Drogue en MAURITANIE :

24 10 2007

Drogue : 

La couverture du trafic connue


Selon le substitut du Procureur Ahmed Ould Abdallah, « neuf personnes dont cinq mauritaniens et quatre d’une même nationalité étrangère ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire ». Il s’agirait de marocains. Le crack marocain est une sorte de chanvre indien retraité au Maroc pour se transformer en pierres. Celles-ci sont préparées à partir du Hashish indien de façon à augmenter son effet et sa valeur financière, a également précisé le juge. En somme un produit dangereux. 

Ce qui n’a pas été dit : les camions sont bien passés par la douane mauritanienne à la frontière ; leur chargement a été ‘liquidé’ en tant que cargaison d’oignons. Par qui ? Contre quelles ‘compensations’ ? Quand on sait que la ‘découverte’ des camions ne semble pas être le fruit du hasard. Encore moins de la vigilance ‘naturelle’ de nos douaniers. En fait de ‘contrôle de routine’, ce serait l’excès de zèle d’un préposé fraîchement muté au Wharf de Nouakchott, anciennement à Nouadhibou, qui est l’origine de la découverte du pot-aux-roses. Après une virée de quelques 230 kilomètres de son poste d’origine, il ‘tombe’ sur les camions. A élucider encore. 

A élucider aussi, le fait que deux camions portant N°35862A50 et 14935A55 ont bel et bien bénéficié d’une quittance après déclaration enregistrée C102 au N°3523 du 18/10/2007 au bureau de Douane-Ville de Nouadhibou. Dans la déclaration, unique, il s’agit de pomme de terre et d’oignons. L’un des camions – N°35862A50 – a effectivement été intercepté, mais avec un autre camion N°00302A63. Où est donc passé le deuxième camion N°14935A55 ? Il ferait l’objet d’ardentes recherches de la part des autorités judiciaires. Comment un camion immatriculé à l’étranger peut-il s’évaporer aussi aisément entre Nouadhibou et Nouakchott ? Encore des complicités qui n’auront pas de conséquences pour leurs auteurs. 

En moins de quelques mois, plusieurs saisies ont été faites par les autorités mauritaniennes. Depuis en fait l’affaire de l’avion de Nouadhibou en mai dernier. Cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre. Chaque saisie s’effectue avec une grande publicité mais, très vite, l’affaire s’éteint. La Commission chargée de l’enquête administrative sur la première affaire a remis son rapport aux autorités. Aucune mesure n’a encore été prise. En attendant, l’extradition de Sidi Mohamed Ould Haidalla par le Maroc pourrait apporter du nouveau dans le dossier. 

Selon les agences de presse, le gouvernement marocain a accepté d’extrader vers la Mauritanie Ould Haidalla, principal suspect dans l’affaire de trafic de drogue liée à l’atterrissage d’un avion à Nouadhibou en mai dernier. Selon les mêmes sources, Rabat a cependant exigé la présentation préalable par Nouakchott d’une demande dans ce sens en trois copies signées par les ministères de la justice et des affaires étrangères en Mauritanie ainsi que par l’ambassade du Maroc dans ce pays. 

Les autorités marocaines avaient fait arrêter le 13 juillet à Agadir le suspect Sidi Mohamed, fils de l’ancien président mauritanien Mohamed Khouna Ould Haidalla qui fait par ailleurs l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice belge dans le cadre du démantèlement d’un trafic de drogue passant par la Belgique

Une délégation judiciaire mauritanienne comprenant le procureur de la république au niveau de Nouadhibou s’était rendue au Maroc il y a un peu plus de deux semaines pour interroger le suspect. Ce dernier aurait fait preuve, au cours de l’interrogatoire, de bonne coopération vis-à-vis des enquêteurs mauritaniens qui ont pu obtenir des informations «importantes et utiles» pour compléter le dossier de la drogue ainsi que des noms en relation avec ce dossier. La justice mauritanienne avait saisi il y a deux mois environ 830 kilos de cocaïne, pour une valeur estimée à plus de 37 millions d’euros, cachés dans un minibus. Deux mauritaniens, deux marocains et un sénégalais ont été arrêtés en relation avec cette opération, la plus importante dans l’histoire de trafic de drogue dans le pays. Les auteurs présumés du trafic se présentent aujourd’hui comme des victimes. Nous revenons petit à petit vers l’ancien système : on arrête en grande pompe, beaucoup de publicité, on détruit les preuves, on enquête dans la précipitation pour se retrouver à la fin avec une histoire sans début ni fin. 

On est sûr au moins d’une chose : l’administration, la police, les douanes, la gendarmerie n’ont pas fait leur boulot. Au moins cette fois-ci. Jusqu’à quand cette impunité ? 

 

Ould Oumeïr 

 

SOURCE

LA TRBUNE N°371 


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Une réponse à “Drogue en MAURITANIE :”

  1. 25 02 2013
    att systems (18:41:17) :

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