Nouadhibou : la police dans la galère

28 08 2007
  NOUADHIBOU  / LA POLICE DANS LA GALERE 

Nouadhibou, la capitale économique est bien équipée en commissariats : 06, 1 direction régionale de la sureté et une compagnie de police.  De quoi décourager les bandits et autres délinquants. Cependant la ville n’en demeure pas plus sûre. 

Ce corps est laissé à lui même. Si la situation des officiers est acceptable, celle des agents est triste. Leurs tenues ne sont plus renouvelées depuis 1997  et tombent en lambeaux, ils portent des godasses trouées et cousues de tous types de fils. Le policier de Nouadhibou est une sorte d’épouvantail à l’accoutrement carnavalesque. Comparez-le aux agents des sociétés de gardiennage. C’est une misère. Il ne dispose pas de l’équipement réglementaire : menottes, matraque, pistolet… 

Son ceinturon ne tient plus que par un fil , usé qu’il est .Certains préfèrent mettre leurs ceintures de ville ou des chaussures civiles plus commodes. Les policiers sont mal payés et mal nourris. Leur maigre pitance est indigne de mendiants : Du riz au poisson à déjeuner et des pâtes commandées à une gargote de quartier qui fait office de restaurant. Le tout en quantité insuffisante. Les malheureux qui effectuent leurs 24 heures de garde se trouvent obligés de se faire apporter à manger à domicile ou à consommer des biscuits ou à se jeter comme des affamés sur la nourriture des gardés à vue ou délinquants… 

Il n’est pas rare de voir des policiers faire le pique -assiette dans des boutiques ou épiceries mitoyennes des commissariats pour un verre de thé .La nuit, les policiers de gardes couchent sur un matelas délabré de 08 cm avec comme accessoire une couverture qui ne combat pas le froid et un coussin flasque. Les conditions d’hygiène sont épouvantables et les locaux vétustes dégageant une odeur pestilentielle. Imaginez ce que doit être la vie des détenus… 

La police dispose d’une cité de 12 logements affectés aux plus gradés. Ces logements de deux pièces, construits dans les années 60, tombent en ruines, faute d’entretien. Le reste de la troupe doit se contenter d’un loyer inabordable. Pourtant la police effectue un travail louable dans une ville confrontée au trafic de drogue, au crime organisé, à la prostitution à grande échelle et à une petite délinquance nuisible. Mais elle manque de tout .Peu équipée en moyens mobiles, la police a du mal à intervenir à temps ; s’attirant les foudres d’une population exigeante en matière de sécurité. 

Nos policiers sont mal vêtus, mal nourris et mal équipés. Ceci nuit à leur mission de protection  et les emmène à faire des pratiques peu orthodoxes: la corruption et le chantage. Il n’est pas rare de voir des policiers roder aux environs des maisons des jeunes pour guetter les fêtards et leur soutirer quelques sous sans mission officielle. D’autres s’en prennent aux taxis sans leur délivrer un reçu quelconque. D’où le fait rare de voir quelques policiers disposant de Mercedes 190 obtenus on sait comment. 

Au moment où les députés font tout pour majorer leurs revenus, l’’état devrait se pencher sur la situation de notre police qui travaille dans des conditions inacceptables.   

CHINGUITEL : DEBUTS EN DENTS DE SCIE La troisième société de téléphonie mobile, CHINGUITEL, a démarré ce jeudi 23 août à Nouadhibou de façon très timide. La tendance s’est confirmée cinq jours plus tard. 

Les clients ne se précipitaient guère à l’agence centrale et dans les cinq points de vente qu’elle avait mis en place. Les rares personnes qui ont accédé aux services de l’opérateur sont déçues. D’abord les trois types d’appareils mobiles (Samsung, Nokia et LG) semblent désuets comparés aux appareils vendus sur le marché. Le prix n’en valait pas visiblement la chandelle. Le fait que la puce n’est compatible qu’avec l’appareil en a découragé plus d’un 

Les revendeurs qui avaient acquis plusieurs appareils dans le but de les revendre au prix cher en sont pour leurs frais. « J’avais payé 30 appareils entre dix et 12.000 Um .Le premier jour j’ai voulu les revendre à 15.000 et 17.000 Um pièce. Aucun appareil n’a été écoulé » se lamente Mohamed, commerçant de portables. Les revendeurs n’arrivent pas à écouler leurs stocks. Même cas de figure chez les vendeurs de cartes. 

Un autre fait condamnable a été remarqué. Il s’agit d’une tendance constituant à vendre des portables et des cartes à des parents ou amis sans tenir compte de la position des clients disposés en rang. Les rangs étaient clairsemés du reste. Des usagers font en outre part de la mauvaise qualité du réseau. 

CHINGUITEL doit se ressaisir pour ne pas être un opérateur de plus. ATHIE YOUSSOUF 

CP /NOUADHIBOU 

Source : La Tribune n°364 DU 28/08/2007 

 


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