Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

22 08 2007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada 

 

                                        Une  affaire qui cache une autre 

barrada1.jpg Les diplômés de troisième cycle sortant du Maroc  ont un sérieux problème, depuis le changement du système des études supérieures au Maroc de DEA  BAC plus 5 au DESA BAC plus 6 (deux ans  d’études) conditionné par une recherche  soutenue devant un jury, notre commission d’équivalence de diplôme les considèrent  comme des ayants du DEA.

Alors que suivant les textes régissant les études supérieures, leurs diplômes  sont assimilés à un titre de doctorat  de troisième cycle voire un magister (bac +6). La commission de l’équivalence des diplômes ne s’est pas réunie  depuis 2001. Quelles sont les causes et les conséquences de tels actes?

Si l’on en croit les diplômés du  Maroc, il est question de leur barrer le chemin  en faveur d’autres diplômes car l’université n’accepte que les magisters (de l’Egypte, de l’Irak et des autres pays du proche et moyen orient  et le doctorat de troisième cycles de l’Algérie, ou du Sénégal).

Les diplômes sénégalais ont une particularité; avec un DEA  (appuyé par un   mémoire) et une  deuxième année de recherche sans soutenance l’étudiant obtient un doctorat de troisième cycle (Bac +6), alors qu’au Maroc, il faut deux ans d’étude et une soutenance le plus souvent en troisième année (cas de la faculté des sciences juridiques économiques et sociales).

Parmi les conséquences, les responsables du récent concours de l’institut supérieur d’études  islamiques ont posé comme condition de participation  d’avoir un magister ou un  doctorat de  troisième cycle. Plusieurs individus  n’ont pas compris la démarche car les organisateurs du concours ne connaissent pas la valeur académique de leurs  diplômes. Le chemin était barré  devant ces diplômés.  

Tout récemment, le groupement de diplômés du Maroc s’est réuni pour lutter contre cette injustice, ils ont nommé comme secrétaire Cheikh O Sidi Abdallah  le rédacteur en chef du journal El AKBAR. La procédure de la légalisation de l’association est en cours.

Toutefois, les membres de cette association craignent que les hommes forts de la  commission d’équivalence qui devrait siéger  prochainement pour traiter le problème et qui sont en majorité des doyens de facultés de Nouakchott leur barrent aussi la route. Les lobbies  des sortants de l’institut arabe de l’Egypte peuvent influencer les décisions, car dans un avenir proche  le recteur et les doyens seront choisis selon le vote des professeurs. Et comme l’université est fortement dominée par ces lobbies  dont les diplômes ne sont pas d’ailleurs reconnus dans plusieurs pays sauf bien sûr l’Egypte et notre pays, veulent   continuer leurs mainmises sur l’université.

Notons que l’université voudrait   organiser des concours de recrutement d’une soixantaine de diplômés durant les deux années prochaines et que l’affaire de l’équivalence devient de plus en plus urgente.

 

Source :
La Tribune

 

 

 

 


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann