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Gouvernance et reprise économique en Mauritanie

30092007

Gouvernance et reprise économique  en Mauritanie   

 

 

La gouvernance, ou pour  être précis la bonne gouvernance, est un concept qui prend de l’ampleur ces jours-ci. De quoi s’agit-il ? Et comment peut-on l’appliquer dans un pays comme
la Mauritanie ? 

Etymologiquement, l’expression bonne gouvernance bien que dérivé du mot anglais  « corporate gouvernance » s’éloigne de la signification originale du concept. Car celui-ci « vise un dispositif impliquant à la fois des institutions, des relations, des règles et des comportements. Cette  situation est valable aussi bien  pour l’entreprise que pour l’Etat.» (Roland Pères, Paris  2003, p 5). Pour appréhender ce concept, il est indispensable de l’intégrer dans une dimension plus élargie. Il s’agit de la gouvernance démocratique découlant du consensus de la déclaration du Millénaire des Nations Unies. Celle-ci énonce que  « les gouvernements n’épargneront aucun effort  pour promouvoir la démocratie et renforcer le respect de la légalité, des droits de l’homme et des libertés fondamentales reconnues internationalement, notamment le droit au développement. » (Rapport arabe sur le développement humain 2002, PNUD, p.5) 

Historiquement, l’applicabilité de la bonne gouvernance revient à
la Banque Mondiale. Elle a pu par son influence introduire ce concept dans le domaine des relations internationales à partir de la décennie quatre-vingt. En ce sens la bonne gouvernance est définie selon quatre critères : la gestion du secteur public, le cadre juridique (Etat de droit), l’information et la transparence, et enfin la responsabilité. 

L’universitaire Moktar Fall Ould Mohamed  confirme  que « les pouvoirs publics mauritaniens ont opté pour une large politique de décentralisation depuis les premières années de l’indépendance. Cette politique  de décentralisation a été sans résultat du fait de l’insuffisance de moyens humains et financiers d’une part et de la précarité de l’état  d’esprit des populations et le retard des mentalités d’autre part. C’est pourquoi les pouvoirs publics  de l’époque étaient revenus sur la décentralisation politique et avaient introduit une large régionalisation. » 

Tout récemment, les autorités du  3 août 2005 ont inventé une démocratie participative matérialisée par des  journées de concertation, qui  ont  débouché sur une modification constitutionnelle limitant le mandat présidentiel à deux , et un processus démocratique permettant la concrétisation de la légitimité constitutionnelle des trois pouvoirs : législatif, juridique et  exécutif. Durant la  phase transitoire (3 août 2005-19 avril 2007), des reformes ont  été prises. Soulignons en ce sens,  «  la modernisation du régime institutionnel de
la Cour des comptes et de
la Banque centrale  de Mauritanie, la réforme  du secteur de la presse, la publication systématique des procès verbaux de la commission centrale des marchés, les actions de protection du consommateur et la défense  de l’environnement, l’amélioration des contrats à portée économique (…) dans le cadre de lutte contre la corruption que s’inscrivent l’adoption d’un Code  de Déontologie des agents  publics, mais également les augmentations substantielles successives des salaires des magistrats »( Rapport sur l’activité du gouvernement, 5 Mars 2007, pp 23-25). 

La justice, les inspections de contrôle de prix  et la cour de compte   deviennent le point focal d’évaluation de  la qualité de la gestion publique. L’évolution budgétaire de  cette dernière a connu une nette progression de 80 %  entre 1999 et 2003. Ce qui équivaut à 118 millions d’ouguiyas en 2003 contre 63 millions 1999. Toutefois, le facteur humain au sein de cette institution reste insuffisant.  Ainsi, le contrôle de prix  pourtant nécessaire pour l’amélioration de niveau de vie  est quasiment inexistant. L’instabilité des prix s’explique officiellement par la  conjoncture économique ! 

Malgré l’augmentation des salaires de 100 % pour les fonctionnaires,  30 % pour les retraités et une réduction des impôts, des analystes  estiment nécessaire  une augmentation significative des rémunérations (300 %) régulée par la reprise économique. 

La finalité de la gouvernance reste la réduction de la pauvreté et la restructuration économique. 

En 2000, et d’après les données du Recensement Général de
la Population et de l’Habitat (RGPH), le taux de chômage se chiffre à 19%. Soit environ 145000 personnes. Les données de l’Office National de la Statistique (ONS), réalisées sur les conditions de vie des ménages (EPCV), ont permis de revoir à la hausse  ce taux, il avoisine désormais les 32%. Ainsi, 57 % de la catégorie socioprofessionnelle sont indépendants, quant aux emplois salariés, ils demeurent inférieurs à 20 %,  alors que les allocations familiales ne représentent que 6 % (en 2000) 

Notons que l’informel qui est de 87 % grimpe de plus en plus dans les milieux urbains au détriment de l’emploi dans les zones rurales. 

Sil l’on se réfère aux deux  derniers recensements de 1998  et de 2000, on constate une nette croissance de 3,7 % par an. Ce qui équivaut à une moyenne de 16000 emplois  supplémentaires par an. Les diagnostics de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANAPEJ)  expliquent que «  le fait que cette croissance coïncide avec une période de montée du phénomène de pauvreté laisserait à penser qu’il s’agit dans beaucoup de cas  d’emplois précaires et/ou  peu rémunérateurs, recouvrant un chômage déguisé.  Cette précarité taraude les esprits des économistes dont la seule solution réside dans la  croissance. 

Plus d’activité signifie mois de chômage, plus de production signifie plus de revenus à distribuer. D’où une nouvelle politique d’emploi se basant sur  des divergences portant sur les moyens de la reprise, et sur la  place des pauvres dans la relance. 

En effet, la démocratie  pluraliste permettra-t-elle la reprise économique ? Avec les poids qui peuvent être exercés par les pouvoirs publics de la part des groupes de pression notamment la structure tribale, les affaires seront-elles classées sans suite ?   

 

Mohamed Fouad Barrada 

Chercheur doctorant en économie 

Université Mohamed V FSJES (Rabat Agdal-Maroc) 

m_barrada@ yahoo.fr 

 

 

 

 




Rentrée scolaire 2007-2008

30092007

Rentrée scolaire 2007-2008

Sous le sceau du changement

 

 

La rentrée scolaire 2007-2008 a officiellement débuté ce lundi 1e octobre sur toute l’étendue du territoire national. A cette occasion,
la Ministre de l’Education Nationale a donné le coup d’envoi de cet événement depuis la capitale du Hodh El Charghi, une Wilaya bénéficiant du plus grand taux de scolarisation, mais aussi du pourcentage d’échec le plus élevé au niveau national. Nebghouha Mint Mohamed Vall a fait un discours où elle situe le contexte dans lequel intervient cette nouvelle rentrée placée en toute vraisemblance sous le sceau du changement. La nouvelle Ministre a- on se rappelle dés sa nomination à la tête de ce super département- annoncé les couleurs par une batterie de mesures ayant heurté de vieilles habitudes qui régentent un système des décennies durant. 

 

 

En fixant la rentrée scolaire au début du mois d’octobre,
la Ministre n’entend pas seulement rameuter les troupes dit-on. Elle veut mettre en œuvre les nouvelles orientations de la politique générale de son département en vue de redresser les dysfonctionnements et améliorer la qualité de l’école mauritanienne. La ferme volonté de cette femme à poigne croisera t-elle le fer contre la loi des réfractaires à tout changement véritable ?

Désormais, peut-on espérer que rien ne sera plus comme avant ou risque t-on tout simplement de rester dans l’auberge du vieux système, où une rentrée scolaire mal préparée peut compromettre toutes les dispositions déjà prises pour mettre fin aux pratiques d’antan. Une chose est sûre en ce mois béni de Ramadan : plus d’un enseignant réalise l’ampleur de la menace qui plane sur les récalcitrants. Les retards énormes accusés au début de chaque ouverture vont connaître une baisse notoire. Et Nebghouha est à ce sujet formelle : « on ne badinera pas avec les retards a-t-elle martelé.

 

 

Volonté de changer !

 

Les dispositions déjà prises par les nouvelles autorités de l’éducation consistant entre autres à instaurer la transparence, à appliquer les principes de la sanction et de la récompense sont autant de signes inaugurant l’ère d’un changement véritable au sein du système où l’anarchie a trop duré. Un changement profond et réel exige certes du temps et du courage surtout quand le système est pris en otage par des idéologies allergiques à toute vision modernisante et progressiste. L’amélioration de la qualité de l’école mauritanienne est devenue incontestablement une option incontournable. Au mois d’août quand les enseignants ont été soumis à un test d’évaluation des compétences linguistiques, la décision avait provoqué des grincements de dents. Ce premier signal fut pourtant un prélude à d’autres mesures novatrices. Un appel à candidatures pour le recrutement de Dren et d’Iden fut un pari de gagné et surtout un défi à relever face à une montée de contestations en sourdine que de telles « nouveautés » ont suscité. Une autre mesure qui dénote une volonté de remettre  de l’ordre dans le système concerne le mouvement du personnel enseignant où pour la première fois des critères précis ont été établis pour les choix des postes d’affectations. Les enseignants qui hésitaient encore à apprécier le changement qui commence à s’opérer attendent encore de voir plus clair. Les derniers regroupements au sein des locaux du MEN s’amenuisèrent à la veille de la rentrée avec l’acheminement des sortants d’écoles de formation fondamental et secondaire.

 

Dispositions techniques

 

Cette année, le Ministère de l’Education Nationale a adopté des actions visant à revaloriser les infrastructures scolaires et le matériel didactique. L’équipement des classes en tables banc en nombre suffisant est un pas important pour améliorer le cadre scolaire surtout dans des écoles où les sureffectifs rendent difficile la tenue d’une classe. La mise à disposition aux élèves du matériel scolaire et didactique permettra aux parents d’élèves de faire des économies sur le budget alloué chaque année à l’achat des livres et autre matériel. Chaque Dren du pays a obtenu sa dotation gratuite au grand bonheur de gamins qui passent leur temps à gambader dans les rues sous l’œil d’un enseignant démotivé.

Du côté du personnel enseignant,  l’espoir commence à revenir avec tout récemment l’annonce par
la Ministre de la revalorisation des conditions de vie des enseignants. La première mesure bénéfique sera l’augmentation dés l’année prochaine des indemnités de la craie qui passeront à 15.000 Um. Certes, cela est loin de redonner un sourire à un corps livré aux aléas d’une conjoncture économique des plus affligeantes !

 

 

Cheikh Tidiane Dia

Source Le Rénovateur Quotidien




Rentrée scolaire 2007-2008

30092007

Rentrée scolaire 2007-2008

Sous le sceau du changement

 

 

La rentrée scolaire 2007-2008 a officiellement débuté ce lundi 1e octobre sur toute l’étendue du territoire national. A cette occasion,
la Ministre de l’Education Nationale a donné le coup d’envoi de cet événement depuis la capitale du Hodh El Charghi, une Wilaya bénéficiant du plus grand taux de scolarisation, mais aussi du pourcentage d’échec le plus élevé au niveau national. Nebghouha Mint Mohamed Vall a fait un discours où elle situe le contexte dans lequel intervient cette nouvelle rentrée placée en toute vraisemblance sous le sceau du changement. La nouvelle Ministre a- on se rappelle dés sa nomination à la tête de ce super département- annoncé les couleurs par une batterie de mesures ayant heurté de vieilles habitudes qui régentent un système des décennies durant. 

 

 

En fixant la rentrée scolaire au début du mois d’octobre,
la Ministre n’entend pas seulement rameuter les troupes dit-on. Elle veut mettre en œuvre les nouvelles orientations de la politique générale de son département en vue de redresser les dysfonctionnements et améliorer la qualité de l’école mauritanienne. La ferme volonté de cette femme à poigne croisera t-elle le fer contre la loi des réfractaires à tout changement véritable ?

Désormais, peut-on espérer que rien ne sera plus comme avant ou risque t-on tout simplement de rester dans l’auberge du vieux système, où une rentrée scolaire mal préparée peut compromettre toutes les dispositions déjà prises pour mettre fin aux pratiques d’antan. Une chose est sûre en ce mois béni de Ramadan : plus d’un enseignant réalise l’ampleur de la menace qui plane sur les récalcitrants. Les retards énormes accusés au début de chaque ouverture vont connaître une baisse notoire. Et Nebghouha est à ce sujet formelle : « on ne badinera pas avec les retards a-t-elle martelé.

 

 

Volonté de changer !

 

Les dispositions déjà prises par les nouvelles autorités de l’éducation consistant entre autres à instaurer la transparence, à appliquer les principes de la sanction et de la récompense sont autant de signes inaugurant l’ère d’un changement véritable au sein du système où l’anarchie a trop duré. Un changement profond et réel exige certes du temps et du courage surtout quand le système est pris en otage par des idéologies allergiques à toute vision modernisante et progressiste. L’amélioration de la qualité de l’école mauritanienne est devenue incontestablement une option incontournable. Au mois d’août quand les enseignants ont été soumis à un test d’évaluation des compétences linguistiques, la décision avait provoqué des grincements de dents. Ce premier signal fut pourtant un prélude à d’autres mesures novatrices. Un appel à candidatures pour le recrutement de Dren et d’Iden fut un pari de gagné et surtout un défi à relever face à une montée de contestations en sourdine que de telles « nouveautés » ont suscité. Une autre mesure qui dénote une volonté de remettre  de l’ordre dans le système concerne le mouvement du personnel enseignant où pour la première fois des critères précis ont été établis pour les choix des postes d’affectations. Les enseignants qui hésitaient encore à apprécier le changement qui commence à s’opérer attendent encore de voir plus clair. Les derniers regroupements au sein des locaux du MEN s’amenuisèrent à la veille de la rentrée avec l’acheminement des sortants d’écoles de formation fondamental et secondaire.

 

Dispositions techniques

 

Cette année, le Ministère de l’Education Nationale a adopté des actions visant à revaloriser les infrastructures scolaires et le matériel didactique. L’équipement des classes en tables banc en nombre suffisant est un pas important pour améliorer le cadre scolaire surtout dans des écoles où les sureffectifs rendent difficile la tenue d’une classe. La mise à disposition aux élèves du matériel scolaire et didactique permettra aux parents d’élèves de faire des économies sur le budget alloué chaque année à l’achat des livres et autre matériel. Chaque Dren du pays a obtenu sa dotation gratuite au grand bonheur de gamins qui passent leur temps à gambader dans les rues sous l’œil d’un enseignant démotivé.

Du côté du personnel enseignant,  l’espoir commence à revenir avec tout récemment l’annonce par
la Ministre de la revalorisation des conditions de vie des enseignants. La première mesure bénéfique sera l’augmentation dés l’année prochaine des indemnités de la craie qui passeront à 15.000 Um. Certes, cela est loin de redonner un sourire à un corps livré aux aléas d’une conjoncture économique des plus affligeantes !

 

 

Cheikh Tidiane Dia

Source Le Rénovateur Quotidien




Interview de Mme la Ministre de l’Education Nationale

30092007

Interview de Mme
la Ministre de l’Education Nationale

 

 

« Autant on est à la recherche de solutions pour améliorer la situation des enseignants, autant on est vigilant sur le contrôle strict de la présence des enseignants dans les classes. C’est dire qu’on ne badinera pas avec ces choses. »

 

Le Rénovateur : Quelle est la situation générale qui prévaut dans le secteur éducatif à la veille de la rentrée scolaire ?

Mme Nebghouha Mint Mohamed Vall : À la veille de la rentrée scolaire 2007-2008, il faut dire que beaucoup de problèmes se posent. En plus de ceux qui concernent les classes, il y a les difficultés liées à l’offre qui sont dues à la mauvaise utilisation ou l’absence totale de la carte scolaire ; ce qui fait qu’on a construit n’importe où- on se retrouve avec à peu prés plus de 82% de nos écoles qui sont à structures incomplètes. Une école à structure incomplète veut dire que les enfants n’ont pas la chance de continuer normalement leur scolarité. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire un enseignement livré à lui-même dans un bled en Mauritanie et qui n’arrive pas à avoir un cadre de vie lui permettant de s’épanouir. Cela pose des difficultés de contrôle, car pour la plupart des cas- on a un enseignant qui est en même temps directeur de l’école. Même constat pour le secondaire au niveau duquel on été construit une multitude de petits collèges qui étaient supposés accueillir des enfants d’une certaine aire géographique. Il s’est avéré que les familles préfèrent se déplacer dans les grandes villes plutôt que de se déplacer dans un village avoisinant qui a un collège. Donc, on s’est retrouvé avec de tous petits collèges avec des sous-effectifs. Ces collèges coûtent extrêmement cher. Ce qui a poussé le Ministère à envoyer des professeurs polyvalents et dont le niveau n’est pas toujours parfait avec tous les inconvénients que cela comporte.

Pour ce qui est de la qualité, on a essayé de mettre en place un certain nombre de mesures visant à améliorer le fonctionnement du secteur ; en attendant bien sûr des restructurations profondes qui vont se faire dans le cadre des états généraux de l’éducation et qui vont permettre de débattre de tous les problèmes, de situer les responsabilités, de voir vers où on s’oriente et qu’est-ce qu’on veut de notre système éducatif. Sur cette base, le Ministère peut faire des réformes profondes. Ce qu’on est en train de faire encore, c’est du colmatage pour essayer d’améliorer ce qui existe déjà en attendant les états généraux. Notre vision est déjà connue- on sait comment la mettre à exécution.

 

Le Rénovateur : Quels sont vos effectifs au fondamental et au secondaire ?

Mme Nebghouha Mint Mohamed Vall : On fait des prévisions sur la base de ce qu’on a. Elles valent ce qu’elles valent. On estime à environ 400 mille les effectifs du fondamental et à 200 mille ceux du secondaire.

Le Rénovateur : Combien de bourses ont été attribuées cette année ?

Mme Nebghouha Mint Mohamed Vall : Nous avons attribué cette année 200 bourses pour la première commission. La deuxième commission dépendra du nombre d’étudiants qui vont achever leur cursus. Beaucoup d’enseignants sont venus en catastrophe à cause de l’alerte faite par le Ministère qui fixe les ouvertures le 1e octobre.

 

Le Rénovateur : Y a-t-il des mesures contre les contrevenants à attendre ?

Mme Nebghouha Mint Mohamed Vall : Bien sûr. Les instructions qui ont été données aux directeurs régionaux, aux inspecteurs départementaux et à tous les services concernés est d’opérer des contrôles stricts sur les régularités dés les premiers jours de la rentrée scolaire. Tout enseignant qui ne sera pas dans sa classe en train de dispenser des cours conformément à l’emploi du temps qui a été décidé par la direction de l’établissement encourra des sanctions.

Autant on est à la recherche de solutions pour améliorer la situation des enseignants, autant on est vigilant sur le contrôle strict de la présence des enseignants dans les classes. C’est dire qu’on ne badinera pas avec ces choses.

 

 

 

Propos recueillis par Cheikh Tidiane Dia

Source Le Rénovateur Quotidien




Les mérites du débat, du débat d’un mérite

24092007

Les mérites du débat, du débat d’un mérite  

 


Je remercie les responsables de ces sites (CRIDEM, Diamono TV et ICC, NDLR) qui nous offrent d’excellentes plates formes d’expression. 

J’ai suivi en différé avec intérêt le débat autour de la création d’un nouveau parti politique proche et soutenant le programme de Sidioca. D’aucuns s’opposent purement et simplement à sa création dénonçant sa nature de «Parti État»; d’autres émettent de grande réserves quant à son intégrité versus l’intimité avec les couloirs du pouvoir et les pratiques douteuses du jeu d’influence dont les promoteurs de ce parti sont souvent accusés. Qu’ai-je retenu de ce débat? Quel a été son mérite? Devait-il avoir lieu ? En réponse à cette dernière, je dirais simplement oui. Car, à l’étape actuelle de l’histoire du pays, l’organisation de débats publics contribuerait grandement à définir et asseoir notre démocratie naissante. Je remercie les organisateurs du débat, Cridem et tous les participants et les félicite de leur initiative. Vous avez montré combien la démocratie a des vertus, en organisant publiquement un tel débat. 

 

Que peut-on retenir de ce débat? 

 

Pour moi, il ressort des quelques poussées d’adrénaline et de machisme politique de quelques uns des intervenants, que le débat a eu les mérites de montrer clairement : 

Les vertus de la démocratie, en : ● organisant un débat public autour de la question de la création ou non d’un parti de soutien à un Président en exercice, ● réunissant des intervenants à opinions diamétralement opposées sur le thème du débat. 

Ce débat est un cri de naissance de la démocratie en Mauritanie. Le bébé-démocratie, à la mauritanienne, est bien né. La question est de savoir si, il va grandir ou mourir infantile, ou bien si, il va grandir avec quelques handicaps, boiteux. Les hommes, les organisations politiques, la société mauritanienne sont en début mutation (pour ne pas dire simplement : sont mutants). Et le jeu politique au pays, aujourd’hui, est en pleine reconfiguration. Tout le monde se remet en cause pour couver le bébé et éviter d’être sévèrement jugé par ce dernier et marginalisé par le cours des événements. Le vent du changement a effectivement soufflé. La question est de savoir dans quelle direction s’oriente-t-il. 

Dans un système politique de gestion des affaires de l’État et de la société, établi sur des décennies, toute velléité nouvelle de changement engendre immanquablement de la résistance, surtout de la part des tenants du système établi. Dans ce cadre nous voyons, combien les dignitaires des anciens régimes sont déterminés à reconfigurer leur niche du pouvoir. D’ailleurs, il serait dupe de croire qu’ils renonceraient aisément à un privilège construit sur des décennies, au prix d’applaudissements décapant la pomme des mains et au prix d’une remise en cause perpétuelle de sa propre personne pour un update au quotidien face aux humeurs d’un Sultan coléreux; et cela simplement au nom d’une démocratie en naissance. La démocratie étant pour tous, pourquoi ne pas se l’approprier? Car la beauté de la démocratie réside justement dans le fait qu’elle appartient à tous et à tout en chacun et personne n’en détient le monopole, et surtout pas l’opposition actuelle. 

Dans l’imaginaire politique mauritanien : tout parti qui soutient un Président en exercice, est un parti État, du fait même que ses membres seraient les premiers sinon les seuls à téter des mamelles de la vache à lait de l’État. Un tel parti aurait donc la latitude de bénéficier des faveurs du Sultan, l’expérience du passé étant édifiant en la matière. 

Combien est grande la frustration de ceux-là qui ne sont pas au parfum des faveurs de Sidioca et du gouvernement de Zein. Car visiblement, le nerf de la guerre et des gesticulations des uns et des autres résident bien dans la question du partage du lait de la vache : le temps et les acteurs de la tétée. Visiblement, la question fondamentale du jeu politique est celle du partage des postes, des fonctions et nominations dans les rouages de l’État. Cela a été clairement mentionné sans détour par certains intervenants. Ce qui confirme et valide le concept de l’imaginaire du simple citoyen mauritanien : tout ça c’est de la «boletigue». Concept du langage populaire pour décrire ce qu’est la pratique de la politique en Mauritanie : la pratique du mensonge systématique pour arriver pouvoir, construire et protéger un «Privilège», la pratique de la bonne fois du mensonge politique ou le mensonge politique de la bonne fois. C’est ce que les québécois, au Canada, appellent de la menterie politique versus au mensonge politique pur et simple. 

Dans les débats politiques publics (ou privés), les intervenants privilégient systématiquement les attaques et la déstabilisation des individus au détriment d’un débat d’idées et sur les idées. C’est ce qui ressort du phallocentrisme politique de certains intervenants. L’on a privilégié, encore une fois de plus, le règlement des comptes, la polémique et les phrases assassines au détriment d’un débat de construction pour arriver à un consensus. Ceci tient au fait que les participants à un débat, en général, y viennent sans être suffisamment documentés sur le thème et concepts autour desquels il y aura débat. C’est ce qui explique la confusion perceptible, au cours du débat, chez certains intervenants, dans les concepts et définitions : ● de la démocratie, ● des partis politiques, ● du concept de parti État, ● de la place des indépendants en démocratie, ● de la légalité ou non de la création d’un parti d’obédience présidentielle, ● de la légitimité ou non d’unir les différentes tendances composant la majorité présidentielle actuelle, ● et dans l’interprétation de la Constitution quant aux prérogatives de l’exécutif et du législatif. 

Un exemple de cette confusion : un intervenant a souligné que la légitimité d’un parti vient du peuple. C’est là une confusion conceptuelle grave. Un parti politique n’est rien d’autre que le regroupement d’un ensemble d’individus autour d’idées communes à ce groupe précis d’individus et dans le cadre d’un projet politique commun singulier au groupe. De ce fait, il n’a besoin d’aucune sanction de légitimité populaire ou citoyenne. Par contre, il a besoin de légalité et pour cela il doit se conformer à l’esprit de la Constitution et se soumettre aux lois, textes et règles qui régissent la création et le fonctionnement des partis. 

Mais, tout parti qui veut gouverner, appliquer son programme, doit chercher la légitimité de l’exercice de ce dernier, auprès des citoyens, à l’occasion des élections libres et démocratiques auxquelles participeraient tous les autres partis politiques et candidats dits indépendants. En démocratie, tout citoyen a le droit de se constituer candidat à un poste électif et aller chercher la légitimité de l’exercice du pouvoir pour lequel les élections sont organisées. 

Un intervenant a qualifié d’hérésie le phénomène des indépendants lors des élections passées. C’est là un autre exemple de confusion dans la compréhension de ce qu’est la démocratie et de son exercice. La démocratie garantie le droit des citoyens à s’organiser ou non, autour et dans le cadre d’un parti politique, dans le respect de la Constitution et des lois en vigueur. Tout citoyen a le droit de s’exprimer, de se constituer candidat à une élection, en simple individu singleton, ou dans le cadre d’un parti politique donné. Les indépendants font donc partie des béni-ghouzéyétés citoyens de droit et partie prenant au jeu de la démocratie. 

En démocratie, les partis politiques n’ont pas le monopole de la participation aux élections, ni le monopole des idées, de projets politiques, de la capacité de convaincre ou de la compétence à gérer un pays, entre deux échéances électorales. Sidioca nous a donné un bel exemple de la capacité d’un indépendant de rallier à sa cause un bon nombre de citoyens autour d’un simple slogan comme celui de «Le Président qui rassure»; sans ne jamais préciser qui sera rassuré et sur quoi il le sera. 

On a vu, dans les pays dits démocratiques, en Europe et en Amériques du Nord, des citoyens se présenter au nom d’un parti politique donné; et une fois élus, ils dénoncent le parti parrain, le quittent et siégent en indépendants au parlement, entre deux échéances électorales. Ce sont les qualités des défauts de la démocratie. 

Le débat a montré également une des valeurs intrinsèques du mauritanien : « Parler et décider à la place de l’autre », au moment où l’on est incapable de définir et prendre sa propre décision et en assumer les conséquences; «Juger et condamner sur de simples suppositions» telles que: ● «Oui! C’est ça que tu vas faire. Je te connais très bien. Tu ne vas pas me tromper»; ● «Tu as dit ça, mais au fond c’est ceci que tu voulais dire. Oh! Je te connais à 190%». 

Aujourd’hui, la mouvance hétéroclite de la majorité actuelle se voit dans l’obligation de se créer un cadre uni d’organisation et d’expression pour coordonner efficacement son soutien politique à Sidioca. Et certainement pour ne pas être à la traîne des évènements (En bon citoyen!). Non seulement, on pose le problème de la légitimité de la démarche; mais on lui fait également un procès d’intention, sur le choix du nom et sur ce qu’il doit être ou pas être. 

Il y a un fait indéniable : tous les groupes de la mouvance dite présidentielle soutiennent Sidioca. Et ces groupes veulent s’organiser en une seule entité politique de soutien au programme de Sidioca. La question est de savoir si, au regard de la Constitution et des lois en vigueur, ils ont le droit de se regrouper en un parti, ou en n’importe quelle autre nébuleuse politique, en conformité avec les textes en vigueur, pour coordonner leurs actions politiques? Si oui, qu’ils le fassent en noms disparates ou sous le même nom hybride; cela ne change en rien à la finalité. 

Sidioca a été élu sur la base d’un slogan fédérateur et d’un programme politique de changement dont les contours n’ont pas été présentés que par le slogan de «Président qui rassure». Il revient à Sidioca de faire ses choix et mettre en place les moyens et mécanisme du changement qu’il a promis. C’est à lui et, à lui seul, de déterminer sur quelles forces ou organisation politique, il va s’appuyer pour mener le changement promis lors de la campagne électorale et livrer la marchandise. Comment va-t-il s’y prendre? Va-t-il le faire avec du neuf réellement neuf ou avec du neuf par le recyclage des anciens du PRDS qui constituent, aujourd’hui, la majorité présidentielle? Va-t-il pouvoir laver les cerveaux des loups du rouage politique des anciens régimes et les transformer en agneaux prêts à passer à l’abattoir, à la veille du Id El Vitr? Ou va-t-il pouvoir faire appel à de nouvelles alliances pour rénover radicalement le paysage politique de l’action gouvernementale? Les réponses à ces questions reviennent à Sidioca seul. 

Pour terminer, le débat a clairement montré que, au regard des confusions autour des définitions et interprétations des concepts, et au regard des velléités de la guêpe des barons des anciens régimes à reconstruire sa niche de pouvoir, nous avons plus jamais besoin de mettre en place des mécanicismes objectifs d’une vraie démocratie. Lesquels mécanismes doivent être fondés sur : ● le concept d’un État de droit et d’une égalité de tous devant la loi; ● a bonne gouvernance basée sur la lutte contre la gabegie et les malversations dans la gestion de la chose publique; ● la définition et l’exercice d’une fonction publique axée sur la gestion saine des ressources humaines et déniés du pays, par le recrutement de compétences appropriées; ● la mise en place d’une relance de l’économie par le lancement de grands projets de développement économique du pays; ● la lutte efficace contre la pauvreté en permettant l’accès effectif à l’éducation par une redéfinition d’un système éducatif et un enseignement adaptés, à la santé, au travail par l’égalité des chances, au logement, à tous les citoyens; ● la définition des modes de financement des partis politiques, par l’État, par les citoyens eux-mêmes, et des limites au recours à ces modes de financement; ● la définition claire et précise de lois régissant les contours des actions et activités des partis politiques, de leurs relations avec le pouvoir en tant que parti de la majorité ou simplement en tant que partis d’opposition; ● la criminalisation du délit d’initié et du favoritisme systématique au détriment du choix judicieux des compétences; ● la criminalisation des malversations, de la mauvaise gestion et du clientélisme politique social; ● l’apaisement du climat social en créant une commission de réconciliation nationale chargée des passifs sociaux, du retour organisé des réfugiés et de l’organisation d’un débat national sur les priorités du moment. 

La mise en place de cet ensemble de mécanismes contribuerait à l’assainissement du climat et du jeu d’influence politiques, dans les rouages de l’État. 

 

Sidi Mohamed Ould Hartane

(source : Cridem) 




NOUADHIBOU : LES PRIX FLAMBENT

24092007

NOUADHIBOU 

LES PRIX FLAMBENT 

En ce début du mois béni du ramadan les prix des denrées de consommation courante sont montés en flèche. Les consommateurs sont désorientés car les produits comme le sucre , le lait en poudre , l’huile , les dattes sont inaccessibles. 

Ainsi le kilogramme de Celia est passé de 1300 à 1600 Um , celui de sucre de 200 à 220 Um au marché central. Quand aux boutiques de quartier elles sont encore plus chères. 

Les pommes de terre et oignons, très prisés ont aussi connu une augmentation substantielle. 

Seul le prix de viande n’a pas évolué et les bouchers se prépareraient à l’augmenter. 

Les autorités , interpellées , n’ont rien fait pour alléger les souffrances des populations. Rien ne semble justifier cette montée subite des prix sinon l’appât du gain. 

Les boutiques SONIMEX qui réduisaient symboliquement les prix n’ont pas ouvert cette , année ajoutant au désarroi. 

A Nouadhibou de nombreuses associations de défense des consommateurs avaient vu le jour mais se sont montrées peu efficaces. 

Pendant ce temps là les commerçants trinquent. Car , paradoxalement , la consommation augmente. La ration alimentaire double voire triple. Les marchés sont achalandés mais la qualité des produits alimentaires est douteuse. C’est le cas des dattes, de la menthe, de la bouillie , des beignets , du jus de bissap très prisés à cette période. Tout le monde s’improvise vendeur au milieu des crachats .Le cas du marché de dattes sis dans un enclos à ânes est flagrant. Que dire des vendeuses de beignets et de bouillie de mil assises à l’entrée Est du marché de Khirane en face des toilettes publiques ‘bouchées’ ? Les vendeurs de ‘ pain à bois ‘ ne sont pas en reste. Dans les épiceries l’hygiène est un mot inconnu. Les restaurants ‘attrape- maladie’ pullulent sans aucune notion d’hygiène. 

Les cas de diarrhée et de maux de ventre augmentent. Les centres de soins sont envahis de malades. 

Autre calvaire des habitants de Nouadhibou -du moins ceux qui n’ont pas de voiture- le transport. Trouver une voiture pour rentrer chez soi relève du parcours du combattant .En effet des centaines de personnes en sont réduites à faire la rupture dans la rue faute de trouver un moyen de transport .Les rares taxis qui desservent la ville sont insuffisants pour une population qui a crû vite. Résultat : Les chauffeurs dictent leur loi (surcharge , impolitesse …) 

  

  

BMCI : LE SUCCES TUE 

La Banque Mauritanienne pour le commerce international (BMCI ) autrefois réputé pour la qualité de ses services et le professionnalisme de ses agents et cadres n’ a plus la côte à Nouadhibou. En effet depuis quelques temps cette banque semble en hibernation .Les clients sont laissés à eux-mêmes n’ayant personne pour s’en occuper. Le personnel autrefois courtois est devenu méprisant à force de brasser des millions. Même pour déposer son argent, le client a toutes les peines du monde .Un receveur occupé à causer avec son voisin de caissier ne daigne vous répondre que du bout des lèvres .Un caissier assis paresseusement au guichet retrait s’en prend impudiquement aux client les rabrouant et les renvoyant sans ménagement au gré de son humeur taciturne. Des fois il se moque de vous parce que la somme que vous retirez est insignifiante à ses yeux. Comble des combles pour une banque à vocation internationale  , seuls deux guichets -dépôts et retraits -sont disponibles .Résultat :D es queues interminables se forment chaque jour et vous êtes obligés de revenir plusieurs fois pour pouvoir faire un dépôt ou un retrait. Les usagers n’ont pas où se plaindre .C’est comme si l’agence régionale n’a pas quelqu’un à sa tête .Les responsables sont enfermés dans leurs bureaux  , occupés à faire des transactions plus importantes .C’est en tout cas l’impression des clients . 

Plus grave encore , l’on vous remet en guise de billets de banques des torchons et chiffons .Quand vous revenez réclamer on vous sermonne .Les rangs ne sont pas respectés. La ‘gazra ‘ est d’usage. C’est cette pratique qui consiste à remettre son chèque à un agent ou autre responsable qui vous retire votre argent alors que d’autres font la queue depuis de longues heures. 

Le guichet automatique est souvent en panne quand ce n’est le réseau qui est défaillant . Ou c’est l’argent qui ‘n’existe pas’. 

Le personnel, pourtant pléthorique – en apparence du moins – est souvent occupé à causer. Les va-et -vient sont incessants .Il vous arrive d’attendre des minutes devant un guichet d’ oû le préposé est absent -’ parti amener de l’argent ‘ ou parti causer quelque part . 

Décidemment le succès tue. 

  

ATHIE YOUSSOUF 

CP /NOUADHIBOU 

S/  La Tribune 




Coup de plume de Kissima Diagana

24092007

Coup de plume de Kissima Diagana 

 

Que pourrait donc peser un parti ‘du président’ 

Du 3 août 2005 à aujourd’hui, on ne cesse de nous dire que nous sommes devenus beaucoup plus libres, beaucoup plus éveillés et surtout plus démocrates qu’avant. 

Libres et éveillés, certes.  Mais démocrates ? Voire ! Même si nous pouvons nous enorgueillir d’avoir réussi des ‘prouesses’ avec cette fameuse loi sur les pratiques esclavagistes  ou encore d’être sur la voie de la justice par ce qui, au stade d’intention encore, va consacrer un ‘retour digne’ des mauritaniens déportés il y a dix-huit ans, nous ne pouvons prétendre pour autant être assez démocrates pour affronter les véritables défis du temps ! Ces défis sont nombreux. Défis de ‘l’identité’ pour ceux qui croient que c’est par là que passe la solution des difficultés du pays. Défis du développement pour ceux qui espèrent qu’une bonne gouvernance et une meilleure transparence consacreront une juste répartition des ressources de ce pays entre ses fils. Défis de la sécurité pour ceux qui sont encore hantés par le terrorisme et se plaisent à croire que les ‘barbus’ sont dangereux. Il y a en tous cas beaucoup de défis à relever. Défis de l’éducation dans un pays où, trente ans et plus, on s’est moqué des apprenants en leur infligeant des réformes chauvines ; les séparant de classes, d’écoles, de quartiers et même de villes… 

Ces défis vont-ils encore une fois se noyer dans cette espèce de prise en otage des esprits par l’idée d’un parti politique qui se prévaudrait de l’adresse du président de la République ? 

Le spectre d’un PRDS super puissant plane-t-il assez pour faire peur à une classe politique, anciennement marginale, devenue aujourd’hui alliée du pouvoir ? Non faut-il croire. Et pour cause, à l’issue du ‘reboulement’ des cartes du 25 mars, les forces se sont précisées. Avec d’ailleurs une acuité qui a permis de noter que les anciennes ‘victimes’ d’un ‘parti-Etat’ ont repris le dessus : Messaoud O. Boulkheir, président de l’assemblée, et Ahmed O. Daddah, chef de l’opposition sont aujourd’hui des partenaires incontournables dans le jeu politique que le pouvoir voudrait mener. En sont-ils suffisamment conscients ? 

Pour le premier le refus d’un parti-Etat qui rappellerait la machine à broyer ‘PRDS’ peut-il se justifier dans un contexte de liberté ayant donné à chacun sa portion de représentativité ?  Que pourrait donc peser un parti ‘du président’ plus que l’APP qui peut se targuer d’avoir ‘forcé les lois à se préoccuper’ des ‘démunis’ ?   

Pour le second, quinze ans de lutte contre le pouvoir d’O. Taya ne sauraient-ils être couronnés que par un statut visiblement ‘honorifique’ de chef de l’opposition au point qu’il soit censé composer avec toute sorte de ‘gestionnaires’ de l’exécutif ? Le RFD n’aurait-il pas plus intérêt à renforcer une assise politique reflétée par une représentativité respectable au parlement ? 

Alors, en termes d’enjeux, un parti politique qui prétendrait avoir pour mission l’application du programme du président de la République, sera non pas une pierre supplémentaire à un édifice que tous semblent avoir l’objectif de construire de la même façon avec les mêmes matériaux, mais plutôt, un plan de reconquête, à moyen terme, d’un pouvoir que la plupart des barons ayant inspiré et soutenu la candidature de l’actuel président de la République ne souhaitent pas voir dans des mains autres que ‘familières’. Ainsi, si dans cinq ans, on devait partir à des élections, les ‘indépendants’ qui viennent de réussir à ‘isoler’ l’ex opposition du ‘trône’ se seront suffisamment bien préparés pour ‘régner’ à nouveau sur la Mauritanie. Entre temps, vont-ils se lancer à la conquête des âmes et des mentalités avec les mêmes armes que celles utilisées par le PRDS d’alors ?   

kissimousman@yahoo.fr 

 

 S/ La Tribune




Quatrième pouvoir

23092007

Quatrième pouvoir  

Une presse responsable c’est une presse qui dénonce les injustices   

Lundi  passé, un débat est organisé par   l’ONG KB  sur le rôle de la presse pour la réussite de la démocratie. Les organisateurs ont évoqué l’histoire de la presse et son rôle pour  le changement. La déontologie, la subjectivité et l’objectivité de notre presse indépendante représentaient  le point central des interventions des animateurs de ce débat.

Bien que les intervenants aient insisté sur la neutralité, la précision, et la responsabilité  pour que le journalisme soit à la hauteur des exigences de la démocratie, des questions s’imposent :    Pourquoi l’ animation d’un tel débat en cette période  ?

Il semble que la diffamation  dont certain ont fait l’objet est un élément explicatif de l’organisation de cette journée.

La première dame du pays, fondatrice également de l’ONG KB   n’avait pas été épargnée  par des attaques d’un journal de la place.  L’affaire a pris une dimension judiciaire provoquant un débat sur le mécanisme et le fonctionnement de la presse indépendante.

Le président de la république a déjà  évoqué    dans l’un de ses discours la problématique de la presse en insistant sur la recherche de la vérité comme élément primordial de la réussite de celle-ci.   

Dans le sillage du débat, le journaliste Ould Belil a déclaré que  la presse locale a joué un rôle important pour l’émancipation  du pays car, estime-t-il, « depuis l’indépendance, il y avait des indices prouvant que l’influence de ce quatrième  pouvoir était incontestable. » «Le journal Horizons, poursuit-il,  a déjà pu pousser le pouvoir  de Maawiya à limoger trois hauts  fonctionnaires  de l’Etat. » Ce qui selon lui, sous-entend que la presse constitue souvent un élément de pression même sous des régimes autoritaires. En outre, la presse privée du pays  demeure depuis les années 90 un instrument de lutte contre les injustices. Mauritanie demain, El Bayane et autres ont fait des enquêtes dérangeantes sur les exactions et les injustices de l’ancien système. A l’époque de parti unique, la presse avait été  aussi  régulatrice de certains comportements. »

Le directeur de la publication du journal Le Véridique, quant à lui,  fait appel  à une reforme de la presse. Cette reforme doit permettre une organisation de la presse indépendante. Dans le même contexte des voix se sont levé pour que l’auto- censure et les sanctions soient  réglementées par la presse elle-même. Cela exige une réorganisation de organes médiatiques  pour qu’elles puissent  assurer leurs  fonctions avec le professionnalisme exigé.             

Plusieurs  intervenants ont  mis l’accent sur la subjectivité de la presse  en disant que l’objectivité n’est pas un élément déterminant de la presse. La subjectivité s’explique selon eux par les enjeux idéologiques qui visent l’instrumentalisation de la presse pour des fins nationales.  Le pays, précise un ancien ministre,  « doit être muni d’une presse permettant de défendre les valeurs de notre pays. Ces valeurs sont des lignes rouges à ne pas franchir. Notre  langue arabe est une  partie intégrale  de ces valeurs. Il faut apprendre les autres langues tout en insistant sur identité nationale qui se matérialise par la préservation entre autre de la première langue de
la Mauritanie.  Sinon la mondialisation culturelle va nous dominer   et nous seront sans identité. »  

Notons que trois phases marquent  les mutations de la presse mauritanienne : la période du parti unique, la domination des militaires et le processus démocratique ». Ce dernier   se caractérise par deux cycles, le première est conditionné par  la mise en place d’un fort système tribal sous l’époque de Maawiya O Sidi Ahmed Taya, il est question de la démocratie des années 90 et  une deuxième  phase qui représente l’après trois août et ses conséquences. C’est en cette phase que la question de la presse se pose avec acuité.

La thématique de la rumeur, la recherche de la vérité et le statut et protection des journalistes sont  des sujets sensibles. Une presse responsables c’est une presse qui dénonce les injustices.    

Il semble  que les médias sont des instruments excessivement régressif  si elle ne sont pas guidés par la recherche du bien être social. Ce bien être  devrait  être matérialisé par la puissance des medias  à provoquer  des poursuites judiciaires,  et  des sanctions administratives  à l’encontre du  détournement de bien de l’Etat, des abus du pouvoir et de la négligence sous tout ses  formes.

Pourtant des négligences sont dénoncées par la presse alors que les choses n’ont pas bougé. A quand l’émergence de la puissance du quatrième pouvoir ?

Mohamed Fouad Barrada

 




Etats d’âme d’un parti d’état sans âme

23092007

Etats d’âme d’un parti d’état sans âme 

 

A trop subir les contorsions et acrobaties publiques du moment, on risque de déplorer l’acharnement général contre le futur parti-état du président de la république. Tant la propagande de ses promoteurs s’épuise à en toiletter les attributs anachroniques. Histoire de nous faire oublier que la vocation première d’une telle créature idéologique ne saurait être que budgétivore et liberticide. Voire génocidaire et narcotrafiquante si l’on ne retient que les passifs immédiats du régime qu’il sous-tend. 

 

Momies politiques 

Pourtant nul n’interdit à ces momies politiques de rythmer et amplifier leurs applaudissements cacophoniques. Pour la simple raison que personne ne dispose de l’autorité nécessaire pour criminaliser -à juste titre- leur future association de malfaiteurs historiques de l’état mauritanien. Pour cause et jusqu’à preuve salvatrice du contraire, c’est leur chienlit qui détient et bouche toutes les voies de décision privée ou publique dans le pays. Aujourd’hui autant- sinon plus- qu’hier, seul un ministre de l’intérieur, issu ou allié de leur majorité plurielle, est habilité à autoriser ou interdire leurs retrouvailles légales. Du reste, qui peut interdire un parti voulu par le président élu, cousu par son secrétaire général de la présidence et surtout massivement investi par les milices indépendantes dépendantes de son chef d’état-major putschiste?
Il reste que toutes ces lamentations sont malvenues de la part d’une majorité présidentielle, gouvernementale et parlementaire qui ne cesse d’aggraver abusivement l’inflation partisane dans le pays. En limitant les horizons démocratiques par la légalisation subite de groupuscules politiques qui, à une ou deux exceptions près, n’expriment pas d’attente réelle dans l’opinion publique. Pour ne pas dire que cette fournée supplémentaire d’indépendantismes dépendants accentue l’atomisation de la vie politique. Quand elle ne sert pas de piste de lancement (merja3 ) à un parti hégémonique qui ambitionne de verrouiller tous les comptes publics et postes électifs du pays. Mais telles dénonciations quasi-calomnieuses ne doivent pas duper une société résolument démocratique. Elles participent d’une entreprise mafieuse visant à détourner les principes de l’état de droit au profit d’une république de passe-droits. 

 

L’autre parti unique 

En effet, ces cassandres de la bonne gouvernance cachent mal leur nostalgie névrotique du despotisme révolu. Imperméables à l’opinion contraire, elles ne tolèrent pas d’opposition à leur embryon de parti…Sans nom ni idéal politique. Il suffit de décourager leur résurrection tragicomique pour être convaincu de blasphème. Comme douter de leur sincérité démocratique relève, à leurs yeux, des outrages et rébellions attentatoires à la renaissance de la nation… 

Hélas, la réalité est autrement plus révoltante. Puisqu’un tel parti présidentiel ne doit pas ne viser que la seule réorganisation d’une « chambre introuvable ». L’assemblée nationale actuelle étant tout aussi servile qu’auparavant. Elle est non seulement corvéable à loisir, mais aussi et surtout dissoluble à souhait et à raison. Sortis de képis putschistes il y a juste quelques mois, ses élites versatiles rivalisaient de motions de soutien un an plutôt : dans un autre parti-état d’un autre président… Aussi leur radicalisation subite pourrait elle être ressentie comme une réponse stratégique à l’actualité honteuse d’un régime paramilitaire à bout de souffle. Dans le collimateur de plusieurs justices internationales, ses officiers et fonctionnaires supérieurs sont  désormais cités pour trafic intercontinental de drogue et purification ethnique aggravée par les tortures et exactions extrajudiciaires.
Le président et son gouvernement doivent se laver définitivement du passif des régimes putschistes. Pour ne pas dilapider leur crédit ou forcer et fédérer les oppositions contre eux. Loin de la suractivité du chef d’état-major particulier -et supposé gourou politique- du président qui ne facilite pas une telle perspective. Pas plus que les nominations et dénominations incontrôlées, au sein de l’armée et partout ailleurs, ne leur garantissent une mandature stabilisée. Tout comme un parti hégémonique, et soumis aux pressions colonelles et postcoloniales, ne pourra que retarder la fin d’un système criminel. Du reste, la pétroleuse fondation présidentielle le vaut bien qui, à elle seule, figure déjà un « parti unique » dont les développements sociopolitiques n’ont pas encore livré toutes leurs promesses… !!! 

Cheikh Touré/ s La Tribune




Une caravane médicale à Oualata

17092007

Une  caravane médicale à Oualata

Sous l’égide d’une association de Oualata le  collectif de médecins et sages-femmes bénévoles, ressortissants pour la plupart de cité historique de Oualata, ont organisé  une caravane médicale dans
la Moughataa de Oualata, durant la période allant 23 Août  au 01 Septembre 2007. A cette occasion une vaste campagne de consultation et de soins a été  menée au profit de l’ensemble des habitants de la moughataa. 
Cette caravane a connu, durant son séjour d’une semaine, une affluence impressionnante. Grâce à la très forte  sensibilisation menée à son sujet par les membres de l’Association d’Entraide et de Secours au niveau de toute la Moughataa voire  même de  la Wilaya.

L’hôpital de campagne mis en place par cette caravane comportait l’essentiel des spécialités médicales courantes : chirurgie, cardiologie, pédiatrie, ophtalmologie, pharmacie, médecine dentaire, médecine générale, gynécologie  de même qu’une pharmacie abondante et gratuite. Cette dernière a d’ailleurs constitué le pivot central de la caravane sanitaire, servant  de baromètre d’intensité pour le  travail accompli par les équipes médicales constituant la caravane médicale composées de 20 personnes.

Pour ce faire, elle  a reçu plusieurs soutiens financiers et  logistiques en plus d’importants  lots de médicaments de la part de plusieurs instances publiques et privées nationales et internationales, pharmaceutiques, médicales et non médicales. Ce qui lui a permis d’entamer correctement une entreprise de grande ampleur.

Ainsi, la Banque Nationale de Mauritanie (BNM) a fait généreusement un important don à l’Association comportant  un important lot de médicaments  ayant permis entre autres   d’enrichir sa pharmacie de campagne ainsi que de fournir la caravane médicale en  médicaments choisis par les médecins eux-mêmes.

La Centrale d’Achat des Médicaments (CAMEC) a offert un soutien financier à la caravane pour un montant de Cent Cinquante Mille Ouguiya (150.000 UM). Ce montant  est destiné à l’achat de médicaments nécessaires à l’accomplissement de la mission.

D’autre part, la mission médicale a reçu d’importants lots de médicaments de la part de plusieurs instances pharmaceutiques de Nouakchott et de Tunisie :

1-     MEDICA – DIS. 2-     LABORATOIRES MEDIS – Tunisie 

3-     KING PHARMA 4-     DIRECTION DE LA PHARMATIE ET DES LABORATOIRES (D.P.L.) 

5-     ORIGINE PHARMA 

6-     SANOFI AVENTIS 7-     PHARMATIE ZAHRAWI 

8-     ASSOCIATION NATIONALE DES PROFESSIONNELS DE
LA PHARMATIE 
9-     PROGRAMME DE SANTE REPRODUCTIVE 

Le Secrétariat National de Lutte Contre le Sida (SENLS) a signé avec l’Association  Entraide et Secours une convention de financement pour l’exécution du plan d’action SOCIETE CIVIL POUR
LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA, dans le cadre du PROJET MULTISECTORIEL DE LUTTE CONTRE LE SIDA. 

Le montant de la convention s’élève à Un Million Trois Cent Quarante Quatre Mille Ouguiya (1.344.000 UM).  La convention a pour objectif de financer une campagne de sensibilisation sur les dangers du sida et la promotion du dépistage dans la moughataa de Oualata, durant le mois d’Août 2007.  l’Association d’Aide aux Malades Indigents (AMI), l’Association de Développement de Tichitt, ainsi que le Sénateur de Oualata ont mis à la disposition de la caravane médicale respectivement, un véhicule tout terrain  pour le transport du personnel médical, des équipements et des médicaments, durant tout le déroulement de sa  mission.

la Société Nationale d’Import et d’Export  (SONIMEX) a contribué pour un montant de Cent Mille Ouguiya (100.000 UM). Ce montant  destiné à l’achat de carburant nécessaire à l’accomplissement de la mission.

Durant son séjour, la caravane a animé  une  campagne de sensibilisation  au tour des thèmes de santé publique, sur les pathologies courantes : paludisme, diarrhées, pneumonies, hypertensions, malnutrition, fistule obstétricale, MST et Sida

La mission qui prévoyait  au départ un taux de 400 consultations et de soins par jour pendant 05 jours,  soit environ 2000 personnes à traiter au niveau de toute la moughataa a réalisé au bout de cinq jours programmés  2.289 détaillé comme suit :

-         Cardiologie            484

-         Chirurgie                412

-         Ophtalmologie        394

-         Médecine Générale 381

-         Pédiatrie                  268

-         Gynécologie           176

-         Stomatologie           174

Et pratiquement la totalité des personnes consultées ont été dotés gratuitement en  médicaments prescris par le personnel médical de la caravane. La valeur estimée en médicaments distribués avoisine les 5.000.000 d’Ouguiya.

Durant son trajet, la caravane a effectué comme prévue une halte à Tintane le jeudi 23 Aout  2007 ; la ville sinistrée suite aux inondations qui l’ont engloutis le Mardi  le 07 Août 2007. Une journée lui a été  dédiée. Dès leur arrivée à Tintane en milieu de journée du jeudi 23 Août, les médecins ont entrepris les consultations et les soins nécessaires ainsi que l’identification auprès des autorités sanitaires des insuffisances de certains médicaments. Ce qui leur a permis, depuis  Tintane d’engager le bureau de l’Association d’ Entraide et de Secours à Nouakchott à commander et expédier les médicaments demandés. Ce qui fût accompli.

A Néma le chef-lieu de
la Wilaya du Hodh El Chargui dont relève
la Moughataa de Oualata la caravane a été reçu en audience le vendredi 24 Août 2007 par
la Wali après avoir  tenu une réunion de travail avec le Directeur Régional de
la Santé qui a  mis à la disposition de la caravane tous les moyens humains et matériels nécessaires à sa réussite.

De son côté, le Ministère de la Santé, autorisant la conduite de la mission médicale a envoyé un message à l’adresse de l’ensemble des autorités administratives régionales et départementales les avisant  du départ de la caravane sanitaire et leur demandant de tout mettre en œuvre pour garantir son bon déroulement.

A son arrivée à Oualata, les citoyens  de cette cité historique ont réservé un l’accueil enthousiaste et chaleureux dont ils sont les seuls à détenir le secret ancestral.Un tel accueil suffisait à exprimer la taille des attentes sanitaires des habitants.

Devant  les grandes  foules amassées  devant le dispensaire choisi pour abriter la caravane sanitaire, les équipes médicales étaient contraintes à travailler entre douze et quatorze  heures par jour. Tout en effectuant les visites à domicile à l’endroit  des personnes incapables de se rendre sur les lieux de la caravane sanitaires.

Les équipements d’analyses et de soins  sont prêtés par les médecins eux-mêmes ainsi que par leurs collègues étant donné le caractère totalement dépouillé du  dispensaire de Oualata en la matière.

En outre, et dans le cadre de la sensibilisation contre le fléau du Sida, une brochure  instructive et illustré a été confectionnée par les médecins, tirées en plusieurs centaines d’exemplaires et ventilée au profit de la jeunesse au cours de la mission.

De même qu’une centaine de moustiquaires imprégnées a été distribuée sur place aux femmes enceintes en priorité puis aux personnes les plus nécessiteuses.

En témoignage de reconnaissance à la caravane sanitaire, plusieurs dîners de gala ont été offerts par les notabilités locales à cette occasion.

Mais, la préparation de la caravane a coïncidée malheureusement, avec des inondations dévastatrices qui se sont abattues sur la cité historique de Oualata, durant la nuit du jeudi à vendredi 10 du mois d’Août 2007. Et qui ont occasionné d’importants dégâts matériels, aussi bien dans la sphère collective que sur le plan privé. Mais,  la catastrophe de Tintane à occulté malheureusement, toutes les autres de moindre ampleur.

Nous pouvons déjà citer quelques uns des principaux dommages  estimés à plusieurs dizaines de millions d’ouguiyas.

-         Rupture de l’unique barrage de la ville qui constitue la source indispensable de renouvellement pour la nappe superficielle qui alimente Oualata en eau potable.

-         Inondation complète de la mosquée historique, construite en banco et pierre, occasionnant pour elle un risque d’effondrement inéluctable.

-         Destruction totale ou partielle de 25 habitations et  de 13 boutiques.







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