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AJD/MR: Ousmane Bocar Diagana, secrétaire aux relations extérieures

21 08 2007

AJD/MR: Ousmane Bocar Diagana, secrétaire aux relations extérieures

L’Alliance pour la Justice et la Démocratie s’est rebaptisé samedi 18 et dimanche 19 août à la faveur de son premier congrès extraordinaire. Le parti s’appelle désormais Alliance pour la Justice et la Démocratie/ Mouvement pour la Rénovation.

Il vient de faire fusion avec le Mouvement pour la Réconciliation Nationale avec lequel il avait  initié et soutenu la candidature de Ibrahima Moctar Sarr à la présidentielle de mars 2007. Celui-ci se retrouve président du parti. Les instances sont ainsi partagées entre les initiateurs du MRN, les membres de l’AJD et ceux des FLAM/rénovation

Parmi ces derniers, Ousmane Bocar Diagana, 47 ans. Docteur en sciences du langage et titulaire de diplômes en droit, il est  professeur en France. Il est chargé des relations extérieures. Objectif : récolter de l’étranger un électorat important et faire connaître les nouvelles orientations du parti…. Difficile mission, alors, que celle confiée à l’homme que l’AJD/MR a désigne comme secrétaire aux relations extérieures.

Ousmane Diagana, natif de Kaédi a été contraint à l’exil il y a plus de vingt ans. Militant dans les associations culturelles à ses tous premiers débuts, il a appartenu tour à tour à l’association pour la promotion de la culture et de la langue soninké (APS), à l’union nationale des étudiants et stagiaires de Mauritanie (UNESM), au Mouvement des élèves et étudiants noirs (MEEN). Il a également compté parmi les membres de structures politiques dont l’union pour la démocratie en Mauritanie (UDM) avec feu Saydou Kane et l’organisation pour la défense des intérêts des noirs en Mauritanie (ODINAM).

Il était encore étudiant en France et se trouvait en vacances à Kaédi quand, après la découverte du Manifeste du négro mauritanien opprimé, le pouvoir d’exception d’Ould Taya procédait aux arrestations dans les milieux négro africains. Notamment dans le cercle des intellectuels. C’est que Ousmane Bocar Diagana comptait parmi les dirigeants du mouvement clandestin des Forces de libération des africains de Mauritanie (FLAM) alors dans le collimateur du pouvoir et de ses alliés nationalistes extrémistes arabes.

Il crée avec d’autres camarades la section FLAM /Europe. Après 1986, il est le Secrétaire général du mouvement des FLAM. La lutte ‘flamiste’ continuait jusqu’au lendemain de la chute de Ould Taya. Pour les militants il fallait réfléchir à une stratégie à adopter en vue de revoir avec les nouvelles autorités les questions qui ont été leur cheval de bataille.

Certains optent pour le retour au pays tandis que d’autres décident de rester. Scission au sein du mouvement. Une aile, les FLAM/rénovation avec Ousmane B. Diagana décide de revenir en Mauritanie. Commence alors, après la rupture du 15 février 2006, une série de rencontre en Mauritanie. A la veille de la présidentielle, dans la foulée des soutien à la candidature de Ibrahima Sarr, Ousmane Bocar Diagana, bien que non habilité à élire du fait de sa position de mauritanien résident à l’étranger s’emploie à récolter une importante denrée électorale pour le candidat du Mouvement national pour la réconciliation.
 
A Kaédi, il permet au candidat de passe premier au premier tour de la présidentielle. En s’engageant aux côtés de Ahmed Ould Daddah, au second tour, le mouvement permet au leader du RFD de se placer en première position également.
 
En termes de défis, le secrétaire aux relations extérieures de l’AJD/MR dit qu’il est fondamental que le maximum de personnes puisse rallier le parti. Notamment les mauritaniens de l’étranger, des émigrés pour la plupart « .

 » Travailler pour que les mauritaniens de l’étranger aient le droit de voter sera notre principal cheval de bataille « , déclare l’enfant de Kaédi qui vit actuellement en France. Docteur en sciences du langage, titulaire d’un DESS en droit des affaires fiscales et d’un DEA en droit des affaires, il prépare une thèse en droit. Autant dire qu’il s’est outillé pour une carrière politique qui le met à bord d’un parti dont le tout nouveau président n’est autre que Ibrahima Sarr, l’homme qui a pesé en termes de suffrages près de 8% des voix des mauritaniens dans une arène ou il y avait 19 ‘lutteurs’.
 
 » Nous espérons que l’aventure sera belle « , dit encore Ousmane Diagana. Sans parlementaires, sans maires, serait-ce donc de l’extérieur que le parti qui s’était permis d’appeler au boycott du référendum du 25 juin 2006 va tirer les forces pour affronter les échéances de 2012 ?

KD

La Tribune n° 363 du 21/08/07

Note: Info source : La Tribune (Mauritanie)


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