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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

24102007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada 

 

Des conflits manifestes entre les partisans du parti de la mouvance présidentielle et les hommes forts de l’actuel PRDR sont à l’ordre du jour. Ce dernier compte 22 députés. Vrai ou faux ?

Sur la privatisation des entreprises semi-publiques on évoque que «l’ouverture du capital de la SNIM  est une option dangereuse. Il est fort probable que l’opération vise à combler des trous budgétaires». L’Etat compte liquider Air Mauritanie alors qu’elle  n’est pas rentable. Evitons, cependant, la liquidation de la SNIM et  renforçons le partenariat avec les sociétés arabes. (Voir dans ce même numéro, RFD et les questions de l’actualité)

Il semble, en ce sens que les principaux actionnaires d’Air Mauritanie n’ont  injecté aucun sou depuis sa privatisation. Curieusement, ils recevaient  des dividendes. Si c’est le cas, pourquoi  parle-t-on de la fierté nationale si l’Etat n’est pas majoritaire ?  Il est, par contre responsable en partie du déficit de cette société (les directeurs sont nommés par le gouvernement).

Des individus bien informés confirment que «des banques commerciales  aient acceptées l’octroi de 3 millions de dollars pour le sauvetage d’Air Mauritanie. L’accord de cette somme  est  conditionné par une garantie de l’Etat de payer le crédit si l’entreprise n’arrive pas à honorer son engagement. La Banque Mondiale a refusé, toutefois, l’intervention du gouvernement».

S’agissant du budget, on ne dispose pas encore de loi de règlement permettant de suivre à la lettre l’exécution de notre budget. Il devient indispensable de déclencher une enquête sérieuse sur ce qui s’est passé. Qu’en est-il des dépenses extrabudgétaires ?                   

Politiques et politiciens essayent, par ailleurs, de nous faire savoir que  nous sommes riches alors qu’un technocrate sincère va vous dire que nous sommes des pauvres et que nous continuons à rêver et à faire croire aux autres que nous sommes riches. Ce qui sous-entend qu’une utilisation rationnelle et efficace du peu de ressources dont nous disposons demeure une exigence. Il faut que tout le monde contrôle tout le monde pour que l’équilibre trouve place dans une société en déséquilibre.  

Une chose est sûre, la société civile poussée par les institutions internationales  veut contrôler les pouvoirs publics. Les organes des pouvoirs publics spécialisés en la matière sont presque inactifs.

… 

On dirait que les hauts fonctionnaires du pays sont  des saints. On ne parle jamais d’incarcération causée par un détournement des biens publics.

Nous disposons désormais d’un logiciel (RACHAD) efficace qui limite les dépenses de l’Etat. En outre les dépenses seront exécutées dans un délai ne dépassant pas les 8 jours. Cela responsabilise les ministères dont le fonctionnement prend le devant sur les investissements.  Pour un contrôle efficace, il faut intégrer dans les mœurs l’optique de sanction.

Les rapports de gestion des structures étatiques  ne sont pas accessibles  pour que le simple citoyen poursuive en justice les responsables des détournements. Sans une vraie lutte contre la corruption, une vraie volonté de faire changer les choses, nous n’irons pas loin. Evitons l’impunité, elle retarde la catastrophe tout en l’aggravant.

m_barrada@yahoo.fr

Source :

La TRIBUNE N°371




Le pays vu par le RFD

24102007

 

  

Samedi 20 octobre, siège central du RFD, une effervescence politique alimentée par la crainte de la domination du futur parti de la majorité prédomine. Des cadres de la deuxième force parlementaire essayent, dans ce contexte, de monopoliser le devant de la scène à travers des réflexions mettant l’accent sur le dysfonctionnement étatique. 

Après une allocution tournant autour de l’ouverture du capital de
la SNIM, des questions d’ordre social, politique et économique, ont été soulevées au cours d’une conférence de presse présidée par Ahmed O. Daddah. Le premier slogan du leader emblématique du RFD était : non à la privatisation de la SNIM, ‘cette fierté nationale’. «Cette privatisation ne doit pas être à l’ordre du jour. La SNIM est une société performante. L’optique de la concurrence des pays de la sous- région, notamment le Sénégal et la Guinée doit être revue. Certes, des gisements ont été découverts dans des pays voisins, mais l’un de ces gisements n’est pas riche en fer. En outre, si la société n’a pas dépassé la barre de 11 millions de tonnes, c’est que les anciens gouvernements ont  utilisé les ressources de cette société pour combler le déficit de leurs gestions calamiteuses. Il faut en ce sens éviter la proposition des investisseurs internationaux. Ces derniers vont procéder certainement à la suppression des emplois alors que leur communication fait croire à des créations de postes. Il semble, en effet, que des opérateurs privés et publics aient un seul souci : la privatisation de la plus grande entreprise de l’Etat sans pour autant tenir compte des répercussions sociales d’un tel acte. ‘Ceux-ci ne cherchent  que des commissions’. Bien qu’il s’agisse d’une augmentation de l’ouverture du capital qui ne dépasse pas les 49%, une fois que le privé les détiendra, le pouvoir de l’Etat sera affaibli. Nous devrions dans ce cas, renforcer le partenariat avec «les associés» arabes (propriétaire actuellement de 22% du capital de
la SNIM). Ces derniers seraient prêts à investir (1 milliard de dollar)  pour que la production de fer  augmente. Notons aussi qu’une stratégie a été mise en place par la précédente direction de
la SNIM. Cette stratégie devrait permettre grâce à la capacité technique et humaine de la société de doubler la production dans les 10 prochaines années» selon le président du RFD. 

S’agissant du parti de la mouvance présidentielle, Ahmed O. Daddah a déclaré  qu’«avant qu’il ne soit autorisé, ce parti organise déjà solennellement des rencontres dans les différents coins du pays. Je crains que ce parti soit un vecteur d’abus de pouvoir poussant les hommes d’affaires à injecter des sommes colossales pour son fonctionnement. Nous appréhendons  dans cette perspective, que la neutralité de l’administration soit dominée par le trafic d’influence des hommes forts de l’ancien système. D’après mes informations, ces hommes seraient  des membres actifs au sein des organes du futur parti. Nous risquons de voir renaître un nouveau parti-Etat. Le problème du PRDS n’était pas Maawya, mais son système de fonctionnement. Nous n’avons pas peur d’un jeu démocratique loyal, mais ce à quoi nous assistons à l’heure actuelle, suscite une inquiétude légitime». 

En ce qui concerne les démarches à poursuivre pour contrecarrer les malversations du  pouvoir en place, le chef de l’opposition souligne clairement «qu’il a déjà reçu une lettre du gouverneur de Nouakchott l’accusant sur la base des rumeurs véhiculées par les ennemis de son parti de préparer des manifestations non autorisées». «Nous savons depuis longtemps que des gens proches du pouvoir veulent aggraver la tension entre l’opposition et le gouvernement, cependant, nous pouvons nous adapter à leurs techniques d’intoxication de l’opinion. Notre parti a ses propres méthodes de contestation loin de la violence. Nous comptons, par ailleurs,  organiser avec l’ensemble de l’opposition un meeting à la fin de ce mois». Pour ce qui est de la relation avec l’Etat Hébreu, le leader du RFD  précise «qu’il attend que le président  tienne sa promesse d’organiser  un referendum sur la rupture de relation avec Israël». En réponse à la question liée à l’installation d’une base militaire américaine sur le territoire national, le chef de fil de l’opposition rejette catégoriquement cette option. Il insiste, toutefois,  sur l’adoption d’une politique de «non alignement» de
la Mauritanie afin d’éloigner le spectre de l’instabilité sécuritaire du pays. 

 

Mohamed Fouad Barrada 

Source /
La Tribune n°371           




Pouvoir-Opposition :

24102007

Pouvoir-Opposition : 

Surenchères et main(s) tendue(s)    

Toutes les interventions ont semblé exprimer une fébrilité du Gouvernement, donnant un fort signal de désarroi. Il faudra attendre le débat télévisé entre le secrétaire général de la présidence et coordinateur du Parti en gestation et deux leaders de l’opposition (Ould Maouloud de l’UFP et Jemil Mansour du RNDR), pour permettre au pouvoir d’améliorer son image. Cette bonne opération de communication a été complétée par l’intervention du Gouverneur de
la BCM qui a annoncé la baisse du taux directeur de deux points. Ensuite viendront ces directeurs pour pérorer sur des chiffres et justifier les hausses des prix. Une littérature et des procédés qu’on croyait éculés. En face, l’opposition a baissé le ton en préférant recadrer ses premières déclarations. Il ne s’agissait plus de marches et de manifestations dans la rue, mais d’une manifestation désormais prévue pour le 31 octobre. Le moment n’est pas à la rupture mais à la continuation du dialogue avec le pouvoir. Chacun des protagonistes a pris sur lui de ‘régler cette question’, comme si l’urgence était d’apaiser une scène qui, dans la réalité, est loin d’être chauffée. 

On prête au Premier ministre l’intention de vouloir rapprocher les points de vue en lançant une initiative de dialogue avec certains acteurs. Il a effectivement reçu Mohamed Ould Maouloud et probablement quelques autres leaders. Rien n’a filtré de ces rencontres. Mais on sait que le ministre de l’intérieur a invité les chefs de partis pour les entendre sur les garanties à donner pour éviter de faire du nouveau parti un Parti-Etat. C’est ce mardi qu’aura lieu la première réunion sur ce sujet. 

Pendant ce temps, la campagne de sensibilisation pour la création d’un parti politique regroupant la majorité présidentielle a été solennellement lancée cette semaine. A Nouakchott, cela s’est exprimé par un meeting des cadres samedi à la maison des jeunes. La présence remarquable à ce rassemblement de hauts fonctionnaires de l’Etat,  notamment les ministres, a réconforté dans ses craintes l’opposition politique qui n’a cessé depuis quelque temps de dénoncer la création du «parti du pouvoir», y voyant un retour à la case de départ en matière de démocratie et de transparence. Des missions de cette tendance présidentielle sillonnent les villes mauritaniennes de l’intérieur pour expliquer les objectifs du futur parti et s’attirer le soutien des populations. Et ce, avant même que la demande d’autorisation soit déposé auprès du ministère de l’intérieur. «Le parti en cours de création est prêt à travailler avec tous les acteurs et forces politiques et à contribuer à la construction du pays et à l’ancrage de la démocratie participative», a déclaré lors du rassemblement de Nouakchott le coordinateur général de cette tendance, Yahya Ould Ahmed El Waghf. Il a estimé que le pays a besoin, au cours de cette période de son histoire politique, de toutes ses forces vives, organisées au sein des partis politiques et des organisations de la société civile, «quelque soient leurs orientations politiques». Notre projet politique sera l’instrument par excellence pour unir la majorité et à l’organiser tout en étant en même temps un partenaire pour l’opposition à laquelle il reconnaît sa place et son rôle dans la construction nationale, a ajouté Ould Ahmed El Waghf. Selon lui, le parti en cours d’élaboration continuera à dialoguer avec l’opposition et à accepter ses critiques positives et son droit à s’opposer à travers les moyens de communication légaux. Mais, a-t-il relevé, «toute réaction de l’opposition doit être proportionnelle au degré d’ouverture de la majorité présidentielle et sa prédisposition au dialogue». 

De son côté, Ahmed Ould Daddah a réitéré la volonté de son parti, et de l’opposition en général, à continuer le dialogue avec le pouvoir. C’était à l’occasion de l’ouverture des journées de réflexion du RFD (cf. encadré). Il a appelé à traverser la phase actuelle « avec l’ensemble de nos partenaires de l’opposition démocratique mais aussi avec les tenants du pouvoir en place afin d’aboutir, ensemble, aux objectifs de la pacification économique et sociale, garants de la stabilité politique ». Pour lui, « ceci est de la responsabilité de tous : Gouvernement et Opposition démocratique, singulièrement au cours de cette étape, à la fois décisive et délicate ». 

MFO




Société civile et contrôle de l’action publique

24102007

Société civile et contrôle de l’action publique

 

 

Le contrôle  de l’action des pouvoirs publics par la société civile mauritanienne, voire par les citoyens eux-mêmes, est la nouvelle orientation donnée par les bailleurs des fonds. Le ministère de la décentralisation et de l’aménagement des territoires, en collaboration avec le  ministère des relations avec le parlement, a organisé un atelier du 17 au 19 octobre. L’atelier en question était parrainé par le PNUD et

la Banque Mondiale.

Le concept de contrôle citoyen exige la mise en œuvre des mécanismes nécessaires pour que les citoyens puissent avoir accès aux données liées à la gestion des biens publics. «La culture et  la mentalité nous poussent à revoir ce concept avec beaucoup de vigilance car un citoyen français n’est pas comme un citoyen africain. Chaque pays est dominé par un système de valeurs qui détermine les comportements du groupe social vivant en communauté. Qui est citoyen qui n’est le pas ? Y -a-t- il une différence entre les nationaux et les citoyens ? La citoyenneté implique-t-elle des obligations comme le paiement des impôts ?» s’interrogeait  un intervenant français. Ce concept semble assez flou. Le contrôle est-il un pouvoir qui doit être exercé par le citoyen ou est-il tout simplement quelque chose de donné ? En ce sens les citoyens ont déjà délégué leurs pouvoirs aux élus du peuple : les parlementaires. Ces derniers ont  la charge de défendre les intérêts de la nation.   

La définition avancée par le consultant sénégalais Bara Guèye bien qu’elle ait suscitée des divergences d’opinion, donne une idée plus ou mois acceptable : «Le Contrôle Citoyen de l’Action Publique renvoie au pouvoir et à la capacité qui sont donnés aux citoyens de demander aux agents des services publics (y compris les élus locaux) et aux fournisseurs de services de rendre des comptes, ce qui implique qu’ils doivent répondre de leurs politiques, de leurs actions, de leurs comportements et de l’utilisation des fonds. Il nécessite un  Engagement des citoyens à appuyer l’action de l’état et des collectivités par un contrôle constructif. Contrôle citoyen ne signifie pas usurpation ou remise en cause de prérogatives mais renforcement de l’action des agents publics/élus. Il est bénéfique pour le citoyen et le service ou agent public: meilleur ciblage des besoins et meilleure performance du service public ; Est facilité par un engagement volontaire des agents du service public et/ou des élus locaux». 

L’accès et l’accessibilité à l’information, comme le traitement et la compréhension des données financiers, sont indispensables pour un contrôle efficace. Le consultant souligne que  «la résistance à rendre disponibles les informations ; moyens pour organiser des consultations larges capacités à «lire» un budget ; complexité des budgets: structure, langue, densité ; faible niveau de formation des citoyens ; risques d’exclusion des groupes vulnérables dans le contrôle ; faible capacité de négociation des citoyens face aux élus et aux techniciens», représente des facteurs régressifs.

S’agissant du contrôle budgétaire, un  cadre de la direction du budget a tiré sur la sonnette d’alarme en indexant des pratiques non légales ; telles que les dépenses extra-budgétaires : «ces pratiques consistent à demander à un agent de l’Etat de déclencher une dépense non budgétisée en attendant sa régularisation. Ceci est une forme de détournement».

Il a également souligné le rôle de la loi de règlement pour le suivi et l’exécution du budget. Une telle loi doit être soumise aux parlementaires. Cette procédure reste pour le moment  négligée au détriment du budget lui-même.

Concernant le contrôle et l’exécution du budget communale, il semble que les citoyens ne peuvent pas se retrouver tant que les communes n’auront pas acquis la liberté publique de l’exécution de leurs taches. L’immixtion du ministère de tutelle se manifeste à travers  l’élaboration du budget communal.

En effet, «Le budget initial adopté par le conseil municipal doit être transmis aux autorités de tutelle avant le 30 novembre, accompagné d’un rapport de présentation et des pièces justificatives en 6 exemplaires (ensemble des délibérations relatives à l’approbation du budget et à ses annexes art. 62 de l’ord. 87/289). L’administration de tutelle arrête le budget municipal dans les cas suivants :  si la commune n’a pas voté son budget le 31 décembre et n’a pas répondu dans un délai de 20 jours à la demande de l’administration de produire un budget ; si le budget voté ne comporte pas les dépenses obligatoires et si la commune n’a pas répondu dans un délai de 20 jours à la demande de modification faite par l’administration (art.65 et 66 de l’ord. 87/289). Le Maire exécute obligatoirement le budget arrêté par l’administration», explique en guise d’exposé un fonctionnaire de ministère de la décentralisation et l’aménagement du territoire.

                    

 Mohamed Fouad Barrada

m_barrada@yahoo.fr

 

SOURCE

LA TRBUNE N°371




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

24102007

Edito de

La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère 

Combien paye-t-on pour faire passer deux camions remplis de crack marocain par un bureau mauritanien des douanes ? Combien paye-t-on pour se faire assister par un poste de police mauritanien quand on fait atterrir un avion pour y embarquer – ou en débarquer – une cargaison de cocaïne ? 

Je suis toujours surpris par le nombre de postes de contrôle sur les routes mauritaniennes. Avant le 3 août, ‘on’ prétextait l’insécurité. Les Cavaliers du Changement, le GSPC et tout le reste. C’est ainsi qu’on a créé une sorte de ‘mur de séparation’ entre deux Mauritanies : le poste de Chgueig sur la montagne de Djiouk (500 km à l’Est de Nouakchott) ne peut être perçu que comme un mur qui sépare une Mauritanie utile parce que le pouvoir s’y trouve, d’une autre inutile parce que laissée à la bonne volonté des administrateurs et potentats locaux. Après le 3 août, ce prétexte a sauté. Mais les postes de contrôle ont augmenté. Tout comme le trafic. 

J’ai entendu un jour l’actuel Premier ministre critiquer l’administration et dire qu’il faut simplifier les circuits parce que ‘chaque étape est l’occasion de malversation’. En hassaniya cela donnait : kil hakma, hakma est le même vocable utilisé pour désigner un poste de contrôle. Il en est de même pour ces postes qui sont plutôt destinés à prélever des dîmes. Les postes deviennent des rentes pour les patrons du corps concerné. C’est l’arnaque à ciel ouvert. Réglementée et institutionnalisée. 

Si bien que policiers, douaniers, et, malheureusement depuis un certain temps gendarmes, sont devenus les protecteurs de tous les trafics. Jamais, au grand jamais, ces dernières quinze années, on a arrêté ou intercepté un chargement frauduleux au cours d’un passage dans un poste. Même les camions chargés d’armes, il a fallu qu’ils soient trouvés sur indication de leurs propriétaires ici à Nouakchott. Alors à quoi servent tous ces contrôles ? 

Autres questions : pourquoi aucune mesure disciplinaire n’a suivi l’affaire de Nouadhibou ? Voilà pourtant une affaire où la complicité, ou du moins la négligence de tous les fonctionnaires, premiers responsables ou non, est évidente. Ils sont encore, et tous !, à leurs places. Aucun n’a souffert d’une réprimande. 

Après la fameuse affaire du détournement de l’avion d’Air Mauritanie, un mouvement a touché la police de l’aéroport. Mais allez là-bas à présent. Vous retrouverez tous les agents et chefs qui étaient là. Pourquoi ? 

Aujourd’hui ce sont deux camions qui sont interceptés de façon spectaculaire à quelques 230 km de Nouakchott, 2 km du goudron, par un douanier travaillant au Wharf de Nouakchott qui se trouvait là par hasard. Comme par hasard, l’un de ces camions a été contrôlé par le bureau de Douane-ville de Nouadhibou. Avec un autre qui n’a pas encore été retrouvé (cf. article à l’intérieur). Les deux camions ont fait l’objet d’une même déclaration faisant état de cargaison de pommes de terre et d’oignons. Un troisième camion a été retrouvé à la place de l’autre. Mais où est passé le deuxième ? Comment a-t-il pu passer tous les postes de contrôle qui ne sont exigeants que quand il s’agit de paisibles citoyens mauritaniens ou étrangers ? Qui va s’occuper de cette enquête ? Est-ce que la justice va aller jusqu’au bout ? Demandera-t-on des comptes à tous les chefs de bureaux de la zone qui se comportent en seigneurs de guerre ? A tous les gendarmes qui ferment les yeux ? A tous les policiers qui participent parfois à la couverture de la ‘chose’ ? Les directeurs de la police, des douanes et le commandant de
la Gendarmerie vont-ils réagir ? Ou devra-t-on se résoudre à croire qu’ils sont de mèche ? Que quelque part, ils y gagnent ? 

Je ne peux me résoudre à penser que le colonel Ould Bikrine n’a pas une grande et noble idée de
la Gendarmerie. Je me dis que Ould Ghazwani et Ould El Mamy ne sont pas responsables de l’état de déliquescence dans lequel se trouvaient les corps qu’ils dirigent au moment de leur prise de fonction. Mais en couvrant l’indélicatesse, pour ne pas dire autre chose, on en devient complice. Dans ce cas, on prend ses responsabilités. Et on refuse de sévir. ‘On va verra’, dirait un ami à moi… 

 

Source :
La Tribune n° 371 




BCM : Des efforts, pour rien ?

24102007

BCM : 

Des efforts, pour rien ? 

 

Le Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) a décidé mardi dernier de diminuer de 2% son taux directeur. Dans un point de presse organisé à l’occasion, le Gouverneur de la BCM, Kane Ousmane a expliqué les raisons de la diminution de ce taux de 14% à 12%. L’analyse de l’évolution des prix et le souci d’accompagner les efforts du Gouvernement en matière de reprise de la croissance, sont les deux raisons principales qui ont poussé la BCM à diminuer. Le Conseil de politique monétaire a décidé aussi de revoir régulièrement ce taux pour l’ajuster s’il y a lieu. Que peut vouloir dire cette baisse ? Pour le Gouverneur il ne s’agit pas d’une baisse mécanique du taux directeur, mais cela permettra de faire baisser le loyer de l’argent. Les banques doivent prêter 10% de plus au maximum. Elles feront moins appel à l’achat des bons de trésor, ce qui disponibilisera les ressources pour le développement des activités économiques. 

Le Gouverneur a fait remarquer que cette baisse intervient après deux ans de gel, qu’elle constitue une amplitude importante dans la variation et qu’elle intervient dans un contexte où tout le monde est affecté par la hausse des prix. 

Le Gouverneur Kane Ousmane a également rappelé que l’une des missions principales de la BCM est de contribuer à la stabilité des prix, précisant que l’évolution de ces derniers pèse sur les mauritaniens. Dans ce cadre, la BCM dispose de 2 instruments : la politique monétaire et la politique de change, expliquant que c’est grâce à la politique monétaire suivie depuis un certain temps par la BCM que la montée spectaculaire des prix du pétrole à travers le monde ne s’est pas répercutée de façon violente sur les hydrocarbures. L’inflation ‘importée’ par l’évolution des prix de certains produits a été modeste par rapport aux prix dans les pays de la sous région et dans le monde (le blé, les produits laitiers, les hydrocarbures), tout en indiquant que le marché a subi la hausse de certains prix (les légumes par exemple). Mais, devait-il ajouter, l’évolution générale des prix est restée modérée dans notre pays (les prix du loyer, de l’eau, de l’électricité) etc. En termes techniques : « L’indice des prix est en décélération, c’est pourquoi il faut toujours effectuer une revue régulière pour voir est ce qu’il faut maintenir ou réviser le taux directeur ». En ce qui concerne la politique de change, le Gouverneur a rappelé que la situation s’est stabilisée grâce à une meilleure maîtrise du marché de change. Il en naît une disponibilisation des devises de manière équitable entre les opérateurs. Mais l’ouverture d’un marché officiel de devises en janvier 2007 doit être doublée d’une lutte contre la culture de méfiance vis-à-vis de ce qui est officiel. Dans tous les cas, la BCM a pu honorer toutes les demandes introduites par les opérateurs. 

Il a également évoqué l’élaboration des textes d’application de la loi bancaire adoptée en mars 2007 par la BCM, qui a-t-il dit, se poursuit avec le concours de la Banque de France sur financement de la Banque Mondiale. Les lois adoptées en vue de la réforme du système bancaire seront bientôt effectives. Leurs textes d’application ont été subdivisés en trois lots : ceux qui doivent être adoptés dans les plus brefs délais, ceux qui sont moins urgents et ceux qui le sont moins. On dénombre cinq textes dont les termes de références ont été remis à la Banque de France. Le premier draft devra être remis en novembre et tout doit être finalisé avant mars 2008. Une plus grande efficience de la supervision bancaire permettra d’aboutir au fameux objectif de dépersonnalisation de l’exercice de la profession bancaire. Ainsi donc on tendra vers une professionnalisation du métier. Cela contribuera à crédibiliser le pays en tant que partenaire économique et ce à la veille de la tenue du groupe consultatif. . »Le métier sera exercé par quelqu’un qui dispose d’un statut de banquier et non par le détenteur du capital », a-t-il précisé. 

Le gouverneur de la BCM a en outre évoqué la situation de la BACIM BANK que son institution a décidé de sauver à travers la mise en place d’un plan visant la stabilisation de sa trésorerie, l’élaboration d’un plan de recouvrement de ses créances. Ce plan consiste aussi à contribuer à la réalisation de ces recouvrements et la recherche d’un partenaire technique et financier pour cette institution. Des contacts ont déjà été pris dans ce sens. 

Dans le cadre des nouveautés annoncées, des conditions nouvelles seront fixées pour tout nouvel agrément : un capital de six milliards ouguiyas, association à des professionnels, contribution à un fonds bancaire, ouverture de succursales dans trois villes au moins… 

 

SOURCE
LA TRIBUNE 371 




Drogue en MAURITANIE :

24102007

Drogue : 

La couverture du trafic connue


Selon le substitut du Procureur Ahmed Ould Abdallah, « neuf personnes dont cinq mauritaniens et quatre d’une même nationalité étrangère ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire ». Il s’agirait de marocains. Le crack marocain est une sorte de chanvre indien retraité au Maroc pour se transformer en pierres. Celles-ci sont préparées à partir du Hashish indien de façon à augmenter son effet et sa valeur financière, a également précisé le juge. En somme un produit dangereux. 

Ce qui n’a pas été dit : les camions sont bien passés par la douane mauritanienne à la frontière ; leur chargement a été ‘liquidé’ en tant que cargaison d’oignons. Par qui ? Contre quelles ‘compensations’ ? Quand on sait que la ‘découverte’ des camions ne semble pas être le fruit du hasard. Encore moins de la vigilance ‘naturelle’ de nos douaniers. En fait de ‘contrôle de routine’, ce serait l’excès de zèle d’un préposé fraîchement muté au Wharf de Nouakchott, anciennement à Nouadhibou, qui est l’origine de la découverte du pot-aux-roses. Après une virée de quelques 230 kilomètres de son poste d’origine, il ‘tombe’ sur les camions. A élucider encore. 

A élucider aussi, le fait que deux camions portant N°35862A50 et 14935A55 ont bel et bien bénéficié d’une quittance après déclaration enregistrée C102 au N°3523 du 18/10/2007 au bureau de Douane-Ville de Nouadhibou. Dans la déclaration, unique, il s’agit de pomme de terre et d’oignons. L’un des camions – N°35862A50 – a effectivement été intercepté, mais avec un autre camion N°00302A63. Où est donc passé le deuxième camion N°14935A55 ? Il ferait l’objet d’ardentes recherches de la part des autorités judiciaires. Comment un camion immatriculé à l’étranger peut-il s’évaporer aussi aisément entre Nouadhibou et Nouakchott ? Encore des complicités qui n’auront pas de conséquences pour leurs auteurs. 

En moins de quelques mois, plusieurs saisies ont été faites par les autorités mauritaniennes. Depuis en fait l’affaire de l’avion de Nouadhibou en mai dernier. Cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre. Chaque saisie s’effectue avec une grande publicité mais, très vite, l’affaire s’éteint. La Commission chargée de l’enquête administrative sur la première affaire a remis son rapport aux autorités. Aucune mesure n’a encore été prise. En attendant, l’extradition de Sidi Mohamed Ould Haidalla par le Maroc pourrait apporter du nouveau dans le dossier. 

Selon les agences de presse, le gouvernement marocain a accepté d’extrader vers la Mauritanie Ould Haidalla, principal suspect dans l’affaire de trafic de drogue liée à l’atterrissage d’un avion à Nouadhibou en mai dernier. Selon les mêmes sources, Rabat a cependant exigé la présentation préalable par Nouakchott d’une demande dans ce sens en trois copies signées par les ministères de la justice et des affaires étrangères en Mauritanie ainsi que par l’ambassade du Maroc dans ce pays. 

Les autorités marocaines avaient fait arrêter le 13 juillet à Agadir le suspect Sidi Mohamed, fils de l’ancien président mauritanien Mohamed Khouna Ould Haidalla qui fait par ailleurs l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice belge dans le cadre du démantèlement d’un trafic de drogue passant par la Belgique

Une délégation judiciaire mauritanienne comprenant le procureur de la république au niveau de Nouadhibou s’était rendue au Maroc il y a un peu plus de deux semaines pour interroger le suspect. Ce dernier aurait fait preuve, au cours de l’interrogatoire, de bonne coopération vis-à-vis des enquêteurs mauritaniens qui ont pu obtenir des informations «importantes et utiles» pour compléter le dossier de la drogue ainsi que des noms en relation avec ce dossier. La justice mauritanienne avait saisi il y a deux mois environ 830 kilos de cocaïne, pour une valeur estimée à plus de 37 millions d’euros, cachés dans un minibus. Deux mauritaniens, deux marocains et un sénégalais ont été arrêtés en relation avec cette opération, la plus importante dans l’histoire de trafic de drogue dans le pays. Les auteurs présumés du trafic se présentent aujourd’hui comme des victimes. Nous revenons petit à petit vers l’ancien système : on arrête en grande pompe, beaucoup de publicité, on détruit les preuves, on enquête dans la précipitation pour se retrouver à la fin avec une histoire sans début ni fin. 

On est sûr au moins d’une chose : l’administration, la police, les douanes, la gendarmerie n’ont pas fait leur boulot. Au moins cette fois-ci. Jusqu’à quand cette impunité ? 

 

Ould Oumeïr 

 

SOURCE

LA TRBUNE N°371 




Nominations : Une équipe pour le PM

24102007

Nominations : 

Une équipe pour le PM 

 

 

C’est fait : le Premier ministre, Zeine Ould Zeidane a choisi l’équipe qui sera à ses côtés pour exécuter sa lettre de mission. Il a mis du temps pour ce faire. Le premier à être choisi fut le directeur de cabinet en la personne de Nani Ould Chrouqa. Un fidèle à Ould Zeidane, brillant technicien, entré en politique depuis un certain temps. Assez pour lui donner de l’expérience. Il a monté le GIMTEL à la BCM. 

Quelques semaines, presque six mois après sa nomination, Ould Zeidane ‘libère’ les anciens conseillers et les remplace. Si l’on excepte les conseillers chargés de la diplomatie et des affaires islamiques, tous les autres réconfortent… 

Le poste que Mohamed Ould Nani, conseiller économique, éclate en trois morceaux : conseiller chargé de l’économie productive qui doit revenir à Sidi Ould Zeine, brillant cadre de la BCM et fidèle de Ould Zeidane. Il a été appelé sans être nommé officiellement en attendant que le deuxième conseiller, chargé lui de la macro-économie et des finances, accepte ce poste. Il s’agit de Mohamed Ould Oumarou, cadre lui aussi de la BCM. Sa compétence technique n’est pas mise en doute, mais plutôt sa participation à l’économie des faux chiffres des années passées et dénoncée durant la transition par… Ould Zeidane notamment. Le troisième poste est revenu à Sidi Ould Tah, brillant cadre qui a longtemps travaillé à l’extérieur avant d’être rappelé aux côtés du président du CMJD. Il sera chargé de l’équipement et des infrastructures. Toujours dans le groupe de l’excellence : Ly Djibril comme conseiller chargé de la justice, du contrôle et de la bonne gouvernance, de Madame Hindou Mint Ainina comme conseillère chargée des relations avec le parlement et la société civile, porte parole officielle du premier ministère et Mohamed Nadhirou Ould Hamed comme conseiller chargé de l’action sociale. 

Avec une équipe pareille, on se demande par où l’échec va-t-il venir. 

MFO 

SOURCE

LA TRIBUNE N°371 




La Journée Mondiale du Diabète 2007

24102007


La Journée Mondiale du Diabète 2007 : 

« Le Diabète chez les enfants et adolescents » 

La Journée Mondiale du Diabète est organisée depuis 1991 par

la Fédération Internationale du Diabète (FID) avec le soutien de l’Organisation Mondiale de
la Santé (OMS).

Elle est célébrée dans plus de 160 pays ce qui en fait la plus importante campagne mondiale de sensibilisation au diabète.

Le 20 Décembre 2006, l’Assemblée Générale des Nations Unies, avait  adopté
la Résolution

61 / 225 déclarant la date du 14 Novembre, Journée Mondiale du Diabète, une Journée des Nations Unies qui sera observée tous les ans à compter de 2007 par « tous les Etats membres, organismes des Nations Unies concernés et autres organisations internationales, ainsi que la société civile, y compris les organisations non gouvernementales et le secteur privé. »

Cette Résolution reconnaît le diabète comme une «  maladie chronique, invalidante et coûteuse, qui s’accompagne de graves complications, fait courir de graves risques aux familles, aux Etats membres et au monde entier  ». 

C’est la première fois  qu’une maladie non transmissible est reconnue comme une menace pour la santé mondiale aussi grave que les épidémies infectieuses telles que
la Tuberculose,

ou le Sida.
La Résolution 61 / 225 définit un agenda mondial de lutte contre le diabète et recommande à tous les Etats membres la mise  en œuvre de Programmes Nationaux de Prévention et de Traitement du diabète et de Prise en Charge des patients Le thème choisi pour

la Journée Mondiale du Diabète 2007 et 2008 est «  Le diabète chez les enfants et adolescents  ». Contrairement à une idée reçue, le diabète peut affecter les enfants de tous âges, y compris les bébés. Durant les dix dernières années, on compte 75 % de malades en plus avant l’âge de quatre ans.

.D’après les estimations de
la FID à l’échelle mondiale ,70.000 enfants de moins de quinze ans développent le diabète de type 1 chaque année et l’incidence du diabète de type 2 chez les enfants devrait augmenter de 50 % dans les quinze prochaines années.

Aujourd’hui, environ 85 % des enfants atteints de diabète de type 2, sont en surpoids ou obèses au moment du diagnostic.  Un enfant sur dix serait en surpoids au niveau mondial.

Dans beaucoup de pays en développement, la prise en charge des enfants souffrant de diabète est aléatoire car l’insuline et d’autres fournitures du diabète sont inabordables, inutilisables ou indisponibles. Il en résulte la mort de nombreux enfants peu après le diagnostic  ou bien un mauvais contrôle du diabète entraînant une mauvaise qualité de  vie et le développement de complications précoces et désastreuses.

Cette année et en 2008,

la Journée Mondiale du Diabète, visera à améliorer la sensibilisation

à la prévalence du diabète de type 1 et de type 2 chez les enfants et à mettre l’accent sur l’importance du diagnostic précoce et de l’éducation pour limiter les complications et sauver des vies. Avec des soins appropriés, un accès aux médicaments, une éducation et un soutien adéquat, les enfants diabétiques  peuvent mener une existence saine et pleinement active.

Selon
la FID, aujourd’hui près de 250 millions de personnes vivent avec le diabète.

Les chiffres prévisionnels évoquent un nombre de diabétiques qui pourrait atteindre ou dépasser 350 millions pour 2025 dont près de 80 % résideraient dans les pays en développement.

Il appartient aux décideurs politiques, aux professionnels de la santé, aux médias, aux associations de diabétiques et à la population en général de  se mobiliser pour la réussite

de

la Journée Mondiale du Diabète, le 14 Novembre 2007, dont le slogan est «  Unis pour le Diabète  » et le logo  un cercle bleu symbolisant l’unité de la communauté internationale.

       

Nouadhibou ,14 octobre 07                            ISSA Mamadou DIOP 

          S /
LA TRIBUNE N°371                                                                   
Président de l’ADN    




Le HCR prêt

24102007

Le HCR prêt


Quelque sept mille réfugiés mauritaniens au Sénégal seront assistés dans la perspective de leur rapatriement prévu à la fin de l’année 2007, a annoncé vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés  (HCR), dans un communiqué. L’assistance du HCR à ces réfugiés, installés depuis deux décennies au Sénégal et volontaires pour rentrer dans leur pays  comprend outre le transport, l’aide à la réinsertion et la dotation en infrastructures de base, notamment la santé et l’éducation.  »Ce rapatriement attendu s’annonce comme un événement  historique« , a affirmé Roseline Idowu, représentante régionale du HCR, basée à Dakar, qui rend hommage au Sénégal pour son hospitalité, et au président de la Mauritanie pour le pas de géant qu’il a fait accomplir à son pays. 

L’agence spécialisée de l’ONU établit à 24 000 le nombre de  réfugiés mauritaniens à rapatrier graduellement, une opération que les deux pays préparent sous l’égide du HCR et qui nécessite le déploiement de gros moyens pour réussir ce retour. Elle avait convié à Genève les ambassadeurs du Sénégal et de la Mauritanie à une réunion spéciale destinée à lancer un appel urgent aux bailleurs de fonds en vue de trouver des ressources pour financer l’opération. 

Le HCR a ouvert quatre nouveaux bureaux de part et d’autres  dans des villes jouxtant le fleuve Sénégal. Près de vingt camions  remplis d’aide (couvertures, bâches, moustiquaires, sous-vêtements, etc) ont été réceptionnés lundi en Mauritanie en provenance du Liberia via la Guinée et le Sénégal. L’organisation humanitaire indique que huit de ces camions ont  été redéployés au Sénégal et serviront au transport des réfugiés,  comme ils l’ont été dans différents théâtres d’opérations du HCR en Afrique de l’Ouest.  

«Les ressources venues du Libéria vont être très utiles pour l’UNHCR, qui doit faire face à un manque de financement pour l’opération en Mauritanie», indique un communiqué publié à Genève. Le convoi de 20 camions a quitté Monrovia, la capitale du Libéria, le 21 septembre et est arrivé à Rosso lundi dernier après avoir effectué un voyage tout-terrain de 25 jours, parcourant environ 1.000 kilomètres à travers le Libéria, la Guinée et le Sénégal. Au total, le convoi a permis de transporter 2.000 seaux, 1.600 sets de cuisine, 4.500 assiettes, 9.600 pains de savon, 3.125 couvertures, 3.920 jerrycans, 20 rouleaux de tissus, 3.600 pièces de vêtements pour femme et des moustiquaires. Par ailleurs les responsables du HCR indiquent qu’«à cause de la capacité d’absorption limitée et des infrastructures réduites dans les zones de retour, nous prévoyons de rapatrier jusqu’à 7.000 réfugiés avant la fin de l’année. Les autres réfugiés rentreront en 2008». On oublie ici qu’aucune infrastructure d’accueil n’existe actuellement. Comment envisager le retour des gens sans le préparer ? 

S/

LA TRIBUNE N°371 







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