Réflexion : Vers le dévoilement des intentions

11 09 2007
Réflexion :   Par Mohamed Fouad Barrada 

Elles se cachent derrière un ruban difficile  à dévoiler, elles sont difficiles à comprendre, elles sont souvent floues,  rares à être  précises. Parfois, nous   croyons qu’elles sont compréhensibles alors que c’est le contraire qui se produit.   Dans les rapports humains,   il se trouve qu’il y a des individus prêts à jouer le jeu du cache-cache,  mais le pouvoir de la science  s’approche de les transformer (les individus)  à des sujets soumis à la domination de la puissance  de l’innovation.  Si le but c’est de duper,   la procédure demande alors  des logistiques adéquates pour que l’adversaire soit induit en erreur. Mais si les individus sont dominés par la hantise qui se caractérise par la psychose de la méfiance les dés seront pipés. De la haute hiérarchie passant par le bas de la pyramide de la société allant vers la classe intellectuelle, il y a toujours des conflits guidés  inconsciemment -même si partiellement- par une image intentionnelle  fausse ou vraie de ce que l’autre présente.  Suivant l’idée de base du conflit et prenant comme centre d’analyse  l’effet de l’image intentionnelle   dans ce conflit,  nous allons essayer de comprendre un aspect de  domination de l’homme par l’homme et partant, l’exploitation de l’image intentionnelle  voire de la destruction de celle-ci. Et si nous évoquons l’image, nous serons obligés de mettre en relief le paradoxe entre la perception de l’image  et  le   fondement de la substance perçue. 

En effet, il est presque aberrant de parler de l’image sans faire appel à la beauté naturelle ou artificielle. Personne ne peut nier l’importance de la beauté. La beauté du geste, la beauté de la physionomie etc.  Supposons qu’une maison est bâtie sans fondement solide  alors que le coté esthétique est beau, l’image n’est en sens qu’une manière de rendre l’objet plus attractif alors que son « soubassement » est insignifiant. Supposons encore qu’un individu donné soigne son coté apparent par une barbe, il peut duper par le port des poils  son entourage ; il peut encore donner une vraie image de son statut social. Cette image peut aussi provoquer chez le percepteur une réaction craintive voire admirative.   La perception de la barbe par les sociétés change suivant les époques, suivant les interprétations et suivant la position politique. Interdiction de raser chez les uns et une autorisation du port chez les autres. La même transposition se matérialise dans le comportement et les vestimentaires utilisés par les uns et les autres. En effet, nous assistons à une  normalisation des comportements du port des vêtements. Dans les banques la loque est presque identique dans plusieurs pays. Les équipes des gouvernements, les directeurs doivent donner une image permettant de les classifier dans des  catégories bien spécifiques. La même logique se confirme à travers   les effets  médiatiques  (surtout télévisé)  qui renforcent  l’harmonisation des images à vocation mondiale. La perception de l’image se répercutera en conséquence   positivement ou négativement (tôt ou tard) sur les intentions  individuelles.  

  Personne ne peut négliger, par ailleurs, la puissance de l’image dans le discours interindividuel. Dans les sociétés actuelles, il est facile de jouer sur les images. Avec  des moyens solides l’individu divulgue  à ses  interlocuteurs une image sur son statut  apparent. Avec l’éloquence l’homme peut aussi forger une image auprès de ses interlocuteurs. Du coté commercial, une simple combinaison entre différentes couleurs, le produit emballé acquiert un effet psychologique captivant chez celui qui l’aperçoit.  Partant, nous pouvons dire que la perception de l’image implique la mise en avant de la couleur. Ici nous trouvons le conflit à connotation raciale basée sur la couleur de la peau. Cela sous-entend qu’à partir de l’image se crée chez les hommes une idée sur l’indifférence et la différence. Aussi à partir de la langue parlée se crée une image chez à la fois  les percepteurs du message et l’émetteur. En se fiant au développement de la science, nous pouvons dire que l’image  et sa perception ont subi une importance significative. Dans l’ère de l’image, les apparences prennent le devant de la scène. D’où le développement de la chirurgie esthétique.  Sous l’emprise de besoin psycho- social, la beauté naturelle perd son sens. Nous ne savons plus (dans certaine circonstance) qui est beau par naissance qui ne l’est pas. Les moralistes et les religieux tirent  la sonnette d’alarme contre les modifications des apparences naturelles. Mais dans un monde de spectacle, la tendance suit une tournure difficile à être stoppée sauf si des effets indésirables freinent les avantages pécuniaires de l’industrie de l’image. Les  sociétés modernisées, exigent de plus en plus  des hommes et des femmes  de soigner  leurs images pour bénéficier d’emploi ou d’un statut social voire d’une position consolidant leurs représentations.   

Toutefois, la science cognitive s’impose. Cette science risque de chambarder et de détruire le pouvoir de l’image intentionnelle. La puissance des innovations allant dans le sens de décortiquer les pensées de n’importe qui,  s’avère  une évidence presque acquise. Le charme du mystère  intentionnel perdra-t-il alors  son effet ? Où allons nous dans le domaine de la découverte scientifique ?   

            

   Source / La Tribune n°366 


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