Pouvoir-Opposition :

24 10 2007

Pouvoir-Opposition : 

Surenchères et main(s) tendue(s)    

Toutes les interventions ont semblé exprimer une fébrilité du Gouvernement, donnant un fort signal de désarroi. Il faudra attendre le débat télévisé entre le secrétaire général de la présidence et coordinateur du Parti en gestation et deux leaders de l’opposition (Ould Maouloud de l’UFP et Jemil Mansour du RNDR), pour permettre au pouvoir d’améliorer son image. Cette bonne opération de communication a été complétée par l’intervention du Gouverneur de
la BCM qui a annoncé la baisse du taux directeur de deux points. Ensuite viendront ces directeurs pour pérorer sur des chiffres et justifier les hausses des prix. Une littérature et des procédés qu’on croyait éculés. En face, l’opposition a baissé le ton en préférant recadrer ses premières déclarations. Il ne s’agissait plus de marches et de manifestations dans la rue, mais d’une manifestation désormais prévue pour le 31 octobre. Le moment n’est pas à la rupture mais à la continuation du dialogue avec le pouvoir. Chacun des protagonistes a pris sur lui de ‘régler cette question’, comme si l’urgence était d’apaiser une scène qui, dans la réalité, est loin d’être chauffée. 

On prête au Premier ministre l’intention de vouloir rapprocher les points de vue en lançant une initiative de dialogue avec certains acteurs. Il a effectivement reçu Mohamed Ould Maouloud et probablement quelques autres leaders. Rien n’a filtré de ces rencontres. Mais on sait que le ministre de l’intérieur a invité les chefs de partis pour les entendre sur les garanties à donner pour éviter de faire du nouveau parti un Parti-Etat. C’est ce mardi qu’aura lieu la première réunion sur ce sujet. 

Pendant ce temps, la campagne de sensibilisation pour la création d’un parti politique regroupant la majorité présidentielle a été solennellement lancée cette semaine. A Nouakchott, cela s’est exprimé par un meeting des cadres samedi à la maison des jeunes. La présence remarquable à ce rassemblement de hauts fonctionnaires de l’Etat,  notamment les ministres, a réconforté dans ses craintes l’opposition politique qui n’a cessé depuis quelque temps de dénoncer la création du «parti du pouvoir», y voyant un retour à la case de départ en matière de démocratie et de transparence. Des missions de cette tendance présidentielle sillonnent les villes mauritaniennes de l’intérieur pour expliquer les objectifs du futur parti et s’attirer le soutien des populations. Et ce, avant même que la demande d’autorisation soit déposé auprès du ministère de l’intérieur. «Le parti en cours de création est prêt à travailler avec tous les acteurs et forces politiques et à contribuer à la construction du pays et à l’ancrage de la démocratie participative», a déclaré lors du rassemblement de Nouakchott le coordinateur général de cette tendance, Yahya Ould Ahmed El Waghf. Il a estimé que le pays a besoin, au cours de cette période de son histoire politique, de toutes ses forces vives, organisées au sein des partis politiques et des organisations de la société civile, «quelque soient leurs orientations politiques». Notre projet politique sera l’instrument par excellence pour unir la majorité et à l’organiser tout en étant en même temps un partenaire pour l’opposition à laquelle il reconnaît sa place et son rôle dans la construction nationale, a ajouté Ould Ahmed El Waghf. Selon lui, le parti en cours d’élaboration continuera à dialoguer avec l’opposition et à accepter ses critiques positives et son droit à s’opposer à travers les moyens de communication légaux. Mais, a-t-il relevé, «toute réaction de l’opposition doit être proportionnelle au degré d’ouverture de la majorité présidentielle et sa prédisposition au dialogue». 

De son côté, Ahmed Ould Daddah a réitéré la volonté de son parti, et de l’opposition en général, à continuer le dialogue avec le pouvoir. C’était à l’occasion de l’ouverture des journées de réflexion du RFD (cf. encadré). Il a appelé à traverser la phase actuelle « avec l’ensemble de nos partenaires de l’opposition démocratique mais aussi avec les tenants du pouvoir en place afin d’aboutir, ensemble, aux objectifs de la pacification économique et sociale, garants de la stabilité politique ». Pour lui, « ceci est de la responsabilité de tous : Gouvernement et Opposition démocratique, singulièrement au cours de cette étape, à la fois décisive et délicate ». 

MFO


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann