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En attendant un Forum Social Mauritanien

24072007

Dimanche 15 juillet 2007 à Nouakchott, journée de lancement des activités du forum social mauritanien. Au programme, trois exposés : Historique des Forums Sociaux, Flux migratoires (politiques sélectives et répressives de l’immigration) et la Société civile mauritanienne (Forces et Faiblesses). 

Le thème sur l’historique des forums sociaux était présenté par deux personnalités de la société civile maghrébine, Rabia Abdel Kerim et Tewfikh Ben Abdallah venus spécialement de Dakar pour entretenir les membres de la société civile mauritanienne des enjeux des forums sociaux. Tout est parti de l’idée qu’il fallait penser une autre politique qui ne soit pas celle des appareils traditionnels du pouvoir politique. Cette autre politique est celle « qui transforme la réalité et implique les concernés », déclare Rabia Abdel Kerim. Autrement dit, il s’agit d’amener les différentes populations à partir de leurs problèmes concrets.  Il a été fait remarquer que la manière pyramidale qui prévaut dans toutes les formes d’organisation ne seyait pas à l’esprit des forums sociaux qui se veulent « espaces ouverts », rappelle Rabia Abdel Kerim, au sens où la prise en charge des problèmes des citoyens tient compte également des diversités comme richesse. C’est dans ce sens qu’elle a rappelé aux membres de la société civile mauritanienne : « Vous pouvez revenir à ce qu’était la Mauritanie, lui redonner sa fonction de rapprochement des peuples. » Un rôle qu’aucun autre pays ne peut jouer à part
la Mauritanie, « riche de sa diversité », souligne-t-elle.     

Pourtant le processus de construction des forums sociaux africains ne s’est pas fait sans difficultés. Car déclarent les intervenants, on a pu se confronter à des réactions du genre : pourquoi un maghrébin, un kenyan plutôt qu’un sud africain, etc. « Il fallait dépasser tout cela puisque au-delà de nos identités propres  nous sommes arrivés à construire quelque chose. »  « C’est à la mesure de ce que les mouvements sociaux mauritaniens doivent construire », conclut Rabia Abdel Kerim. Tewfikh Ben Abdallah a, quant à lui, rappelé qu’en 2001 à l’invitation des forums sociaux de Porte Allègre sur les 15000 personnes, il y avait tout juste 30 africains. « Il fallait produire des efforts pour se rendre compte de la nécessité de s’organiser. C’est pourquoi en 2002, il a fallu tirer les leçons de la première expérience où tout le continent n’était représenté que par 30 personnes. » La décision de s’organiser pour être plus nombreux et avoir un forum social africain fut prise. « Nous avions conscience que la pérennité d’un forum social africain n’a de sens  que s’il est porté par des forums sociaux sous régionaux. » Selon l’intervenant, une quarantaine de forums, nationaux et sous régionaux sont nés depuis lors. 
La Mauritanie va organiser visiblement un forum social maghrébin dans les mois à venir. Ce choix découle, d’après Ben Abdallah, du fait qu’il a été remarqué que les divergences entre le Maroc et le Sahara seraient un obstacle à la présence de ce dernier pays à un forum organisé dans le royaume chérifien. « Il n’y a que
la Mauritanie qui peut faire que l’on n’ait pas peur de la diversité ni de la démocratie », termine-t-il. 
« Flux migratoire et politique de répression » était un autre thème de cette rencontre. Il s’agissait d’une contribution de l’Association  Mauritanienne  des  Droits de l’Homme présentée par  Mbow  Amadou Alassane. Il  en est retenu que « l’histoire de l’humanité est faite de rencontre des peuples, d’échange entre différentes cultures qui s’enrichissent mutuellement. » Ce qui permet à l’intervenant de trouver que le désir naturel, irrépressible et légitime de changer de condition de vie est un des  défis grands défis du temps. Aussi les flux  migratoires sont-ils au cœur des débats politiques dans presque tous les pays. Toutefois note, Mbow, « les images d’invasion et d’envahissement de l’Union Européenne par les africains   sont globalement fausses, même si les migratoire sont en nette progression. » 

« Les disparités en matière de développement, de flux démographie et de démocratie (3 D) entre les pays riches et les pays pauvres concourent  à l’expansion de ces flux migratoires », fait-il remarquer. Les migrants représenteraient en 2005 prés de 200 millions de personnes  dont 9,2 millions réfugiés ; soit prés de 3pour cent de la population mondiale. Les causes traditionnelles sont toujours là : pauvreté, injustice, chômage, conflits armés …  « Agir sur les migrations pour les organisations comme les notre, c’est prendre concrètement conscience de toutes les dimensions de ce phénomène global qui est aujourd’hui la mobilité des hommes, s’y adapter et faire  preuve de réactivité face à une réalité mouvante et sans cesse en transformation », déclare le représentant de l’AMDH.   

Quant à l’exposé sur « la Société civile, forces et faiblesse », il a été présenté par Sall Amadou, professeur à l’université de Nouakchott et le Pr. Cheikh Saadbouh Camara. Il ressort de l’exposé que plus de 1000 associations de développement, de défense des droits de l’homme, de  gouvernance, de genre et autres existent déjà. Sans compter que 10 000 coopératives existent  sur le territoire national en plus de  400 organes de presse,  8 centrales syndicales ( UTM , CLTM , CGTM ,USLM,UNTM,CNTM,ULTM,UGTM…). Toutefois, en termes de force, la société civile pourrait se prévaloir de sa  force de dénonciation, de contestation et de défense des droits humains. Elle a aussi la force de proposition des stratégies de développement par la prise en compte des initiatives de développement endogènes. Encore faut-il que le cadre légal qui régit la vie associative en Mauritanie soit clarifié. Pour l’instant il « est constitué des  lois suivantes: Loi du 61.033 30 janvier1961relative à la liberté syndicale, modifiée par les lois 70- 030 du 23 janvier 1970et 93 – 038 du 20 juillet 1993 ; 2.  Loi du 64- 098 du 9/6/1964 relative aux associations (modifiée et complétée par deux lois en 1973) ». En plus, la  « Loi 2000 – 43 du 26 juillet 2000 contient toutes les clauses de dissolution des organisations de la société civile ». En termes de défis donc, c’est la performance qui sera demandée aux organisations de la société civile mauritanienne.    Compte rendu Kissima Diagana 

Source : La Tribune n°359 

  




CHARTE DU FORUM SOCIAL MAURITANIEN (FSMR)

24072007

CHARTE DU FORUM SOCIAL MAURITANIEN (FSMR)   

Les Principes contenus dans cette Charte, devront être respectés par tous ceux qui désireront participer à ce Forum et organiser des activités en son sein. 1. Le Forum Social Mauritanien est un espace ouvert de rencontres pour l’approfondissement de la réflexion, le débat démocratique, la formulation de propositions, l’expériences et l’articulation d’actions efficaces, d’entités et de mouvements sociaux Mauritaniens qui s’opposent au néolibéralisme, à l’injustice et à la domination du monde par les forces du marché.  

2. L’initiative de création du Forum Social Mauritanien s’inscrit dans la logique des forums sociaux de Porte Allègre, ainsi que les forums sociaux de Bamako et Nairobi. 3. Le Forum Social Mauritanien revêt un caractère national, et son objectif est de permettre la participation du mouvement social et associatif mauritanien dans le débat continental et international et la mobilisation contre la mondialisation libérale, d’ancrer le FSMR dans les réalités locales et de réfléchir à la recherche et formulation d’alternatives.  

4. Les alternatives proposées par le Forum Social Mauritanien sont centrées sur la personne humaine et contribueront à atténuer les effets pervers de la mondialisation et ses conséquences au niveau national sur les conditions de vie des populations, particulièrement les hausses des prix, l’accès aux services de santé, d’éducation et d’emploi, la préservation d’un environnement sain etc.  5. Le Forum Social Mauritanien réunit et articule toutes les entités et les mouvements de la société civile de la Mauritanie, qui acceptent d’assumer les engagements qui résultent de la présente charte.  

6. Les partis politiques ne peuvent y être représentés en tant que tels 7. Aucune entité ou organisation n’est autorisée à s’exprimer au nom du Forum, dans quelque forum que ce soit, en présentant des points de vue qui prétendraient être ceux du FSMR, sauf celle mandatée par le Conseil National du FSMR.  

8. Le Forum Social Mauritanien est un espace diversifié, non gouvernemental et non partisan, qui articule de façon décentralisée, en réseau, des entités et des mouvements engagés dans des actions concrètes, au niveau local et au niveau national, pour la construction d’une autre Mauritanie et  d’une autre Afrique.   9. Comme espace de rencontres, le Forum est ouvert au pluralisme et à la diversité des engagements et actions des entités et mouvements qui y participent, comme à la diversité des sexes, des races, des ethnies et des cultures. 

10. Le Forum Social Mauritanien croit au pouvoir de la démocratie comme voie privilégiée de la renégociation et de résolution des conflits au sein des sociétés et entre Etats. Les participants au Forum s’engagent à en renforcer la participation et le contrôle citoyen.  11. Le Forum Social Mauritanien met en avant le respect des Droits Humains, des relations équitables, solidaires et pacifiques entre les personnes, les races, les sexes et les peuples, condamnant toutes les formes de domination ainsi que l’assujettissement d’un être humain par un autre.  

12. Comme espace de débat, le Forum Social Mauritanien est un mouvement d’idées qui stimule la réflexion et la diffusion transparente maximale des résultats de cette réflexion, sur les mécanismes et les instruments de la domination économique, sur les moyens et les actions de résistance à cette domination, et sur les alternatives qui peuvent être proposées pour résoudre les problèmes d’exclusion et d’inégalité que le processus actuel de globalisation renforce et aggrave sur le plan continental et dans chaque pays.   13. Comme espace d’échange d’expériences, le Forum Social Mauritanien stimule la connaissance et la reconnaissance mutuelles des entités et des mouvements qui y participent, en valorisant particulièrement ce que la société Mauritanienne construit elle-même pour recentrer l’activité économique et l’action politique sur les besoins humains et le respect de l’environnement.      

 La Coordinatrice  Sultana Mint Mohamed Yahya 




24072007

UMAFEC :

 

Histoire d’une réussite

 

L’Union Mauritanienne des Femmes entrepreneuses et Commerçantes est née en 1993. Association apolitique et non gouvernementale, elle a pour objectif d’améliorer les activités féminines dans le domaine du commerce et de l’entreprise. Elle vise également de défendre les droits physiques et moraux des femmes entrepreneuses, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle vise également la création d’un cadre socio-économique pour l’amélioration des activités féminines.

L’UMAFEC est fondée par sa présidente, Lematt Mint Mougueya, et ses 11 co-fondatrices. Elle est crée suite aux calvaires vécus par des femmes dans les marchés (locations très élevées, manque de confiance, manque d’organisation entre elle et manque de concertation avec elle, vente des clés, tracasseries…). Et puis vient l’extension du marché central (Kerch El Batroune) qui a trompé beaucoup de femmes. Certaines d’entre elles ont signé des contrats sur la base de propriété, alors que les boutiques sont à la limite à louer.

 

Dur accouchement

 

C’était un rêve, un beau rêve, de créer le Centre Commercial Chinguetty. Mais, Mint Mougueya et ses 11 collègues rêveuses ont eu à le réaliser. Elles ont du confronter des obstacles. Des obstacles tantôt financiers, tantôt sociaux, tantôt existentiels.

Elles cherchaient minutieusement avant de trouver un terrain valable pour leur projet. Mint Mougueya, la présidente, obtient une audience avec le Président de la République de l’époque. Celui-ci se montre très convaincu par le projet. Il propose aux femmes, soit que l’Etat loue le terrain pour elle, soit que les femmes l’achètent. Elles choisissent l’acheter. Tout de suite, 20 femmes (la Présidente, les 11 co-fondatrices, 5 membres du Bureau et 3 membres de l’Assemblée générale) ont payé le prix du terrain. L’étude technique du marché est confiée au Bureau BETGP. L’étude financière au bureau AFACOR. On a confié à un ingénieur le suivi de l’étude et de l’exécution. Tout cela a été fait par la Présidente et les co-fondatrices et par leurs propres moyens. Une offre d’emploi est lancée. La société ECT prend le marché du projet dont le coût est estimé à 475 millions d’ouguiyas.

L’adhésion à l’Union est ouverte : qui paie le premier sera le mieux placé. Et ainsi de suite. La présidente et les co-fondatrices paient 20% du coût total pour encourager les adhérents. Mais aussi pour couvrir le déficit qu’auraient causé les commerçantes à moyens limités. Une campagne de sensibilisation est lancée. Le financement requis n’est pas encore octroyé. La Présidente recourt à la GBM dont le PDG finance 39% du projet. Cette somme doit être rendue au long de 6 ans.

En 1996, on commence la construction qui devra durer 16 mois. Le Centre Commercial Chinguetty est inauguré. Et 6 ans après, les femmes paient à la GBM son crédit. Elles obtiennent des contrats de vente et de propriété suivant les règles et les lois de «la co-propriété».

Le fameux Centre Commercial Chinguetty, connu communément sous  «marché des femmes», c’est un chiffre d’affaires considérables. C’est 240 adhérentes. Chacune d’entre-elles possède désormais de sa propre boutique. Elle peut l’exploiter. La vendre. Ou la gager. Elle l’avait achetée à un prix qui varie entre 1 million 200 mille et 1 million 800 mille ouguiyas. Elle peut la vendre contre un prix variant entre 5 millions 500 mille et 6 millions 500 mille ouguiyas.

Le marché des femmes est le marché le plus chic à Nouakchott. Le plus moderne. Il dispose d’un garage d’automobiles. D’un éclairage continu. D’un gardiennage incessant. D’un balayage quotidien.

 

A l’échelle mondiale

 

L’Union Mauritanienne des Femmes entrepreneuses et Commerçantes est membre et co-fondatrice de l’Union internationale des Associations des Femmes d’affaires Africaines et Canariennes, dont la vice-présidente n’est autre que Mme Lematt Mint Mougueya, présidente de l’UMAFEC. Mint Mougueya est également vice-présidente du Réseau international des Femmes entrepreneuses, dont l’UMAFEC est co-fondatrice. L’UMAFEC est également co-fondatrice du Réseau arabe des Femmes d’affaires (créé en Tunisie 1998), au Réseau africain pour le soutien des entreprises féminines (RASEF, créé au Sénégal en 1994). En 2004. L’UMAFEC a créé, en 2004, le Bureau mixte des Femmes d’Affaires Mauritaniennes et Espagnoles. Elle est membre à la CGEM. A l’Union du Commerce. A la Chambre du Commerce, d’Industrie et d’Agriculture mauritanienne.

 

Mechry

 

Source /
La Tribune n° 359

 

 

 




Repères

24072007

Lettres de mission aux ministres

Le Premier ministre, Zein Ould Zeidane a présidé vendredi dernier la cérémonie de remise des lettres de mission aux membres du gouvernement. A cette occasion, le PM a indiqué que cela concerne tous les ministres chargés de mettre en œuvre un plan d’action en 2007, précisant que la lettre comprend les grandes missions que chaque ministre doit mettre en œuvre. Le Premier Ministre a demandé à chaque ministre de veiller à inscrire l’action de son département dans le cadre des orientations définies par le Président de la République dans la lettre de mission qu’il a bien voulu lui adresser et qui ont été précisées dans la Déclaration de Politique Générale qu’il a eu l’honneur d’exposer, au nom du Gouvernement, devant le Parlement le 31 mai 2007. « Dans le respect des directives et options du Président de la République à qui il revient, aux termes de l’article 30 de la Constitution, « de déterminer et conduire la politique extérieure de la nation », vous devez réaliser au mieux, en concertation avec les ministres concernés, les objectifs de la politique du Gouvernement« , dira-t-il. Pour ce faire la redynamisation du rôle de votre département appelle l’harmonisation du cadre juridique et administratif de son action, sa réorganisation et l’adaptation de ses structures à l’option de modernisation dans laquelle le Gouvernement s’est résolument engagé. 

Zein Ould Zeidane a indiqué que la gestion rationnelle des ressources humaines et matérielles s’impose au niveau de l’administration centrale et des différentes structures relevant de chaque ministère, soulignant qu’un plan d’entretien et de rénovation des infrastructures sera élaboré puis mis en œuvre. La redynamisation de l’action de chaque ministère, ajoute le premier ministre, doit être accompagnée d’un effort soutenu de communication. La lettre de mission a précisé que le programme d’activités de chaque département doit prendre en compte les orientations qu’elle énumère, et le chronogramme de leur mise en œuvre devra être soumis à approbation dans les meilleurs délais. Dans ce cadre, les services du Premier ministère procèderont au suivi régulier du processus de mise en œuvre de ce programme d’activités. A cette fin, chaque ministère est appelé à adresser un compte rendu trimestriel de l’exécution de ce programme d’activités, selon les formes prescrites. Le PM a enfin noté « que chaque ministre doit pouvoir compter sur la détermination personnelle, sur la compétence et le dévouement de vos collaborateurs, pour l’exécution diligente des termes de la présente lettre de mission, en vue de réaliser pleinement les objectifs de la politique du Gouvernement dans le domaine de son secteur

Après la remise des lettres de mission, le Premier ministre a souligné qu’avec cette remise de lettres, les mécanismes de travail du gouvernement sont désormais en place, ainsi que la restructuration et les plans d’actions de tous les départements ministériels. (avec AMI)

  

Pour sauver une vie 

 


Il était 19h 30, ce mardi 17 juillet 2007, quand le boeing AF139 d’Air France amorça sa descente habituelle sur le tarmac de l’aéroport international de Nouakchott. L’appareil atterrit, enclencha sa vertigineuse course et soudain, par un frein brusque et sec, d’une expérience bien avérée, le commandant de bord remit pleins gaz et le boeing reprit l’envol. D’une voix tremblante, la co-pilote déclara : » chers passagers, le commandant de bord vous informe qu’il fournira dans quelques instants les informations sur l’incident qui vient de se passer« . Un silence de mort envahit les passagers. Des regards, on ne peut stupéfaits, des passagers se croisèrent. L’heure était préoccupante, une seule idée hantait les esprits, un éventuel accident. Quand le commandant de bord reprit le contrôle de l’appareil, la co-pilote s’empresse de dire : » le récent incident qui vient de se passer résulte du fait qu’une personne était dans la trajectoire du Boeing voulant traverser la piste. Pour des raisons de sécurité des passagers et dans le souci de préserver une vie humaine, le commandant de bord a remis pleins gaz pour éviter toute catastrophe« . Après cette épreuve, le commandant de bord esquissa de nouvelles manœuvres pour faire atterrir le Boeing. A la descente de l’avion, le commissaire de l’aéroport était bien au rendez-vous. Aux journalistes qui faisaient partie des passagers l’ayant entretenu de l’incident, le commissaire, mine de rien, et d’un ton frisant le mépris de dire, « on m’a déjà parlé de ce qui est arrivé« . 

A l’heure de la mondialisation où la concurrence est une donne incontournable, il est encore regrettable que nos aéroports, vitrine du pays, soient des passoires pour animaux en divagation, hommes de tenue ou simples citoyens. Heureusement pour les passagers de l’AF 129 du mardi 17 juillet, l’expérience a prévalu et il y a eu plus de peur que de mal. Quant à ceux devant assurer leur responsabilité, en toutes circonstances, l’heure n’est plus à l’insouciance encore moins au mépris et à la négligence. (AMI) 

  

Le colonel rencontre le colonel 

 

Le colonel Eli Ould Mohamed Val était en visite en Lybie. Il a été reçu par son collègue le guide Mouammar Kadhafi. Selon une dépêche de la PANA, l’ex-Chef d’Etat mauritanien a, à cette occasion, souligné sa joie d’avoir rencontré le guide Kadhafi et s’est déclaré très touché par les honneurs et le chaleureux accueil qui lui ont été réservés par le leader libyen, indique-t-on de source officielle libyenne. Le guide Mouammar Kadhafi et l’ex-Chef d’Etat mauritanien ont discuté, au cours de cette rencontre à laquelle le secrétaire du comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale, Abderrahman Chalgham, a pris part, de plusieurs questions africaines, arabes, régionales et internationales. Le leader Kadhafi a offert, à cette occasion un banquet en l’honneur du colonel Eli Ould Mohamed Val. Par ailleurs, l’ex-Chef d’Etat mauritanien a effectué dimanche une visite au grand réservoir de Sidi Sayeh (sud de Tripoli) des eaux du grand fleuve artificiel (à travers lequel sont transportés quotidiennement des millions de m3 d’eau douce du fond du désert libyen vers les concentrations et agglomérations urbaines et les terres agricoles situées au nord du pays). Il voulait s’informer sur cette réalisation faite par la révolution du premier septembre 1969 au profit du peuple libyen. Ce réservoir d’une capacité de 200.000 m3 d’eau qui s’approvisionne des eaux du Grand fleuve artificiel, alimente la ville de Tripoli et les régions avoisinantes eu eau. Rappelons que durant la transition, le chef de l’Etat libyen avait jugé caricatural le processus démocratique initié par la junte militaire en Mauritanie. Ce qui avait ouvert une crise diplomatique. Kadhafi s’en est toujours pris à la Mauritanie, sous tous ses régimes et dans toutes les circonstances. Il a toujours cherché un cheval gagnant ici. Procurant financements énormes aux politiciens locaux, la Jamahiriya est très présente dans le jeu politique local. Le colonel (qui n’est pas encore mis à la retraite) projette-t-il de se lancer en politique après son expérience à la tête de l’Etat ? On parle beaucoup d’un projet de parti en construction dont il serait le leader. 




Test ou recensement : c’est râté

24072007

 

 

Les 19 et 20 juillet les enseignants du fondamental et ceux du secondaire ont passé le fameux test linguistique organisé par le ministère de l’éducation nationale. L’intention était certainement louable mais dans la pratique les choses se sont plutôt mal déroulées.

Des enseignants disparus depuis de longues années ont rappliqué pour se présenter ou ont envoyé leur dossier à des proches pour le déposer. Certains sont venus de Gambie, d’autres du Caire, sans compter ceux qui étaient ici en Mauritanie et qui travaillaient ailleurs que dans le département de l’éducation. Côté recensement c’est donc raté. Il serait beaucoup plus logique de procéder autrement au recensement en trouvant les intéressés sur le terrain.

Quant au test linguistique ce serait tellement plus simple de demander aux professeurs d’histoire ou de philosophie francisants s’ils pouvaient enseigner en arabe et aux professeurs arabisants des matières scientifiques s’ils se sentaient capables d’enseigner en français.  Comme cela on aurait économisé tout le papier imprimé pour le test.

Dans tous les cas, une banque de données est constituée. Reste à voir ce que le ministère fera de tout cela. Il faut seulement ajouter que l’urgence aujourd’hui est de dépoussiérer le ministère lui-même qui est devenu un véritable repaire pour une véritable armée de médiocres qui sauront se reconnaître.

D.A.







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