CICR, Journées portes ouvertes sur l’humanité

28 08 2007

CICR, Journées portes ouvertes sur l’humanité  

Même la guerre a des règles 

 

Le bureau du comité international de la croix rouge à Nouakchott organise depuis lundi des journées portes ouvertes. Celles-ci s’étendront sur toute la semaine et s’adressent à la presse, aux organisations de la société civile, aux ulémas, entre autres acteurs de la scène publique. L’objectif de ces journées est de faire connaître la CICR au public. Créé, il y a un siècle et demi, le CICR s’est attelé à faire respecter les règles de la guerre aux parties en conflits à travers le monde. A l’origine, un homme d’affaires suisse, Hery Dunant qui, le 24 juin 1859, fut le témoin à Solferino, au nord de l’Italie, de violents combats entre armées française et autrichiennes. 16 heures de combats et 40 000 morts et blessés sur le champ de bataille ont provoqué chez l’homme un élan de solidarité qui s’est traduit spontanément par la convocation des habitants des villages voisins afin qu’ils l’aident à secourir les blessés sans aucune discrimination. C’est à partir de là que va germer l’idée d’une organisation suite à la publication par Henry Dunant d’Un souvenir de Solferino. Dunant appelait dans ce livre à la création en temps de paix de sociétés de secours dont le personnel infirmier serait prêt à soigner les blessés en temps de guerre. Il y recommandait également l’adoption d’un accord international permettant de reconnaître les volontaires chargés d’assister les services de santé des armées. En 1863 est créée une commission de cinq membres chargée d’examiner la concrétisation des idées de l’auteur d’Un Souvenir de Solferino. C’est ainsi qu’avec G. Moynier, G-H Dufour, L. Appia et Th. Maunoir, Henry Dunant va fonder le comité international de secours aux blessés ; lequel sera l’ancêtre immédiat du comité international de la croix rouge. D’efforts en efforts, les fondateurs parviennent à faire adhérer 16 Etats et quatre associations philanthropiques à leurs idéaux. Des représentants sont envoyés à la conférence internationale qui  se teint à Genève le 26 octobre 1863. Dès lors une croix rouge sur fond blanc représentée sous la forme du drapeau suisse inversé en hommage à l’inspirateur de l’organisation humanitaire, est adoptée comme emblème de l’institution de la croix rouge. Cette emblème permet de formaliser la protection des services de santé sur les champs de bataille. Aussi une conférence diplomatique est-elle organisée à Genève en 1864. Douze gouvernements y participent. Leurs représentants y adoptent « la convention de Genève pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne ». Il s’agit pour ainsi dire du premier outil du droit humanitaire qui sera étendu à d’autres catégories de victimes à la faveur de plusieurs autres conférences. 

En 1949, au lendemain de la seconde guerre mondiale, une conférence diplomatique délibère pendant quatre mois et finit par adopter les quatre conventions de Genève. Celles-ci renforcent la protection des populations civiles en temps de guerre. Deux protocoles additionnels viennent en 1977 compléter les conventions. Ainsi l’organisation est dotée de ses principaux instruments et contribue du coup à l’établissement d’un ensemble de règles qui en temps de guerre protègent les personnes ne participant pas ou plus aux hostilités. Tout ceci est consigné dans ce qui est appelé droit international humanitaire ou droit des conflits armés. Les règles  doivent être respectées par les gouvernements, leurs forces armées et par les groupes d’opposition armées ainsi que par toute autre partie engagée dans les conflits. 

Organisation non partisane et neutre, le CICR a pu se faire une crédibilité qui lui permet par delà son champ d’action d’accéder aux prisonniers et de favoriser le rétablissement des liens familiaux (RLF) entre personnes séparées  des leurs. De même, il entreprend des diffusions et démarches ponctuelles à partir d’informations précieuses. Il aide entre autres à prévenir les disparitions dans les prisons. Ses moyens : les accords avec les autorités, les visites, etc. 

En Mauritanie par exemple, le CICR a pu entre 1984 et 1991 effectuer des visites des détenus.  En 1989, i l a procédé à des RLF. De 2003 à 2005, des échanges avec le gouvernement se concrétisent par un accord signé. Ce qui a permis, de l’avis de Sabine Manetta, déléguée responsable du bureau du CICR à Nouakchott,  d’effectuer depuis juin 2006 soixante sept visites dans quinze prisons civiles en Mauritanie.  Sans compter une dizaine de démarches ponctuelles écrites et 38 visites dans 32 commissariats de police.  Un rapport de synthèse a également été remis aux autorités en juillet 2007, a affirmé la responsable du bureau. Mais par respect pour le principe de confidentialité, aucun rapport du CICR n’est diffusé. 

Synthèse KD 

Source : La Tribune n°364 

 


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann