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Mondialisation /Le parlement mauritanien face à la nouvelle technologie

28 08 2007

Mondialisation 

Le parlement mauritanien  face à  la nouvelle technologie   

 

 

Privatiser,   ne pas privatiser, globaliser  non,  il faut atténuer l’impact de la mondialisation,  telles  sont les conclusions qui se dégagent  de la séance plénière du parlement. 

Le phénomène des nouvelles technologies s’impose devant les élus du peuple. Les calculatrices sont sorties des poches. Calcul mental était aussi à l’ordre du jour. « Combien nous coûte la consommation en terme de communication téléphonique ? Nous avons un nombre d’abonnés dépassant un million. Avec un simple calcul je peux dire que la consommation moyenne  par individu  en Mauritanie est estimée à 1000 ouguiyas. Qu’est ce que nous    gagnons ? Le marché est-il rentable pour les mauritaniens ? », martelait  le député Bedredine lors de cette séance. 

Toutefois,  « ces calculs doivent être révisés car les indicateurs fournis par le gouvernement  sont clairs ; le chiffre d’affaires des opérateurs mobiles est  de 45 milliards  ouguiyas, soit une consommation journalière de 100 ouguiya  par personne  », explique en guise de réaction, le député de Kaédi. 

Tout le monde est d’accord sur le fait  que  les bénéfices de ces sociétés téléphoniques  sont en nette augmentation ; même les études de faisabilité n’envisageaient  pas une telle augmentation. Les premières  estimations tournaient  autour de 80000 mille abonnés alors que nous sommes actuellement avec 1. 080.000 de  consommateurs. C’est imaginaire. Un français disait que « le marché mauritanien n’est pas rentable en terme de téléphonie mobile » alors qu’un troisième opérateur vient de commencer ces activités. Les mauritaniens seront-ils piégés par ce dernier opérateur? 

Le marketing est au rendez-vous. Des prix incitatifs des GSM de   troisième génération de marque à condition d’avoir un portable qui ne marche qu’avec la puce Chinguitel est la monnaie courante du nouvel opérateur soudanais. Pour le moment la communication interchinguitel  est gratuite. « Jusqu’à quand ?» s’interrogent des consommateurs du nouvel opérateur. « Une semaine,  un mois, deux mois,  ou tout justement il faut attendre trois mois ?». La question reste ouverte.    

La logique de qualité était encore exposée par les élus du peuple. Cette logique  qui n’épargne pas  la haute autorité de régulation. « Depuis votre création nous avons assisté à une seule sanction  qui n’est pas  significative   par rapport au chiffre d’affaires  réalisé  par ladite société ». Questionnaient  plusieurs députés. 

Une députée évoquait, par ailleurs,   le phénomène internet qui est quasi-inexistant dans les régions du pays, notamment dans les grandes villes mauritaniennes. Elle  insistait   sur le fait d’implanter dans ces dernières une  connexion au réseau des réseaux. 

Il semble que l’infrastructure nécessaire pour la mise en place de la dimension   commerciale de l’internet n’est pas une éventuelle  optique du moins dans le court terme. Une telle dimension peut activer le petit commerce (l’artisanat  et la vente des produits locaux).  La globalisation de l’internet sur l’ensemble du pays est  loin d’être aussi  rentable. Les interprétations sont claires : le nombre d’analphabètes, le pouvoir d’achat des citoyens qui ne leur permettent pas de s’acquitter de la charge liée au service rendu (9990 ouguiyas TTC   pour un débit lent de 128 kbit, ne parlons pas  des autres tarifs 17100um -256 kbt; 29070 um-512 kbit- ; 49020 Um- 1Mega ;). 

En effet,  la possibilité des petits commerçants de profiter du marché internet qui est estimé de  par le monde à plus de 700 millions d’individus et qui est en nette progression, reste une utopie.  Nos parlementaires n’ont pas brillé  en négligeant  la possibilité d’inciter des petites et moyennes entreprises avec l’intégration des diplômés chômeurs dans cette initiative. La procédure est simple, il suffit d’avoir un ordinateur connecté   sur le marché on-line et  bien photographier  les produits à commercialiser. Mais il faut que le système postal soit efficace, il faut encore créer des sociétés d’export par intermédiation efficiente par le biais du port autonome de Nouakchott ou celui de Nouadhibou. 

Soulignons que hormis l’Afrique du Sud  et d’une façon moins significative le Sénégal et le Maghreb, le marché africain n’est pas encore rentré d’une manière perforante  dans l’optique d’interconnectabilité.  Notons aussi que le web est plus cher chez nous que dans les pays limitrophes, et excessivement cher par rapport à l’Occident et l’Asie.                      

 Mohamed Fouad Barrada 

Source La Tribune n°364 

 


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