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POUR QUI SONNE LE GLAS : Epître au pharisien en exil pour lui dire qu’il y’a deux ans …

27 08 2007

POUR QUI SONNE LE GLAS : Epître au pharisien  en exil pour lui dire qu’il y’a deux ans …  

                        

Voici venu le mois d’Août. D’habitude il annonce l’ensoleillement des ténèbres dans la zone tropicale  Nord.  

Voici revenu, devrais-je dire,  ce mois béni d’Août, où se sont révélées, pour le commun des mauritaniens, des vérités jusque là enfouies dans les profondeurs des ombres chinoises, qui du bout des doigts de  l’illusionniste que vous étiez, excellence OULD SIDI AHMED TAYA, nous avaient fait prendre des vessies pour des lanternes.  

Voici revenu donc le mois d’Août. Et voilà  deux ans, ou si vous préférez, 2 fois 360 jours depuis cette nuit du 03 Août 2005, où, vous vous résignâtes à sauver, subrepticement, votre  personne des griffes de vos anciens dévoués du Comité Militaire de Salut National. (CMSN) comme on le nommait. 

Alors, l’exil, le dernier argument des rois déchus, t’accueillait à bras ouvert !   

Pour mémoire, il est à noter que vous trôniez à cet instant sur
la Mauritanie depuis ce jour du 12 /12 / 1984, où avec quelques aventuriers, vous  mîtes fin, sans tambour ni trompette, au règne de MOUHAHED KHOUNA OULD KHAIDALAH. 

A l’époque,  toute
La Mauritanie , comme un seul homme voulut croire que vous étiez le Messie, annonciateur de
la Rédemption ! Malheureusement, en 21 ans de règne absolu,
la Mauritanie aura subi stoïquement son châtiment ; Vous lui avez en effet montré les fastes de vos turpitudes dictatoriales :  

Comme beaucoup de vos pairs, vous n’aviez guère lésiné sur les  crimes politique et économique, sur le bannissement ou l’emprisonnement de vos opposants pour sauvegarder votre tabouret. Je ne vous apprends rien sur votre passage à la tête de
la Mauritanie  !    

D’autres gens, plus au parfum de la « chose mauritanienne », feront un jour le réel bilan de vos années de pouvoir. Jà croyez à ma sincérité ; le résultat vous vaudra la damnation éternelle.  

Vais-je me passer des procès d’intension ? Certainement.  Le temps chez vous, sans nul doute, est à l’amertume tous les mois d’Août que Dieu fasse. Et moi, j’aurai juste voulu, entre ces lignes, dessiner les contours de votre absence.  

Vous êtes partis il y’a deux ans, deux ans le temps pour le pays d’être sevré de vos mamelles rabougries, le temps pour le pays  de se chercher une autre nourriture plus calorifique à même de lui apporter la valeur énergétique indispensable à sa survie et à son développement. Deux ans d’absence et déjà fait on semblant de vous oublier. L’amnésie ! Ah cette amnésie qui donne le paroli à l’usure du temps !!!  Soyez rassuré, vous avez une histoire, même si pour l’instant elle est reléguée à l’âge de fers, de la préhistoire mauritanienne. Elle n’intéresse plus personne par moment, excepté tes anciennes victimes qui houspillent ton nom pour le plaisir de leurs cœurs !  

Qui se souvient encore de vous. El présidente  MOUAWIYA OULD SIDI AHMED OULD TAYA, si ce n’est moi qui vous vouvoie encore.  

Vous m’arrêtez si je dis faux ; Je vous imagine quelque part, dans le golf persique sans aucun doute,  au Qatar, si je ne m’abuse, dans une résidence pour nababs désœuvrés, plus précisément. Vous êtes seul dans l’un de vos  salons gargantuesques et feutrés à la décoration orientale. Seul, au milieu de tout le flot d’informations qu’ALJAZEERA déverse dans vos oreilles. Vous y entendez par moment des expressions terribles vous donnant des sueurs froides : Mauritanie, Cmjd, Election, Pétrole, Déportés, Retour, Abolition, Esclavagisme Islamisme…- quand le chat est absent…-  

Pourtant, en dépit du décor ruisselant de gaietés, dans votre tanière, votre cœur de lion, paradoxalement,  bat la chamade. Vous êtes là, triste et mélancolique comme un bonnet de nuit. 

Je vous vois faire les cents pas, des allers retours entre quatre murs tel un lion en cage encaissant les coups de pied de l’âne que vous destinent vos compatriotes : « le jour pour vous et comme la nuit » aurait dit V. GUGO. 

  

Sans doute vous arrive-t-il de rêver dans votre purgatoire. De quoi ?  Peut être de voie lactée, peut être vous tracez des plans sur les comètes sur vos bras ! 

Les herbes folles de la mélancolie peuplent votre jardin et vous arrivez à peine  à défrichez votre mémoire, une mémoire en jachère fruit d’un règne plaçait sous le sceau de l’incapacité. Quels souvenirs gardez –vous de
la Mauritanie  : un palais des milles et une nuits et son jardin ‘’Suspendu’’, entretenu d’une main verte…Il semble  aujourd’hui, à titre d’information, que SIDI OULD CHEIKH ABDALAHI( c’est le Président) est allergique à tous les mauvais pollens de ton ancienne belle demeure.  Ainsi passe la gloire du monde, serait –on tenter de dire !  

Quelqu’un le disait tantôt : Là où vous avez fait un désert, vous souteniez que vous y avez apporté le « livre » et le « net ».  

Certes il y’avait en Mauritanie  le Sahara et ses oasis, puis vous êtes venu, vous et vos multitudes de satrapes, le diable au corps, dans votre travaille de termite, ce désert jadis accueillant est devenu  aride, inhospitalier, et les quelques arbrisseaux de cette contrée se sont transformés en épines sanglantes. 

 Et encore et toujours vous autres les césars au pied d’argile, imperator fieffés, continuez à prétendre qu’après vous ce sera le déluge ! 

Rassurez-vous il n’en est rien pour votre pays.
La Mauritanie  même si elle ne se porte pas comme un charme, depuis ce mois d’Août 2005, déploie une mine démocratique juvénile sur son environnement (petit à petit l’oiseau fera son nid). 

Il est tout à fait difficile voire impossible de réinventer dare-dare une Mauritanie Nouvelle, les gens, habitués à votre Baraka qu’ils sont, ont eu du mal à  danser sur les notes du Cmjd, votre « ATILA ». Le Cmjd justement sous l’égide de OULD AHMED VALL a fait voter une nouvelle Constitution pour surtout décourager les présidents  à vie, mis sur pied une assemblée et accompagner la transition jusqu’à l’élection de SIDI OULD CHEIKH ABDALAHI, un nom qui vous dit quelque chose d’autant plus que ce dernier s’atèle à réinventer le style présidentiel genre « pas de tabou pour qui veut se mettre au boulot » :Tenez récemment il mijote le   retour des mauritaniens que vous avez exilé au moment où vous brilliez « dans les ténèbres de la puissance » à l’époque « La puissance des ténèbres »  dans ses pantalonnades vous appelez  LION ! (Lion c’est d’ailleurs le signe zodiaque des natifs d’Août quelle coïncidence) 

Mieux, cette même personne  s’est attaquée à la pratique de l’esclavage. En la criminalisant. Il parait que pour vous ce crime de « lèse humanité» était le cadet de vos soucis, tant que  vous arriviez à nommer un premier ministre « harratine ». Bon vous le savez plus que moi, vous qui avez lu Machiavel, et pour peu que vous ne le déchiffrassiez  à l’envers, que la religion du prince est souvent  celle du peuple. 

Ce peuple aujourd’hui par la grâce des réverbérations du soleil d’Août éclairant sa lanterne  pense que tous les maux qui clouent
la Mauritanie au pilori du sous développement vous sont imputables à juste titre. 

Ne vous déplaise, si je me plais à ne point vouloir vous voir en peinture,  Monsieur, mon Colonel, l’Ancien, le Déchu. Vous voyez ! A peine arrive ton à vous trouver un titre qu’on se perd en conjecture. 

Pff…en fin, pour l’anniversaire de votre exil, il aurait étant décent de vous convoyer des fleurs dignes de votre rang d’ancien Président de
la République Islamique de Mauritanie. Seulement, le désert de Gobi que vous avez contribué à implanter ici ne recèle que des épines vénéneuses.     

Je vous image Mouawiya depuis votre « Sainte Hellène» assister à votre corps défendant à l’effilochage du cache sexe que votre régime, d’une pudeur pharisienne avait fait adopter à l’ensemble des mauritaniens. 

Oui,  c’est ainsi que passe la gloire du monde, et l’ « exécrable soif de pouvoir » conduit à la déchéance humaine ! 

Voilà qui s’en va le mois d’Août. Il a ensoleillé les ténèbres. Maintenant, Triste est votre étoile, brillant sera notre soleil à jamais au zénith. B. Brecht conviendrait volontiers avec moi que : ceux qui sont dans la lumière, on les voit, et celui qui est dans l’obscurité et l’esseulement de l’exil on le voit pas… !  

  

  

  

                                    Mounirou Fall 

Source la Tribune   n° 363 


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