10 07 2007

A la fin de la réunion tenue à l’école primaire de Ndioum située non loin du camp des réfugiés, madame Roseline Idowu, représentante du HCR à Dakar a bien voulu répondre aux questions des journalistes. 

 

 

La Tribune : A combien le HCR estime-t-il les réfugiés mauritaniens au Sénégal ? Vous avez certainement des chiffres… 

Mme Roseline Idowu : Oui  et vous l’avez toujours su, nous avons un chiffre de travail. Ce qui ne veut pas dire que c’est statique. Nous travaillons avec un chiffre d’à peu près  20 000.

 

La Tribune : Mais ce chiffre est contesté par les réfugiés qui estiment leur nombre à environ 67 000.

Mme Roseline Idowu : Certainement quand ils sont arrivés au début, il y a 18 ans ils atteignaient ce nombre, mais depuis lors il y en a qui sont rentrés.

 

La Tribune : Les gens se plaignent d’avoir été abandonnés depuis 1995 environ par le HCR, que répondez-vous à cela ? 

Mme Roseline Idowu : C’est parce qu’ils ne comprennent pas comment fonctionne le HCR.  Nous sommes là pour aider les gens quand ils entrent en catastrophe dans un pays; les stabiliser et les aider à s’installer. On les aide à monter des coopératives pour l’agriculture par exemple. Dès qu’ils sont stabilisés, ils sont supposés fonctionner comme vous et moi c’est-à-dire s’occuper de leur famille eux-mêmes avec et apprendre à subvenir à leurs besoins

 

La Tribune : Vous allez servir de relais les réfugiés mauritaniens et les autorités mauritaniennes après le discours du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, est-ce qu’on peut connaître déjà les dispositions que vous allez prendre ?

Mme Roseline Idowu : Déjà mon collègue en Mauritanie va contacter le gouvernement mauritanien maintenant que celui-ci a déclaré ouvertement qu’il va faire appel au HCR. On va faire des réunions là-bas entre le gouvernement mauritanien et le bureau du HCR en Mauritanie, entre le gouvernement du pays d’origine et celui du pays d’asile et les deux bureaux du HCR  et les réfugiés vont choisir des délégués pour les représenter dans les pourparlers avec les autorités mauritaniennes.

 

La Tribune : Les réfugiés mauritaniens semblent être d’accord pour retourner dans leur pays mais pas à n’importe quelles conditions ; est-ce que vous ne pensez pas que votre rôle sera extrêmement difficile? 

Mme Roseline Idowu : Rien n’est facile dans la vie. C’est pourquoi je leur ai dit que nous venons prendre leurs doléances. Nous allons les transmettre aux autorités mauritaniennes ; nous mettrons en place un comité.

 

La Tribune : La question du retour des réfugiés mauritaniens bute également sur un problème : le retour dans leurs maisons en plus de la question sécuritaire, vous avez pris bonne conscience de tout cela ?

Mme Roseline Idowu : Oui on a tout noté mais vous savez parfois il y a un problème de perception ; vous pouvez penser que vous êtes toujours en insécurité, d’autres peuvent penser que les conditions sont maintenant réunies comme il y a eu un changement de gouvernement et que les nouvelles autorités ont fait  un pas que les autres n’ont pas fait ; tout est relatif et nous tenons compte de cela. 

 Source/ La Tribune n°357


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