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Mutinerie à la prison nouvelle

10072007

 

  

La nouvelle prison de Dar Naïm a connu sa première mutinerie dimanche et lundi (8 et 9 juillet). Il s’agit d’une histoire qui commencé avec la prise de fonction des nouvelles autorités. Le ministère de la justice décide immédiatement le transfert des prisonniers vers le nouveau quartier fort. Le nouveau commandement de la Garde demande au ministère de surseoir à la décision en attendant de compléter les mesures de sécurité et de trouver des solutions à des insuffisances décelées dans la conception du bâtiment. Problèmes d’aération des cours intérieures, de projecteurs mal placés, d’insécurité dans les cuisines, de manque d’étanchéité… Après une première réunion entre le commandement et le ministère, celui-ci s’engage à ‘arranger’ les insuffisances. 

Samedi soir dernier, le transfert commence. Le commandement de la Garde nationale décide de confier la garde des prisonniers à une unité nouvelle, l’ancienne ayant des liens peu amènes avec les prisonniers. Une fouille minutieuse est effectuée et permet de récupérer tout ce qui n’est pas légal : drogue, portables, armes blanches… 

Les prisonniers s’installent. Environ 600 et plus pour un espace prévu initialement pour 360 personnes. Les cours initialement prévues pour cinquante personnes se retrouvent avec cent. La première nuit, il faisait relativement frais. C’est le lendemain, dimanche, que les premières plaintes s’expriment. Les prisonniers s’en prennent aux portes qu’ils cassent. En une journée les gardes arrivent à bout de la mutinerie. Le capitaine commandant l’unité réussit à établir le dialogue avec les mutins qui acceptent de revenir à leurs places en attendant de trouver une solution. Le capitaine demande même le retrait des renforts. La nuit de dimanche à lundi est relativement calme. Même si la nourriture servie a été mal appréciée, si elle n’a pas manqué à certains quartiers. 

Lundi, les prisonniers se réveillent sans eau. La goutte qui fait déborder le vase, si l’on peut parler ainsi. Les mutins s’en prennent au matériel neuf de la prison : les matelas sont brûlés, les lits détruits pour en faire des armes, les portes défoncées et même les murs sont attaqués. Les éléments de la Garde réussissent à contenir la mutinerie. Sans la mater. Jusqu’à présent près de deux cents meneurs ont été extraits de l’intérieur par les gardes qui ne peuvent entrer à l’intérieur sans faire grand mal. Eux qui avaient subi une formation sur les droits des prisonniers sont hésitants sur la conduite à tenir. En attendant, l’intérieur est sous le contrôle des prisonniers, mais la prison est complètement encerclée. 

Il faut dire que le manque de drogue et substances psychotropes doit avoir excité un peu plus certains des prisonniers qui ont toujours été pourvus. Affaire à suivre.

Source / La Tribune 357




De A à Z Par Tabane

10072007

R comme Réfugiés. Les réfugiés mauritaniens au Sénégal vivent pour la plupart dans des camps situés dans la vallée. Dagana,  N’Dioum, Dodel, Bakel, et dans beaucoup d’autres sites. Il y en a eu jusqu’à 271, sans compter les réfugiés éleveurs qui ont suivi le bétail dans la campagne et ceux qui sont allés dans les villes comme Dakar, Thiès. Si la plupart se sont adaptés aux dures conditions d’exil depuis 18 ans, le sentiment dominant et le désir de rentrer au bercail.

 

R comme Retour. L’heure est justement au retour depuis la déclaration du président de la République. Il reste que certains extrémistes craignent que le retour des réfugiés ne soit l’occasion pour d’autres africains de s’infiltrer pour entrer en Mauritanie. Cette crainte n’est pas justifiée. D’abord parce que tout retour sera organisé entre autres par le HCR ensuite parce que les réfugiés eux-mêmes n’acceptent pas de compromettre leur retour. Comme pour rassurer les gens voici ce qu’un réfugié a dit à la délégation du HCR venue le 5 juillet à N’Dioum : ‘ce que nous craignons ce n’est pas d’être infiltrés, ce que nous craignons c’est que nombre de réfugiés ne refusent de rentrer au pays après 18 ans d’exil’

 

R comme Réconciliation. L’une des conditions exigées par les réfugiés c’est la mise en place d’une commission vérité et réconciliation. Il est temps que tous les fils de Mauritanie s’assoient autour d’une table pour réfléchir sur les moyens de vivre ensemble dans la paix et la fraternité. Ce pays est le notre et il sera ce que nous en ferons.

 

R comme Rappel : Pour passer du chameau au mouton faisons un rappel historique. Il y 29 ans les forces armées prenaient le pouvoir en Mauritanie en déposant le ‘père de la Nation’. C’était le 10 juillet 1978. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et la Mauritanie a suivi un chemin des plus tortueux avant de se remettre sur les rails avec le retour du pouvoir aux civils.

aboubakry_d@yahoo.fr







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