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Expulsés :A quand le retour ?

18072007

Expulsés :A quand le retour ? 


 

Sur le front du retour des expulsés de 89, les choses avancent. Et sérieusement. Le comité interministériel dirigé par Yahya Ould Ahmed el Waqef, ministre secrétaire général de la présidence, s’est rendu à Dakar dimanche. Lundi après-midi, elle a rencontré les associations de réfugiés au Sénégal avant de se diriger vers les camps situés dans la Vallée. Là, la commission espère avoir une idée exacte de la réalité des expulsés de 1989. 

Avant son départ, le comité interministériel avait engagé de longues concertations avec les partis politiques représentés au Parlement, les députés présidents de groupes et des représentants des organisations de la société civile. Ces concertations avaient pour objectif de discuter les modalités du retour des déportés mauritaniens, établis au Sénégal et au Mali. Introduisant la réunion, Yahya Ould Ahmed Al Waghef a exposé aux leaders de partis politiques les différentes étapes qui seront suivies pour mener à bien ce retour. Il a ajouté que l’Etat a décidé de clôturer une bonne fois ce dossier dans le cadre d’un consensus national qui prend en compte les opinions de toutes les formations politiques, les organisations de la société civile et les parlementaires. Après avoir énuméré les étapes qui seront suivies pour l’élaboration du plan de retour, le ministre a réaffirmé que l’Etat «assurera un retour digne et honorable à tous les citoyens mauritaniens désireux de rentrer au pays».

Pour sa part, le ministre de l’intérieur, Yall Zakaria, a ajouté que les concertations auxquelles ont pris part les organisations de la société civile et les responsables des partis politiques ont permis de découvrir des personnalités nationales assez importantes du point de vue de leurs opinions et analyses relatives aux question d’intérêt national et surtout à ce problème. Avant de préciser que la solution du problème ne veut pas dire que ‘nous allons revenir vers le début’, mais il y a 18 ans que des orphelins, des veuves et des citoyens dépourvus de tout moyens, attendent l’occasion de rentrer chez eux et de tourner cette page qui appartient au passé et contribuer à la construction de la Mauritanie sur des bases démocratiques nouvelles faisant de l’unité nationale, de la cohésion sociale, du pardon et de la coexistence pacifique des objectifs de tous les mauritaniens’. Assez pour comprendre l’ampleur de l’amalgame qui ‘embrume’ les esprits des premiers responsables du règlement de la question. L’ampleur de l’amalgame est perçue aussi quand les conviés, responsables de partis, d’organisations et personnalités, prennent la parole. C’est ici la question des Mauritaniens expulsés du Sénégal qui revient, comme s’il s’agissait du même problème. C’est là, la question de la nationalité des concernés qui revient. Seules doléances véritablement à propos : bien déterminer, avec précision, toutes les questions relatives au retour des réfugiés, mettre l’accent sur la nécessité de faire participer le peuple mauritanien à la solution du problème et de l’informer sur toutes les étapes franchies dans ce sens à travers les médias, faire cette concertation avant la prise de décision. 

Le calendrier prévu est le suivant : cinq jours parmi les réfugiés, retour aux concertations, ouverture de débats publics sur la question et dans moins de deux mois deux journées de concertation nationale. Ces journées permettront de fixer un calendrier clair et précis avec coûts de l’opération et procédures appropriées. 

Signalons que le comité comprend, outre les deux ministres, Mohamed Said Ould Homody, président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, deux conseillers de la présidence : Ball Mohamed El Habib et Deddoud Ould Abdellahi, deux conseillers du Premier ministre : Diallo Mamadou Bathia et Yeslem Ould Hemdane, et deux fonctionnaires du ministère de l’intérieur : Mohamed Abdellahi Ould Zeidane et Coulibaly Bocar

Selon une dépêche de l’AMI en date du 12/7, qui cite le HCR, il y aurait environ 54000 réfugiés qui sont inscrits au Sénégal en 1989 dont 32000 sont rentrés en 1998 et qu’il reste, environ, 20000 réfugiés. 

 

MFO 

 

 

Encadré : 

 

Discours du Président du CAREMS devant le comité interministériel 

 

Monsieur le Ministre, honorables invités, c’est avec un grand honneur, que nous, membres du bureau du CAREMS, les militants et les sympathisants vous souhaitent la bienvenue ici en territoire sénégalais. Votre visite, nous réconforte car elle traduit le vœu ardent du nouveau Président Sidy Ould Cheikh Abdallah en ce qui concerne le retour des cent mille déportés mauritaniens au Sénégal et au Mali, suite aux événements sanglants de 1989. 

Elle signifie également  pour nous, le germe d’une solution durable à la situation des déportés qui n’a que trop duré. Vos prédécesseurs ont préféré le mutisme, alors que vous, vous choisissez le dialogue auquel, nous déportés sommes ouverts. 

C’est pour toutes ces raisons que nous vous disons encore une fois «Marhaban», «Bissimila-ma» et «Nawaari» en quelques langues de chez nous, en Mauritanie, notre chère patrie, pour vous souhaiter la bienvenue. 

Nous pouvons vous assurer, avec insistance que cette visite peut être un prélude à un retour au bercail si les conditions ci-après citées sont retenues et respectées. En effet, nous rappelons que cent mille hommes, femmes et enfants ont trop souffert dans la vallée du fleuve Sénégal ; cela fait déjà dix huit (18) ans. 

Nous osons, par cette visite affirmer que cette volonté du Président Sidy Ould Cheikh Abdallah n’est plus une simple promesse de campagne. Monsieur le Ministre, nous ne pouvons pas, ne pas vous rappeler qu’au Sénégal, son peuple nous a réservé dix huit (18) ans de «TERANGA». A celui-là nous disons encore «Dieuredieuf», comme on veut le dire au Sénégal, notre pays hôte. Mais ce qu’il y a, à bien noter, c’est que les déportés par la voix du CAREMS, demandent : Un retour dans
la DIGNITE ; Un retour organisé sous l’égide du HCR ; La reconnaissance de la citoyenneté de tous les déportés mauritaniens ; Le recouvrement de leurs biens spoliés, à défaut, une juste indemnisation ; La réhabilitation des déportés ; L’identification des responsables des déportations de 1989, des commanditaires du génocide et l’application de la loi à leur sujet ; La participation de réfugiés dans la commission chargée de la gestion de proximité des déportés si vous en avez constitué. 

Enfin, Monsieur le Ministre, le CAREMS vous est reconnaissant par cette visite-test et vous prie d’être son Ambassadeur auprès du Président Sidy Ould Cheikh Abdallah pour transmettre nos salutations les plus fraternelles ainsi qu’à vos collègues et autres autorités compétentes qui vous entourent. 

 

                                                                                            Le Président du CAREMS : 

                                                                                                    Mamadou Traoré 

 Source La Tribune







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