Le pays vu par le RFD

24 10 2007

 

  

Samedi 20 octobre, siège central du RFD, une effervescence politique alimentée par la crainte de la domination du futur parti de la majorité prédomine. Des cadres de la deuxième force parlementaire essayent, dans ce contexte, de monopoliser le devant de la scène à travers des réflexions mettant l’accent sur le dysfonctionnement étatique. 

Après une allocution tournant autour de l’ouverture du capital de
la SNIM, des questions d’ordre social, politique et économique, ont été soulevées au cours d’une conférence de presse présidée par Ahmed O. Daddah. Le premier slogan du leader emblématique du RFD était : non à la privatisation de la SNIM, ‘cette fierté nationale’. «Cette privatisation ne doit pas être à l’ordre du jour. La SNIM est une société performante. L’optique de la concurrence des pays de la sous- région, notamment le Sénégal et la Guinée doit être revue. Certes, des gisements ont été découverts dans des pays voisins, mais l’un de ces gisements n’est pas riche en fer. En outre, si la société n’a pas dépassé la barre de 11 millions de tonnes, c’est que les anciens gouvernements ont  utilisé les ressources de cette société pour combler le déficit de leurs gestions calamiteuses. Il faut en ce sens éviter la proposition des investisseurs internationaux. Ces derniers vont procéder certainement à la suppression des emplois alors que leur communication fait croire à des créations de postes. Il semble, en effet, que des opérateurs privés et publics aient un seul souci : la privatisation de la plus grande entreprise de l’Etat sans pour autant tenir compte des répercussions sociales d’un tel acte. ‘Ceux-ci ne cherchent  que des commissions’. Bien qu’il s’agisse d’une augmentation de l’ouverture du capital qui ne dépasse pas les 49%, une fois que le privé les détiendra, le pouvoir de l’Etat sera affaibli. Nous devrions dans ce cas, renforcer le partenariat avec «les associés» arabes (propriétaire actuellement de 22% du capital de
la SNIM). Ces derniers seraient prêts à investir (1 milliard de dollar)  pour que la production de fer  augmente. Notons aussi qu’une stratégie a été mise en place par la précédente direction de
la SNIM. Cette stratégie devrait permettre grâce à la capacité technique et humaine de la société de doubler la production dans les 10 prochaines années» selon le président du RFD. 

S’agissant du parti de la mouvance présidentielle, Ahmed O. Daddah a déclaré  qu’«avant qu’il ne soit autorisé, ce parti organise déjà solennellement des rencontres dans les différents coins du pays. Je crains que ce parti soit un vecteur d’abus de pouvoir poussant les hommes d’affaires à injecter des sommes colossales pour son fonctionnement. Nous appréhendons  dans cette perspective, que la neutralité de l’administration soit dominée par le trafic d’influence des hommes forts de l’ancien système. D’après mes informations, ces hommes seraient  des membres actifs au sein des organes du futur parti. Nous risquons de voir renaître un nouveau parti-Etat. Le problème du PRDS n’était pas Maawya, mais son système de fonctionnement. Nous n’avons pas peur d’un jeu démocratique loyal, mais ce à quoi nous assistons à l’heure actuelle, suscite une inquiétude légitime». 

En ce qui concerne les démarches à poursuivre pour contrecarrer les malversations du  pouvoir en place, le chef de l’opposition souligne clairement «qu’il a déjà reçu une lettre du gouverneur de Nouakchott l’accusant sur la base des rumeurs véhiculées par les ennemis de son parti de préparer des manifestations non autorisées». «Nous savons depuis longtemps que des gens proches du pouvoir veulent aggraver la tension entre l’opposition et le gouvernement, cependant, nous pouvons nous adapter à leurs techniques d’intoxication de l’opinion. Notre parti a ses propres méthodes de contestation loin de la violence. Nous comptons, par ailleurs,  organiser avec l’ensemble de l’opposition un meeting à la fin de ce mois». Pour ce qui est de la relation avec l’Etat Hébreu, le leader du RFD  précise «qu’il attend que le président  tienne sa promesse d’organiser  un referendum sur la rupture de relation avec Israël». En réponse à la question liée à l’installation d’une base militaire américaine sur le territoire national, le chef de fil de l’opposition rejette catégoriquement cette option. Il insiste, toutefois,  sur l’adoption d’une politique de «non alignement» de
la Mauritanie afin d’éloigner le spectre de l’instabilité sécuritaire du pays. 

 

Mohamed Fouad Barrada 

Source /
La Tribune n°371           


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