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Contribution au débat (non ouvert) sur la SNIM

24102007

 

 

                           Contribution au débat (non ouvert) sur
la SNIM 

 

 

Sous le titre « la vente de
la SNIM, cette trahison, qui en paiera le prix ?
 », Monsieur Mohamed Mahmoud Ould Bakar, Directeur de la rédaction du journal « Al Alem » a publié un article fort intéressant, dans les colonnes de la dernière édition de l’hebdomadaire « 
La Tribune ». Cet article, le premier du genre, à propos des spéculations dont
la SNIM fait l’objet ces temps-ci, m’a interpellé, pas seulement par son objectivité et sa qualité professionnelle auxquelles l’auteur, que je lis souvent, m’a habitué, mais par son côté patriotique. En effet, le rappel des conditions historiques dans lesquelles
la MIFERMA a difficilement accouché de
la SNIM et le prix que les Mauritaniens ont payé pour y parvenir, ne peuvent laisser indifférent  le « Kadih retraité «  que je suis. C’est donc en guise de contribution à ce débat, que je m’offre le plaisir d’exposer, ici, les principales réflexions que m’inspirent cet article et l’important sujet qu’il aborde.

 

                         
La SNIM, non seulement en chiffres, mais aussi en lettres. 

 

1-     
La SNIM, après le drapeau national, est probablement le symbole où se reconnaissent tous les Mauritaniens. Qu’il s’agisse des deux Wilayas (les plus rebelles du Nord) qui ont vu arriver
la MIFERMA sur leur terre  pour exploiter leur richesse, des travailleurs venus de tous les coins du pays qui ont uni leurs efforts et fraternisé au sein de la première entreprise industrielle, ou de l’Etat dont elle est garante de la crédibilité internationale et de la fiabilité économique. Ces régions, ces travailleurs et cet Etat se sont battus, chacun à sa façon et selon ses moyens, pour faire redonner à
la Mauritanie sa fierté, sa dignité et sa souveraineté, en assumant la maîtrise de l’exploitation de ses ressources minières. Combien de  sacrifices, parfois au prix de leur vie, ont été consentis par les Mauritaniens, jeunes, étudiants et travailleurs pour que
la MIFERMA devienne SNIM et que
la SNIM soit celle de tous les Mauritaniens ?

 

2-     
La SNIM est une grande école, à l’échelle du pays. Une école où se forment les meilleurs spécialistes du pays et où se forge l’esprit de civisme et du respect de la chose publique. Elle est un des meilleurs creusets de l’unité nationale et un grand laboratoire où se cultive la conscience professionnelle. Sa façon originale d’intervenir comme régulateur du marché de l’emploi, est unique dans le pays. En effet, elle recrute annuellement la majeure partie des diplômés de l’enseignement technique et professionnel pour leur apprendre leur métier et les intégrer dans ses propres structures, assurant ainsi un renouvellement nécessaire et permanent de ses ressources humaines. En sens inverse, elle met à la disposition de l’Etat et du secteur privé, par le biais de détachement, de disponibilité ou de retraite anticipée, bon nombre de cadres et  techniciens expérimentés qui participent ainsi au redressement et à la gestion d’entreprises et de projets où leurs équivalents ‘expatriés coûteraient trop chers pour une efficacité relative.

 

 

3-     
La SNIM, au quotidien, c’est des milliers d’hommes et de femmes, qui, deux cent cinquante jours par an, réalisent des tâches, des plus simples au plus complexes, pour que  les trains partent et arrivent à l’heure. Pour que le minerai, soit extrait, traité et exporté aux quatre coins du monde dans les meilleures conditions de qualité et de sécurité. Pour y arriver des ouvriers, techniciens, agents de maîtrises et ingénieurs veillent chaque jour, que Dieu fait, à ce que toutes les tâches programmées soient « effectuées en temps et en lieu convenus ». La confiance que lui témoignent ses clients et partenaires confirme bien son intégration, en bonne place, dans le Panel des grandes entreprises qui se sont hissées au niveau du standard international de la qualité.

 

4-     
La SNIM ne peut être évaluée seulement, en termes de valeur marchande. En effet, pour les quelques 7000 travailleurs (permanents et en sous-traitance), les 40.000 marmites qui, mensuellement, attendent les salaires SNIM, les centaines de fournisseurs  nationaux (de bien et de services), les populations installées, en plein désert,  tout le long de la voie ferrée ( 700 Km) qui, de M’Haoudat, extrême gare du nord, à ‘Point Central’, terminus sud de la voie, attendent quotidiennement  que « leur train » leur apporte eau, riz, sucre, thé, chameaux ou moutons, « 
la SNIM n’a pas de prix ».

 

   5-    
La SNIM, c’est ce qui doit rester, quand on aura tout… bradé.
Pour pouvoir envisager sa vente, partielle ou totale, à des étrangers, il faudra  braver la volonté de tout un peuple dont l’histoire récente est profondément liée à cette entreprise, qui lui a beaucoup apporté et à laquelle il aura tout donné. En effet, du tristement célèbre « 29 Mai 68» où les travailleurs ont opposé leurs corps aux balles réelles pour sauver la dignité de
la Mauritanie, en passant par le sanglant »1er Mai 77» où des dizaines de travailleurs ont été tués, pris en otages et séparés des leurs pendant des années, les Mauritaniens, mineurs, ou simples citoyens, n’ont rien épargné pour que ce morceau de désert que « Allah leur a donné », soit débarrassé, à jamais,  de toute mainmise étrangère. Même au moment de la reconstitution du capital de
la SNIM, certains travailleurs sont allés à son secours en offrant, modestement, leurs salaires contre de symboliques actions dont l’hypothétique rémunération ne pouvait être l’unique motivation. Est-il besoin, en fin, de  rappeler que
la SNIM a été « immortalisée » par de célèbres poètes, dont Ahmedou Ould Abdel Kader et El Marhoum Hemmam (chacun dan sa spécialité), sans oublier les innombrables « Guivanes populaires anonymes » qui chantent les meilleurs moments de la mine et de ‘Echerika’ ?

 

6-  
La SNIM ferait-elle l’objet d’une « dénationalisation »camouflée?
Dans une telle perspective, où la concertation serait fatalement absente, les Mauritaniens, en particulier les travailleurs et leurs syndicats, sauront consentir le sacrifice approprié pour préserver leurs acquis et la souveraineté du pays, sachant que le prix à payer serait alors celui de l’honneur et non seulement celui d’une quelconque entreprise. En attendant, il faut espérer qu’un sursaut de patriotisme et de responsabilité gagne toute l’intélligentia pour éviter au pays qu’une ‘dénationalisation’ de
la SNIM n’entraîne avec elle l’Ouguiya,
la BCM et tous les acquis des années 70.

 

 

 

                      Ahmed Yedaly 

SOURCE /

LA TRIBUNE N° 371 

                       

 

 

 




Parole à….

24102007

Parole à…. 

 

Mamadou Samba Diop dit Murtudo à La Tribune 

 

« Au niveau de la vallée du fleuve, les forces de sécurité se comportent comme si elles étaient dans une zone d’occupation coloniale.

 

LT : Le Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi avait dit durant la campagne à l’élection présidentielle de 2007 qu’il sera le Président qui rassure. 

A-t-il vraiment rassuré tous les mauritaniens depuis son élection ? 

 

Murtudo : Franchement, Sidi est un homme que je ne connais pas. Quand on m’a demandé de le soutenir dans élections passées, j’ai dit non. Je ne peux pas le soutenir parce que je ne le connais pas. Deuxième aspect de la question je me rends quand même compte qu’il y a quelque chose de positif bien que je sois opposé à sa politique, je suis de l’opposition. 

Il a tenu à sa parole en mettant Messaoud Président de l’Assemblée nationale, Zeine Ould Zeidane à la primature, Bâ Mbaré président du Sénat. Pourtant on m’avait dit que c’est un bonimenteur. Là il n’est pas un bonimenteur. 

 Il avait  promis, une fois  à la magistrature suprême, de  régler nos problèmes cruciaux à savoir celui des déportés. Il s’est attaqué officiellement à ce problème. Sur ce cas je suis content et je le soutiens. Il faut ramener les déportés, il faut les indemniser, il n’est pas question de pardonner les criminels. La Mauritanie était une prison du peuple sous le régime de Ould Taya. Maintenant il y a une relative liberté d’expression au niveau des médias et un peu partout. Les mauritaniens disent ce qu’ils pensent autant que l’opposition à l’extérieur de la Mauritanie. C’est quand même rassurant mais insuffisant. Les mauritaniens ont besoins d’une égalité, de justice, du partage de la richesse nationale. Nous avons du fer, de l’or, des poissons et même du pétrole, nous avons soif. C’est quand même inadmissible. Nouakchott aurait pu être la capitale la plus belle du monde, sombre dans la pollution. Vous voyez cette saleté dégradante un peu partout, c’est inadmissible. Les routes sont cahoteuses, vous voyez les véhicules ce qu’on appelle le transport public, on a l’impression que se sont les tombes roulantes qui violent toutes les lois de la mécanique.  Nous avons  une crise sociale  parce qu’il n’y a pas de boulot pour les intellectuels. Et encore ce qui est extrêmement grave, c’est la drogue qui a envahi le pays. 

On parle d’égalité entre les hommes et les femmes. C’est une fiction. Ceux qui sont au pouvoir n’utilisent  l’islam que pour légitimer leur pouvoir et ne servent pas  l’islam en tant que telle. Alors voyez- vous  bien qu’il y a une crise, une crise économique. Tous les jours les commerçants s’organisent pour augmenter les prix. Si on augmente les salaires avec l’augmentation des prix cela ne suffit pas du tout aux mauritaniens pour vivre. Où va-t-on avec ce régime qui n’a que 6 mois d’existence ?  Les mauritaniens sont mâtés par divers problèmes qui les assaillent un peu partout. 

Et ensuite le Président Sidi ne comprend  pas tous les problèmes des langues nationales. Or la langue, c’est le génie d’un peuple. Ecraser une langue c’est écraser un peuple. Sidi devrait prendre des mesures radicales  pour introduire les langues nationales dans le système éducatif au plus vite possible. Ce problème est aussi urgent que le problème des déportés. Nous le félicitons de s’intéresser aux problèmes des déportés, il est honnête il faut le dire. Il a pris des mesures officielles mais c’est insuffisant. 

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi n’est pas le Président qui rassure parce qu’il n’y a pas encore d’égalité au niveau de la Radio et de la télévisons entre les différentes langues. Il y a le Hassaniya et l’arabe qui plastronnent ; un peu de français au détriment du poular, soninké et wolof. Et c’est grave. Sidi n’est pas le Président qui plastronne puisque 30% des mauritaniens, n’ont pas encore leur bulletin de naissance, leur âme et conscience par coup de combattant y compris moi-même. Allez- y à la vallée du fleuve. Toutes nos masses populaires qu’elles soient poular, wolof, soninké ou  harratines se plaignent d’abord du problème de l’Etat civil des mauritaniens. Un Etat qui n’arrive pas à délivrer correctement l’état civil à ses citoyens, n’est pas un Etat qui rassure. Au niveau de la vallée du fleuve, les forces de sécurité se comportent comme si elles étaient dans une zone d’occupation coloniale. Voyez-vous ce qui se passe au niveau des nominations ? On a l’impression que c’est une hégémonie ethnique. Voyez ce qui se passe au niveau des préfets, des commissaires de police. Voyez même ce qui se passe au niveau du commandement des forces de sécurité : l’armée, la  police, la garde nationale. C’est encore une hégémonie ethnique. S’il n y a pas de changement à ce niveau, comment voulez- vous que nous disions que notre bon et cher Président  rassure ? Ce que nous voulons c’est le chamboulement, pas le changement. La  Mauritanie des blancs et des noirs, est un beau pays mais malheureusement qui est  bâti sur des bases fausses. Elle  est bâtie sur le mensonge, l’hypocrisie, l’exclusion, un pays qui a privilégie une langue sur d’autres. Un Etat qui privilégie une race sur d’autres. Un Etat qui confond islamité et arabité. C’est cette situation qui a crée des problèmes depuis 1966 à nos jours jusqu’au pogrom de 1986, de 1991, l’affrontement entre la Mauritanie et le Sénégal. Si notre cher Président n’affronte pas  ces problèmes là, je dis qu’il n’est pas rassurant. Nous avons besoin d’une autre Mauritanie que celle qui a vu régner des dictateurs et des fascistes.        

 

 

LT : Est-ce que le changement de système politique en Mauritanie pouvait se faire avec Ahmed Ould Daddah à la magistrature suprême ? 

 

 

Moutudo : Même avec Ahmed Ould Daddah, ce que je veux ce n’est  pas le changement mais le chamboulement. La Mauritanie doit repartir sur des bases nouvelles. Avec Daddah, je crois qu’il y a de l’espoir parce qu’il y a une opposition crédible et des cadres politiques et techniques qui l’entourent. Car c’est ce qu’il faut pour le pays. Si Ahmed Ould Daddah accepte, contrairement à Sidi,  d’associer l’opposition à son pouvoir afin qu’elle puisse proposer des solutions adéquates aux divers problèmes, je pense qu’il pourrait apporter le changement attendu. Or Sidi est le Président d’une fraction des mauritaniens. Il a refusé d’associer l’opposition à son pouvoir. Il est le Président de ceux qui l’ont soutenu. 

 

LT: Il parait que rien ne va plus  entre Mamadou Samba Diop et Ibrahima Moctar Sarr, ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2007 que vous aviez énergiquement soutenu. Que se passe-t-il réellement entre vous ? 

 

Murtudo : Ecoutez, votre question là, est une surprise. Si vous n’aviez pas posé cette question je n’allais pas vous répondre parce que je ne voudrais pas parler des relations entre Ibrahima Sarr et moi en terme conflictuel. Il est d’abord mon petit frère, en partie même sans méchanceté, je peux dire que c’est mon élève avec Feu Saidou Kane. Plus de 30 ans que nous sommes sur le terrain mauritanien, africain, européen et même sur le terrain des USA  pour nous battre  pour le développement de nos langues. Nous nous  battons contre le racisme  de l’Etat mauritanien. Ibrahima Sarr et moi, nous sommes complémentaires. Pour être franc avec vous, il ne voulait pas être candidat. Il y a eu une forte pression de l’intérieur comme à l’extérieur du pays et quand je parle de ce problème, j’en parle en tant que frère. Actuellement il n’y a pas de nuages entre nous parce que tout simplement nous avons clarifié la situation entre nous. Je suis doyen de l’opposition, jusqu’ à présent, je n’ai jamais accepté de collaborer avec le diable, de Moctar Ould Daddah jusqu’à Sidi Ould Cheikh Abddallahi. Ibrahima Sarr, c’est mon frère il a été bien formé. Saidou Kane et moi, nous avions compris sa formation politique et culturelle. C’est un jeune dynamique, honnête et déterminé sans aucune tare. Il est incorruptible. Ibrahima Sarr voulait  que je  sois moi-même candidat à l’élection présidentielle de 2007. Je lui ai dit : écoute, soyons sérieux Saidou Kane est mort et moi, je souffre. Je dois rester ici en Europe pour mon traitement. La priorité c’est ma santé. Mon frère, je te donne un ordre, tu dois être candidat. Si tu obtiens le pouvoir, nous allons créer les conditions d’un  chamboulement total. Si nous n’obtenons pas le pouvoir nous allons dénoncer ces injustices que nous subissons depuis longtemps. La candidature de Ibrahima Sarr était celle de l’espoir. 

Maintenant  le nuage qui existe entre moi et Ibrahima Sarr, c’est qu’il y a des gens de son entourage qui ne veulent pas que je m’approche de lui. Ils veulent le contrôler et Murtudo n’est pas du tout contrôlable. Sinon il n’y a pas de problèmes personnels entre Ibrahima Sarr que je respecte et moi. Ces gens veulent instrumentaliser Ibrahima parce qu’il a un nom. Et ceux-ci quand –ils auront l’occasion de le casser, ils vont le faire comme ils l’ont fait le FLAM. J’ai dit à Ibrahima que le DEKAALEM le soutient toute la vie, mais actuellement sur le plan politique nous sommes divergents.  L’essentiel pour nous, c’est que  nous trouverons une passerelle de contact et de concertation. 

Ce qu’il y a eu entre Ibrahima Sarr et moi, c’est  un manque de dialogue, de transparence. J’ai compris que mon frère s’est fermé totalement c’est comme si les diables qui sont derrière lui  font tout pour le manipuler et le pousser à s’éloigner et de se séparer de Murtudo. « Nedo mawdo ko tedugal », Une personne  âgée a besoin d’être honorée. Nous avons clarifié maintenant cette situation. Il y a  actuellement des bons rapports entre Ibrahima Sarr et moi. 

 

Propos recueillis par Mamadou Sy 

Symadou78yahoo.fr 




24102007

Pouvoir-Opposition : 

Surenchères et main(s) tendue(s)    

Toutes les interventions ont semblé exprimer une fébrilité du Gouvernement, donnant un fort signal de désarroi. Il faudra attendre le débat télévisé entre le secrétaire général de la présidence et coordinateur du Parti en gestation et deux leaders de l’opposition (Ould Maouloud de l’UFP et Jemil Mansour du RNDR), pour permettre au pouvoir d’améliorer son image. Cette bonne opération de communication a été complétée par l’intervention du Gouverneur de
la BCM qui a annoncé la baisse du taux directeur de deux points. Ensuite viendront ces directeurs pour pérorer sur des chiffres et justifier les hausses des prix. Une littérature et des procédés qu’on croyait éculés. En face, l’opposition a baissé le ton en préférant recadrer ses premières déclarations. Il ne s’agissait plus de marches et de manifestations dans la rue, mais d’une manifestation désormais prévue pour le 31 octobre. Le moment n’est pas à la rupture mais à la continuation du dialogue avec le pouvoir. Chacun des protagonistes a pris sur lui de ‘régler cette question’, comme si l’urgence était d’apaiser une scène qui, dans la réalité, est loin d’être chauffée. 

On prête au Premier ministre l’intention de vouloir rapprocher les points de vue en lançant une initiative de dialogue avec certains acteurs. Il a effectivement reçu Mohamed Ould Maouloud et probablement quelques autres leaders. Rien n’a filtré de ces rencontres. Mais on sait que le ministre de l’intérieur a invité les chefs de partis pour les entendre sur les garanties à donner pour éviter de faire du nouveau parti un Parti-Etat. C’est ce mardi qu’aura lieu la première réunion sur ce sujet. 

Pendant ce temps, la campagne de sensibilisation pour la création d’un parti politique regroupant la majorité présidentielle a été solennellement lancée cette semaine. A Nouakchott, cela s’est exprimé par un meeting des cadres samedi à la maison des jeunes. La présence remarquable à ce rassemblement de hauts fonctionnaires de l’Etat,  notamment les ministres, a réconforté dans ses craintes l’opposition politique qui n’a cessé depuis quelque temps de dénoncer la création du «parti du pouvoir», y voyant un retour à la case de départ en matière de démocratie et de transparence. Des missions de cette tendance présidentielle sillonnent les villes mauritaniennes de l’intérieur pour expliquer les objectifs du futur parti et s’attirer le soutien des populations. Et ce, avant même que la demande d’autorisation soit déposé auprès du ministère de l’intérieur. «Le parti en cours de création est prêt à travailler avec tous les acteurs et forces politiques et à contribuer à la construction du pays et à l’ancrage de la démocratie participative», a déclaré lors du rassemblement de Nouakchott le coordinateur général de cette tendance, Yahya Ould Ahmed El Waghf. Il a estimé que le pays a besoin, au cours de cette période de son histoire politique, de toutes ses forces vives, organisées au sein des partis politiques et des organisations de la société civile, «quelque soient leurs orientations politiques». Notre projet politique sera l’instrument par excellence pour unir la majorité et à l’organiser tout en étant en même temps un partenaire pour l’opposition à laquelle il reconnaît sa place et son rôle dans la construction nationale, a ajouté Ould Ahmed El Waghf. Selon lui, le parti en cours d’élaboration continuera à dialoguer avec l’opposition et à accepter ses critiques positives et son droit à s’opposer à travers les moyens de communication légaux. Mais, a-t-il relevé, «toute réaction de l’opposition doit être proportionnelle au degré d’ouverture de la majorité présidentielle et sa prédisposition au dialogue». 

De son côté, Ahmed Ould Daddah a réitéré la volonté de son parti, et de l’opposition en général, à continuer le dialogue avec le pouvoir. C’était à l’occasion de l’ouverture des journées de réflexion du RFD (cf. encadré). Il a appelé à traverser la phase actuelle « avec l’ensemble de nos partenaires de l’opposition démocratique mais aussi avec les tenants du pouvoir en place afin d’aboutir, ensemble, aux objectifs de la pacification économique et sociale, garants de la stabilité politique ». Pour lui, « ceci est de la responsabilité de tous : Gouvernement et Opposition démocratique, singulièrement au cours de cette étape, à la fois décisive et délicate ».  

MFO

S: La TRIBUNE







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