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De la réforme d’Ibn Yacine à celle des Réformateurs centristes

14 08 2007

 

De la réforme d’Ibn Yacine à celle des Réformateurs centristes

Le parcours de chardon

 

Parmi les partis reconnus par le ministère de l’Intérieur, figure le parti du Rassemblement national pour la Réforme et le Développement (RNRD). Le nouveau parti est d’obédience islamiste, proche des frères musulmans. Il a coûté aux islamistes 32 ans de lutte. Une lutte qui n’a pas toujours été de tout repos.  

 

Les marques d’Ibn Yacine

La mouvance islamiste est désormais reconnue comme force légale en Mauritanie. 955 ans après qu’Ibn Yacine l’avait imposée aux mauritaniens pour la première fois. C’était lorsqu’il avait décidé de fonder son Ribat sur l’île de Tidra (aujourd’hui au large de Nouakchott), après avoir été rejeté par la population. Le tout petit Ribat va se transformer à une véritable force d’envahisseurs. Les Almoravides (1050-1147) sortent de leurs ‘repère’ et annonce le djihad. Et malgré le fait d’avoir été au-delà de la terre mauritanienne, lui préférant les belles ‘promesses du Maghreb occidental dont faisait partie l’Andalousie, leur empreinte a marqué, de façon indélébile, la vie des mauritaniens.

Ibn Yacine, malgré le fait d’avoir répandu le rite malékite dans la région (une conséquence du mouvement : unification religieuse de toute la région), était un des farouches fondamentalistes de l’histoire islamique. Le simple étudiant devenu ‘Mollah’ avant la lettre, aurait pris la décision de fouetter 20 fois chaque « croyant » qui ratait la prière de la mosquée. Cinq bastonnades pour chaque rak’a ratée.

Il est resté de cela cet attachement des habitants de cette terre aux pratiques religieuses strictes. D’où la ‘spécificité’ mauritanienne par rapport au reste des croyants en terre d’Islam. La piété est alors devenue une affaire ‘intérieure’, intime. Tout ce qui se dira de la ‘tolérance’, de ‘l’ouverture’ de l’Islam mauritanien, a son fondement dans la rigueur originelle… Paradoxe certes, mais héritage certain.

 

L’Etat islamique

L’empreinte de la reforme d’Ibn Yacine survivra à la colonisation et va même marquer la Mauritanie indépendante. L’hymne national de la jeune République sera choisi dans une poésie consacrant la gloire du mouvement salafiste dont Cheikh Baba Ould Cheikh Sidiya, auteur du poème, est l’une des figures de proue. Paradoxe encore : les fondateurs de la République sont nourris aux principes de la laïcité. Ce qui ne les empêche pas d’accoler l’épithète ‘Islamique’ pour donner ‘la couleur’ qui sera d’ailleurs celle de l’Islam (le vert, le croissant et l’étoile). Suffisant pour remettre à plus tard la mouvance islamiste. La recette est simple : l’Etat s’approprie la revendication ‘fondamentaliste’ en affichant un engagement qui fonde sa légitimité. Cette recette sera utilisée ultérieurement par la majorité des gouvernants arabes et musulmans.

Mais cette absence de la mouvance se justifie amplement par la montée du nationalisme arabe qui n’est qu’une autre forme d’islamisme qui ne dit pas son nom. D’ailleurs tous les panarabismes ont fini par s’acoquiner à un moment ou un autre avec le fondamentalisme religieux : l’Iraq baathiste ajoutant ‘Allahou Akbar’ au drapeau… On oublie un peu qu’il s’agit d’ennemis historiques, l’un ayant été utilisé contre l’autre, l’autre ayant servi à contrecarrer l’un. Les deux restant des pions que l’on avance ou que l’on recule au gré de la volonté des pays dominants.

En août 1974, le congrès de la jeunesse va ouvrir sur la division du mouvement Kadihine qui ne sera pas pour autant affaibli. Un an après, le gouvernement crée un ministère chargé de l’Orientation islamique. Certains y voient un geste d’approbation, voire de soutien, vis-à-vis d’une mouvance islamiste qui restait à créer. Sur cette voie, la Mauritanie apprenait la leçon au Maroc où l’on soutient l’Association des Jeunes islamiques pour contre-peser l’influence des gauchistes.

 

Islamisme enfantin

La première manifestation publique des islamistes aura lieu en 1978 à la veille du coup d’Etat. Quand ils appelaient à l’application de la Charia. Le gouvernement leur promet la satisfaction des revendications. Mai le putsch de 10 juillet brouillera toutes les cartes politiques. Un incident de parcours, donc, pour les islamistes qui n’ont pas encore de projet. Mais une revendication.

L’attente des islamistes ne durera pas. Car, avec sa prise de pouvoir en 1979, Ould Haidalla va vite les réhabiliter. Ils deviennent les fils adoptifs du régime. Ils participent à la mise sur pied des Structures d’Education de Masse, un PPM abâtardi. Ils contribuent à la soi-disant application de la Charia qui signifie pour eux la pénalisation des « désobéissants ». L’âge d’or pour une mouvance qui n’avait d’autre projet que celui de l’application stricte de la Chariaa. Le Wahabisme est passé par là. Parce que l’argent séoudien coulait déjà à flot dans ces contrées qui forment la périphérie du monde arabo-musulman. Autour de cet activisme qui rapporte se greffent des ‘affairistes’. Pour quelques décennies, la mouvance sera ‘contenue’, utilisée par des chefs de clans. Sur le terrain, le militantisme est marqué par l’amateurisme. Un militantisme ‘naïf’, ose-t-on dire. D’autant plus que les premiers cadres du mouvement sont issus de l’enseignement traditionnel. Ce qui ajoute à cette image de ‘sans-souci’.

Ould Haïdalla s’en va en 1984. L’aile militaire qui prend le pouvoir est la plus éloignée de la mouvance. A peine s’il ne s’agit pas des ennemis de ce qu’elle représente. Mais les Islamistes sont déjà pris dans le carcan politique traditionnel. Mêmes logiques, mêmes calculs. En 1986, les premières élections municipales sont organisées. C’est le premier test de la force des islamistes  une alliance avec les frères ennemis du panarabisme nassérien autour de la liste blanche. Impossible de juger leur force réelle. Pour les élections municipales suivantes, ils présentent leur propre liste : Ech choura. Mais, vu l’ingérence de l’administration dans ces élections, elles n’ont pas reflété la force réelle des islamistes.

 

Le pluralisme et l’affirmation de soi

En 1990, le pluralisme politique est décidé. Vite, les islamistes présentent le dossier d’un parti. Il porte le nom de « Front islamique » puis ‘Oumma’ pour ne pas se référer à l’exemple algérien. Le MIPT ne l’autorise pas. Sous prétexte que le Code des formations politiques interdit la constitution de partis sur une base religieuse, raciale ou ethnique. Les islamistes comprennent que c’est ce qualificatif « islamiste  » dans le nom du parti qui a répugné le MIPT. Ils présentent le projet du « Parti de la Oumma ». Le MIPT décide la non recevabilité du parti. D’abord parce que la Oumma a une définition très vaste qui dépasse l’Etat national. Deuxièmement, parce que l’entête de ce parti porte un verset coranique. Troisièmement, parce qu’il vise à instaurer un Etat islamiste.

Certainement le MIPT n’a pas omis de lire l’échiquier politique de la mouvance islamiste régionale et internationale. Les autorités préparaient déjà l’intronisation du président sortant et savaient qu’elles auraient besoin de l’alliance de la direction historique de la mouvance. Abdou Maham, Gaguih et les autres soutiennent à fond, à fonds… Sous prétexte des risques courus ailleurs, on en appelle à une ‘vision mauritanienne’. Assez pour justifier le refus de la Oumma.

Ce refus de la Oumma va illustrer la division au sein de la mouvance islamiste. Vite, les décideurs de la mouvance dépolitisent les fervents prêcheurs. Ils leur indiquent de prendre le chemin des mosquées et des faubourgs et de s’éloigner de la politique. En face des ‘vieux’ caciques, se forment les groupes de jeunes. Une nouvelle génération naît. Elle appaise le discours. Pas assez. Mais évite à la Mauritanie le scénario algérien. Pour un moment ?

La majorité des islamistes, particulièrement des jeunes, mieux organisés, rejoignent le camp de l’opposition. Ils sont en général des adeptes des Frères musulmans. Ils adhèrent à l’Union des Forces démocratiques de Ould Daddah qu’ils suivent quand il fait face à la scission de son parti. Tout le destinait à en être le leader le plus indiqué : l’ancrage maraboutique, le militantisme pieux, l’adoption du discours…

En 1999, la Mauritanie établit les relations diplomatiques avec Israël. Cette relation sera le terreau sur lequel s’alimentera la mouvance. Les islamistes créent le Ribat, une association de lutte contre l’établissement de tout lien avec « l’entité sioniste ». Le Ribat réussit à mobiliser contre l’établissement de cette relation. Il réussit, également, à mobiliser les cassons de la mouvance islamiste. La mouvance s’unit, manifestement contre l’établissement de ces relations, véritablement contre le gouvernement.

En 2000 Le gouvernement dissout l’UFD/EN. Ses leaders créent le Rassemblement des Forces démocratiques. On confie aux islamistes, notamment leur leader Jemil Mansour, des postes de commandement au sein du nouveau parti. Le parti obtient d’importants résultats aux législatives de 2001. Les sympathisants des islamistes disent qu’ils sont derrière cette réalisation. On pense au sein du parti qu’ils se prennent pour le nombril du monde.

Cependant les islamistes possèdent deux tribunes : une tribune reconnue légalement, c’est le RFD, et une tribune interdite officiellement, c’est le Ribat. Ils travaillent sur les deux fronts. Des sites internet, un journal, sont l’ossature d’une bataille de communication très professionnelle qu’ils engagent.

 

Le phénomène Ould Deddew

Après le 11 septembre, les islamistes deviennent la bête noire des américains et leurs alliés. Le régime mauritanien, orphelin sur le plan politique international, commercialise l’existence de la menace du « terrorisme islamiste » en Mauritanie. Il déclenche une guerre sans merci contre les leaders de la mouvance islamiste en 2003. Une guerre qui s’avérera contreproductive.

Cette campagne de chasse va aboutir à l’union de tous les groupuscules islamistes. Elle leur donne même un leader en la personne de Cheikh Mohamed Hacen Ould Deddew. Un salafiste d’obédience sourouriste qui forme le point d’intersection du frérisme et wahhabisme. Ainsi toutes les sensibilités islamistes nationales se voient assurées au commandement. Etant un cheikh vénéré qui jouit d’une estime publique nationale et internationale, son arrestation va parachever une mise à nu de tout le système. Et les représailles dont ils sont objet ne radicalisent pas leur discours modéré.

Le 08 juin 2003, le coup des officiers ‘libres’ n’était pas suffisant pour pousser le pouvoir. Les islamistes étaient à la prison. La plupart d’entre eux restent à la disposition des forces de l’ordre. Bien qu’ils aient pu prendre la fuite. Ils choisissent la légalité contre toute attente. Un point contre le pouvoir.

Les présidentielles sont à quelques mois. Le soutien de Ould Daddah pendant l’épreuve est jugé ‘mou’. L’aile ‘nostalgique’ des temps de Ould Haidalla l’emporte. Pour Ould Taya, il s’agit là d’une façon de faire de la politique ‘une continuation de la guerre par d’autres moyens’. Le contraire de ce qui est universellement admis. Un mariage de saison qui permet à Haidalla d’accomplir une belle bataille politique qui finit avec 20% malgré la fraude. Les « haïdallistes » vont se disperser juste après le procès de leur chef. Les nationalistes demandent l’autorisation du parti « Sawab ». Les islamistes, alliant Cheikh Ould Horma, préparent le dossier d’un Parti de la Convergence démocratique (PCD). Sawab est autorisé sans retard. Le dossier du PCD n’est jamais reçu par le MIPT. Parallèlement, les forces de l’ordre multiplient leurs représailles contre les islamistes. Particulièrement le trio Ould Deddew, Ould Mohamed Moussa et Ould Mansour. Ils sont inculpés dans des accusations relatives aux atteintes à la sûreté du pays. Alors que Ould Horma, lui, est poursuivi dans des procès relatifs aux putschs.

Août 2004, le régime annonce qu’il a déjoué une tentative de putsch. Il accuse à la fois les Cavaliers du changement et Al Qaïda. Il pointe ses doigts vers Abu Musâb Zarkawi, la bête noire des américains. Immisçant ainsi les islamistes dans une bataille qui n’est pas forcément la leur. Le message ne passe pas.

En avril 2005, les leaders islamistes tiennent un point de presse après avoir été détenus. Ould Mansour dit qu’ils ont décidé de tenir Ould Deddew hors du champ de la politique : c’est un Erudit qui doit appartenir à tout le monde. Certains y voient une révision des positions des islamistes, attendant qu’elles soient « proprement politiques ». Ce ne sera pas la première fois que les Islamistes changent de tactique ou de stratégie à la sortie de prison. Le lieu de détention a toujours été pour eux un lieu de débats et de discussions.

En juin 2005, des assaillants attaquent une unité de l’armée nationale à Lemghayti. Le gouvernement accuse vite le nébuleux GSPC qui revendique. Ould Deddew est dans la prison, comme d’autres imams, oulémas et islamistes tous azimuts. Modérés et extrémistes, ils dénoncent l’attaque. Le gouvernement joue avec le feu.

 

L’islamisme transitoire

Quand survient le putsch de 2005, les leaders islamistes sont tous détenus ou en fuite à l’extérieur. Beaucoup d’hésitations de la part des nouvelles autorités qui ne cachent pas une franche hostilité envers la mouvance. Après tout le chef de la junte n’est autre que l’ancien directeur de la police qui a persécuté ce groupe et construit l’image qu’on en a. C’est seulement le 03 septembre que le CMJD décide une amnistie générale. Les leaders islamistes et des imams et oulémas sont libérés. Mais des salfistes restent détenus. Ils sont accusés d’appartenir à des organisations terroristes internationales. Des compagnons les rejoindront sous le règne du CMJD. Ils seront accusés de commettre l’attaque de Lemghayti. Les premiers seront acquittés le 05 juin 2007. La plupart des derniers seront acquittés en août 2007. Tous ont été blanchis d’adopter le terrorisme come méthode de lutte.

Le président du CMJD annonce solennellement son refus d’accorder un parti aux islamistes. Après leur libération en 2005, les leaders islamistes créent le courant des « Réformateurs centristes ». Ils présentent leurs candidats sous l’étiquette d’indépendants. Ils obtiennent cinq députés, trois sénateurs et quelques maires. Ils soutiennent Saleh Ould Hanenna, Président du PMUC, chef des Cavaliers du Changement à la présidentielle. Il n’obtient que 7% au premier tour. Un échec donc du discours des deux formations politiques.

Au deuxième tour, ils rallient le candidat malheureux Ould Daddah. Parce que, disent-ils, pas question de rallier un candidat dont les sympathisants sont des prédateurs.

 

Ere nouvelle

Le nouveau Président de la République, Sidi Ould Cheikh Abdellahi, a, peu après son arrivée au pouvoir, reçu les leaders politiques. Y compris Jemil Ould Mansour, le chef de file islamiste. C’était le premier signal d’ouverture aux islamistes. Le deuxième signal c’est lorsqu’il a reçu Ould Deddew. Le troisième c’est lorsqu’il a nommé un islamiste salafiste, comme ministre des affaires islamiques, sur le conseil, disent des sources, de Ould Deddew. Le quatrième signal est son adoption d’un discours populiste à caractère islamiste (prière de vendredi et de l’istisqa, les campagnes, timides certes, de chasser les réseaux de prostitution, l’engagement décidé d’aller jusqu’au bout dans l’affaire de drogues…). Le cinquième signal est le procès des salafistes. Puis celui des « accusés de Lemghayti ». Et le dernier est la reconnaissance du Rassemblement National pour la Reforme et le Développement (RNRD).

Reste à savoir si cela suffit pour que le RNRD rejoigne le camp présidentiel. Ce n’est pas à exclure. Surtout lorsque Ould Mansour parle d’une « opposition constructive » et un « soutien critique ».

 

Discours démocratique pragmatique

 

Le Rassemblement national pour la Réforme et la Démocratie qui vient d’être reconnu est le fruit de longues années de lutte. Mais également la quintessence de plusieurs révisions et expériences. Idéologiquement, Il adopte les mêmes principes que les Frères musulmans. Particulièrement leur dernière révision qui se base sur « une politique pragmatique », parce que « rien n’est statique en politique » et « en politique, tout se discute. Tout se donne et s’échange ». Les Frères musulmans ont adopté ces principes suite à l’escalade de la Jamââ islamiya contre la société égyptienne tout entière dans les années 90. Pour les Frères, il est strictement interdit de tuer les égyptiens, que ce soient des musulmans ou des coptes.

Le RNRD se présente, selon ses leaders, comme « parti de tous les mauritaniens sans aucune exception ». Bien qu’il soit islamiste, il ne se réserve pas cette qualité : « Je pense que cette qualité d’islamiste n’est pas le propre de notre parti. Tous les partis mauritaniens sont islamistes en ce sens que la constitution renvoie à l’islam comme référence ». Le RNRD confirme « son attachement à l’Islam comme source unique du droit,  « son respect de la Constitution et des mécanismes démocratiques pluralistes qui garantissent l’alternance pacifique au pouvoir ». Il s’engage à préserver l’unité nationale « dans un esprit de pluralisme ethnique et culturel ». Il continue sa lutte « sans complaisance pour le renforcement des libertés individuelles et collectives ». Il s’engage à « défendre l’intégrité territoriale de la République Islamique de Mauritanie, son indépendance et ses ressources naturelles ». Ses responsables se disent conscients de « la responsabilité que nous portons pour le renforcement de l’Etat de droit et des institutions et de la nécessité d’y apporter notre contribution avec les différentes composantes de la scène politique nationale pour que notre pays occupe la place qui lui convient dans le concert de la modernité et du progrès ». Il faut rappeler que le RNRD ne présente qu’une partie des islamistes mauritaniens (les Réformistes centristes modérés). Trois écoles, théologiques et politiques à la fois, au moins, ne sont pas dans ce parti. Il s’agit des islamistes qui étaient engagés au PRDS et qui sont à la plupart de la première génération d’islamistes nationaux. Les rumeurs circulent déjà faisant état de leur éventuelle adhésion au RNRD. Le deuxième groupe est composé de quelques religieux fervents, mais non engagés politiquement (oulémas traditionnels, salfistes ou malékites, et quelques professeurs dans les instituts islamiques…). Sont-ils actuellement prêts à se politiser après avoir un parti islamiste autorisé ?

Le troisième groupe est composé de salafistes extrémistes. Ce groupe est très limité. Il refuse catégoriquement la démocratie. Pour la simple raison qu’elle « est contraire à la foi islamique ». Parce que toute soumission à une loi non divine « kanoune wad’iy » est contraire à l’islam. Selon le mémoire de maîtrise de Mahfoudh Ould El Walid alias Abou Hafs el Chinguitty, l’inspirateur de ce groupe qui, aux dernières nouvelles serait détenu en Iran, la Constitution mauritanienne est « mécréante et athée ». Elle est contraire à la charia et « la stipulation dans son préambule que l’Islam est la seule source de législation n’est qu’une manière de jeter la poudre dans les yeux ».

Le premier défi du RNRD est de tracer des frontières claires et ‘étanches’ entre ses partisans et sympathisants et les partisans et sympathisants de Ould El Walid. En attendant, le parti devra contenir l’engouement des nouveaux militants.

Mechri Ould Rabbany   

 

Source : La Tribune n°362                                           


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