Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

24 10 2007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada 

 

Des conflits manifestes entre les partisans du parti de la mouvance présidentielle et les hommes forts de l’actuel PRDR sont à l’ordre du jour. Ce dernier compte 22 députés. Vrai ou faux ?

Sur la privatisation des entreprises semi-publiques on évoque que «l’ouverture du capital de la SNIM  est une option dangereuse. Il est fort probable que l’opération vise à combler des trous budgétaires». L’Etat compte liquider Air Mauritanie alors qu’elle  n’est pas rentable. Evitons, cependant, la liquidation de la SNIM et  renforçons le partenariat avec les sociétés arabes. (Voir dans ce même numéro, RFD et les questions de l’actualité)

Il semble, en ce sens que les principaux actionnaires d’Air Mauritanie n’ont  injecté aucun sou depuis sa privatisation. Curieusement, ils recevaient  des dividendes. Si c’est le cas, pourquoi  parle-t-on de la fierté nationale si l’Etat n’est pas majoritaire ?  Il est, par contre responsable en partie du déficit de cette société (les directeurs sont nommés par le gouvernement).

Des individus bien informés confirment que «des banques commerciales  aient acceptées l’octroi de 3 millions de dollars pour le sauvetage d’Air Mauritanie. L’accord de cette somme  est  conditionné par une garantie de l’Etat de payer le crédit si l’entreprise n’arrive pas à honorer son engagement. La Banque Mondiale a refusé, toutefois, l’intervention du gouvernement».

S’agissant du budget, on ne dispose pas encore de loi de règlement permettant de suivre à la lettre l’exécution de notre budget. Il devient indispensable de déclencher une enquête sérieuse sur ce qui s’est passé. Qu’en est-il des dépenses extrabudgétaires ?                   

Politiques et politiciens essayent, par ailleurs, de nous faire savoir que  nous sommes riches alors qu’un technocrate sincère va vous dire que nous sommes des pauvres et que nous continuons à rêver et à faire croire aux autres que nous sommes riches. Ce qui sous-entend qu’une utilisation rationnelle et efficace du peu de ressources dont nous disposons demeure une exigence. Il faut que tout le monde contrôle tout le monde pour que l’équilibre trouve place dans une société en déséquilibre.  

Une chose est sûre, la société civile poussée par les institutions internationales  veut contrôler les pouvoirs publics. Les organes des pouvoirs publics spécialisés en la matière sont presque inactifs.

… 

On dirait que les hauts fonctionnaires du pays sont  des saints. On ne parle jamais d’incarcération causée par un détournement des biens publics.

Nous disposons désormais d’un logiciel (RACHAD) efficace qui limite les dépenses de l’Etat. En outre les dépenses seront exécutées dans un délai ne dépassant pas les 8 jours. Cela responsabilise les ministères dont le fonctionnement prend le devant sur les investissements.  Pour un contrôle efficace, il faut intégrer dans les mœurs l’optique de sanction.

Les rapports de gestion des structures étatiques  ne sont pas accessibles  pour que le simple citoyen poursuive en justice les responsables des détournements. Sans une vraie lutte contre la corruption, une vraie volonté de faire changer les choses, nous n’irons pas loin. Evitons l’impunité, elle retarde la catastrophe tout en l’aggravant.

m_barrada@yahoo.fr

Source :

La TRIBUNE N°371


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