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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

10102007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada 

Les conflits internes  et le recul de la démocratie 

 

La coordination devient un principe de la réussite de l’action de n’importe quelle administration. Le dysfonctionnement des appareils de l’Etat mauritanien  semble se  manifester en partie par  des conflits  internes. 

Si l’on en croit  aux confirmations d’individus bien informés sur ce qui se passe dans nos ministères, nous pouvons dire qu’entre  le trésorier de la République et  le ministre des finances  le courant ne passe pas. Entre ce dernier et le premier ministre l’entente n’existe quasiment pas. Entre le  ministère des finances et la banque centrale la coopération est pour ainsi dire inexistante. Entre le trésor et la direction du budget, l’approche est loin d’être transversale. 

Un gouvernement est une équipe. Une équipe sans  but commun  demeure inefficace. On se pose d’ailleurs des questions sur l’entente entre certains secrétaires généraux  et leurs ministères. 

Pourtant, la mission de l’actuel gouvernement est bien claire,  mais il y a toujours une détérioration de l’action   administrative. Serait-il question de la marginalisation des conseilleurs qui normalement devraient  être choisis avec beaucoup de vigilance ? 

Dans ce pays,   les conseilleurs n’ont aucune valeur palpable. Ils sont  souvent nommés suivant les appartenances.  En outre, le processus de la décision ne tient pas compte de la performance  comme critère de choix. 

D’un autre côté, un fait marquant  se décèle facilement à travers   les nominations et les affectations. Certes, le processus démocratique implique la domination de la majorité, mais si la majorité  insiste sur des pratiques abusives, les conséquences seront néfastes. 

Tout le monde craint l’échec de notre processus démocratiques car il semble que des colonels de l’armée nationale  ont fait l’objet des affectations par ci par là. Nouvelle équipe avec de nouveaux hommes. Ces hommes rassurent-ils les citoyens ? 

Le président sait-il ce qu’il fait ? Peut-être qu’il faut laisser l’armée à son bras droit afin d’éviter le  retour en force de la dictature. Une telle  hypothèse provoque-t-il  une instabilité dans ce corps sensible ? 

L’échec des civils demeure lié à l’absence d’assainissements fiables. Certes, la nouvelle équipe a hérité d’une situation chaotique.  S’enfonce-t-elle alors  vers l’inconnu ? 

Pour le moment, le simple citoyen va vous dire oui. La  nouvelle équipe rétorque-t-elle en disant non ?   Pourtant, il y a un oui avec un «  mais »qui peut être destructif  pour la restructuration mauritanienne. 

 

m_barrada@yahoo.fr 

 

Source : La Tribune n°369        




SNIM :Vendre ou ne pas vendre, c’est véritablement la question

10102007

SNIM : 

Vendre ou ne pas vendre, c’est véritablement la question 

 

Tout a commencé avec la visite en Mauritanie de Lakshmi Mittal, le magnat mondial du fer et de l’acier. C’était la semaine dernière quand il a été reçu en grande pompe par le Président de la République. Durant la rencontre il a beaucoup été question de la SNIM et de la volonté de celui qui a mis à genoux l’Europe d’investir en Mauritanie, si possible d’acheter des parts de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM). Contrairement à sa nouvelle habitude, l’AMI se contentera de donner l’information sans plus de précisions. Suffisant pour enclencher les rumeurs les plus folles sur l’éventualité d’une vente de notre fleuron national. L’occasion de révéler l’existence d’une ‘réflexion sur le désengagement de l’Etat des grandes entreprises’. Un comité interministériel a été chargé de cette réflexion. Parmi les entreprises objet de la réflexion figure la SNIM. Une vieille idée développée par les ultralibéraux des gouvernements de Ould Taya et de Ould Mohamed Val, son successeur pour 19 mois. Idée encouragée fortement par nos partenaires au développement, notamment le FMI et la Banque Mondiale. Un peu le démantèlement de l’Etat ou de ce qui en reste. Décidément les exemples du passé ne serviront à rien. 

D’une part ceux qui défendent l’idée du désengagement total de l’Etat. Ils soutiennent que l’effort consenti jusque-là par l’autorité publique n’a servi à rien. Et trouvent qu’aucune politique de redressement ne peut valoir à présent. La seule porte de sortie selon eux serait de vendre en partie ou totalement les parts de l’Etat dans les entreprises concernées. Mais si on peut comprendre une telle approche dans le cas de la Somelec, d’Air Mauritanie, de la SNDE, ce n’est pas le cas de la SNIM. 

En effet, comme nous l’écrivions la semaine dernière, la société connaît une nette embellie. C’est ainsi qu’elle a enregistré pour le troisième trimestre de l’année en cours son record de vente et donc de production : plus de trois millions de tonnes entre juillet-août-septembre. Et ce au moment où le prix du fer est en réelle hausse. Grâce au changement d’approche et de stratégie, la SNIM a signé des contrats fermes avec de gros consommateurs de fer en Chine notamment. Jamais depuis longtemps, les infrastructures (port minéralier, chemin de fer, train, centrales…) n’ont été aussi fonctionnelles. Son apport en devises avoisine les 200 millions dollars par an alors que sa participation au budget de l’Etat sera d’environ 30 milliards d’ouguiyas en 2007, soit à peu près les budgets du pays au début des années 90, avant que l’inflation ne frappe. L’activité de la société génère 7000 emplois entre directs (environ 4000) et indirects (3000). L’ancrage social de la SNIM se fait grâce au lancement de la Fondation SNIM qui aura en charge le développement économique, social et culturel des régions du Nord (Tiris Zemmour, Adrar, Inchiri et Dakhlet Nouadhibou). Ce qui résulte d’une vision dont l’objectif est d’utiliser les infrastructures comme moteur de promotion d’un pole de développement : ‘le Nord est un don du fer’, comme l’Egypte a été un don du Nil. 

C’est ce qui permet de regarder l’avenir avec sérénité. D’ailleurs le projet de développement de la production vise 20 millions de tonnes à l’horizon 2010. Pourquoi alors parler de vente ? 

L’Etat est en fait à la recherche de ressources nouvelles pour financer le développement du pays et surtout l’ambitieux programme du nouveau Gouvernement. C’est dans la perspective de la tenue des réunions du Club de Paris en décembre que les nouvelles autorités ont lancé cette réflexion visant le désengagement de l’Etat par la vente de ses actifs dans les sociétés publiques ou parapubliques. Dans le cas de la SNIM, certains estiment que le niveau maximal de rigidité a été atteint. Qu’en conséquence, il faut changer de statut et de gestionnaire pour relancer le secteur et maximaliser le profit. Pour eux, la proposition de Lakshmi Mittal est ‘une chance’ : le géant mondial aurait proposé deux milliards de dollars en contrepartie d’une minorité de blocage (33% ?), et se serait engagé à développer de grands projets sidérurgiques avec la construction de hauts fourneaux et la création de quelques 20.000 emplois. Il aurait rappelé qu’il est déjà, en tant que sidérurgiste européen, client de 50% de la production de la SNIM. Pour rappel, dans ses acquisitions, Mittal a eu toutes les sociétés anciennement propriétaires de la MIFERMA. Un contrôle de la SNIM sera ressenti donc comme un rachat par les anciens propriétaires, comme une revanche historique… 

Après avoir exposé ses visées devant le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, celui-ci lui a répondu en substance : il y a effectivement cette réflexion mais rien n’a été décidé, quand la décision de vendre sera prise, elle se fera selon les normes avec appel d’offres international et en toute transparence. Ce qui est inquiétant, c’est qu’il a été fait appel à un bureau d’études étranger en vue de faire un rapport sur la question. Sans en attendre les conclusions, on peut déjà opposer qu’il faut prendre en considération plusieurs facteurs avant de décider. 

La qualité du minerai mauritanien justifie-t-elle réellement cet engouement de ‘l’ami indien’ ? En effet, pour enrichir notre minerai, nous avons besoin de beaucoup d’eau et de beaucoup de temps. C’est coûteux quand on sait que selon une étude d’il y a deux ans, il faut traiter 7 tonnes de brut pour avoir 1 tonne de fer commerçable. Comment aller au-delà ?  D’où viendra l’eau ? Quand on investit des sommes de l’ordre de quelques milliards de dollars, se donne-t-on le temps de les récupérer ? C’est là où la première réserve intervient vis-à-vis de Mittal. Lakshmi Mittal est déjà présent dans quelques pays d’Afrique occidentale dont le Sénégal, et au Maghreb, en Algérie (voir encadré). Quelle est la place qu’il donne au produit mauritanien dans sa vision d’ensemble ? Comment l’empêcher de mettre en œuvre son propre agenda pour toute la région ? 

Celui qui prend le contrôle de la SNIM devient maître de ses infrastructures : port minéralier, chemin de fer, train, centrales, cités… quoi qu’on dise, c’est un peu le poumon du pays. Même si ce poumon était atteint à l’époque (silicose ?), c’est lui qui a permis à la Mauritanie de survivre à la fin des années 80, alors que le pays s’enfermait sur lui-même du fait de politiques dangereusement sectaires. Comment ‘céder’ le contrôle d’un organe aussi vital ? 

La promesse de créer 20.000 emplois, ne peut profiter à la Mauritanie. La ressource humaine pour la fourniture d’un tel contingent n’existe pas. Depuis une trentaine d’années, la formation est en-deçà des normes, la paresse est cultivée et le gain facile est la règle. Alors qui va travailler dans les projets futurs ? 

Le nouveau Gouvernement, le premier issu d’élections régulières, risque à terme de se voir contester sa légitimité. Tous les changements violents qui ont secoué le pays ont été le fait de groupuscules à visions totalitaristes (gauchisantes nationalistes) et ont pour prétexte premier le bradage des ressources nationales par les autorités en place. En engageant une telle réflexion, les autorités prennent de gros risques surtout que la question de l’unité nationale, du retour des réfugiés n’est pas encore totalement ‘digérée’. De ces risques peuvent naître toutes les dérives anti-démocratiques. Parce que tout mouvement social, toute ‘escarmouche’ politique remettra en cause l’important acquis démocratique. 

La réflexion sur la question devrait sortir du cercle restreint du comité interministériel pour toucher tous les espaces publics institutionnels (Parlement, partis, syndicats…) ou non (presse, ONG, cercles de réflexion…). L’idée serait de chercher à impliquer le maximum de Mauritaniens pour dégager une sorte de consensus national. La relation affective avec la SNIM est autrement plus passionnelle que l’on ne semble le croire. 

 

MFO 

 

Encadré : 

Mittal et Mittal 

 

Il y a deux Mittal : Parmod Mittal de Global Steel et Lakshmi Mittal de Mittal Steel. Ils sont frères. Le premier adore laisser planer la confusion quant à son appartenance au grand Groupe de son frère. Tous deux semblent intéressés par la Mauritanie. Le premier a rencontré le président du CMJD en marge du sommet franco-africain de Cannes quelques semaines seulement avant son départ du pouvoir. Il a été question de la SNIM et de la cession d’une part de son capital. Sans lendemain. Le deuxième est arrivé en Mauritanie, il y a moins de dix jours. C’est lui qui nous intéresse. 

Ailleurs on l’appelle ‘l’homme de fer’. Né en 1950 dans un petit village du Rajasthan, vaste État du nord-ouest de l’Inde, il est le fils d’un sidérurgiste indien, propriétaire d’une aciérie à Calcutta. Quand elle grandit, l’entreprise devient ‘Ispat Industries’. Il émigre en Europe, en Grande-Bretagne précisément où en quelques années, il devient l’homme le plus riche du pays. Il acquiert les aciéries en difficulté un peu partout et se retrouve avec le premier grand groupe mondial de la sidérurgie. Il se déploie aux États-Unis (Ispat Inland, 1988), en France (Ispat Unimetal, 1999), en Algérie (Ispat Annaba, 2001), en Allemagne, en Afrique du Sud… Mais son plus grand coup, celui qui va le révéler au monde est son OPA qu’il lance sur le géant européen Arcelor. Il arrive à bout de toutes les défiances européennes et vainc tous les préjugés xénophobes. Il est la fierté de l’Inde où il investit pour plus de 8 milliards de dollars pour développer l’aciérie et produire 12 tonnes d’acier. Il se trouve à la tête d’un groupe qui produit 116 000 tonnes d’acier par an et fait travailler 320 000 salariés. 

En juillet 2007, il s’installe au Sénégal avec un investissement de deux milliards de dollars visant à développer la production de la mine de la Falémé, la construction d’un port minéralier à Bargny, la construction d’un chemin de fer de 750 km de long reliant les deux points et d’une unité sidérurgique. L’exploitation de la mine est prévue en 2011, avec une capacité annuelle de 15 à 25 millions de tonnes. Avec une licence d’exploitation de 25 ans de quatre sites dans la région de Tambacounda.  ‘Ce projet représente une étape importante dans notre stratégie visant à faire de l’Afrique Occidentale un pôle majeur d’approvisionnement en minerai de fer pour nos sites sidérurgiques dans le monde entier. Nous sommes convaincus que le Sénégal s’avèrera être un emplacement stratégique pour étendre notre présence actuelle sur les marchés en essor de l’Afrique Occidentale.’ C’est ce qu’avait déclaré Lakshmi Mittal au moment du lancement du projet au Sénégal. En réalité Arcelor Mittal est à la recherche du contrôle de la matière première pour ses usines. Son objectif, naturellement, c’est augmenter ses ‘actifs miniers’ pour couvrir 64 % de ses besoins à l’horizon 2010, et sortir ainsi du diktat de l’oligopole des producteurs de minerai (3 sociétés contrôlent 70 % du marché mondial) qui augmentent le prix, comme ils l’entendent : plus de 72 % en 2005 et à nouveau de 19 % en 2006. 

Quel poids et quelle place pour la Mauritanie dans cet univers de micro-mégas ? 

 

Source : La Tribune n°369 




KAEDI : ‘’HIVERNAGE HIER ET AUJOURD’HUI’’.

10102007

KAEDI : ‘’HIVERNAGE HIER ET AUJOURD’HUI’’.

Dans le souci de cerner et comprendre les causes de la menace permanente d’inondation, particulièrement de certains quartiers, nous avons promené notre plume à travers la ville et avons eu l’heur de rencontrer Mr Mohamadou Bakary TANDIA, Professeur au Lycée de Kaédi.
Il a bien voulu nous livrer ses idées en comparant rétrospectivement les hivernages d’hier d’aujourd’hui.
Nous reproduisons ici le texte intégral des propos qu’il nous a tenus.

‘’Hivernage 2007’’

Pour les générations d’aujourd’hui, cette année il a beaucoup plu. C’est compréhensible ! C’est leur vécu au quotidien. Mais, il est de loin comparable aux pluies des années 60 – 70.  

Avant le renversement de cycle intervenu au début des années 70, Kaédi était une localité pluvieuse qui recevait en moyenne, bon an mal an, 600 mm de précipitation.
Ainsi la réputation, non usurpée,  de Gorgol ‘’grenier de la Mauritanie’’.

La culture du ‘’diéri’’ et celle du walo produisaient suffisamment et permettait au pays entier de s’approvisionner en céréales qui couvraient même les besoins en période de soudure.
Les périmètres irrigués pour la riziculture n’existaient alors. Leur création est contemporaine des années de grandes sécheresses – 70 – conséquentes aux bouleversements climatiques et écologiques dans le Sahel.     

Et pourtant, les risques d’inondation étaient inexistants alors. La seule et unique digue de protection qui existait alors était celle de Gattaga, à laquelle venaient accoster les piroguiers pour embarquer, en période hivernale, des passagers et / ou des marchandises.  

Les navettes entre les quartiers de Touldé, Tantadji et Gattaga étaient assurées par des pirogues qui s’emplissaient de poissons d’eau douce capturés au cours des rotations par quelques pêcheurs installés à bord.

En ces temps là, la nature était douce et n’avait subi aucune agression de l’homme.
L’élevage aussi y était florissant.

Les conséquences opportunes et indésirables de l’hivernage, telles que : la prolifération de moustiques et mouches étaient endiguées ou anéanties par des pulvérisations de poudre DTT, pour prévenir le paludisme et les maladies diarrhéiques.   

- 1 -

Ces dernières années alors que les pluies sont devenues périodique, voire rares, voilà  que dangers et menaces s’amplifient.

Les zones inondables et culturales sont transformées en zone d’habitation. Les populations autochtones, notamment celle de Touldé, Tantadji et Goural Sangha oublient que la ‘’Plaine de Gattaga’’ constituait un affluent du fleuve qui faisait de Touldé une île pendant les périodes de crue dues aux grandes eaux.

Mais, avec l’avénement des barrages et la rareté des pluies, ‘’Hakundé Guré’’vest devenu le Tévragh Zeïna de Kaédi.

Le quartier de Wandama qui, jusqu’aux années 75 était inondable et exploitée pour des cultures vivrières par des propriétaires traditionnels est devenu le site des nouveaux migrants, venus de partout.

Malgré toutes ces transformations et autres agressions naturelle et / ou humaines, les conditions d’adaptation et de viabilisation restent à être remplies par les autorités (administratives et municipales) fort peu préoccupées de cela.

Aucune structure de prévention ou de plan de secours (protection civile, sanitaire) des  sinistres (inondation, effondrement de bâtiments, maladies hydriques : choléra, dysenterie, bilharziose et paludisme) n’existe ou na été mise en place.   

Dans le temps, des voitures et mêmes des avions, au crépuscules sillonnait les quartiers ou le ciel pour pulvériser des insecticides, aux fins de réduire les méfaits des maladies, notamment le paludisme.

Alors ? Qu’en pensent ou disent nos élus locaux (maire et ses conseillers, députés et sénateur) nos autorités administratives (Wali, Hakem) avec lesquels nous partageons les mêmes calvaire et contraintes, mais les vivons plus qu’eux.

Il est temps et grandement pour qu’ils agissent en faveur des populations et administrés.

Propos recueillis par SOW Moctar Samba
CP / Gorgol
     Source : La Tribune n°369 




Une nomination d’exception

10102007

Une nomination d’exception 


il s’appelle Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou dit Mahmoudy. Il est professeur de sciences politiques. Fils de diplomate, il a vécu l’essentiel de sa vie à l’extérieur.
Après avoir codirigé, pendant 4 ans, le Programme de politiques humanitaires et de recherches sur les conflits à l’université Harvard, politologue et juriste de formation, diplômé de l’université de New York et post-doctorant à Harvard (1996-1998) et auteur de plusieurs livres – «Iraq and the Second Gulf War» (2001),  «Contre-Croisade» (2004), «Understanding Al Qaeda» ( 2007) et termine la rédaction d’un nouveau livre intitulé «L’Archéologie de la Soumission» (prévu pour 2008) -, Ould Mohamedou a été nommé ambassadeur-Directeur de la coopération multilatérale au ministère mauritanien des Affaires étrangères. Son aire de compétence ? «La coopération de la Mauritanie avec tous les organismes internationaux (Nations-Unis, Union européenne, UMA, Ligue arabe, Union africaine, etc.), ainsi que les relations bilatérales qui ont des incidences multilatérales, et enfin la coopération avec les organisations non-gouvernementales du type CICR, francophonie, etc.», nous précise-t-il. Et d’ajouter : «Mon objectif est de professionnaliser cette direction et de permettre à la Mauritanie de capitaliser sur ses récents succès démocratiques afin de développer des relations solides et multiformes avec tout ses partenaires internationaux». 

Sa nomination est un signe fort pour les compétences de ce pays. Rappelons que Mahmoudy Ould Mohamedou a écrit plusieurs articles-dates dans le journal La Tribune dont ‘la décennie des chimères’ qui a été une analyse froide de la situation. Il nous a accordés plusieurs interviews.

Source : La Tribune N° 369







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