Drogue en Mauritanie :tous les chemins mènent à Nouakchott

21 08 2007

Tous les chemins mènent à Nouakchott

L’affaire 769/07, connue communément de l’ « affaire Ould Soudani et Ould Taya« , vient de connaître un tournant. Une folle semaine vient d’écouler. Dimanche 12 juillet : interception d’un minibus qui transporte une quantité de cocaïne. Lundi 13, deux personnes sont arrêtées le matin. Midi, le Parquet affirme que la quantité est de 830 kg. Un record dans l’histoire de la Mauritanie. Le soir, les forces de l’ordre perquisitionnent une autre maison dans un quartier périphérique de Nouakchott.

Mardi 14, les informations assurent que la quantité interceptée est de plus de 900 kg. Simultanément, le Palais de justice reçoit une commission de l’Interpol. Mercredi 15, des sources judiciaires parlent d’une éventuelle saisie de 1200 kg de cocaïne au Maroc après avoir réussi à dépasser tous les postes de contrôle mauritaniens. Pas de confirmation côté marocain. Jeudi 15, les folles rumeurs disent que si la saisie de ladite quantité n’est pas annoncée dans les heures qui viennent, cela signifie qu’elle est encore sur le sol mauritanien.
 
Vendredi 16, le Parquet exécute un arrêté du Juge d’instruction de brûler la quantité saisie. Samedi 17, un mandat d’amener a été délivré contre trois personnes qui se trouvaient à Nouadhibou. Dimanche 18, un silence éloquent. C’est le calme qui précède la tempête, jugent certains.

C’est dans une surprise totale que le Procureur de la République, Benamar Ould Veten, a annoncé, lundi 13 juillet, la nouvelle : les autorités judiciaires, dans le cadre de son enquête sur l’affaire de 02 juillet, viennent de mettre la main sur 830 kg de cocaïne pure. La quantité a été cachée dans un minibus qui aurait été sous la surveillance des forces de l’ordre.

Vite, les personnes écrouées ont montré une maison située au sixième arrondissement dans laquelle les emballages avaient été faits. Les forces de l’ordre perquisitionnent la maison. Elles y trouvent des reliques de sandwichs, des hamburgers, des pizzas… des torches, des lampes électriques rechargeables… Mais aussi des sacs de riz et de charbon. Les auteurs auraient utilisé les sacs de denrées pour cacher la drogue pendant des jours. Le soir, ils utilisent les autres matériels pour dissimuler la drogue dans les œufs de poisson, dont la destination serait probablement l’Europe.

  • Première conclusion : cette saisie n’est qu’une nouvelle phase dans l’affaire 769/07, connue communément comme « affaire Ould Soudani et Ould Taya« .
  • Deuxième conclusion : la quantité était cachée dans une maison à El Mina.
  • Troisième conclusion : la cargaison aurait été acheminée vers une autre destination dans la capitale.
  • Quatrième conclusion : la destination finale de la cargaison, tout comme son origine, est le premier défi devant l’enquête…

Quelques heures après, les autorités judiciaires perquisitionnent une maison dans un quartier périphérique de Nouakchott, suite à des informations données par certains des accusés. La maison était très probablement la destination du minibus. Elles n’y trouvent aucun gramme de poudre blanche. En revanche, elles y trouvent des traces d’emballage et des matières qui ressemblent à celles appréhendées dans la maison d’El Mina.
 
Apparemment, quelques heures suffisaient largement pour que les associés, encore en liberté, effacent leurs traces. Cependant, on peut laisser quelques traces marginales qui signifieront que les informations données par les arrêtés sont crédibles. Mais qu’elles ne servent à rien. La drogue, c’est comme l’eau : si on lui bloque la route, elle tente de s’infiltrer ailleurs. 

Mardi, une commission de l’Interpol est reçue par les responsables jurdiciaires. Selon des sources sûres, cette fois-ci ce n’est pas l’Interpol qui s’impose. C’est la justice mauritanienne qui lui demande un coup de pousse. Particulièrement en ce qui concerne la découverte des liaisons qui lieraient les réseaux locaux de trafic de drogue aux réseaux internationaux.

Pourtant, le bureau mauritanien de l’Interpol bénéficie du fameux prestige (A/24/7), qui lui permet de recevoir sur place toutes les informations relatives au trafic de drogue, au blanchiment d’argent et au terrorisme, à travers le monde dès qu’elles sont disponibles. Plusieurs Etats font des pieds et des mains pour en jouir. Mais en vain. Pour certains, cette demande d’aide signifie que notre justice veut compter sur les apports d’une institution plus fiable que nos Renseignement généraux et notre police qui s’occupent d’autres problèmes.

Ils ne manquent pas de rappeler que c’est le hasard qui a toujours joué le grand rôle dans les affaires de dogues révélées jusqu’aujourd’hui. S’il y avait un tout petit peu plus de professionnalité en coordination, le N930S n’aurait pas eu été détecté à Nouadhibou. N’était le manque de kérosène, l’avion aurait pris la fuite avec tous ses secrets. N’était le coup de téléphone dans la maison voisine, les amis de Ould Soudani l’aurait tué. Si Ould Soudani n’avait pas décidé de porter plainte, il n’y aurait pas une affaire 769/07 relative à la drogue. Si les inculpés n’avaient pas parlé très tôt, cette quantité record ne serait jamais découverte…

Certains évoquent l’hypothèse que la Justice mauritanienne n’attend pas seulement que l’Interpol mette à sa disposition les informations requises sur les inculpés. Elle attend que l’Interpol fasse des pressions sur les gouvernements des pays dans lesquels se trouvent ces accusés. Surtout que les pressions mauritaniennes officielles n’ont pas réussi à convaincre le Maroc de lui livrer Sidi Ould Haïdalla, le présumé cerveau de l’affaire de drogue de Nouadhibou.

Cependant, les autorités judiciaires sont affirmatives pour dire que « des mandats d’arrêt internationaux ont été délivrés contre les autres personnes en cause et les individus en fuite et que les recherches les concernant sont en cours de concert avec Interpol et les pays avec lesquels nous sommes liés par des conventions d’extradition« .

D’après des sources sûres, plusieurs inculpés dans cette affaire se trouveraient actuellement à Dakar. Leurs hôtels et lieux de résidence sont connus pour les services de renseignement sénégalais. Et le Parquet de Nouakchott et celui de Dakar se donnent mutuellement les informations les concernant. Leur arrestation est, selon ces sources, une question de temps. Ils pourraient même être arrêtés en flagrant délit.

Durant les dix derniers jours, neuf nouveaux inculpés dans cette affaire sont arrêtés : deux mauritaniens et deux sénégalais ont été arrêtés avant la dernière saisie. Deux marocains, un mauritanien, un mexicain et un espagnol sont arrêtés suite à la saisie. Au total 30 inculpés dans cette affaire. Si on en ajoute les trois personnes qui sont l’objet dudit mandat d’amener, le nombre total s’élève à 33 personnes. Avec une petite précision : une personne peut être l’objet d’un mandat d’amener sans être mêlée à l’affaire.

Les inculpés sont privés de leurs passeports et cartes d’identité, papiers civils requis pour tout voyage à l’extérieur. Dix-sept d’entre eux au moins sont actuellement en prison. Des inculpés, qui jouissaient d’une liberté provisoire et restaient sous contrôle judiciaire, ont été appréhendés de nouveau. Ils sont actuellement en détention. D’autres accusés sont sous contrôle judiciaire. Certains d’entre eux signent deux fois par jour dans un commissariat de police de Nouakchott. Certains sont privés de conduire des véhicules. Il est interdit à certains d’entre eux de sortir de chez eux pendant des heures précises.

Rappelons que Sid’Ahmed Ould Taya a prétendu que Kane Saïdou lui a présenté son patron en lui disant qu’il travaille « avec un toubab à Dakar« . Kane lui aurait confirmé que son patron et le toubab disposent d’un magasin de cocaïne à Bissau et que « 500 personnes travaillent avec eux en Mauritanie. Parmi eux des éléments de police de Diama et de Rosso« . Ce patron cherchait, selon le PV de Ould Taya, à recruter des professionnels pour faire entrer un avion de drogues en Mauritanie. A l’instar de ce qui s’est passé à Nouadhibou.

Une agression pas comme les autres

Ce dossier a été ouvert le 02 juillet. A 20 heures, ce lundi-là, le chef du bureau de l’Interpol à Nouakchott, l’officier de Police Sid’Ahmed Ould Taya, venait de terminer sa séance quotidienne de sport au stade olympique de Nouakchott. Il aperçoit l’homme d’affaires, Ali Ould Soudani, dans une toyota avensis noire. Il le suit. Ould Soudani stationne devant l’aéroport. Il y passe quelques minutes et repart. Ould Taya s’en va. Il arrête sa voiture devant l’édifice de la télévision et prend un taxi qui l’amène à l’aéroport. Vers 21 heures, selon Ould Soudani, 21 heures 15 minutes selon Ould Taya, ce dernier se présente au premier comme élément de la Police.

Ould Soudani était enturbanné et occupé à penser ce qu’il va faire de la somme de 250 mille euros qu’il portait avec lui. Il ne sait pas quoi faire pour que la somme échappe aux yeux des douaniers. Il refuse de l’accompagner. Juste pour quelques secondes Amené au taxi, Ould Soudani refuse encore d’y monter. Prétextant qu’il ne connaît pas Ould Taya. Un élément de la police de l’aéroport, portant le nom de S.A, intervient pour lui confirmer l’identité de Ould Taya et lui ajouter que « les bandits ne peuvent pas rester en fuite pour jamais« . Ils prennent le taxi. Et cap à la Direction régionale de la Sûreté de la Wilaya de Nouakchott.

Pourquoi Ould Taya arrête-t-il Ould Soudani ? Un abus de pouvoir? Ou bien une simple mesure ordinaire et marginale qui pouvait ne pas se transformer à un vrai gâchis ? Les raisonnements de ce geste par Ould Taya semblent peu convaincants. Au moins ses justifications sur les PV de la Police qui n’en indique pas la date.

  • Premier raisonnement : Ould Taya voulait savoir les raisons qui ont poussé Ould Soudani a diffuser des rumeurs faisant état qu’il était derrière son arrestation depuis quelques mois à Las Palmas dans une affaire de trafic de drogue.
     
  • Deuxième raisonnement : l’arrestation a eu lieu sur la demande de Ould Soudani lui-même. Celui-ci aurait été menacé par la mafia qui envisagerait le liquider. Ould Taya prétend que Ould Soudani lui a montré deux maisons et lui a dit qu’elles appartiennent aux « noir et blancs qui veulent le chasser ».

Selon toute apparence, la mafia reproche à Ould Soudani l’abus de confiance. En effet, et selon la Police, Ould Soudani avait reçu depuis quelques semaines une quantité de 280 kg de cocaïne et une somme de 300 mille euros de la part de la bande à Dakar. Il devait utiliser la somme pour entrer la quantité en Europe. Mais, il a pris la poudre d’escampette avec la quantité et la somme.
 
Après une longue attente, la bande aurait glissé des informations aux renseignements espagnols pour mêler Ould Soudani. Ce dernier sera arrêté en Espagne et relâché faute de preuves. Il n’a aucune réserve pour dire que Ould Taya a utilisé son influence pour que cette arrestation ait lieu. Depuis sa libération, la bande se sent risée par Ould Soudani. Elle le cherchait un peu partout. Ould Taya dit dans son PV que l’accusé Ely Ould Ahmed Deya, ancien policier, lui a informé qu’il a rencontré un toubab qui cherchait intensivement Ould Soudani.

Les investigations de la bande aboutissent à ce que Ould Soudani aille voyager le lundi 02 juillet. Sans pouvoir préciser sa destination. Elle chargerait Ould Taya de l’empêcher de ce voyager et l’amener chez elle, coûte que coûte selon l’enquête préliminaire qui s’est marquée par une intention apparente de décharger Ould Taya le maximum possible.

Ould Taya prétend, dans les PV de la Police, que Kane Saïdou (un autre accusé dans l’affaire) a mis sur sa disposition une voiture pour accomplir la tâche. Et pour dissimuler toute doute, il devrait laisser sa voiture ailleurs que les lieux habitués. Il devrait prendre un taxi pour l’aéroport et pour la Direction de sûreté.

Dans le bureau de Ould Taya à la Direction régionale de sûreté, « l’entretien » n’a duré qu’à peu près dix minutes. Ould Soudani aurait exhorté Ould Taya « par le visage du prophète » de se présenter. Les deux ne parlent que casuellement de son arrestation en Espagne. Ould Taya aurait demandé à Ould Soudani de mettre son argent dans son sac au lieu de ses poches. Pourquoi ? Peut-être pour ouvrir l’appétit des chefs de la bande, en leur remettant une valisette d’argent. Ce qui faciliterait les discussions entre les deux parties. Et un arrangement pourrait être trouvé. Peut-être pour faciliter le vol de l’argent si Ould Soudani entrera dans la maison où se trouvent les chefs de la bande.

Ould Soudani demande d’eau pour boire. Ould Taya envoie quelqu’un pour amener une bouteille d’eau de source. Mais, ils partent avant que l’envoyé ne revienne. A la porte de la Direction régionale de sûreté, selon Ould Taya, Ely Ould Ahmed Deya (un autre accusé dans l’affaire) les attend avec la voiture que Kane Saïdou a mise à leur disposition pour amener Ould Soudani. Etonné par la rentrée de Ould Ahmed Deya, Ould Soudani demande explications auprès de Ould Taya, selon ce dernier. Celui-ci conduit la voiture. Les consignes, selon Ould Taya, sont claires : On doit appuyer sur le klaxon de la voiture dès l’arrivée à la villa  » que Kane Saïdou m’avait montrée auparavant « . Il arrive. Appuie le klaxon. Et la porte du garage s’ouvre sans retard.

Ould Soudani descend. Un noir le poigne en lui disant qu’ils le cherchent depuis un bon temps. Il le conduit à une chambre au premier étage. Là-bas, se trouvent un noir et un toubab. Une petite veilleuse est la seule source d’éclairage dans la chambre. Ould Taya et Ould Ahmed Deya prétendent, chacun, qu’il a tenté d’intervenir. Le premier dit que le ‘noir’ lui a dit de rester à part «  tu n’a rien à voire dans cette affaire « . L’autre dit que c’est Ould Taya qui l’a conseillé de rester dehors. On frappe Ould Soudani et lui demande «  où est la marchandise ? « . Ould Soudani répond : quelle marchandise ? Si tu veux ton argent le voilà. ‘Le noir’ compose un numéro et passe le téléphone à Ould Soudani en lui disant  » parle avec le patron « .

Ould Soudani commence à lui donner des noms : Barkallah (apparemment Ould Greïmich, beau frère de Kane et un des principaux accusés dans l’affaire. Il serait inculpé dans une affaire de drogues à Nouadhibou et jouirait d’une liberté provisoire), Ali (probablement Ould Moulay, un accusé dans l’affaire)… Entre-temps un téléphone sonne à la maison des voisins. Ely Ould Ahmed Deya crie  » Police « . Voulait-il par cela sauver Ould Soudani ? Ou bien, il craignait que la Police ait de main dans ce coup de téléphone ? En tous cas, le cri de Ould Ahmed Deya fait disperser tout le monde.

Ould Ahmed Deya prend la fuite dans la voiture. Ould Taya devait marcher une longue distance à pied pour arriver à l’édifice de la télévision pour prendre sa voiture. Il dira avoir appelé le Directeur de la Police judiciaire. Il lui aurait rendu compte. Et lui aurait demandé s’il peut réagir. Mais, ce dernier lui aurait dit que l’heure est très tarde pour entrer manu militari dans une maison.

Ould Soudani, ensanglanté, part à la police pour faire une plainte contre la bande. Ce qui n’empêchera pas la police de dire que  » au soir du lundi 02 août 2007, vers 23 heures 50 minutes, la surveillance de la Direction régionale de la Sûreté de la Wilaya de Nouakchott a été informé que le nommé Ali Ould Soudani est agressé dans une maison à Tevragh Zeïna… « .

Par Mechry Rabbany

La Tribune n° 363 du 21/08/07

Note: Info source : La Tribune (Mauritanie)


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6 réponses à “Drogue en Mauritanie :tous les chemins mènent à Nouakchott”

  1. 25 08 2007
    verges (12:43:03) :

    salut mon grand je suis de pres t news bravo pour tout ce que tu ecrie par contre j’aimerai bien avoir ton numero de telephone le mien est 0033616644961 merci et a bientot bien des choses a la familles

  2. 25 08 2007
    barrikallah ould Gremich (18:58:30) :

    suite a cet article je m’isurge contre ses auteurs car ils detiennent des informations fausses et non fondées à mon egard. D’abord avant de publier des informations il, faut d’abord les verifier et pas salir le non des innocents.moioi Barrikallah gremich concernant l’affaire que vous citez j’ai jamais été defere pour cela , et je vous defi de dire si je suis actuellement en liberté provisoire. la preuve ceux qui sont mises en cause dans cette affaire sid’ahmed ould taya et ould Soudanni ont affirmé dans leur procés que je n’etais pas mélé ni de prés ni de loin dans cette affire.j’etais meme pas present lors de cette affaire car j’etais en ce moment en Tunisie pour soigner ma mere . et ceux qui ont pretendu que j’ai pris la fuite vont egalement mentir car je dois rentrer dans quelques jours à Nouakchott incha allah.

    Signé Barrikallah ould Gremmich

  3. 27 08 2007
    verges (19:32:32) :

    C’est ça la Mauritanie verges sidi mohamed
    Le CMJD a mis la Mauritanie en urnes réglées?

    « Il faut voter avec son intelligence et non avec ses tripes..»
    CHIRAC (Jacques))

    C’est l’histoire de ces quatre étudiants mauritaniens en France qui, au lendemain de l’indépendance, originaires de Boutilimit, ont décidé un jour, comme leurs collègues français, d’apprendre à danser. Ils se sont inscrits à des cours de danse chez Madame Elisabeth FONTENEAU. Apres quelques séances successives pour des mauritaniens assidues et déterminées qu’elle ne fut sa surprise quand elle a remarquée l’absence d’amélioration du niveau de ses bédouins.
    Un soir madame FONTENEAU les invita dans son salon, pour tenter de percer ce mystère. Elle qui a enseigné la danse à trois générations de français
    Elle demande à chacun de marcher le long du couloirs, tout en les observants attentivement déambulant, pieds nu sur le tapis persan que son mari lui à ramené de son voyage à Istambul cette année là.
    A la fin de se walk – test elle a conclu, avec soulagement que nos quatre érudits, ne savaient pas marcher et que pour danser il faut d’abord apprendre à se tenir debout et à marcher correctement. La morale de l’histoire est que nous sommes entrain de nous entretuer pour imposer la démocratie en Mauritanie. Alors que les acteurs du jeu démocratique ne savent pas se tenir débout ni marcher. Une étape a été sautée dans le processus évolutif de notre pays. C’est ainsi que notre pays risque de sombrer dans une régression irréversible.
    En témoigne la campagne électorale grotesque et carnavalesque qui se voulaient comme model dans le monde arabe. Et qui se résume en quelques oisifs qui se regrouper sous des tentes, pour écouter quelques griots édentés et des griottes grosses et moches scandant des chants élogieux de certains candidats véreux et incultes. Ce qui est loin est loin d’un programme électorale. Les vrais débats ont été occultés. la campagne houleuse ces apparenter plus à un festival ou à un carnaval avec ses couleurs et ses chants et ses acteurs déguisé ou non.
    Il y a des priorités, à donner à l’Etat son respect et sa dignité en créant un Etat de droit.
    Donner aux citoyens cette sérénité, pour qu’ils aient confiances dans les institutions de l’état.
    Il faut à mon avis renforcer l’éducation, dégraisser le mammouth de Lamgheity en supprimant une partie du budget alloué aux militaires.
    En ce qui concerne la fiscalité il faut travailler le domaine de la fiscalité indirecte et directe pour que l’assiette de taxation soit entièrement harmonisée.
    Comme l’indique une étude de L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans le cadre de sa politique d’intégration initié en février 2006, à Ougadougou « C’est aussi un moyen de promouvoir un régime fiscal de droit commun incitatif, de favoriser l’émergence d’une fiscalité axée sur la promotion de l’investissement ainsi que de la croissance économique ».
    A notre president de la republique je propose d’alléger les impôts et la réglementation douanière qui constituent un obstacle pour les investisseurs étranger.
    Tout cela ne peut se faire sans renforcer le cadre juridique pour veiller au respect des droits de propriété tributaire du cadre institutionnel (devant l’absence de cadre juridique et réglementaire fondé sur une législation harmonisée relative aux finances et à l’investissement dans le domaine des infrastructures sociales et physiques).
    Et pourquoi pas ne pas revoir la politique restrictive en matière d’investissement et la longueur des démarches administratives nécessaires pour créer une entreprise.
    Il faut penser à créer des emplois, grâce à des microcrédits, un allégement fiscal accompagnée d’une procédure administrative très succincte.
    Il est fondamental de lutter contre le secteur informel car Des pans entiers de l’économie échappent à toute classification et à tout contrôle. Même si une majorités de notre populations pauvres des villes est trop largement tributaires du secteur informel pour l’emploi et le revenu.
    Enfin, prévoir un plan pour redynamiser l’éducation nationale en lui injectant les fonds de la défense car il est fondamental de prendre en considération Les difficultés de l’éducation qui sont liées à la persistance des pesanteurs socioculturelles, des causes de la pauvreté, les coûts directs et indirects de l’éducation, l’insuffisance en quantité et en qualité du personnel enseignant, l’insuffisance de matériel didactique et enfin la mobilisation des ressources financières et rendre obligatoire la scolarisation des enfants.
    Il convient d’inscrire ces mesures promesses dans une logique d’un authentique plan pour l’emploi notamment en les adaptant aux véritables acteurs de la création et du maintien de l’emploi, en l’occurrence les petites entreprises. Créer des projets pilotes en matière de formation professionnelle, plus adaptés à notre population de chômeurs de plus en plus jeunes.
    Si non à quoi aurait servi ce « coup d’état amical » si ce n’est à remplacer un dictateur par un autre tout le monde sait que qu’un coup d’état peut s’appuyer sur un plébiscite électoral et que la dictature peut aussi être mise en place par les urnes, donc démocratiquement, pour peu que l’on s’en donne les moyens.

    Verges sidi mohamed
    refugier politique en france
    18 rue le prince 51100
    Reims france
    Tel 0033.6.16.64.49.61

  4. 29 08 2007
    verges (19:50:03) :

    ELY MOHAMED VALL

    voilà comment de voleur notoire on devient un chantre de la démocratie. voilà comment de tortionaire on devient un symbole. voilà comment on devient de simple soldat une des plus grandes fortunes du pays. son retour nous a permis de voir Ely dans l’étendu de son talent et sur son vrai visage. parlant une langue qu’il ne maitrise point :arabe. il etait naturel et ignorant comme à l’accoutumé. Loin des discours ecrits en phonetiques par ses negres il était meconnaissable et son langage marqué une perseverance pathologique. Cet homme là apres avoir pillé le pays et l’avoir consigné au main de son sbire abdelaziz risque de revenir aux commandes de l’Etat.

  5. 29 08 2007
    verges (19:57:41) :

    Ce que je pense et ce que je propose

    Ce nouveau président est un président écran qui a bénéficié du vote sanction contre Ould DADDAH et du soutien des ténors de l’ancien régime et des grandes fortunes frauduleusement amassées au fil des années de la dictature de Taya et surtout de l’accord et de l’aval du CMJD. Quel échec pour la démocratie, quel échec pour la mauritanie ! Tout me parait clair ce soir. Dans quelques mois le futur président malade et fatigué n’aura pas assez de force pour s’opposer au parlement divisé et sans majorité absolue. La dissolution de ce dernier et des élections anticipées seraient l’ultime scène de la dramaturgie écrite par les brillants militaires qui nous ont manipulés depuis le 3 août. Ely partira sans partir. Ce président qui a bénéficié de tous les moyens de l’Etat pour faire une campagne de longue haleine de 17 mois aux frais du trésor public, des moyens de propagande de l’Etat à savoir la télévision la radio et les femmes colporteuses de rumeurs.Ceux qui ont parié sur le mauvais cheval se sont trompé de candidat. Preuve qu’ils n’ont rien compris au système et à la Mauritanie. Elire un président de 69 ans dans un pays où l’espérance de vie est un défi à la physiologie humaine est une prouesse typiquement mauritanienne.Ce que je propose est que Ould daddah soit nommé président du conseil constitutionnel en signe de reconnaissance pour l’homme et non pour son discours et son entourage, afin qu’il se retire dignement de la politique à la JOSPIN. Que les anciens barons du PRDS ne soient pas nommés dans le futur gouvernement sinon ce serait une régression politique et quelque soit le nombre de vote apporté lors du scrutin.Qu’il empêche Ely ould mohamed vall de revenir au pouvoir à tout prix. En le mettant en examen pour crime économique et Enrichissement illicite et abus de biens publics.Qu’il nous débarrasse du gouvernement jetable de la transition ou gouvernement à usage unique le plus vite possible. Gouvernement que ne nous ne regrettons pas qui a été le plus mauvais gouvernement de l’histoire du pays au dire de tous les citoyens.Qu’il ne nous torture pas durant ce quinquennat par son courrier et ses allées et retours lui et son épouse sur notre seule chaîne de télévision. Et que l’on nous préserve ce minimum de liberté acquis « paradoxalement – sous les militaires.Et qu’il essaie de respecter son programme pour lequel il n’a pas été élu.

  6. 14 09 2007
    moulay amghar (22:01:39) :

    c(est pas façile maintenant de cherchè les traficon de cocaine ;parceque monsieu le diable ne va pas etre content : faite tres attention du terorisme .

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