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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

16102007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada 

Pénurie de liquidité et le spectre de la famine 

 

Depuis deux ans l’économie parallèle mauritanienne n’arrive pas à générer les revenus habituels, c’est du moins ce qui ressort des entretiens de certains citoyens qui se plaignent de la baisse de leurs revenus. Crise de liquidité ou fuite de capitaux ? L’argent demeure une chose rare en Mauritanie.  Demandez au baron du système D,  ils vont vous répondre «qu’il y a une pénurie de liquidité». 

Les indicateurs économiques montrent, en revanche, à travers les études réalisées par les experts de la banque centrale et ceux de la banque mondiale que l’inflation est de 7% que la croissance hors pétrole avoisine les 6 % et que la situation économique est comparable au reste de la sous- région. 

Pourtant, la consommation est en nette diminution dans plusieurs coins de vente du pays. Un épicier de la place nous a confirmé que «les clients n’achètent plus comme auparavant. Avant le trois août 2005, ils achetaient sans réfléchir ; en cette phase ils prennent le strict nécessaire». 

Taleb grossiste du marché de la capitale se trouve dans des situations tel que le fait de ne pas avoir suffisamment de liquidité pour régler une affaire de 500.000 mille ouguiya. 

Ould Sowydi commerçant débrouillard explique quant à lui «qu’aujourd’hui avec une somme d’un million d’ouguiya, il peut gagner énormément d’argent car tout simplement la liquidité n’existe pas et que tout le monde veut vendre alors que les acquéreurs sont quasi -existants». 

Par ailleurs, «chaque putsch, est suivi d’une période qui peut aller jusqu’à une quinzaine d’année de récession économique»,  martelait déjà un conférencier occidental qui était ici dans le cadre d’une conférence organisée par l’un des organismes internationaux qui opèrent chez nous. Ce même conférencier n’exclut pas l’hypothèse d’une famine en Mauritanie. Pourquoi ? 

Peut-être que les opérateurs nationaux ne veulent pas se hasarder dans des investissements à risque. Il se peut aussi que les capitaux aient subis une fuite énorme.
Bizarrement, des politiques de drainage des capitaux étrangers indirects fort sollicités par l’actuelle équipe dirigeante n’a pas encore eu l’impact souhaité. En outre, un  taux d’intérêt élevé (24% appliqué par les banques commerciales et 9% exercé par les caisses d’épargne) freine les investissements internes. 

Certes, en cette période les marchés de la capitale de Nouakchott sont fréquemment visités par des citoyens qui veulent s’abreuver de marchandises. Toutefois, les vendeurs se lamentent de ne réaliser que des gains insignifiants et cela  depuis quelques temps. 

En effet, il y a eu une diminution de liquidité causée probablement par la guerre contre les narcos trafiquants. Ainsi l’application du système budgétaire  limitant les  dépenses de fonctionnement est une autre interprétation de la baisse de la masse monétaire. On évoque dans cette perspective qu’une partie de ces dépenses constituait illicitement une ressource  placée dans le circuit économique par des hauts fonctionnaires sous forme d’emprunt ou participation commerciale. Ce qui permettait le  ravitaillant des marchés locaux en liquidité. 

Il est clair, cependant, qu’officiellement le budget n’a pas fait l’objet d’une réduction ;  par contre il a subi une nette augmentation ces deux dernières années. Une telle situation entraîne l’accroissement de  la masse monétaire. Le budget  avoisine désormais un milliard de dollar avec un revenu par habitant proche de 600 dollars. 

Les acteurs financiers  du pays essayent en ce sens de relancer l’économie à travers la création de l’emploi et l’octroi de micros crédits. Il s’agit là d’une optique déjà pratiquée par l’ancien système. Ces politiques n’ont pas encore apportées le fruit adéquat car il manque toujours quelque chose. 

m_barrada@yahoo.fr 




Coup de plume de Kissima Diagana

16102007

Coup de plume de Kissima Diagana

 

Une opposition  qui fait semblant d’être inquiète. Un pouvoir qui traine les pas devant les questions sérieuses. Une opinion publique qui se tait. Et des populations qui ploient sous le poids d’un quotidien de plus en plus cruel….Vers quelles eaux sont disposés à nous mener ceux qui nous dirigent ensemble. A peine sommes-nous sortis du ramadan, nous voilà encore en proie aux lourdeurs des prix…On nous menace d’une hausse imminente du gaz et de l’électricité. Nous en sommes déjà à ajouter quotidiennement cinq, dix, vingt ouguiyas ou plus sur les choses que nous achetons obligatoirement pour survivre…On ose nous dire encore que comparé aux autres pays, nous sommes bien…Des comparaisons sans raison qui nous empêchent de vivre. A vrai dire, il y a une impression de statisme ou de blocage dans l’air. Ou bien c’est le pouvoir qui n’est plus à la hauteur, ou bien c’est l’opposition qui sème la zizanie. D’abord, l’idée d’un parti qui se doterait d’une légitimité du seul fait que le président de la République peut en être membre a tout l’air d’une trahison de tous les mauritaniens qui ont cru avoir choisi librement leurs élus. Des hommes et des femmes ne veulent visiblement pas être ailleurs que là où il y a le chef. C’est ce qu’ils ont fait avec Ould Taya. Ils lui ont donné l’illusion d’être indispensable. Maintenant qu’il est si loin ; il doit comprendre jusqu’à quel degré ces gens peuvent se passer du meilleur de leur bienfaiteur. Celui qui les a sortis de la misère. Et Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, sera-t-il suffisamment sage pour détecter le « pechmerguisme » politique et le patriotisme chez ceux qui vont l’entourer bientôt au nom du parti de l’autorité ? Et l’opposition, avec quelles nouvelles armes est-elle en mesure d’affronter un nouvel ennemi ou plutôt un ennemi métamorphosé ? Va-t-elle continuer à crier dans les gradins que sont les somptueux hôtels pour conférences de presse pendant que du côté du pouvoir on détourne les esprits vers le secondaire au grand dam du prioritaire ?

Cette même opposition, qui a discuté de certains points avec le chef de l’Etat en omettant volontairement de lui rappeler l’urgence des dossiers qui ont été son cheval de bataille, a-t-elle épuisé ses cartouches ? Se serait-elle affaiblie du fait d’une reconstitution du schéma politique qui a par exemple greffé l’APP à la sphère de la majorité présidentielle, même si cette même APP a haussé le ton ces jours-ci contre l’imminence d’un parti du pouvoir ?

Beaucoup de questions qui n’auront leurs réponses que dans la pratique que « ceux qui nous dirigent ensemble » feront de nos problèmes…

Que Dieu nous préserve.

Source : La Tribune n° 370




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

16102007

Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

Dans quelques jours, ce sera la réunion du Groupe Consultatif pour la Mauritanie. A Paris. Les institutions internationales considèrent que le pays a opéré le maximum de réformes. Dans le cadre du nouveau programme, ces institutions vont ‘cautionner’ la Mauritanie et l’aider à avoir le financement de son plan de développement pour les dix années à venir. Le Sénégal vient de passer cet examen et d’avoir quatre milliards de dollars. Pour le passer, la Mauritanie a besoin de prouver qu’elle peut couvrir 30% de ses besoins en financements et surtout éviter toute décision qui peut remettre en cause les acquis en matière d’équilibres macro-économiques, de transparence et de rigueur. La hantise du FMI étant l’existence du déficit, les nouvelles autorités ne peuvent aller au-delà de leurs moyens réels. Supposons que l’Etat veuille sauver Air Mauritanie – ce que nous souhaitons tous – il lui faudra injecter une somme colossale : quatre milliards selon les travailleurs, sept milliards selon le ministre. L’aberration ici, c’est qu’il aura investi dans un outil qui ne lui appartient pas. Autre aberration : même si la compagnie est privée, son directeur général a toujours été nommé par l’Etat et son dernier président du Conseil était issu de l’administration. Toujours dans le registre de l’aberration : en 2004, la direction de la compagnie avait demandé deux milliards seulement pour l’investissement dans son développement ; en 2006, elle avait trouvé une voie de sortie avec la vente de 51% de son capital à la Royale Air Maroc mais les autorités avaient opposé un refus catégorique ; en 2007 elle était en phase de redressement quand le ministère des finances a refusé de suivre… La Mauritanie peut-elle se payer le luxe d’enfreindre les accords en finançant le déficit ? Peut-elle ‘ponctionner’ sur l’argent destiné aux écoles, aux postes de santé, aux routes, bref sur ce qui sert la collectivité pour faire marcher une société privée ? Est-ce que nous posons le problème comme il faut ? C’est aux économistes de répondre. Nos élites ont toujours choisi le silence. Rares nos cadres qui parlent quand il le faut. C’est-à-dire quand nous avons besoin d’entendre leurs expertises. Plus que par le passé, plus que dans des cas semblables, nous avons besoin d’explications. Quelques paroles que personne ne semble vouloir prononcer : Air Mauritanie est comme tout le reste. Pillée. Vendue. Pillée. Faut-il la racheter de nouveau ? Auquel cas il faut envisager de racheter tout ce qui a été frauduleusement vendu dans ce pays. J’ai encore souvenir de ces propos d’un ancien Ambassadeur étranger : ‘il est vrai que vendre son pays est un acte condamnable, mais il est autrement plus dangereux et plus grave de l’acheter’. Je suis sûr que ceux qui nous dirigent, tout comme ceux qui aspirent à être à leur place, tous estiment mal la situation dans laquelle le pays se trouve. Les uns parce qu’ils sous-estiment le mal qui a été fait. Les autres parce qu’ils surestiment les possibilités du pays. Alors que pour se battre, il faut estimer à sa juste valeur le rapport à l’adversaire. L’adversaire ici, c’est bien le sous-développement, l’exclusion, l’injustice, les disparités, le chômage, la mauvaise utilisation des ressources, leur mauvaise redistribution… L’adversaire ici, c’est l’ordre imposé par la médiocratie qui a fait main basse sur le pays. C’est l’immobilisme. C’est le refus du changement. Et ce n’est malheureusement pas l’apanage du pouvoir. Source la Tribune n°370




La SNIM

16102007

La SNIM 

Pas à vendre mais à sauver 

Clarifier certains sujets et partager avec la presse des informations. Tel était le souci la semaine dernière du ministre du pétrole et des mines. A la faveur d’un point de presse tenu mardi 9 octobre 2007, juste deux jours après la sortie de l’opposition contre ce que celle-ci a considéré de la part du pouvoir comme un bradage du patrimoine économique national, le ministre du pétrole a rappelé que
la SNIM est une société très importante qui a commandé il y a un an une étude stratégique de sa situation par rapport à la situation internationale. 

Par les temps qui courent, on parle de l’éventuelle ouverture du capital de

la SNIM. Suffisant pour pousser une opposition dirigée par Ahmed Ould Daddah à faire part de son inquiétude. C’est que cette société qui fut nationalisée très tôt par les tous premiers dirigeants de
la Mauritanie est une « fierté nationale ». Aussi, l’oposition n’a-t-elle pas hésié à crier au scandale après avoir été reçue par le pérsident de la République. Avec Sidi Ould Cheikh Abdallahi, les dirigeant des partis de l’opposition ont déclatré avoir discuté de quelques poits essentiel et lui avoir fait part de leur soucis quant à l’avnir de la SNIM entre autres ressources nationales. C’est sans doute pour répondre à ce souci que les autorités ont par la voix du ministre du Pétrole et des mines, Mohamed El Moctar Ould Mohamed El Hacen déclaré que la vente de la société n’est pas à l’ordre du jour. « 
La Snim ne sera pas bradée, ne sera pas vendue, mais pour les besoins de son développement dans une conjoncture mondiale extrêmement favorable », il importe que soit prises des dispositions en fonction des résultats qu’une étude commanditée par l’Etat rendra. Il s’agit de ne pas faire perdre à cette société dont l’Etat détient plus de 78% du capital des occasions de faire un bond significatif loin de sa capacité de production actuelle qui est de 12 millions de tonnes environ.  En plus c’est bien parce qu’une demande assez forte doublée d’une montée du prix du fer est là que la Snim aurait commandité il y a un an, une Etude Stratégique de son développement. Le ministre souligne que les prévisionnistes disent qu’il s’agit d’une situation favorable pour les exportateurs de fer et que d’ici  2010  à 2013, elle peut se renverser. 

Le bureau d’étude chargé par la Snim serait d’une renommée internationale. Il s’agit de la Corporate Value Associated (CVA). Le gouvernement mauritanien lui a également de lui faire une autre étude en vue  de prendre les dispositions adéquates. Pour combien n termes de coût financier. « Je ne sais pas répond, Mohamed El Moctar Ould Mohamed El Hacen » pour qui il s’agit de questions qui ne relèvent pas de ses compétences. 

Autres arguments du ministre : une concurrence internationale. Par exemple « des pays de la sous région comme le Sénégal et la  Guinée où sont déjà en action des sociétés comme Arcelor Mitals et Rintirto

S’il y a une inquiétude du gouvernement c’est visible le spectre de 1987, année où la Snim, incapable de payer ses fonctionnaires était contrainte de recourir à l’Etat. « Il faut sauver la SNIM », a dit le ministre. Y aurait-il donc péril en la demeure ? Pas du tout, à en croire Ould Mohamed El Hacen.  Alors pourquoi tant d’inquiétude de la part de l’opposition ?  C’est à cause de « la mauvaise gestion et de la gabegie », répondrait un Saleh Ould Hannana, intervenant dans le point de presse de l’opposition tenu la veille de la sortie du ministre. 

KD 

Source : La Tribune n°370 




Couple présidentiel : A la conquête des cœurs

16102007

Couple présidentiel : 

A la conquête des cœurs 

 

Une chose est sûre : depuis Moktar Ould Daddah et Marième Daddah, il n’y a pas eu de vrai ‘couple présidentiel’ en Mauritanie. L’arrivée au pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdallahi va-t-elle changer la chose ? 

Beaucoup de supputations avant, pendant et après la présidentielle sur le rôle de chacun au sein de cette famille qui a fantasmé l’opinion dans les salons de Nouakchott. A telle enseigne que les mouvements de tous les membres de la famille Ould Cheikh Abdallahi sont suivis à la loupe. ‘Scrutateurs’ malintentionnés et observateurs sont du même avis : un nouveau style est en train de voir le jour à la présidence. 

Pour lui, cela a commencé par la prière du vendredi à la mosquée centrale de Nouakchott. Du jamais vu depuis le milieu des années 60. Cet acte qui aurait dû être salué sans réserve, a été l’objet de critiques et de scepticisme. Cela s’est poursuivi avec les visites de terrain. Notamment dans les hôpitaux. La dernière est celle effectuée le jour de la fête du Fitr à l’hôpital Zayed. Il a voulu en faire ‘une visite d’information’. Dans sa déclaration à la presse, il a dit avoir ‘jugé nécessaire d’effectuer cette visite en ce jour béni qui nous est cher en tant que musulmans, car étant une occasion d’échange d’excuses et de tolérance’. ‘J’aurai voulu visiter tous les malades pour leur faire part de ma sympathie, mais, a-t-il dit, la visite s’est limitée cette fois-ci à cet hôpital’. Même s’il a appelé ‘à une amélioration des prestations dispensées aux patients’, certains lui reprochent de n’avoir ‘rien amené, en ce jour d’offrandes, aux malades’. Nonobstant tous ces reproches, justifiés ou non, le style de l’homme est là : simplicité, humilité et vérité. On se souvient encore de son interview où il s’était refusé de verser dans la démagogie, préférant parler vrai quitte à servir à ses détracteurs des raisons de le critiquer. 

Pour elle, le champ de l’action est beaucoup moins aisé à investir. D’abord les préjugés développés dans les salons par ses détracteurs, ensuite les relents négatifs du carcan social institué ces dernières années. Quand elle crée la Fondation Khattou Mint el Boukhari (Fondation KB), c’est une levée de boucliers de toute part. Les uns et les autres refusent d’y voir la volonté d’aider son mari dans l’exercice de sa charge présidentielle. Ce qui, ailleurs, est un acte d’engagement louable, devient vite une ‘hérésie sociale’. Mais pour Mme Khattou Mint el Boukhari, ‘le temps est à l’action, pas aux bavardages’, comme on dit dans son entourage. Distributions de vivres dans les quartiers pauvres de Nouakchott. Puis intervention en pleine crise de l’eau avec les navettes des citernes qui ravitaillent la périphérie de la capitale, là où l’eau coûte le plus cher, là où elle manque le plus. C’est la catastrophe de Tintane qui révèle au grand jour la Fondation KB. Puis Kaédi, où la Première dame se rend en personne. Tout en étant aux côtés de son mari dans ses principaux déplacements, Mint el Boukhari prend ses bureaux au siège de la Fondation. Là, elle reçoit continuellement, écoute les plaintes, répond aux doléances, compatit aux douleurs. ‘Une manière pour elle de maintenir le contact avec les populations’. Elle est un peu le bras ‘social’ de l’exercice du pouvoir par son mari. Elle se veut, quant à elle, ‘une promesse tenue’. ‘Pendant la campagne beaucoup de promesses ont été faites à des gens qui avaient l’habitude de perdre de vue ceux qui viennent demander leurs voix dès leur élection. Ce ne sera pas le cas avec nous’. Ce qui importe à la Présidente ? ‘Ce sont les pauvres et en quoi la Fondation peut le aider’. C’est seulement ainsi que le volet social du programme du Président Ould Cheikh Abdallahi peut être mis en œuvre. La Fondation est en fait un complément d’action pour le nouveau pouvoir. Une sorte de porte ouverte par la présidence sur le terrain. Une main tendue aux nécessiteux. A l’occasion justement de la fête du Fitr, Mme Khattou Mint el Boukhari a fait le déplacement dans un centre médical de Sebkha. L’occasion de passer à la maternité, compatir aux douleurs des mères et apporter cadeaux et nourritures. L’occasion aussi de faire un geste envers un centre d’accueil des enfants abandonnés qui vivent un drame réel et qui souffrent dans l’indifférence totale. La Fondation KB qui est naissante il est vrai, a bénéficié du mécénat de quelques hommes d’affaires comme Bahaye Ould Ghadde qui a gracieusement fourni des produits alimentaires destinés à combler le déficit alimentaire dans certaines zones sinistrées, Mohamed Ould Bouamatou qui a offert des 4×4 pour acheminer les produits sur place et Ahmed Baba Ould Azizi qui a offert des citernes pour le ravitaillement en eau des zones assoiffées. D’autres donations ont été enregistrées. Une offre qui a permis d’équiper la Fondation et de la lancer sur le terrain de l’action. La Fondation ne compte justement que sur les donations du genre et sur la coopération internationale pour mettre en œuvre son ambitieux programme (voir encadré). En aucun cas elle ne peut donc gêner l’action du gouvernement en la matière. Au contraire, elle ne peut qu’en être l’appui. 

C’est sans doute cette sortie de ‘la voie consacrée’ depuis trente ans, qui est à l’origine des médisances et autres commentaires qui relèvent plus de la malveillance que de reproches fondés et argumentés. Il faut simplement croire qu’après avoir conquis le pouvoir, le couple présidentiel s’en va à la conquête des cœurs. De ceux qui en ont encore… 

 

MFO 

 

 

Encadré : 

Fondation KB 

 

Voilà ce qu’on lit quand on visite le site www.fondation-kb.org : «La Fondation Khattou Bint el Boukhari est une association caritative ayant pour objectif de venir en aide aux populations les plus démunies, sur toute l’étendue du territoire de la République Islamique de Mauritanie. Elle a été créée dans le courant de l’année 2007, conformément à la loi relative aux associations. 

Notre Objectif : La Fondation a pour objectif d’aider les populations qui souffrent le plus de la pauvreté et de l’exclusion, ainsi que la participation au développement du pays. Elle aide les personnes en difficulté en soutenant des projets concrets et innovant, qui répondent aux besoins, sans cesse en évolution, de la société. Elle agit dans tous les domaines de l’intérêt général : enfance, santé, agriculture, culture, éducation, environnement, etc,… 

Notre Mission : la lutte contre toutes les formes de violence envers les femmes et les enfants ; la participation à l’amélioration du niveau de la santé reproductive ; l’appui aux enfants handicapés et aux personnes âgées ; l’amélioration de la situation des personnes vivant dans un habitat précaire; La facilitation de l’accès à l’eau potable ; La sensibilisation sanitaire ; La distribution des aliments et des médicaments ; L’appui aux sinistrés et victimes des calamités naturelles; Le développement des activités liées à la jeunesse (clubs, associations, domaines culturels et sportifs, etc,…) ; L’appui à la formation professionnelle ; Le financement de projets (petits projets, activités génératrices de revenus, coopératives féminines, etc,…). 

 

Source : La Tribune n° 370 




Parti de la Mouvance Présidentielle

16102007

Parti de la Mouvance Présidentielle : 

Les voies de l’Enfer sont pavées de bonnes intentions 

 

 

L’ambiance était plutôt à l’austérité. Pas le trop-plein. Deux ministres en exercice en plus de Yahya Ould Ahmed Waghf, ministre secrétaire général de la présidence et pilote du processus de création du parti de la mouvance présidentielle (pourquoi ne pas l’appeler comme ça ?). Aziz Ould Dahi est ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, il est le président de la commission des cadres ; Fatimetou Mint Khattri est ministre de la condition féminine, elle est présidente de la commission des femmes. A leurs côtés : Boydiel Ould Hoummoid, président de la commission textes du parti, Khatar Ould Cheikh Ahmed, président de la commission chargée de la réflexion au mode de financement du parti, Ba M’Baré, président du Sénat qui préside l’une des deux commissions ajoutées au dernier moment pour équilibrer au profit de la composante négro-africaine (la deuxième commission est dirigée par         ). Ici et là, quelques figures qui rappellent les temps PRDSiens d’antan. La vedette du moment est le ministre secrétaire général. Il prend la parole et lit une déclaration. Il répond à deux questions : Pourquoi la création d’un parti politique maintenant ? Cette campagne que véhiculent certains contre ce projet est-elle logique ? 

Pour la première question, le coordinateur a indiqué que la création d’un parti politique est une nécessité justifiée par les deux facteurs suivants : -La nature de la scène politique ; -La nature des partis politiques en tant que cadre idéal de l’exercice de la politique. 

La scène politique se caractérise selon lui par l’existence d’une large tendance des forces centristes modérées. Ce courant, a-t-il dit, a prouvé sa grande popularité aux élections législatives et présidentielles. En ajoutant que ce courant s’est mobilisé derrière l’ambitieux programme du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi au cours des 1er et 2ème tours, programme qui préserve l’unité nationale, consolide la démocratie, la transparence, la bonne gouvernance, instaure l’Etat de droit et l’équité, programme qui garantie la justice sociale, la promotion économique, la lutte contre les tares sociales et s’attèle à la préservation des libertés et de la primauté de la loi. Quant à la mission du nouveau parti, le coordinateur a dit que ce parti sera un partenaire dans le pouvoir avec les autres partis de la majorité présidentielle. De même, a-t-il dit, il restera un cadre de réflexion et d’étude des grands dossiers nationaux et une force qui met à la disposition du gouvernement des avis et approches sur les meilleurs moyens de mettre en œuvre le programme politique voté par la majorité du peuple mauritanien. 

S’agissant de la deuxième portant sur la campagne anti-projet, le coordinateur a dit que cette campagne menée contre le parti de la majorité présidentielle et sa qualification de « parti-Etat » est une façon de juger les intentions de ceux qui soutiennent le projet et constitue selon lui une pratique contraire à la démocratie et aux règles de la tolérance et de l’équité. « Nul ne doute que tous les régimes démocratiques de par le monde sont fondés sur un parti ou des partis qui dirigent et d’autres qui se trouvent dans les rangs de l’opposition. Cela n’a jamais était une source de crainte ou de doute », a-t-dit. Il a ajouté que personne n’ignore que les personnes engagées dans cette initiative sont celles qui ont institué les lois et règles grandissant le respect des deniers publics et la transparence dans la vie publique. Bien qu’indépendants, ils ont adopté le financement des partis politiques et celui du chef de file de l’opposition démocratique avec transparence concrétisant les principes d’ouverture et de partenariat, loin de tout égoïsme et favoritisme, a-t-il noté. Il a appelé tout le monde à ‘s’affranchir du passé’ et à se tourner vers l’avenir. (voir interview). 

 

Source : La Tribune n°370 




Interview

16102007

Yahya Ould Ahmed Waghf, ministre secrétaire général de la présidence et coordinateur du parti de la Mouvance présidentielle :

«Même ministre, j’ai le droit de faire de la politique» 

 

La Tribune : Monsieur le Ministre, si vous aviez à présenter en quelques phrases le projet de que vous êtes en train de réaliser, que diriez-vous ? 

Yahya Ould Ahmed Waghf : J’aide modestement à coordonner les efforts de création d’un parti qui regroupe les sans-partis de la majorité, cette mouvance qui a rassemblé une majorité aux législatives et qui a soutenu avec succès la  candidature de monsieur Sidi Mohamed Ould Cheik Abddallahi. 

 

La Tribune : Parti de la Majorité, parti de l’Autorité, part du Président, parti du Premier ministre… beaucoup de mots pour désigner une seule entité. C’est quoi au juste ? 

Yahya Ould Ahmed Waghf : Les dernières élections législative ont donné la majorité parlementaire à un large courant centriste et modéré. Cette mouvance a appuyé Sidioca lors des présidentielles. Pour la plupart, ils n’appartiennent à aucun parti. Ce parti est leur parti et celui de tous ceux qui, comme le RDU, voudront bien le construire avec eux. C’est aussi et surtout le parti de tous les mauritaniens qui tiennent à concrétiser notre aspiration collective à la démocratie, au progrès et à l’équité. 

 

La Tribune : Votre présence à la tête du pilotage d’un tel projet intrigue. D’abord parce que vous n’avez pas encore fini de régler le dossier de réfugiés, ensuite parce qu’il s’agit d’une mise en avant de la présidence. Comment expliquez-vous cette présence ? 

Yahya Ould Ahmed Waghf : Même ministre, j’ai le droit de faire de la politique. Dans les grandes démocraties, un ministre qui ne fait pas de politique est anomal. J’appartiens à cette mouvance ; ses parlementaires ont demandé mon aide pour réussir notre objectif commun : doter la majorité d’une structure de parti dont elle a besoin. 

Néanmoins, je veille scrupuleusement à ce que mon activité partisane n’empiète jamais sur les horaires de bureau. Le dossier des réfugiés, comme le reste de mes obligations, avancent normalement. Le temps que je consacre à la construction du parti, je le prends sur mon repos personnel, mon temps privé. 

 

La Tribune : Ceux de l’opposition émettent des inquiétudes quant au retour du PRDS, nouvelle formule. Que répondez-vous à ces inquiétudes ? 

Yahya Ould Ahmed Waghf : Que l’opposition se rassure, nous ne voulons restaurer ni le PRDS, ni aucun autre parti. Nous ne regardons du passé que notre souci de ne pas en reproduire les erreurs. Pour le reste, nous nous consacrons à l’avenir et pour nos compatriotes, nous le voulons démocratique et prospère. 

 

La Tribune : Comment ce parti peut-il avoir l’ambition de fonder un nouvel ordre politique sans risque de retour à l’hégémonie du parti-Etat ? 

Yahya Ould Ahmed Waghf : «Un nouvel ordre politique», c’est beaucoup dire. Nous sommes ambitieux pour notre pays mais nous préférons rester modestes. 

Nous construirons avec les autres partis de la majorité une coalition politique qui sera un partenaire utile du gouvernement, du Président et de l’opposition. 

Quant au risque hégémonique, il n’est pas pertinent. Le Président pratique la concertation permanente avec l’opposition. Nos groupes parlementaires ont associé l’opposition lors de la formation des commissions. Nous pratiquons la tolérance, pas l’exclusion… Le reste n’est que procès d’intention. 

 

La Tribune : Le parti peut-il ambitionner de ‘révolutionner’ les comportements politiques, ou au moins de provoquer la recomposition du paysage politique ? 

Yahya Ould Ahmed Waghf : Nous espérons être différents dans le bon sens. Nous voulons un parti normal, ouvert et transparent. Un parti au pouvoir mais qui se finance légalement et qui fonctionne démocratiquement. Un parti qui n’aspire à aucun privilège de l’Etat et qui entretient avec lui une saine relation. Si nous réussissons, nous réussirons ce pari, nous aurons «révolutionné» les comportements politiques en Mauritanie. 

 

Propos recueillis par Ould Oumeir

 

Source : La Tribune n°370 




Air Mauritanie : En attendant la liquidation…

16102007

Air Mauritanie : 

En attendant la liquidation… 

 

Le directeur général d’Air Mauritanie a annoncé aux travailleurs la décision de la société de les mettre en chômage technique pour les trois mois à venir. En attendant de voir… 

Pendant ce temps, les membres du comité de crise mis en place par les employés ont exhorté « le Président de la République, au nom de leurs camarades à intervenir pour sauver la société et à ne pas accepter sa liquidation », affirmant que les informations qui circulent sur l’état de la société sont « erronées ». Ils ont invité les pouvoirs publics à œuvrer pour le « redressement de la société qui dispose de toutes les garanties de la pérennité », en raison principalement de « la disponibilité de ressources humaines qualifiées, de la grande expérience dont elle dispose ainsi que de la bonne réputation dont elle a joui durant des décennies ». Cet appel au Président de la République vise à l’amener à « prendre une décision courageuse permettant de sauver cette société nationale spécifique qui symbolise la souveraineté ». Les travailleurs estiment qu’ »un montant de 4 milliards d’UM suffit pour réhabiliter cette société, redynamiser ses structures et la sauver de la situation qu’elle vit depuis 1996 du fait de l’ouverture de son capital aux promoteurs privés », indiquant que le choix de la compagnie agonisante Air Afrique comme partenaire de la société a augmenté les problèmes de celle- ci » et rendant de ce fait, « l’Etat entièrement responsable de la situation actuelle de la compagnie ».  

Côté officiel, il y a d’abord eu cet éclaircissement du Président de la République fait devant les chefs de partis d’opposition et dont le porte-parole de la présidence, Abdallahi Mamadou Ba a fait l’économie devant la presse. Le Président a jugé « la situation de cette société n’est pas satisfaisante en raison de l’accumulation de plusieurs années de mauvaise gestion qui ont conduit à l’impasse d’aujourd’hui ». Mais il a souligné « la volonté du gouvernement de trouver des solutions appropriées permettant d’atténuer les effets des mesures prises, de limiter les dégâts et de garantir l’avenir des travailleurs et de leurs familles ainsi que la pérennité du service public du transport par une compagnie nationale ».
Pour expliquer ce qui arrive, le ministre des transports, Ahmed Ould Mohameden est monté au créneau pour dire que la société Air Mauritanie est en situation de faillite complète, du fait de pertes successives et d’une mauvaise gestion durant les vingt dernières années. Tout en précisant qu’elle n’est pas une société publique comme le pensent certains. Alors que la participation de l’Etat ne dépasse guère les 11%. Dans cette déclaration faite à l’AMI, il a fait l’historique de la privatisation de la compagnie. En 2000, l’ancienne compagnie aérienne Air Afrique, qui agonisait à l’époque, était alors le plus grand actionnaire de la compagnie. Ce qui, selon le ministre, a eu des répercussions négatives sur Air Mauritanie. Il a expliqué que cette situation a fait que les privés mauritaniens sont devenus les principaux actionnaires de cette société après l’effondrement du plus grand contributeur, à savoir Air Afrique, au moment où l’Etat mauritanien devenait actionnaire secondaire. Air Mauritanie est une société mixte et non une entreprise publique, et c’est que doit comprendre le citoyen, a souligné Ould Mohameden, précisant que les transports aériens font l’objet d’une rude concurrence entre les promoteurs du privés, que les Etats ne sont plus tenus à être présents dans de telles entreprises, a-t-il ajouté. Même si les priorités étaient la santé, l’éducation, les infrastructures, l’Etat a tenu à la survie d’Air Mauritanie, précisant que la crise a commencé à s’aggraver dès l’an 2000 lorsque la perte de la compagnie a atteint 59 millions ouguiyas en 2003 pour dépasser trois milliards en 2004, deux milliards en 2005 et 2006 et un milliard au cours des huit premiers mois de 2007. Les dettes de la société sont estimées aujourd’hui à 12 milliards d’ouguiyas, a-t-il souligné, précisant que son actif ne dépasse pas les 3 milliards sous forme de bâtiments hypothéqués par des banques. L’Etat a toujours été à l’avant-garde pour apporter les secours en injectant des fonds chaque fois qu’une crise a lieu. Il a ainsi été le seul à contribuer au capital de cette société à hauteur de 2,4 milliards d’ouguiyas en 2006 avant de porter caution, en 2007, pour un crédit bancaire en faveur de la société d’un milliard d’ouguiyas auprès de banques locales. Il aussi affirmé que le nouveau gouvernement a commencé à réfléchir dès son entrée en fonction à un plan de redressement de Air Mauritanie qui a consisté à augmenter son capital d’un milliard d’ouguiyas dont 207 millions ont été versé par l’Etat alors que les actionnaires privés ont refusé d’apporter leurs contributions. Par ailleurs, le ministre a affirmé que le gouvernement est responsable des ressources du peuple mauritanien et qu’il ne continuera pas inutilement à injecter de l’argent dans une opération dont l’échec est connu d’avance. Il a ajouté que l’Etat est concerné par la continuité du service et l’allègement des effets sociaux, annonçant que la société « Mauritania Airways », propriété de privés mauritaniens et tunisiens assurera le service des transports aériens à partir du 7 novembre prochain. Cette nouvelle société comblera le vide causé par l’absence d’Air Mauritanie
.Le ministre a rassuré les travailleurs d’Air Mauritanie de l’intérêt que porte l’Etat à l’allègement des répercussions de l’arrêt des activités de l’entreprise, et ce à travers leur placement dans des emplois dans d’autres secteurs, notamment la compagnie « Mauritania Airways« .    

 

Source / La Tribune n°370 




AIR MAURITANIE/ NON A LA LIQUIDATION

16102007

Notre pays est né par la ténacité de ceux  qui ont laissé à la postérité une Mauritanie, avec les moyens de son indépendance et sa souveraineté. 

Ainsi naquit Air Mauritanie dans les années 1963, une des premières compagnies aériennes Nationales d’ Afrique de l’ouest.  Beaucoup d’entre nous connurent l’avion avant la route. 

On ne saluera jamais assez la vision de ceux qui ont  posé cet acte. 

Aujourd’hui, la mondialisation  et une génération d’hommes pensent que Air Mauritanie est un vieux machin qu’il faut ranger au musée. 

Parmi les prétextes avancés pour liquider ce patrimoine National on parle d’une dette surévaluée en lieu et place d’une sous capitalisation . 

Des pays développés  traînent une dette de 1.200. Milliards d’euros.   

Ce n’est pas pour autant que leurs fils demandent leur liquidation ; conscience nationale et patriotisme économique obligent. 

Non, ce n’est pas pour son déficit encore une fois surévalué qu’on veut liquider Air Mauritanie. Des erreurs de choix stratégique ont certainement été commises. On ne jette pas son père ou son enfant parce qu’il ne va pas bien, on l’accompagne, on le soigne. 

Air Mauritanie c’est plus de 5500 heures de vols, 241.000 passagers une présence quotidienne sur les aéroports d’Afrique, et d’Europe. 

Il y a certainement des ajustements à faire, des changements de comportement et une adaptation aux réalités du moment. Il y a des accords et des recherches de partenariat stratégiques à trouver. 

Derrière les 378 agents, il y a autant de familles dont nul ne doit ignorer la souffrance. 

Des patriotes de bonne volonté ont affirmé leur engagement à s’investir pour redonner à Air Mauritanie la force et les moyens d’exister. 

Les travailleurs, les personnes ressources sont là pour dire que cette compagnie ne peut et ne doit être liquidée. Des Elus du Peuple, des hommes politique, la société civile disent oui à la pérennité du pavillon National   

La concurrence est une réalité du marché, que tous ceux qui veulent venir le fasse, il y a de la place pour tous et c’est dans l’intérêt des consommateurs. La différence sera dans la qualité de service que les uns et les autres proposent aux clients. 

Air Mauritanie a le droit et le devoir  de se poser et décoller partout avec notre couleur nationale nos pilotes nos techniciens.    

 Plaise à Dieu que la sagesse et la clairvoyance inspire les uns et les autres. 

 

 

Abdallah Mohamed Yahya Sissako 

  

A la souveraineté grâce

Source : La Tribune n°370




Repères

16102007

Le Parquet répond aux accusations de certains avocats  

Nouakchott, 14 oct 2007 (AMI) – Le Parquet de la République a rendu publique ce dimanche, une déclaration dans laquelle il répond aux accusations de certains membres du barreau portées contre lui lors du forum organisé par l’Ordre National des Avocats (ONA) le 8 octobre écoulé sur « les droits de la défense » au cours duquel il s’indigne contre l’accusation de blanchiment d’argent portée contre deux des leurs par le procureur de la république près le tribunal de Nouakchott. 

A cet égard, le parquet fait plusieurs observations.
 D’abord porter, dit-il, une accusation contre un avocat ne peut en aucun cas constituer un acte portant atteinte aux droits de la défense notant que l’avocat ne bénéficie pas d’une immunité absolue. 

 Ensuite, commentant la critique de la loi sur le blanchiment de l’argent faite par certains membres de l’ordre national des avocats, le parquet relève que cela ne le concerne en rien car le parquet est une institution chargée d’appliquer la loi, non de légiférer. 

 Par ailleurs, souligne-t- il, lorsque le procureur de la République a porté une accusation contre un prévenu, il l’a fait à des personnes physiques bien précises non à la profession d’avocat qu’il respecte en tant que qu’auxiliaire de la justice et partie prenante dans ses litiges tenu au demeurant du respect de la neutralité, de l’impartialité, de la justice et des juges. 

On ne peut, en tout état de cause, poursuit le parquet, considérer que les accusations portées contre des personnes comme étant adressées à la profession. Celles-ci sont adressées à des individus personnellement non à leur qualité. La différence est de taille, fait-il remarquer.  

De plus, ajoute -t-il, le parquet n’a pas connaissance d’une » série d’attaques contre le barreau et la presse (…) ».
 
 

Parler du fait que les mesures prises par le parquet contre les prévenus comportent des erreurs ne demande pas de commentaires de la part du parquet n’eût été le fait de dire que « l’accusation n’a pas été portée à la connaissance de l’ordre des avocats comme le prévoit la loi », ce qui est regrettable et contraire à la réalité car la législation n’a pas prescrit l’obligation d’informer le barreau mais la loi portant organisation de l’ONA a juste indiqué: « le parquet informe le bâtonnier de toute poursuite engagée contre un avocat ». La différence entre les deux est grande. 

Quant aux assertions disant que le parquet s’est excusé dans un premier temps pour demander, par la suite, au juge d’instruction de rectifier les procédures (…), elles sont sans fondement, note le communiqué signé du substitut du procureur, M. Ahmed Ould Abdallahi qui regrette tout autant les informations non fondées évoquées au cours des interventions des avocats lors du forum organisé par l’ONA.  

AMI 

 Mauritanie-Drogue
Une trafiquante de drogue dans les mains de la gendarmerie  

Nouakchott, 14 oct (AMI) – Une patrouille de la brigade mixte de la gendarmerie à Nouakchott a arrêté en flagrant délit Mme Rama Mari Camara (nationalité Bissau guinéenne) vendredi matin sur l’axe Nouakchott Boutilimitt en provenance du Mali. 

Mme Rama Mari Camara, qui avait des antécédents, était en possession d’une quantité de drogue et de l’alcool dont la valeur est estimée à 500.000 ouguiyas. 

Selon une source judiciaire la quantité confisquée dont, le prix déjà payé à l’avance, était acheminée vers un club de la place.  

AMI 

 

 

 

Les sources du Ministère de l’Education confirme la non reprise du concours d’entrée de l’E.N.I

« Les épreuves du concours d’entrée aux Ecoles Normales des Instituteurs (ENI) de Nouakchott et d’Aioun ne seront pas reprises« , c’est ce qui ressort de la déclaration faite jeudi à la presse par un responsable du Ministère de l’Education nationale. Le Ministère a décidé de s’en tenir à ces résultats. 

Selon ce responsable, les résultats ont été décevants bien que prévisibles en raison de la faiblesse du niveau des candidats. « Je ne croyais pas, dit-il, que le problème sera d’une telle ampleur et qu’il n’y aura pas un nombre d’admis permettant d’organiser une formation destinée à combler le déficit accusé par les écoles

 

Selon lui, les 5 admis, complèteront les effectifs des redoublants en première année à l’E.N.I. de Nouakchott, au nombre de 27. Au niveau de l’E.N.I. d’Aioun en revanche, il n’y a eu aucun admis au concours. 

 

Et d’ajouter que « les fonds initialement alloués à la formation des nouveaux enseignants, seront orientés au perfectionnement des précédentes formations en tant que mesure d’accompagnement de la nouvelle réforme visant à réhabiliter notre enseignement

 

Pour leur part, les candidats malheureux trouvent qu’ils sont lésés dans la mesure où les épreuves du concours, axées sur la langue française, ne correspondaient pas au programme qu’ils ont assimilé et qui était en vigueur dans l’ancien système pédagogique. 

 

Selon l’Inspecteur Ould Hmada, chef de centre, « les épreuves étaient faciles,  à la portée de tout le monde et correspondaient au programme du fondamental. Le problème a-t- il enfin conclu, réside seulement dans la faiblesse des candidats qui n’avaient pas le niveau requis

 

AMI  


Plus de 30.000 nouveaux demandeurs d’emplois chaque année en Mauritanie


Quelque 32 000 nouveaux demandeurs d’emplois viennent grossir chaque année les effectifs des diplômés chômeurs en Mauritanie qui totalisent plus de 300.000, a appris APA jeudi de source sûre à Nouakchott. Selon la même source en relation avec le département de l’emploi dans ce pays, la capacité d’absorption du marché national du travail est de seulement 16.450 emplois. 

La dernière formation gouvernementale dirigée par le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, élu en mars dernier, a vu la création d’un ministère spécifique pour l’emploi, l’insertion et la formation professionnelle, et ce dans une tentative de résorber le chômage qui pèse très lourdement sur la vie économique et sociale du pays. 

 

Le chiffre de 32.000 est propre à la capitale Nouakchott et n’inclut pas les demandeurs d’emplois au niveau régional dont le nombre n’est pas connu. Ces chiffres ne prennent pas non plus en compte ceux qui postulent auprès du secteur formel. 

 

Le nouveau département s’efforce à mettre en œuvre une politique de l’emploi dont les points forts sont la conception et la mise en place d’un système d’information sur le marché du travail, l’identification des mécanismes d’incitation à l’embauche et la création d’opportunités de placement à l’étranger. 

 

Cette politique dont la mise en place serait imminente se fixe comme objectif de réduire le taux de chômage de plus de 30%. Le gouvernement mauritanien avait signé, le 25 juillet 2007 avec l’Espagne, un accord sur la régulation et la gestion des flux migratoires de main-d’œuvre entre les deux pays. 

 

Cet accord devrait être fort bénéfique pour Nouakchott dans la mesure où il permettrait à nombre de mauritaniens de travailler en Espagne, voire dans les autres pays de l’Union européenne, avec le statut d’immigré régulier. 


APA

Démarrage prochain d’une deuxième chaîne de télévision mauritanienne  

 

La télévision de Mauritanie (TVM) lancera à partir du Ide El Fitr une nouvelle chaîne nommée TVM Plus, qui ne sera pas visible sur satellite, selon le quotidien national, Horizon. Ce projet qui était sur les rails depuis 2 ans a entièrement été réalisé sur fonds de la TVM


Cette nouvelle chaîne, dans le souci d’accompagner les efforts visant à renforcer l’unité nationale, offrira plus d’opportunité aux programmes rédigés en langues nationales, tout comme elle prendra en compte les préoccupations de différents segments de la société (les femmes, les jeunes, les sportifs, etc.)

Elle diffusera des séquences de nos archives d’histoire destinées aux nostalgiques de la Mauritanie ainsi qu’une revue de la presse nationale qui est toujours la grande oubliée. Les sportifs auront la part du lion car, la ligue des champions et la coupe d’Afrique des Nations seront transmises sur TVM Plus

Selon le journal, TVM Plus émettra 15 heures d’affilée, après un temps premier de 8H d’émission par jour, de 17H à 01H du matin. 

 


AMI  


Comparution d’un nouveau groupe de prévenus dans le dossier de la drogue  

Nouakchott, 11 oct 2007 (AMI) – Le juge d’instruction au tribunal de Nouakchott a déféré jeudi matin en prison 5 nouveaux accusés dans la dernière affaire de drogue portée devant la justice. 

Il a également mis deux accusés sous contrôle judiciaire, émis 4 convocations pour quatre et ordonné l’arrestation de 4 autres.
 Il est à noter que la police judiciaire avait arrêté hier à Nouakchott 7 nouveaux prévenus que le parquet a renvoyés devant le juge d’instruction.
 

AMI 

  

Notre pays célèbre la journée internationale de la santé mentale  

Nouakchott, 10 oct (AMI)- Notre pays a célébré aujourd’hui la journée internationale de la santé mentale sous le thème « la santé mentale dans un monde en mutation ». La cérémonie, qui s’est déroulée aujourd’hui dans les locaux de l’assemblée nationale, a été l’occasion pour le ministre de la santé de souligner que notre pays dispose d’institutions et de moyens financiers spécifiques à la santé mentale.  

Il veille, ajoute -t- il, au développement des traitements et soins de santé communautaires dans le cadre de son souci d’équité relevant que l’effritement des structures traditionnelles et l’urbanisation galopante ainsi que l’exode rural massif ont conduit à mettre en question les équilibres sociaux et psychologiques qui ne sont pas les seuls à engendrer les maladies mentales.  

De son côté, le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Mauritanie a indiqué que les maladies mentales ont enregistré un taux de décès de 13% et plus de 33% de causes d’handicaps au niveau mental sur le plan international.  Et de noter l’appui de son organisation au secteur de la santé dans ses efforts en vue de lutter contre ces maladies.  

Bien que la santé mentale demeure le parent pauvre du secteur, l’hôpital psychiatrique de Nouakchott traite et assure le suivi de 10000 à 12000 personnes atteintes, suit 1000 autres au niveau de la Polyclinique et 100 à Nouadhibou.  

Le taux de réussite réalisé dans les traitements consentis aux patients est d’environs 80% selon le directeur de cet établissement. Les statistiques disponibles à l’OMS font état, pour leur part, de quelque 450 millions d’individus qui souffrent d’une manière ou d’une autre de troubles psychologiques et mentaux dont des troubles du comportement. 33% de ces atteintes sont dues à des troubles cérébraux consécutifs à la tension.  

AMI 

  

Mauritanie – Justice
Transmission du dossier de prévenus dans une affaire de drogue au parquet  

Nouakchott, 9 oct (AMI)- Le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal régional de Nouakchott, M. Oumar Ould Mohamed Lemine a transmis ce mardi la demande de liberté provisoire des prévenus dans le dossier 769 sur la drogue  au parquet pour avis.  

Selon des sources de ce parquet, ce dernier doit donner son avis sur le dossier aujourd’hui ou demain (mercredi). La cour suprême avait retourné lundi le dossier au juge d’instruction compétent pour trancher.  

Ce dossier comprend plus de 30 demandes de liberté provisoire et la levée de la saisie des biens des prévenus dans le fameux dossier sur la drogue.  

Il convient de rappeler que l’enquête se poursuit sur ce dossier dont les prévenus, écroués depuis plus de deux mois, sont au nombre de 33 dont 10 étrangers.  

AMI 

La carte de presse fera l’objet d’un atelier de concertation, lundi prochain  

Nouakchott, 11 oct (AMI) – Le climat d’ouverture que connaissent actuellement les différents organes nationaux d’information et qui renforce le rôle de ces derniers dans l’information du public, l’ancrage de la démocratie et la consolidation du développement, constitue un facteur favorisant l’instauration de l’Etat de droit et des institutions. 

Dans le cadre de cette nouvelle orientation, le gouvernement mauritanien se penche présentement sur un certain nombre de réformes radicales pour promouvoir le secteur de la communication. Cette volonté se reflète clairement à travers la circulaire N° 0013 en date du 30 septembre 2007 qui appelle à faciliter la couverture des activités du gouvernement, à garantir l’accès de la presse aux sources d’informations et à mettre en place les mécanismes d’assistance financière à cette dernière, par le biais d’abonnements et d’annonces de la part des services publics au profit des publications. 

Parallèlement à ces mesures, les pouvoirs publics sont déjà à un stade avancé dans les dispositions permettant l’application de réformes globales intéressant le secteur de la communication. Parmi celles- ci figure notamment le projet de décret relatif à la carte de presse qui fera l’objet d’un atelier de concertation regroupant tous les acteurs du département de la presse publique et privée ainsi que la haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA). 

Ce projet de décret préparé par le ministère de la Culture et de la Communication a été approuvé par un comité ministériel, après étude et vérification. Le document en question fera l’objet d’un atelier organisé, lundi prochain, par le ministère de tutelle et auquel prendront part 50 journalistes venus de différents horizons. 

Les discussions qui auront lieu à cette occasion permettront de parvenir à un document reflétant les aspirations de toutes les parties concernées.
Des sources à la direction de la presse écrite au ministère de la Culture et de la Communication indiquent que le nouveau texte relatif à la carte de presse contribuera à créer les conditions propices à la liberté d’expression et à faciliter le travail du journaliste. 

Il déterminera les journalistes professionnels devant bénéficier de cette carte et définira les critères de sa délivrance.
Le projet de décret prévoit la création d’une commission chargée de la carte de presse formée de tous les milieux concernés. Il fixe aussi les conditions de retrait de ladite carte. 

Les responsables de la direction de la presse écrite considèrent que le nouveau texte aura des répercussions positives sur la valorisation de la profession du journalisme et consacrera le professionnalisme, en plus du fait qu’il aidera les journalistes à s’acquitter de leur travail.  

AMI

Source La Tribune n°370







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