Les réfugiés reviennent en octobre

31 07 2007

Le Haut Commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR) a annoncé la semaine dernière le début de l’identification de quelque 20.000 déportés du Sénégal, en vue de leur rapatriement dès le mois d’octobre. Selon une dépêche de l’AFP citant Francis Kpatindé, porte parole du HCR pour l’Afrique de l’ouest, « le HCR entame la semaine prochaine un exercice d’identification et de profilage des réfugiés mauritaniens installés depuis 18 ans au Sénégal ». « L’exercice permettra de recueillir des informations plus précises sur les réfugiés, leurs régions d’origine et sur leurs réelles intentions avant le démarrage effectif, en octobre 2007, de l’opération de rapatriement volontaire », a expliqué M. Kpatindé, précisant que la coordination de cette enquête avait été confiée à l’ONG sénégalaise Office africain pour le développement et la coopération (OFADEC). Dans la perspective du rapatriement, le HCR travaille à l’élaboration du texte d’un accord tripartite (Sénégal/Mauritanie/HCR) « qui servira de base juridique » à l’opération, selon la même source. Cet accord, qui « devrait être signé en août », doit notamment faire état des garanties qui seront accordées aux candidats au retour comme la « reconnaissance pleine et entière de leur citoyenneté mauritanienne, le recouvrement par les intéressés de leurs biens spoliés, ou, à défaut, la nécessité d’une juste indemnisation, etc… », a précisé M. Kpatindé. Par ailleurs et toujours selon M. Kpatindé, la plupart des quelque 6.000 autres installés au Mali ont obtenu la nationalité malienne ou se sont intégrés localement, selon le HCR, qui ne prévoit pas de rapatriements en provenance du Mali. Le HCR estime que 14.000 réfugiés au Sénégal opteront pour la solution de rapatriement, dont le coût devrait avoisiner 1,5 million de dollars entre 2007 et décembre 2008, date prévue pour la fin des opérations.
Pendant ce temps, se poursuivent en Mauritanie, les sensibilisations et la mobilisation en vue de ce retour. C’est ainsi que le groupe « droits humains et bonne gouvernance » au sein du cyber forum de la société civile mauritanien a organisé jeudi dernier un colloque sur le rôle de la société civile dans le retour des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali. Au cours de cette rencontre le cyber-forum a rendu public un communiqué dont l’AMI a reçu une copie qui propose des modalités pratiques pour l’organisation de ce retour. Parmi celles-ci, la mise sur pied d’une commission mixte entre le gouvernement mauritanien, les partenaire au développement et les différentes composantes de la société civile opérant dans le domaine et leaders d’opinion. La mission, selon le communiqué, s’attellera en premier lieu à identifier les ayants droits au retour dans les camps des réfugiés au Sénégal et au Mali pour ne pas empêcher un mauritanien de retourner dans son pays, mais pour ne pas donner un droit au retour à celui qui n’en a pas. Au sujet des préjudices subits par les déportés, le communiqué estime que l’Etat doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour dédommager les ayants droit et que ces réparations doivent être morale et matérielles, ainsi il doit intégrer les fonctionnaires qui auraient perdu leur emploi lors des événements de 1989, ceux qui ont atteint l’âge de la retraite doivent en bénéficier également. Au plan économique, le cyber forum propose que des financements doivent être versés aux déportés sous forme de petits projets générateurs de revenus (AGR) afin de leur permettre de s’adonner aux activités initiales (agricole, pastorale et autres). L’Etat doit, selon le communiqué, compenser tous les rapatriés au Sénégal dont les intérêts seraient compromis par d’éventuelles opérations de fixation des revenants dans leurs terroirs.
AMI


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