qui assurait le rôle de coordinateur des différentes structures des Nations Unies   précisent  que « le HCR veulent assurer le retour de déportés dans des circonstances favorables. Ce qui sous-entend que le HCR tient compte des difficultés du pays. »

S’agissant des  besoins  alimentaires de la Mauritanie,  les fonctionnaires des Nations Unis avouent que le pays souffre d’un déficit  alimentaire énorme. En effet,  « 30% seulement des besoins en céréales sont couverts par la production nationale. Le pays est  fortement dépendant de l’aide alimentaire et des importations pour subvenir aux besoins de la population. Les  crises récentes survenues dans le pays  (invasion acridienne en 2005, sécheresse en 2006, inondations et flambée des prix des céréales en 2007) ont aggravé la situation. »

En février 2007, un  dépistage mené par l’UNICEF et le Ministère de la Santé dans des zones vulnérables   décèle  que  59 395 enfants de 6 à 59 mois  souffre d’une sous alimentation. Ce qui équivaut à  un taux de malnutrition aiguë global de 10% (14% dans le Hodh Echargui, 14% dans le Gorgol, 13% dans le Brakna et 11% dans l’Assaba). Causes invoquées : «  accès souvent difficile aux aliments ; pratiques d’alimentation inadéquates ; faible accès aux services de santé de base ; et à des problèmes découlant du manque d’eau et d’hygiène ; inflation généralisée des produits de première nécessité ; baisse de revenus dans la plupart des ménages, surtout chez les petits agriculteurs et éleveurs qui ont subi plusieurs années de crises répétées. »

 

Mohamed Fouad Barrada 

 Source : La Tribune n°372




Coup de plume de Kissima Diagana

5112007

Coup de plume de Kissima Diagana 

 

Un concours, annulé pour cause de fuites d’épreuves. Des préfets, démis pour non respect d’instructions ‘venues d’en haut’. Il parait aussi que des nominations dans certain ministère avaient eu à être annulées, il y a plusieurs semaines en plein conseil de ministres,  pour cause de ‘mal composition’ et de ‘mal mesures individuelles’. Tout ça sans punition. Difficile d’en conclure que l’on a commencé à être sérieux dans ce pays ! En 2000, un baccalauréat a été annulé pour triche en haut lieu. Au lieu de sanctions, les coupables avaient eu droit à des promotions… 

Autre chose alors : un concours a été organisé pour recruter des enseignants. Sur plusieurs milliers de candidats, un peu moins de dix ont obtenu la moyenne : cinq, six ou huit. Tous les autres sont restés dans le tamis. Il y a pourtant quelques années encore, ils seraient tous, ou presque, reçus. Ce n’étaient pas les moyens de réussir sans mérite qui manquaient. Et ils seraient déjà en formation pour devenir des ‘garraye ou des ‘garrayaat’. Des espèces d’enseignants formés en série avec une vitesse record inouïe ! 

Des élèves ont marché la semaine dernière pour réclamer des profs. Dans le même temps, on procédait du côté du ministère au redéploiement des chefs d’établissement. Plusieurs jours après les ouvertures de classes pareil  mouvement n’avait aucune raison d’être effectué ; à moins que l’on ait voulu, à dessein, perturber l’élan des écoles. La ministre avait décidé que l’ouverture des classes le 1er octobre allait permettre aux apprenants de bénéficier de leur horaire normal de cours. Rien de tout cela ne semble possible à présent. Il y a des écoles qui manquent encore des profs dans telle ou telle matière. Les manuels et autres outils scolaires promis ne sont pas encore distribués comme prévus. Difficile donc de dire que l’année scolaire 2007-2008 sera meilleure que toutes celles qui se sont écoulées jusque-là. Que peuvent valoir les indemnités de craies promises à tous les enseignants gratteurs effectifs de craie à côté de toutes les charges ‘inutiles’ que vont requérir les postes de ‘conseillers auprès de tel ou tel’, ou encore de chargés de ‘ceci ou cela’ qui viennent d’être octroyés à des fonctionnaires au seuil de la retraite ? Curieuse consolation de fin de carrière pour des vieux loups de l’éducation qui n’ont jamais eu la chance d’être récompensé pour leur abnégation. On peut les féliciter sauf que jusque-là, leur statut a tout l’air d’une chose improvisée. Comme d’habitude ! 

Des concours annulés, des limogeages de préfets, des rejets de propositions de mesures individuelles, des marches d’élèves réclamant des profs, et même des émeutes de Nouadhibou, etc. Tout ça ne signifie pas encore la transparence et le sérieux. Vous pouvez mieux faire, mesdames et messieurs les gouvernants ! 

kissimousman@yahoo.fr 

 

Source :
La Tribune n°372 




5112007

 Des femmes pakistanaises, saoudiennes, touaregs ou minangkabaus , lesquelles sont les « plus » musulmanes ; c’est à dire, sous l’angle que nous tentons d’éclairer, depuis quelques semaines à présent : jouissant au mieux des limites assignées par le Divin Ordonnateur ? La question soulève une montagne d’interrogations. On se souvient, par exemple, du célèbre hadith indiquant les choix protocolaires à la mosquée : « le premier rang est la meilleure place pour un homme, et, pour une femme, c’est le dernier ». Quatorze siècles plus tard, où entend-on, encore, la relativité de ces « meilleurs » arrangements ? Se souvient-on de Hafsa, une des épouses du prophète – P.B.L. – prenant la parole, en fin de salat, pour annoncer, à la communauté, la présence, à Médine, de son père, ennemi notoire de l’islam, et l’octroi de sa protection, en la demeure même du prophète – P.B.L. ? De Chifae bint Abdallah, responsable officielle du grand marché de Médine ? D’Aisha, autre épouse du prophète – P.B.L. – prenant la tête d’une malheureuse coalition contre ‘Ali, le quatrième khalife de l’islam – que Dieu les réconcilie en ses plus hauts degrés ? Les exemples de femmes volontaires, expressives et pleinement riches de leur féminité, sont légion en terres d’islam, même si leur « meilleure » situation demeure celle de l’intériorité, de la maison, de l’intime, voire du silence librement consenti. Si l’homme exprime, à l’ordinaire, l’islam, c’est bien la femme qui en imprime le mouvement… La femme mauritanienne, indéniablement saharo-musulmane, semble, de son côté, avoir tiré substantiel profit des enseignements coraniques et des protocoles ségrégationnistes empilés par les âges. Parfaitement au courant de ses droits testamentaires – moitié moindre, comme chacun sait, de ceux de son frère – elle s’applique, avec une ténacité remarquable, à faire respecter de son époux ses devoirs, quotidiens, de nourriture, logement et parure, conduisant son patrimoine et ses droits matrimoniaux à sa stricte convenance, en concertation étroite, ordinairement, avec sa famille antérieure, cousinage inclus. On comprend mieux, dès lors, qu’à défaut d’avoir bon dos, le soupirant mauritanien cherche sa douce moitié – en réalité, plus souvent, son rude double – de préférence, au plus près du berceau familial… Usant de toutes les indications et suggestions de la tradition islamique, madame s’organise, par ailleurs, des espaces sociaux strictement féminins, construisant ainsi un « gynécomarché » parallèle, où se compensent les manquements, non seulement économiques, mais aussi affectifs, d’une vie conjugale très accessoirement fondée sur l’éternité du don de soi. Faut-il également souligner que c’est en Mauritanie que le droit malékite s’est enrichi, il y a près de deux siècles, d’une disposition selon laquelle « un sévice corporel ayant entraîné la moindre disgrâce, même temporaire (sic !), constitue un cas légitime de divorce pour une femme » ? Les plus pieux se souviennent ici que le prophète – P.B.L. – ne frappa jamais la moindre femme, fût-elle sa pire ennemie ; ou sa meilleure amie… Transportons-nous sur les îles, les grandes Comores en l’occurrence, où l’islam s’est parfaitement assimilé une coutume ancestrale, le traditionnel manyahuli, dont « les biens (terres et, surtout, maisons) constituent une propriété collective où les bénéficiaires, exclusivement féminins, n’ont aucun droit de propriété ni quote-part définie ». Concordance aisément compréhensible : on est ici en face d’une version localisée du waqf, cette forme très particulière – et popularisée, en islam, par Mohamed lui-même – P.B.L. – de la propriété, « congelée », « immobilisée », par son ayant-droit légitime, à des fins, familiales, de non-démembrement de capital, ou, plus altruistes, de pérennisation d’un service humanitaire, au gré des choix du fondateur du waqf, le second terme de l’alternative concluant – en définitive cependant : toujours – l’aboutissement du bien. Un bien waqf, incessible et inaliénable, quitte – en théorie : définitivement – le cadre du marché. L’intérêt pour les femmes, ou plus généralement, les militant(e)s à leur cause, est particulièrement évident dans le système testamentaire musulman. Mais il faut prendre un tantinet plus de perspectives pour mesurer sa portée universelle. Le monde moderne est, en effet, obnubilé ; pour ne pas dire : garrotté ; par le concept de propriété. Qu’elle soit publique ou privée – avec, certes, des nuances d’opportunités transactionnelles – celle-ci est soumise à un intense champ de pressions économiques, où les contraintes monétaires étouffent la réalité sociale et écologique du marché. L’échange a écrasé l’usage, au point de faire de son signe – la monnaie – la mesure même de l’humain : « il – ou elle – pèse tant de dollars », a-t-on, banalement, coutume de désigner quelqu’un(e) aux U.S.A. Le développement conséquent d’une zone d’activités où la propriété n’a plus de signification pertinente, développement fondé sur la permanence assurée de la valeur des biens immobilisés et l’organisation précise de leur usufruit, ouvre un espace de régulation, potentiellement apte, sinon à neutraliser, du moins à minimiser les effets, singulièrement injustes, des tempêtes monétaires mondiales que génère le système actuel, si fier, au demeurant, de son égalitarisme démocratisant. Il n’est certes pas fortuit, ni dénué de sens, que cette antique notion de bien de mainmorte se soit si communément perpétuée dans le monde musulman, dont on vient de souligner l’inégalitaire organisation sociale entre les sexes. A contrario d’une opinion aujourd’hui mondialement assénée, on voit ici que l’inégalité peut être génératrice d’équité. Cela dispense-t-il les musulmans de traquer toutes les injustices parasites, incrustées par des siècles de lecture paresseuse de l’islam, cette « religion de la nature » où la différence, pleinement assumée, doit constituer un réservoir de richesse pour tous ? Ce serait, à l’évidence pour qui en connaît les fondements, déjuger de leur foi.




Opposition

5112007

 

 

Opposition 

Encore inquiète ! 

L’opposition a organisé le 29 octobre  une conférence de presse. Objectif : faire pression apparemment sur le gouvernement afin que soient réalisées les promesses électorales. Les leaders présents étaient Ahmed Ould Daddah du RFD, Sarr Ibrahima de AJD/MR, Jemil Mansour du RNRD, Saleh Ould Hannana de Hatem, Mohamed Ould Maouloud de l’UFP. Ils ont attiré l’attention sur le risque d’un retour en arrière avec la création envisagée d’un parti qui se doterait de légitimité en s’adossant au pouvoir. Il a été en plus question du niveau de vie des citoyens. La baisse du pouvoir d’achat dû aux augmentations des prix ainsi que le chômage ont été indexés. Cette conférence de presse qui s’est tenu alors que le président de la république se trouve en visite en France est la seconde sortie concertée des partis de l’opposition depuis que la question d’un parti de la majorité a été mise à l’ordre du jour. Comme si une telle formation était sa bête noire, l’opposition n’hésite pas à appeler au secours de la démocratie. « Le parti de l’Etat risque de  faire reculer la démocratie. Il est difficile de croire que les hommes forts de l’ancien système, et  qui  s’organisent pour la mise en place du nouveau parti,   vont s’éloigner des pratiques monopolistiques.  Sans une institution indépendante comme la CENI, il n’y aura pas une transparence. Nous avons pu mettre en place les mécanismes de transparence dans le domaine des industries extractives. Nous avons aussi cherché de mettre en œuvre des mécanismes permettant de lutter contre la corruption. Nous avons besoin alors d’une institution jugeant la conformité des partis aux exigences de la démocratie », a déclaré  Mohamed O Mouloud de l’UFP. 

Dans la perspective de la marche programmée pour le 31 octobre, l’opposition semble proposer une réforme des institutions démocratiques en se donnant comme rôle celui de régulateur. Comment faire pour que la réforme soit à l’ordre du jour, s’interrogent les leaders de l’opposition. Ahmed  O. Daddah a expliqué  que  « contrairement à  ce qui a été véhiculé  le meeting de la mouvance de l’opposition  est bel et bien autorisé par le gouvernement. La tendance est  d’éviter  la confrontation pure et simple avec le pouvoir. C’est à travers ce meeting que la situation socio politico-économique sera clarifiée », assure-t-on. 

Autre note non moins remarquée : une comparaison entre les régimes. Pour O. Hannana, ce régime actuel serait pire que celui de O. Taya, aujourd’hui déchu. Réaction paradoxale d’un condamné qui a frôlé la peine de mort du temps du colonel président O. Taya ou tout simplement difficulté de transmission de pensée ? « Le Régime de Maawiya est le pire des régimes. Au moins dans ce régime l’esclavage est aboli. Ainsi, la problématique de déportée est entrain d’être éclairée, alors que sous l’ancien régime des crimes abominable ont été secrété à l’encontre d’une tranche de la société mauritanienne », rectifie Ibrahima Moktar Sarr, une autre ancienne victime de l’ex chef de l’Etat aujourd’hui exilé au Qatar. 

Il y a quelques semaines, cette même opposition avait fait une sortie pour faire part de son inquiétude quant au projet d’ouverture du capital de la SNIM, la création d’une base américaine dans le pays. A présent elle met l’accent sur les prix. Curieuse manière de s’attirer la sympathie des masses qui ne semblent plus perméables aux injonctions éloignées de leur quotidien immédiat. Alors quelle intensité aura ce meeting ? Au départ, il était question de marcher. Se serait-on fatigué entre-temps ? 

Barrada 

 

 

  

           

 




Rosso

5112007

Lutte anti-aviaire : la situation n’est pas alarmante 

Une réunion présidée par M. Sy Baba délégué régional du ministère de l’agriculture et de l’élevage s’est tenue vendredi à la délégation pour faire le point sur la lutte anti-aviaire. Les techniciens des quatre équipes mobilisées pour la circonstance ont fait  un rapport détaillé de leurs prospections avec tous les détails nécessaires. C’est ainsi que les coordonnées de tous les phénomènes observées ont été données : mouvements d’oiseaux, nidification, dortoirs ainsi que les types d’oiseaux. Les moineaux dorés et les ‘keleya-keleya’ font partie des principaux types observés. 

Selon le délégué régional, la situation n’est pas alarmante mais il s’agit de prendre des mesures préventives pour éviter les dégâts. 

M. Sy Baba a également précisé que toutes les dispositions étaient prises en concertation avec les autorités sénégalaises pour coordonner les efforts des uns et des autres dans cette région  frontalière. 

Un plan d’action est mis en place pour permettre à l’avion prévu à cet effet de faire des attaques sur les dortoirs identifiés afin de détruire les oiseaux. En plus de cela des traitements dits à la dérive par voie terrestre sont prévus. 

Notons que cette année des épouvantails d’un genre nouveau sont expérimentés. Il s’agit de détonateurs placés dans les périmètres avec des explosions programmées environ toutes les deux minutes pour chasser les oiseaux.  

Djigo Aboubakry 

  

Déportés : retour imminent 

L’antenne de l’UNHCR à Rosso est installée depuis quelques semaines en prévision du retour prochain des déportés de 1989. Nous avons rencontré Katharina Thote chef de l’antenne et Salim Jafar qui ont bien voulu nous donner quelques éclaircissements sur leur mission. L’antenne de Rosso est chargée de coordonner le retour des refugiés mauritaniens originaires du Trarza et du Brakna. On estime que la plupart des candidats au retour qui seront pris en charge par le  bureau de Rosso proviennent du Brakna bien qu’il soit impossible à l’heure actuelle de donner des chiffres précis. 

L’équipe de l’antenne (sept éléments dont deux chauffeurs) est fin prête mais elle attend le feu vert du gouvernement mauritanien qui doit définir son plan d’action après les journées de concertations qui doivent se tenir incessamment et la mise en place des nouvelles autorités administratives. 

L’antenne de Rosso a déjà reçu 12 camions et des véhicules légers en  provenance du Libéria où les opérations du HCR sont pratiquement terminées. En plus de ces véhicules un lot de  matériel destiné aux réfugiés a été réceptionné. D’ores et déjà des pirogues du HCR sont positionnées sur la rive mauritanienne à Rosso en attendant le retour. Selon un profilage déjà effectué on estime les réfugiés à environ 24 000. 

Notons aussi qu’un accord entre les gouvernement sénégalais et mauritanien est attendu qui doit définir les conditions du retour et le statut des us et des autres notamment de ceux qui choisiront de rester dans le pays d’asile. 

Djigo Aboubakry 

  

  

Brèves de Rosso 

Elevage : insémination artificielle 

En collaboration avec l’EISMV  (Ecole Inter –états des Sciences et Médecine Vétérinaires) de Dakar, l’équipe du PADEL de Rosso dirigée par le docteur Abdourahim a procédé à l’insémination artificielle d’une centaine de vaches. La semence provient de deux races réputées laitières : la Montbéliarde et la Holstein. 

Quarante huit vaches sont gestantes et la première a mis bas des triplés mâles tout récemment. Malheureusement un seul des veaux a subsisté. L’équipe qui continue de suivre avec attention les autres vaches s’attend à des résultats satisfaisants. 

  

Voirie : les moyens du bord 

La commune de Rosso avec la nouvelle équipe qui la dirige ne ménage aucun effort pour améliorer la situation de la ville en ce qui concerne la voirie. Pour la première fois depuis plusieurs années certains coins du quartier Sattara ont  été accessibles même pendant.  Les moyens ne sont pas colossaux compte tenu des difficultés de recouvrement mais l’hivernage  mais  le conseil municipal est assez imaginatif et fait recours à des solutions provisoires qui ont le mérite de soulager. Nous avons surpris un camion de la mairie venu déposer des coquillages pour boucher les nombreux nids de poules qui rendent la circulation périlleuse. 

  

Déception au lycée 

Les professeurs du lycée ont été déçus suite au dernier mouvement. Tous – à l’exception de deux ou trois courtisans dont la ‘rémunération’ est du reste très en deçà de l’ampleur de leurs courbettes – ont exprimé leur désappointement. Certains s’étaient accrochés à l’espoir que le boss qui avait laissé entendre qu’il ne remplissait pas les critères pour rester à la tête du lycée, allait pour se conformer à la rigueur qu’il affiche depuis son arrivée, refuser son maintien. Mais apparemment la rigueur n’a pas été appliquée jusqu’au bout. 

On aurait pu penser que l’exemple donné en mai 1981 par ce haut fonctionnaire français qui avait choisi de démissionner pour ne pas avoir à décorer François Mitterrand élu président de la République, allait être suivi. Mais force est de reconnaître que certaines décisions ne sont prises que par des hommes de principes.
En attendant, la migration du lycée vers l’un des collèges de Rosso continue. Beaucoup de professeurs préférant s’éloigner d’un directeur solitaire qui pour être un travailleur infatigable n’en est pas moins un piètre meneur d’hommes… 

  

  

Parti-état 

Le tout Rosso ou presque s’était donné rendez-vous à la Maison des jeunes pour la sensibilisation sur le parti de la majorité présidentielle. Toutes les figures connues du PRDS-PRDR ayant ou non transité dans les mouvements dits indépendants étaient présentes. La grande salle de la Maison des jeunes de Rosso a refusé du monde. 

Le sénateur d’Amourj,émissaire venu de Nouakchott était venu s’enquérir de l’opinion des rossossois sur lenouveau parti mais apparemment les anciens barons du PRDS-R cherchaient à se positionner. Ils semblent oublier que le peuple a besoin de retrouver l’espoir et que cela ne peut se faire qu’avec de nouvelles figures. 

Notons que la communauté peulhe était fortement représentée à cette rencontre terminée en queue de poisson…. 

Source :
La Tribune n°372 




NOUADHIBOU

5112007

NOUADHIBOU 

PRECHE DU VENDREDI /RETOUR SUR TERRE 

Vendredi dernier, 26 octobre, la plupart ders imams de Nouadhibou ont consacré leur prêche aux problèmes sociaux de la ville. Finies donc les longues litanies sur  la Palestine, le conflit entre Hamas et Fatah. Pas un mot sur la Tchétchénie, ni la moindre pensée pour Al Qaeda. 

Comme par mimétisme, beaucoup ont parlé du quotidien du citoyen caractérisé par une paupérisation galopante, une misère ambiante, une absence de solidarité criante, une dégradation des mœurs. 

Ce dernier sujet a ravi la vedette aux prêches trop politisés qui faisaient foi et auxquels les croyants ne pipaient mot. 

L’affaire de la rafle des prostituées  est la cause sans doute de ce changement. Un imam de Khairane condamne la ‘rebaptisation’ du quartier en « Accra Street ». Dans un discours teinté de nationalisme étroit il a dit : »Les étrangers ne se contentent pas de nous prendre notre travail mais ils vont jusqu’à nous voler notre patrimoine. Ce quartier qui abrite la zawiya de Cheikh Mohamed El Mamy porte maintenant un nom impie. » Et il interdit à tout croyant de prononcer ce ‘nom impie’ (Accra, ndlr) 

Un autre imam du 3e robinet appelle les autorités à’ chasser les mécréants de cette terre d’islam’. 

L’imam de la mosquée des  ‘impôts’ (mitoyenne de la direction des impôts) fait un parallèle entre la pauvreté et les mauvaises mœurs. Ce serait un châtiment divin, selon lui. Il a dit que si les autorités Mauritaniennes ont peur d’expulser les étrangers à cause de possibles représailles, ‘il faut avoir peur de Dieu et non des humains’.Un de ses collègues ajoute ‘ le Ghana ne peut pas expulser nos concitoyens qui sont sérieux et pratiquent le commerce.’ Seulement? 

Ce genre de prêche est opportun s’il ne s’en prenait pas qu’aux simples étrangers. Il ne faut surtout pas que les étrangers servent de boucs émissaires. Parmi eux il y a des personnes sérieuses, qui apportent beaucoup à la ville. Certains font le sale boulot, ils sont mal payés, truandés, arrêtés arbitrairement. 

Le diable est à chercher aussi au sein des Mauritaniens eux-mêmes. Pour s’en rendre compte il faut faire un détour par nos collèges et lycées. On se serait cru à Los Angeles ou dans toute autre agglomération occidentale. Les garçons sont habillés en Bad Boys, les filles en lolitas, le nombril en l’air Celles qui portent le voile l’ont tellement léger qu’on dirait qu’elles sont nues. 

Assistez à un mariage et vous verrez que la pudeur n’est pas une vertu bien Mauritanienne. 

ll y a un amalgame dangereux que certains  font entre mauvaises mœurs et appartenance ethnique ou nationale..Beaucoup de ces filles -femmes habillées à l’occidental sont bien Mauritaniennes.’ Chaque fois qu’ils aperçoivent une fille noire mal habillée, ils la traitent d’étrangère, Sénégalaise en générale ‘ s’insurge D. la quarantaine. 

B. pense que même s’il faut faire du mal il faut se cacher. ‘Les filles et femmes mauresques ne donnent pas mauvaise impression .Mêmes si elles font des bêtises  c’est en cachette.’ 

Voila qui relance le débat. Faut-il interdire certains habits à l’école ? Ou même dans tous les lieux publics ? 

ATHIE YOUSSOUF 

CP/NOUADHIBOU 

S :
La Tribune 372 




ASC Mauritel et son président suspendus !

5112007

ASC Mauritel et son président suspendus ! 

 

 

Le Comité Directeur de la Fédération de Football la République Islamique de Mauritanie (FFRIM), a suspendu l’équipe de Mauritel pour 2 ans de compétition internationale. De même, le président du club, Mohamed Lemine Ould Ely est suspendu pour quatre ans de toute activité officielle de la Fédé. Motif : non respect des règles, entre autres. Ainsi, Mohamed Lemine Ould Ely ne pourra  participer aux réunions et rencontres officielles organisées par la FFRIM, ni à celles organisées par les structures  décentralisées de cette fédération sur toute l’étendue du territoire nationale. Il ne pourra non plus engager aucune signature d’acte adressé à la FFRIM ou à ses organes décentralisées ou spécialisés.

Une sanction d’autant plus sévère que le président de l’ASC Mauritel se voit interdit de vestiaires durant les matches organisés par la Fédération ou ses organes décentralisés ou spécialisés dans tout le pays. Il est en plus non éligible pour toute fonction officielle permanente ou ponctuelle à la FFRIM ou dans ses organes décentralisés ou spécialisés. En plus du non respect de ses règles à l’occasion de la participation de l’ASC Mauritel au 1er tour de la 5ème édition de la CL/UAFA/2007, la FFRIM reproche au président du club d’avoir failli à ses engagements consignés dans le cahier de charges régissant sa participation à ladite compétition. Au point 16 dudit cahier de charges que Mohamed Lemine Ould Ely avait d’ailleurs signé le 31 juillet 2007, il est stipulé qu’à l’occasion du déplacement de l’équipe à l’extérieur, la délégation doit, obligatoirement être présidée par un représentant du Ministère et comprendre un membre du Comité Directeur de la FFRIM, un journaliste et un arbitre accompagnateur, dont le choix relève de la Fédération. Or, Mohamed Lemine Ould Ely président de l’ASC Mauritel est passé outre, estime-t-on à la FFRIM.

 

 

 

 

 

 

Athlétisme national: 

 

Un athlète s’insurge…. 

 

 

 

Cheickna Sidibé un jeune athlète conteste vigoureusement la façon dont les athlètes mauritaniens sont sélectionnés pour participer aux championnats internationaux à la veille des jeux olympique de 2008  en Chine.  « Attention encore au  favoritisme, dit-il, qui  mine aujourd’hui l’athlétisme mauritanien, voire tous les sports nationaux. Aux championnats mondiaux qui se sont déroulés en Chine cette année,  nos représentants qui  ont été envoyés sans passer par un test  parce qu’ils ont  des amis et des parents  à la Fédération d’athlétisme n’ont rien pu récolter, estime-t-il. « Ils sont revenus bredouilles », poursuit-il. Pour éviter cela « l’ordre doit être rétabli dans la sélection nationale, » dit encore, ce jeune sportif de 25 ans qui se demande : « Un pays peut-il se construire sur le mensonge en favorisant les mauvais au détriment des autres  parce qu’ils ont quelqu’un bien placé ?»

Pour Sidibé le problème fondamental de nos sports se trouve être ses dirigeants qui ne s’occupent que de leurs familles sans se soucier de son développement.

Par ailleurs le jeune athlète demande aussi à ce que  le championnat national d’athlétisme soit désormais organisé pour permettre à notre athlétisme de se développer.

 Rappelons que Cheikna Sidibé  avait  trouvé  500 UM  dans son enveloppe de  troisième  place au championnat d’athlétisme euro mauritanien de l’année dernière sur 200m garçon. Une enveloppe qu’il garde toujours avec lui.

Mamadou Sy

 

 

 

Coupe du Monde de Rugby 

  

Communiqué des Fennecs d’Amoukrouz 

(L’équipe arc-en-ciel de Nouakchott) 

  

La vibrante coupe du monde de rugby en France vient de connaître son dénouement : le Trophée Webb Ellis retourne en Afrique 12 ans, après la première victoire de l’Afrique du Sud à Johannesburg. 

Il faut saluer le superbe parcours de cette équipe vert et or qui a porté haut les couleurs de
la Rainbow Nation. Après Nelson Mandela en 1995, Thabo MBEKI a soulevé la coupe au milieu de ses joueurs après 80 minutes de rugby total. La robuste et vaillante équipe d’Angleterre n’a pas su conserver son titre, acquis 4 ans plus tôt en Australie. 

La coupe reste donc aux mains des nations dites anglophones, même si l’équipe sud-africaine est majoritairement composée de joueurs afrikaners ou métis, dont la langue est l’afrikaans. 

Il faudra plus de volume de jeu et de capacité à gérer des confrontations à répétition pour permettre dans 4 ans aux nations latines (France bien sûr, mais aussi Argentine, fière troisième de cette compétition, et pourquoi pas l’Italie un jour..) de l’emporter face aux écuries des Tri-Nations (Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud) et de
la Rose. Il convient de noter que dans leur championnat régional respectif, l’Angleterre (coupe d’Europe, H Cup) et l’Afrique du Sud (super 14, de l’hémisphère austral) avaient déjà largement dominé le tableau final cette année.
La finale idéale, France – Afrique du Sud, n’aura donc pas eu lieu. Et les supporters décus des Bleus pourront toujours se consoler avec les Springboks en or. Car l’Afrique du Sud est « l’équipe australe la plus française » avec tous ces descendants de Huguenots (protestants français ayant fuit le Royaume après la révocation de l’Edit de Nantes au milieu du XVIeme siècle), aux noms bien gaulois, quoique déformés par plus de trois cents d’histoire : Rossouw (Rousseau), du Randt (Durand), du Plessis, Fourie, de Villiers (encore), du Preez (Duprès)…Soit un bon quart de l’équipe. Dommage que les commentateurs de TV5 Monde n’aient même pas effleuré ce sujet, trop méconnu. 

A Nouakchott, la verveur populaire a bien été au rendez-vous pour fêter ce moment historique de notre sport favori. Grâce à l’équipe du Centre Culturel Français Saint-Exupéry et de son nouveau directeur Philippe Debrion, les aficionados locaux ont pu, deux soirées de suite, vivre ensemble et intensément ces deux chocs : France – Argentine vendredi puis Afrique du Sud samedi. Un large public, majoritairement jeune et bigarré, s’est déplacé par dizaines. 

Espérons que cette victoire d’une Nation africaine dans une si illustre compétition suscitera des vocations parmi la jeunesse et permettra un renouveau du Rugby en Mauritanie. Que des Habana, des Steyn, des Montgomery, des Pietersen, mais aussi des Chabal, des Michalak et des Clerc grandissent sous le soleil du désert d’Amoukrouz.
La Mauritanie n’est jamais qu’à mi-chemin entre
la France et l’Afrique du Sud.
Alors pour continuer cette année Rugby, rendez-vous avec les Fennecs d’Amoukrouz tous les mardis soirs à 17h30 et les samedis matins à 9h00 sur l’annexe rugby du Stade Olympique. Une heure et demi de rugby familial pour le plus grand bonheur de tous, de 7 à 77 ans.

Pour toute information, consultez le site : 

http://fr.groups.yahoo.com/group/nouakchottrugby/ 

 







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