Les Echos par Mohamed Fouad Barrada

18 07 2007

Des femmes sont livrées a elle même ! Par Mohamed Fouad Barrada

En dehors des urgences, une couche de notre société agonise. « La vérité devint la vie dans cette mort. Le sac du silence était lourd » disait Pablo Neruda dans le mémorial de l’île noire.

En effet, les années 90 ont marqué une transformation radicale des mœurs. Des femmes sont livrées a elle même ; elles ont la charge de leurs enfants, leur seul moyen de survie demeure la vente de leurs corps, ce n’est pas par plaisir, mais par besoin. Ce besoin peut être décrit comme suit : « chaque sortie de l’ombre nous donne la souffrance nécessaire : cette rumeur en vérité se transforma, la lumière envahit la porte obscure, et les douleurs se modifièrent » (Neruda, op.cit).

En fait, après avoir été mariée avec plusieurs hommes, x se trouve avec des garçons à nourrir. Elle devient parmi ces femmes qui essayent de se livrer à la pratique sexuelle mais « avec une pudeur » disent-t-elles

En lui posant la question pourquoi elle ne cherche pas d’autres moyens de survie acceptables. Elle nous a répondu « qu’elle ne peut pas laisser ses enfants seules ». Elle est dans la contrainte de choisir cette voie en espérant trouver un homme ou quelqu’un qui lui accorde un prêt lui permettant de travailler dans le commerce. « Pour le moment je suis obligée de suivre ce rythme » martèle-t-elle avec amertume.

Une autre était dans une grande ville mauritanienne après la mort de son père et le divorce de son mari, elle se trouve dans la contrainte de subvenir au besoin de son fils. Celle-ci, elle a, néanmoins, eu la chance d’être acquis dans une structure familiale. Depuis son arrivé, elle cherche du travail en vain. Son problème demeure la méconnaissance des circuits permettant de suivre des formations pour les femmes.

Une troisième qui a pu bénéficier d’une formation en bureautique arrive malgré la médiocrité de la formation à décrocher un stage dans une structure touristique. Elle a eu la conviction après une longue pratique avec les hommes que la seule issue c’est de prendre en main son avenir.

Une troisième catégorie a subi une mutation profonde, des riches deviennent des pauvres, les filles des hauts fonctionnaires sont encore soumises au risque de la pauvreté qui frappe la société mauritanienne. Pour suivre le rythme de la vie moderne, elles essayent de tisser un réseau de connaissance leur permettant de s’insérer normalement dans la vie active. Elles ne peuvent pas se permettre de faire n’importe quoi sauf en cachette, elles utilisent leurs physionomie afin qu’elles puissent prendre en main leurs avenir. Les femmes s’adaptent dans le but de survivre.

Ces phénomènes existaient depuis longtemps, mais avec la pauvreté la situation est devenue de plus en plus alarmante. Qu’en est-il des hommes ? Disons qu’ils n’arrivent plus à construire des familles faute des moyens. La seule issue demeure l’abstinence ou …
m_barrada@yahoo.fr

Source : www.barrada.unblog.fr


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