Régions

14 08 2007
Kaédi 

Le Crédit Municipal ‘’Web Cités’’ 

 

Erreur de conversion ou mauvaise lecture ? 

 

Le huit mai, deux mille sept, les Femmes de
la Commune de Kaédi sont convoquées à l’Hôtel de Ville par le Maire qui était accompagné du Coordinateur de l’Antenne Vallée et responsable de l’ONG ‘’Eco – développement, organe gestionnaire du Projet, Monsieur Ahmed OULD MAGED et de Madame Clara, représentante du PNUD. 

Dans son allocution, Monsieur SOW Moussa Demba avait rappelé que le projet initié en 2002, par
la Commune auprès de l’Alliance Mondiale des Villes contre
la Pauvreté en Suisse voyait son aboutissement, avant de dire que les bénéficiaires directes étaient les femmes, afin de les permettre d’accéder aux micro – crédits pour développer les Activités Génératrices de Revenus et améliorer leurs conditions de vie. 

Les responsables précités du crédit ont, dans le même temps affirmé que le budget du projet s’élève à : CENT VINGT – CINQ MILLIONS (125.000.000) ouguiyas et, ceci dans la salle de réunion et par devant plus de quatre cents femmes et les quelques Conseillers venus au hasard. 

Sur l’unique choix du Maire, deux comités ont été mis sur pied : celui du pilotage et celui de gestion du crédit. 

Le feu vert a été donné et la sensibilisation a commencé. Les concernés ont sillonné tous les quartiers de la ville plus Bélinabé, Rindiao et Pimpédjel 

Les femmes se lancent dans la constitution des dossiers de reconnaissance de leurs coopératives. La plus part d’entre elles y ont laissé des plumes. Aujourd’hui, la ville compte au moins quatre cents (400) coopératives. 

Deux mois après, surgit un problème. Le bruit commence à courir, l’argent, le budget du projet n’est plus de CENT VINGT – CINQ  (125.000.000) MILLIONS mais seulement de : DOUZE MILLIONS, CINQ CENTS MILLES (12.500.000) Ouguiyas. 

Les femmes n’en reviennent pas ! Erreur ? D’où provient – elle ? Un détournement ? ‘’Ça devait – au moins – faire l’objet d’une réunion de toutes les femmes à l’Hôtel de Ville, pour explication’’, disent certaines. 

Visiblement, il s’agit tout seulement d’une erreur de conversion ou d’une mauvaise lecture. Dans le document de fond il est mentionné ‘’Budget du Projet : CINQUANTE MILLES (50.000) dollars. Or, le cours de change manuel dans le marché est  pour mille (1.000) dollars = deux cent cinquante milles (250.000) Ouguiyas ; donc Cinquante milles (250.000) dollars = Douze millions, cinq cents milles (12.500.000) Ouguiyas et non Cent  vingt – cinq  millions (125.000.000) Ouguiyas, comme cela avait été dit auparavant !!! 

Donc, de deux choses l’une, soit ceux qui ont fait l’opération ont ajouté un zéro au chiffre ou ils ont lu un chiffre à la place d’un autre. 

Résultat de gestion unilatérale des activités d’une commune. Et, j’avoue en ma qualité de 4éme adjoint au maire n’être aussi affligé, parce que n’ayant jamais été autant concerné. Un Conseil Municipal est un tout. Il faut une association et une collégialité pour la bonne marche des choses. 

Aujourd’hui, en ce moment même on tombe de charybde à scylla. On dit que finalement le PNUD n’a envoyé – tenez – vous bien ! –  que de la somme UN MILLION, CINQ CENTS (1.500.000) Ouguiyas environ !!! 

 

Il y a vraiment lieu de se demander pour quoi faire ? Pour créer des problème ou pour en résoudre ? 

Nous ne pouvons conclure sans donner l’affirmation suivante aux curieux : <>. 

Ce qui nous amène à penser  à Henri JAMES qui disait :   <

 

SOW Moctar Samba 

CP / Gorgol 

Contact: 650.68.29 

 

NOUADHIBOU 

Le retour des déportés à la loupe des populations 

Une semaine après le séjour de la mission d’explication conduite par le ministre de l’agriculture sur le retour des réfugiés Mauritaniens au Sénégal et au Mali , le débat continue à susciter passion et compassion chez le peuple alors qu’autorités , élus ,chefs religieux et coutumiers observent un silence total inquiétant. Même cas de figure chez les cadres qui se bousculaient pourtant ce 6 août pour occuper les premiers rangs. 

A ce jour encore nul n’a entrepris une campagne d’explication .C’était pourtant l’objet de la réunion. 

Aucun des trois députés, ni le sénateur, encore moins les 19 élus municipaux n’a daigné sensibiliser le peuple sur les enjeux ou les modalités du retour imminent de nos compatriotes. 

Quand aux  imams, (La ville compte prés de 40 mosquées) aucun n’a consacré sa prêche sur ce problème. 

C’est à se demander l’utilité de la rencontre entre les émissaires du président de la république et les cadres, élus, notables et autorités de Nouadhibou… 

Chez  la population, le débat suscite passions et compassions. 

A la radio FM les animateurs consacrent beaucoup de temps au thème. Si le principe du retour est acquis, les modalités  n’en demeurent pas moins source de frictions et de tensions.. 

Combien sont-ils ? Où seront-ils installés ? Retrouveront-ils leurs biens ? 

Telles sont les principales questions évoquées par les  auditeurs. 

D’aucuns mettent en parallèle ce dossier avec le conflit du Sahara Occidental des années 70. 

‘ Pendant la guerre, des Mauritaniens étaient déportés sous prétexte qu’ils avaient des parents sahraouis’, s’insurge Brahim. 

H. étudiante pense autrement: ‘J’étais très jeune quand les événements ont eu lieu. La TVM devrait faire un reportage dans les camps  pour qu’on puisse juger de l’ampleur des déportations.’ 

Mohamed, commerçant :’ 90 % des mauritaniens ignorent ce qui s’est réellement passé. Il faudrait une explication de texte.90% de la population ignore encore ce qui se trame.’ 

S .cadre :’Certains craignent que de non Mauritaniens profitent de la situation pour acquérir des papiers Mauritaniens. Ici ce n’est pas le paradis. On a du mal à survivre. La vie est dure.’ 

K. cadre : »Cette crainte (de voir des étrangers entrer avec les réfugiés) est du racisme. Combien de Maghrébins vivent ic? Il faut aussi surveiller les frontières nord.’ 

N, imam :’Puisque l’état a reconnu sa responsabilité, les réfugiés doivent revenir et pardonner.’ 

C, animateur radio :’ Les réfugiés ne doivent pas être trop exigeants. La situation est difficile. Voyez Tintane. L’état ne peut rien faire.’ 

D, chômeur: ’Qu’ils reviennent d’abord. Le reste est un combat politique’ 

J. militant d’une formation politique :’ S’ils retournent ça va renforcer Sarr. Les 7 % qu’il a obtenus seront 10 %, autant que Messaoud.’ 

T .politicien : Attention à ne pas rompre l’équilibre ethnique. Nous sommes arabes. Attention à la Darfourisation du pays (allusion au Darfour, cette province de l’ouest du Soudan, en proie à un guerre civile .NDLR .) 

On le voit, les citoyens sont préoccupés. Mais n’ont personne pour les rassurer. 

ATHIE YOUSSOUF 

CP/NOUADHIBOU 

 

Source/ La Tribune n°362 


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