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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

3072007

La’ mauritanité’ ? L’action de la nouvelle équipe est contestée. Tout simplement, il y a un dysfonctionnement sérieux. Elle hésite, elle doute, elle patauge, elle nomme. Elle lui manque toujours cette sincérité recherchée. D’après tout, elle est composée de politiques, de technocrates politisés, tout ce monde n’arrive pas à rassurer. Pour rassurer, ils (elles) devront être plus proches des citoyens. Certaines fonctions demandent une investigation palpable. « Aux journalistes de nous aider», laissent croire  de hauts fonctionnaires de cette hiérarchie. Qui aidera  les journalistes ? Un cadre du trésor public m’avait expliqué, par ailleurs, que « le fonctionnement administratif souffre d’une lenteur flamboyante ». Quant aux nominations, les choses ne font pas l’unanimité. 

En réalité,  il y a des directeurs, des chefs de service quoique souvent expérimentés, ils sont nuls. L’expérience n’est plus un critère de compétence. Etre dirigeant demande un degré de réflexion un peu poussé par rapport à la norme qui prévaut dans ce pays. Les chefs de services, les agents d’actions, les techniciens devront être choisis selon des critères solides. Parfois, nous avons l’impression qu’être dirigeant, c’est juste être littéraire. Désolé,  être dirigeant, c’est avoir l’art de prendre des décisions transversales. C’est l’art d’innover, de faire sortir l’essentiel et de le mettre en pratique.  Sérieusement, il y a des fonctionnaires qui ne foutent rien dans leurs services. Ils ne savent même  pas ce qu’ils  font. Ils sont là, ils veulent que l’un des leurs soit nommé sinon ils vont critiquer l’ordre administratif. Une femme, des femmes, un homme, des hommes   trimbalent dans les ministères. Leurs seuls soucis, c’est d’avoir de l’aide.  L’une de ces citoyennes me faisaient la louange d’un ancien haut fonctionnaire du CSA, elle me disait que celui-ci est hors pair. Il donne des centaines de mille d’ouguiyas  à des gens qui  veulent des subventions. A cette remarque rétorquait  un planton de la place  en confirmant « qu’il est inadmissible que ce fonctionnaire paye de l’argent de sa poche ». Une autre femme disait que « si ce fonctionnaire se présentait pour les élections présidentielles, elle votera pour lui ». Les raisons de ces femmes sont claires ;  Elles sont pauvres. Une couche de notre société (des femmes en majorité) souffre. Elles  ne sont  pas préparées à travailler, la productivité n’est pas dans leur culture. Le mariage et la dépendance vis-à-vis de l’homme demeurent  leurs seuls atouts. L’homme quant à lui dépend de l’ordre social qui le pousse à faire tout pour nourrir des individus qui n’ont aucun langage de la notion de la productivité ! D’autres compétents  sont marginalisés. Les contradictions sociales poussent des femmes à être soumises à la dérive. La vertu de l’apparence les détruit. Certaines femmes sont  poursuivies par la justice qui  les attaque sans pour autant chercher une explication de la racine de leur dérive. Des autres avec un nombre d’enfants considérables vivent sans l’aide de leurs époux. Elles sont divorcées, elles vivent avec « je ne- sais- quoi ». Parfois elles se livrent à toutes les pratiques possibles (en cachette et moyennant une  contrepartie pécuniaire) afin de faire nourrir leurs enfants. A partir de ce qui est, nous pouvons faire une petite  projection sur l’avenir  du pays. D’ailleurs nous  sommes  classés parmi les  36 pays les  plus pauvres de cette planète, avec le Tchad et autres pays en situation de guerre civile. Dur, dur d’être mauritanien ! Je vous invite à une visite à l’une des « kéba (quartier périphérique de Nouakchott ». Essayez  de rester chez l’une de ces maisons une demi-heure. Sentir leur souffrance, leur marginalisation et tentez  ensuite de faire un diagnostic interne. Que vaut être mauritanien ?  Faire souffrir et se montrer plus élégant, plus riche. Avoir sa voiture, ses maisons  ou bâtir une nation qui se respecte ? Être mauritanien c’est être pauvre, souffrir, faire souffrir, ignorer, faire semblant. Faire croire, duper et se faire duper, applaudir pour vivre et arracher son gagne -pain par n’importe quel moyen. La conditionnalité humaine l’exige !?      m_barrada@yahoo.fr 




Les raisons de la candidature unique de Ould Boukhreis ?

3072007

 

Depuis quelques jours la candidature unique de Mohamed Selem Ould Boukhreiss à la présidence de
la Fédération de Football de

la République Islamique de Mauritanie (FFRIM), alimente les débats dans certains milieux. A la question de savoir les raisons de cette candidature unique de Ould Boukhreis, nous  avons rencontré le secrétaire général actuel de
la FFRIM : «statutairement c’est le président qui convoque l’Assemblée Générale et par sa décision n°001 en date du 22 janvier 2007, a fixé au 5 février la date définitive de limite de dépôt de candidature. Cette date n’est pas fortuite, elle a été choisie 2 mois à l’avance que les dossiers de candidatures doivent être déposés à
la FFRIM parce que la date de l’Assemblée Générale avait été fixée au 06 avril. Donc c’est au 05février que la date est arrivée à expiration. Et à cette date butoir du 05 février, nous n’avons reçu que la liste de Mohamed Salem Ould Boukhreis. Nous avons reçu cette liste le jour même de la clôture à partir de 13h 30 et donc à la date butoir il n’y a que cette liste qui a été déposée dans les délais et forme statuaire». A la question sur la candidature de l’ancien directeur des Sports annoncé sur l’Internet, il a ajouté : «la candidature de Camara statutairement n’est plus possible. Les dispositions statuaires prévoient le dépôt des listes 2 mois avant l’organisation de l’échéance. L’Assemblée étant  prévue le 21 juillet 2007, il n’est plus possible d’ouvrir les candidatures à pareille époque de recevoir ou dé recevoir». Par ailleurs, on parle dans les coulisses d’une possible violation des textes de
la FFRIM avec la candidature annoncée de celui qu’on a dénommé « pois lourd » comme s’il y a eu des poids légers. Certains ont parlé d’une possible audience de celui là avec le président de
la République dans le cadre de son désir de vouloir devenir président de
la FFRIM sans le dépôt de sa candidature à la fédération. Chose pas impossible, disent ces sportifs qui se demandent «qui ne connaît pas
la Mauritanie ?  On n’a toujours violé les lois sans que personne en parle». En tout cas cette candidature, selon les textes statuaires de
la FFRIM n’est plus possible. Ce qui est étonnant, c’est  que Camara est un ancien directeur des Sports, comment peut-il ignorer les textes de
la Fédération ? Pourquoi a-t-il annoncé sa candidature sur le net ? Veut-il semer la confusion ? Peut-il vraiment se surpasser de
la FFRIM pour devenir son président même si le Président de
la République l’aurait soutenu ? 
La FIFA nous regarde. Qui vivra, verra.

Mamadou Sy 




esclavage en Mauritanie

3072007

Loi sur l’esclavage : Tout n’a pas été dit 

A peine la journée de sensibilisation sur l’avant-projet de loi relative ç l’incrimination de l’esclavage, se termine, le gouvernement adopte le projet de loi sans avoir tenu compte des observations émises par les ONG’s de lutte contre la pratique. Nous avons choisi de vous faire part des observations faites par SOS-Esclaves, sans doute l’ONG la plus implantée et la plus concernée par la question. Sur l’exposé des motifs, SOS-Esclaves a fait les remarques suivantes : - Absence notoire et injustifiable au référentiel religieux qui aurait pourtant armé, ou du moins réconforté les militants anti-esclavagistes ; -Absence d’une définition claire de l’esclavage traditionnellement vécue en Mauritanie et les autres formes modernes que l’on rencontre aussi en Mauritanie ; -Absence de définition des séquelles ; -Absence d’un renvoi aux expériences des autres communautés internationales ; -Absence de renvoi à une éventuelle structure dynamique d’accueil et de prise en charge des esclaves qui leur fournit assistance ; -Absence de renvoi aux aspects socio-économiques et culturels qui sont de nature à compléter un traitement global et approprié de l’esclavage ; -Renvoi assez timide aux engagements internationaux de
la Mauritanie ; -Absence de citation expresse de
la Convention 1926 pour esquiver les définitions et catégorisations qu’elle retient et certainement aussi les obligations positives qu’elle impose à la Mauritanie.

Concernant le dispositif lui-même, l’organisation relève : L’article 2 : donne une tentative de définition de l’esclavage et oublie d’en donner pour l’esclave c.a.d. la victime. Article 3 : Est la seule disposition qui traite du crime de l’esclavage sans pour autant proposer une caractérisation suffisante, par conséquent, tomberont, peut être, dans la catégorie des délits.

Les peines proposées par l’article sont, parfois, moins sévères que celles que propose le CP Mauritanien pour les crimes moins graves que des crimes contre l’humanité V. l’article 18 du CP (cette notion a été évitée par le projet alors qu’elle doit y figurer pour une question de conformité avec la convention internationale). La formulation du dernier alinéa mérite d’être revue dans le sens de l’obligation et non d’une faculté V. article CP. Article 4 : Cet article introduit une nouvelle notion (prétendue) qui est grave de conséquences : -Création d’une nouvelle catégorie celle des prétendus esclaves. Faudra-t il que la victime prouve qu’elle est esclave et la charge de la preuve lui incombe pour se défendre. Il serait compréhensible que toutes les victimes ne seront jamais entendues dans la mesure ou les maîtres argueront toujours d’autres liens que la servitude obligeant ainsi les victimes à produire les preuves. Article 5 : Il correspond à l’enlèvement des mineurs et la sanction doit être plus sévèrement appréciée V. les articles du CP 322 et suivants et les articles 10 et 54 de la loi 015 2005. Article 8 : Prévoit une peine de six mois à deux ans, cette peine est de toute évidence non appropriée dans la mesure ou il s’agit d’un viol qui doit être sanctionnée par la peine prévue pour le viol. Article 9 : L’infraction relative à l’apologie de l’esclavage doit être associée à l’apologie du racisme, tribalisme ou régionalisme et sanctionnée par le dispositif pénal relatif à la sanction des délits de presse V. les articles 263 et suivants du CP. Article 10 : La discrimination doit porter sur toutes les formes de discriminations qu’elle  qu’en soit les victimes : esclaves ou autres (racisme…). Cette remarque vaut aussi pour les articles 11 et 12. Article 13 : Omet le recel. Article 14 : Cette disposition est sans intérêt puisque le but recherché par les ONGs des Droits de l’Homme est la possibilité de se constituer partie civile et non de continuer de dénoncer comme elles avaient la possibilité de le faire.

Pour l’organisation, la lecture de l’avant projet laisse apparaître d’énormes différences entre les versions arabes et françaises d’où la nécessité de les harmoniser en soignant surtout la terminologie utilisée (dans la version arabe le terme utilisé pour signifier l’esclavage n’est pas expressif voire insignifiant surtout qu’il prête à beaucoup d’interprétation. Dans la version française l’avant projet parle d’esclavage alors que dans la version arabe on parle plutôt de séquelles ce qui n’est pas sans soulever des doutes sur les intentions d’autant plus que la version arabe est considérée Originale). L’avant projet n’a fait aucun effort de rapprocher
la Justice du justiciable en rendant les droits plus accessibles par une procédure gratuite, simplifiée et une compétence généralisée. Le projet doit s’accompagner des mesures à caractère pédagogique susceptibles de favoriser l’épanouissement culturel des catégories sociales cibles.   

Source La Tribune N° 356                               




Nominations

3072007

Nominations : Une logique derrière chaque nomination 

On ne peut reprocher au Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi d’avoir ‘récompensé’ certains de ses soutiens en les nommant à des postes de haute responsabilité. C’est pourquoi nous ne nous attarderons pas sur le dernier mouvement dans la diplomatie. Parce qu’il a été plus le redéploiement de certains cercles ayant soutenu le candidat qu’autre chose. Il est aujourd’hui utile de souligner que sur l’ensemble des nominations, on peut quantifier la part de chacune des ‘forces’ en présence. 

Ainsi environ de 70% des ‘nominés’ sont à mettre sur le compte du Premier ministre Zeine Ould Zeidane. Il s’agit de la plupart des secrétaires généraux des ministères, de la majorité des directeurs centraux et des conseillers des ministres. ‘Sa’ nomination la plus déterminante reste celle du président de la Commission centrale des marchés, en la personne de Ahmed Ould Moulaye Ahmed dont la compétence et l’intégrité sont rarement mises en cause par les cercles hostiles à tout ce qui est proche du PM. 20% à peu près des nommés le doivent au Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Parmi ces nominations que l’on met sur ce compte, celle du Gouverneur adjoint de la BCM, Cheikh Sidi el Mokhtar Ould Cheikh Abdallahi qui revient à ce poste qu’il a occupé plus d’une décennie sans discontinuer. D’un autre ‘cousin’ à la tête du Port autonome de Nouakchott. On préfère ici mettre en avant cette relation de cousinage avec le Président plutôt que les qualités de Ahmedou Ould Hamed, le nouveau directeur du PANPA. Parce qu’on estime que cette institution est une source d’enrichissement, et on oublie toutes les difficultés qu’un gestionnaire normal, comme Ould Hamed, pourrait avoir pour lui faire jouer le rôle qui doit être le sien. Du directeur de la SOMELEC en la personne de Mohamed Salek Ould Heyine, ancien A-DG de la SNIM et qui a été choisi pour redresser cette société en déconfiture complète. Il est sûr que la personnalité de Ould Heyine, son expérience aussi plaident pour lui. Il suffit de savoir mettre à profit les grandes compétences de la société et lui chercher les ressources qu’il faut pour la remettre en marche. Un autre directeur qui doit sa nomination au Président, celui de Radio Mauritanie. Mohamed Kaber Ould Hamoudy, professeur de maths de son état, a été envoyé à la radio remplacer Mohamed Yahya Ould Haye. Un profane pour faire mieux qu’un professionnel. Un recul en somme quand on sait que Ould Hamoudy n’a rien à voir avec le domaine. Sauf si son arrivée à la tête de cette institution va signifier un ‘meilleur contrôle’ de cet outil de communication. C’est d’autant plus probable que le Président s’est plaint ces derniers temps de l’exercice de la liberté d’expression par les médias publics. Ould Hamoudy qui s’est beaucoup investi dans la campagne de Ould Cheikh Abdallahi ferait bien l’affaire, lui qui a fait l’école marxisante et qui sait donc comment étrangler la liberté sans la tuer. 

Les 10% restant seraient du ressort des ‘forces occultes’. Le directeur général des douanes est un colonel qui aurait été promu pour ses relations avec les colonels Ould Abdel Aziz et Ould Ghazwani, tout comme les autres militaires promus depuis l’avènement de la nouvelle République : Ould Mohamed Saleh comme adjoint au chef d’Etat Major de l’Armée, Hadi Ould Sidiq à la Garde. D’autres promotions seraient à mettre sur le compte de ces ‘puissances latérales’.  Comme nous le disions dans nos précédentes éditions, c’est plus les (dé)nominations injustifiées qui posent problème. On a pensé d’abord à une ‘déElitisation’ : une chasse aux amis réels ou supposés du colonel Ely Ould Mohamed Val qui a eu la mauvaise idée de quitter le pouvoir sans assurer ses arrières. Une expression qui l’a sorti de ses gonds une fois. Le colonel Ould Cheikh Ould Alem, Mohamed Ould Mohamedou des Douanes, celui du PANPA, de la SOMELEC, de la Radio et on en oublie. Puis le Président Ould Cheikh Abdallahi a expliqué dans des réunions avec des activistes politiques qu’il se refusait d’interférer dans les choix des ministres. Parce qu’il estimait qu’ils ont une mission et pour ce faire ils doivent s’entourer de collaborateurs en qui ils ont confiance. Certains sont allés jusqu’à nommer des cadres privés à des postes de directeurs que seuls les fonctionnaires peuvent occuper. Comme sous la transition quand des gens sans références, étaient appelés à entrer frauduleusement dans le cercle de la fonction publique. 

Ce cycle de nominations/dénominations a pris une ampleur la semaine dernière avec l’affaire de la SOMAGAZ. Le président du conseil d’administration de cette société mixte, Ba Bocar Soulé, a reçu l’ordre du ministre de tutelle, Oumar Ould Yali, de nommer Achour Ould Samba en lieu et place de Nagi Ould Bouceif. Notification est faite aux intéressés le mercredi matin dernier. C’est en fin d’après midi, le même jour, qu’ordre a été donné par l’intérimaire de Ould Yali, Coréra Issaga de l’agriculture, de revenir sur la décision. La passation de service avait commencé en milieu de journée. La première explication était celle-là : le Président de la République n’a pas été informé, il a jugé la nomination mal-à-propos et l’a annulée. Lui qui, hier encore se plaignait de la demande d’interférence de ses collaborateurs, le voilà qui dénoncerait l’acte de l’un d’eux et qui plus est un ministre de l’APP. En réalité la nomination aurait dû avoir l’aval des algériens, premier actionnaire de la société. Un minimum de courtoisie envers une nation avec laquelle les relations ne sont pas au beau fixe. Quoi qu’il en soit cette affaire de la SOMAGAZ a laissé perplexe et a affecté encore plus l’image du processus de la décision en Mauritanie. Une des raisons du scepticisme ambiant. Qu’il faut ajouter à tout le reste.

Bechirou Wade

Source La Tribune n°356 




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

3072007

Le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est, sans aucun doute, un homme de bonne foi. Sans aucun doute, il a le sens de la responsabilité historique. En tout cas beaucoup plus que ces prédécesseurs immédiats. Ceux qui ont causé tant de torts à la Mauritanie en orchestrant, en organisant, en exécutant des plans machiavéliques visant à diviser les communautés et à affaiblir le pays. Car il faut comprendre les événements de 89 et suite comme une attaque contre le système d’immunité sociale que notre peuple a cultivé des siècles durant. Certes le CMJD nous devait de résoudre tous les passifs qui relèvent de l’exercice du pouvoir par l’Armée. Le courage a manqué comme pour le reste. N’empêche… Pour dire que le Président Ould Cheikh Abdallahi a ouvert une voie à la réconciliation nationale. C’est le mérite d’avoir eu ce courage qui en fait, espérons-le, le président de la rupture possible. Seulement, cet homme doit savoir compter sur le soutien des bonnes volontés dans ce pays. Mais pour cela, l’homme doit entendre les propos qui suivent. Le discours du Président nous a-t-il permis de mieux comprendre ce qui s’est passé en 1989, 1990 et 1991 ? Certes non. Parce que le Président a évoqué des dates sans donner le détail des événements. Alors qu’on ne peut solder un compte sans en faire le détail. 70% de la population mauritanienne ont moins de 25 ans aujourd’hui. En 1989, ils avaient moins de 10 ans. Quelle conscience avaient-ils des événements qui ont ensanglanté le pays, qui lui ont fait porter des blessures qu’il doit soigner encore aujourd’hui ? Entre ceux-là et ceux qui, de bonne foi, avaient été mal informés, ou sous-informés, nous pouvons chiffrer à 90% les Mauritaniens qui ignorent totalement ou partiellement ce qui s’est passé en ces mois d’avril et mai 1989 en Mauritanie et au Sénégal. Que dire des événements de 90 et 91 ? Là, faut-il le rappeler un amalgame est entretenu par ceux qui discourent sur des thèmes de campagnes plutôt que de parler de problèmes réels du pays. En 1990 et 91, c’est au sein de l’Armée que des événements graves se sont passés. Personne aujourd’hui ne peut dire avec exactitude la nature ni la portée de ces événements. Même les militants de première heure de cette cause. Même les rescapés. Il y a eu le rapport, jamais publié, de la fameuse commission mise sur pied par l’ancien président Ould Taya et qui comprenait N’Diaga Dieng, Sidina Ould Yehye et Baby Housseinou, trois colonels de l’Armée qui doivent avoir été le moins perspicace possible. Mais à part ce rapport à jamais rangé dans les tiroirs de l’oubli, il n’y a jamais eu travail de référence. L’enquête sur le sujet nous avait valu, à Mauritanie Demain, la première censure du premier périodique indépendant du pays. Le sujet était tabou dans les sphères du pouvoir. L’opposition l’instrumentalisait dans sa bataille contre le pouvoir. La réalité et la vérité sur ce qui s’est passé dans les casernes se sont perdu entre les deux. Deuxième niveau d’amalgame, c’est quand on introduit en même temps le sujet de l’éradication de l’esclavage, et non des séquelles comme on se plait à dire dans certaines sphères. L’esclavage est une tare du passé lointain. Elle a survécu à l’évolution du pays et de la société. Parce qu’on a préféré les engagements mous à la franche lutte contre cette tare. L’esclavage existe, nous sommes maintenant d’accord là-dessus. Pourquoi tergiverser dans la recherche à l’éradiquer ? Pourquoi atténuer les mots pour dire notre volontarisme de lutter contre cette pratique abjecte ? Entre ‘criminaliser’ et ‘incriminer’, entre ‘pratique’ et ‘séquelle’, entre ‘frauduleuse’ et ‘délibérément’, entre ‘victime’ et ‘prétendue esclave’… il y a des différences. Les mots ont leur poids. 

Le discours nous a-t-il permis de savoir comment les autorités entendent résoudre ces problèmes ? Si pour le problème de l’esclavage nous savons que le point de départ de la lutte contre la pratique sera le projet de loi adopté par le gouvernement et qui doit incessamment passer devant le Parlement, on ne sait rien des autres problèmes abordés. Le discours ne fait état d’aucune démarche, d’aucune commission, d’aucun projet en ce sens. Il tait même l’existence d’un comité interministériel déjà mis sur pied. Où en est-on ? avec quels hommes va-t-on agir ? avec quels moyens ? Le discours du Président Ould Cheikh Abdallahi est une avancée notoire, légitimement saluée par les militants de la cause et les partis politiques. Mais il manque d’opportunité. Un Président parle quand il a quelque chose à annoncer. Quand il a un éclaircissement à faire sur une situation donnée. Dans son discours, le Président a simplement réitéré un engagement pris avant et après son investiture. Il a répété ce que son ministre de l’intérieur a déjà dit. Pas de chiffre, pas de récit. Simplement des bonnes intentions sur des thèmes de campagne. Alors que le moment est venu de proposer des solutions claires, mettre en marche un processus en vue de résoudre des problèmes réels. Même s’il a engagé la responsabilité de la République, il n’est pas allé jusqu’à demander pardon au nom de cette République. Qui a pourtant manqué de protéger ses enfants contre les errements, qui n’a pas pu assurer l’égalité, la justice, l’équité à ses enfants…  Ce discours, à mon sens, devait être non pas un coup d’envoi mais le couronnement d’un processus. A ce moment des conclusions seraient tirées, des chiffres donnés, des comptes soldés. A ce moment seulement. Source la Tribune N°356 




Une prison secrète américaine à « Tevragh-Zeina »

3072007

03 juillet 2007 : La presse nationale : Une prison secrète américaine à « Tevragh-Zeina »
 
Après la tempête causée par les déclarations du journaliste américain Simon Hirsch parlant de prisons secrètes américaines en Mauritanie, un journal daté de ce mardi le 3 juillet a dévoilé l’existence d’au moins deux prisons américaines en Mauritanie. Selon le même journal ces prisons abritent de dangereux membres d’Al-Qaida.

Le Journal « El-Houriya » (La liberté) du 3/07/2007, a rapporté de sources qu’il a qualifié de bien informées, qu’au moins deux prisons en Mauritanie sont administrées par les américains. L’une des ces prisons se trouve à « Achmim », dans le Hodh-Echargui, et l’autre à Tevragh-Zeina, cartier résidentiel de Nouakchott.

Toujours selon le même journal, la prison de « Achmim » a été construite en 2004 avec l’aide de l’armée mauritanienne et se situe en plein désert, à environ 1400 km de Nouakchott.

Une villa suspecte à Tevragh-Zeina, près du marché des Femmes, a été signalée par le journal comme une prison américaine. Cette villa est la propriété de M. Sidi Ould Mbarek Ould Laaweissi. Elle a une superficie de 1 km carré et a été loué à des américains en 2004 et depuis elle est entourée par un important dispositif de surveillance. Selon le même journal le ministère de l’intérieur a autorisé la fermeture de la rue menant à cette villa.

Le ministère des affaires étrangères avait fortement nié que la Mauritanie a coopéré avec les américains en abritant des prisons pour d’importants membres d’Al-Qaida. Il a qualifié ces informations de purs mensonges et sans aucun fondement.

Note: Info source : Al-Akhbar.Info




autorite de regulation

3072007

  COMMUNIQUE du 26 juin 2007   

Relatif AUX sanctionS PECUNIAIREs des opérateurs mobiles MATTEL sa et mauritel mobiles Comme annoncé dans son communiqué du 6 juin 2007, l’Autorité de Régulation a effectué une mission d’enquête du 30 avril au 15 mai 2007 portant sur la qualité de service fourni par les opérateurs mobiles Mattel sa et Mauritel-Mobiles. Cette mission a permis de constater des manquements aux engagements prescrits à l’article 9 des cahiers des charges de ces mêmes opérateurs. 

En conséquence, et en application des dispositions réglementaires en vigueur et notamment l’article 6 de la loi 99-019 du 11 juillet 1999, Mattel SA et Mauritel-Mobiles ont été prévenus par lettres de griefs leur signifiant l’intention de l’Autorité de Régulation de leur appliquer les sanctions pécuniaires prévues par
la loi. Dans le même temps, ils ont été invités à communiquer leurs éventuelles remarques et observations sur cette question dans les dix jours calendaires suivant la réception des lettres susvisées. 
Les motifs invoqués par Mattel SA et Mauritel-Mobiles dans leurs lettres-réponses n’étant pas pertinents pour justifier les manquements graves à leurs obligations contractuelles, l’Autorité de Régulation a décidé de leur appliquer les sanctions pécuniaires suivantes : 

Pour Mattel SA, une sanction d’un montant de 137 030 000 UM (Cent trente sept millions trente mille ouguiyas) concernant les villes et localités : Néma, Adelbegrou, Ould Yengé, Bassiknou, Timbedra, Sélibaby, R’kiz, Chegar, Aioun, Zouérate, Mederdra, Magta-lahjar, Guérou, Atar, Nouadhibou, Kankossa, Aleg, Elghaira (Djouk), Lekhderate – Zravia, Tintane et Bareina. Pour Mauritel-Mobiles, une sanction d’un montant de 116 290 000 UM (Cent seize millions deux cent quatre vingt dix mille ouguiyas) concernant les villes et localités : Timbedra, Zouérate, Bassiknou, Kiffa, Sélibaby, Aioun, Kankossa, Néma, M’bout, Tamchekett, Akjoujt, Elghaira (Djouk), Tidjikja, Magta-lahjar, Djigueni, Guérou, Amourj, Adelbegrou, Barkéol, Maghama et Nouadhibou. 

Ces montants sont recouvrés comme créances de l’Etat et versés au Trésor Public. Les textes intégraux des décisions, n° 02/07/CNR/AR pour Mattel sa et n° 03/07/CNR/AR pour Mauritel-Mobiles, sont en ligne sur le site web de l’Autorité de Régulation : www.are.mr 




Si j’étais Mounina

3072007

A « l’honorable et courageux » Monsieur Choumad, et Monsieur………..

Parodiant Cyrano de Bergerac quand il composa dans la pièce d’Edmond Rostand sa fameuse « tirade du nez » pour aider un adversaire peu brave et surtout peu inspiré, je suis tenté, ci-dessous, de venir au secours de mon pourfendeur qui s’embusque pour jeter tant de médisances, tant de fausses accusations !

EN EFFET,

A la place de Mounina. J’irais assumer, avec fierté, la louable mission de représenter Monsieur le Président de la République et mon pays, la République Islamique de Mauritanie. Et c’est la première fois, en quarante sept années d’indépendance que des femmes mauritaniennes sont désignées comme chefs de représentations diplomatiques. Et c’est là, une redoutable et magnifique preuve de confiance en les capacités de la mauritanienne comme cadre, gestionnaire et citoyenne à part entière.

A la place de Mounina. j’irais sereinement assumer ma mission à Genève auprès d’organisations avec lesquelles j’ai tissé, des années durant, des relations de confiance et de respect réciproques.

A la place de Mounina. j’irais sans soucis, aucun, à Genève et en Suisse investir mes 23 ans années de précieuses expériences et de services rendus à la nation sur plus d’un champs de confrontations, internes et externes.

A la place de Mounina. j’irais sans soucis, aucun, à Genève et en Suisse utiliser l’expérience précieuse et honorable acquise pour les bonnes causes et les besoins et intérêts des femmes et des enfants de Mauritanie (les plus fragiles, les plus démunis, les plus marginalisés ou exclus surtout) grâce à une coopération et un partenariat solides développés avec tous les partenaires nationaux et internationaux.

A la place de Mounina. Je serais extrêmement fière d’avoir comme Curriculum Vitae, mon père « Monsieur Mohamed Ould Abdellah ». Cet homme là, un enseignant rigoureux, consciencieux et compétent, un père compréhensif, mélange étonnant de fermeté et souplesse, a su donner à ses enfants l’indépendance, la confiance en soi et la compassion envers les autres. Et qui plus est, tenant en dérision les préjugés des siens (caste, classe et tribus au pluriel), liant des amitiés dépassant régions et ethnies, il a élevé sa descendance, et particulièrement sa Mounina dite lemeïma, dans le respect des vraies valeurs : le dépassement des particularismes, le refus des préjugés et l’amour de la vertu, de l’art, du bien, de l’effort et de la patrie. C’est cela, en résumé, « Monsieur Mohamed Ould Abdellah » !

A la place de Mounina. je serais extrêmement fière d’avoir comme CV, comme titre de noblesse, comme lettre d’introduction le projet NUTRICOM, que j’aie dirigé pendant 5 ans, avec tout ce que cela a exigé d’ efforts incommensurables, de sacrifices tus, de frustrations supportées et d’erreurs bénéfiques.

A la place de Mounina, je serais très honorée des relations privilégiées que j’ai tissé avec le personnel NUTRICOM à Nouakchott et à l’intérieur des différentes régions, avec les populations- cibles dans tous les sites d’interventions du projet et dans plus de 117 centres communautaires de nutrition à travers plus de 117 coopératives féminines dans cinq Wilayas du pays.

A la place de Mounina, je serais extrêmement fière d’avoir reçu de la Cour des Comptes son rapport seulement le 15 juillet 2006, déposé pourtant au Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine depuis le 15 février 2006. Il souffrait enfermé en ses tiroirs par Mme la Ministre. Elle m’aimait comme la peste, mais en plus de son souhait d’énerver la cour, elle attendait que je mène la négociation du deuxième projet qui remplace NUTRICOM, persuadée qu’elle était que j’étais parmi les rares capables, sans fausse modestie, pour mener à bon port cette difficile entreprise.

A la place de Mounina, j’aurais déclaré à ceux qui s’excitent, pensant tirer profit de la prétendue « relève de Mounina par la Cour des comptes », que le rôle de cette dernière consiste à renforcer la capacité des gestionnaires et orienter les fonctionnaires dans un cas comme le mien.

A la place de Mounina, je serais fière d’avoir répondu, avec pertinence et arguments convaincants, aux remarques de la Cour des comptes et accepté, avec patience, de satisfaire leurs nombreuses questions et injustifiées, quoique routinières, interrogations et d’avoir attendu, patiemment et sereinement, jusqu’au quitus par le classement de mon dossier, en avril 2007, sans poursuite aucune, contrairement à l’affirmation de mon « respectable » et « courageux » insulteur.

A la place d’une Mounina si attachée, semble-t-il, à la matière, je n’aurais pas accepté la confiscation, par Madame l’ancienne secrétaire d’état, six mois durant, d’un salaire tant j’en avais grandement besoin.

Si j’étais Mounina, je n’aurais pas accepté d’attendre tout ce temps en me serrant les dents, jusqu’à la désignation de Mme Fatimetou Mint Khattry qui permit la « libération» de mon salaire.

A la place d’ une Mounina obsédée, semble-t-il, par la matière, j’aurais, pour résoudre mes tracas et rétablir ma situation, crié au secours, écrit dans toute la presse, rué dans tous les brancards, ameuté les gens de l’Aftout, de l’Amessaga, de l’Aoukar , de la Chamama, du Diéri , de l’Iguidi, de l’ Ouagadou, du Tiress, et du Walo …

Et pour conclure :

A la place de Mounina, j’aurais demandé aux honorables personnalités qui écrivent ce genre de choses sur cette menue Dame de contacter la Cour des Comptes, pour connaître la réalité non tronquée !

A la place de Mounina, j’aurais suggéré encore aux honorables personnalités qui écrivent ce genre de choses sur cette menue Dame de contacter directement le Département de la Condition féminine, pour connaître la réalité non tronquée !

A la place de Mounina, j’aurais suggéré aussi, aux honorables personnalités qui écrivent ce genre de choses sur cette menue Dame de faire un petit sondage auprès du personnel subalterne de la Condition Féminine : plantons, chauffeurs, secrétaires pour apprécier qui est cette « ogresse » appelée Mounina et le capital de sympathie dont elle joui chez c eux « qui ont voyagé avec elle » à l’intérieur de ce département !

A la place de Mounina, j’aurais suggéré encore, aux honorables personnalités qui écrivent ce genre de choses sur cette menue dame d’aller directement, s’informer auprès du système des Nations Unies et auprès de la Banque Mondiale pour mieux connaître le capital de respect dont joui l’ »ogresse » Mounina. au sein d’institutions qui ne sont pas connues pour leur laxisme et complicité avec les gestionnaires du Tiers Monde.

A la place de Mounina, je leur conseillerai, que pour écrire, en bien ou comme ici en mal, sur une personne, de bien s’assurer du bien fondé ou seulement de la vraisemblance de ce qu’ils écrivent. Ainsi ceux qui les liront pourront croire ou, à défaut, respecter leur bonne foi.

A la place de Mounina J’aurais surtout utilisé mes puissants moyens financiers et mes titres fonciers dont, entre autres, ma « maison de 140 millions d’ouguiya », pour m’imposer et acheter vos consciences et votre silence et me prémunir des campagnes insidieuses et intéressées de n’importe qui !

A la place de Mounina, je vous proposerai de suivre attentivement bien les résultats de ma mission à Genève et en Suisse.

A la place de Mounina, je vous dirai N’OUBLIEZ pas votre éthique, votre morale, votre foi, votre Dieu.

A la place de Mounina, je vous rappellerai ou informerai que je suis professeur de Physique Chimie de lycée de la première promotion, celle de 1984.

A la place de Mounina, je vous dirais que vous n’avez jamais fait avec moi, le mouvement des étudiants pour apprécier ma position politique de Kadiha dès les années 1975-1976.

A la place de Mounina, Je serais fière d’être le bouc émissaire de tous les frustrés, de tous les jaloux ou jalouses et de bien de machos aussi

A la place de Mounina, je dirais tout simplement « le chient aboie, la caravane passe ».

Sidi Mohamed Ould Ely, dit Sidina

Nouakchott, le 1er /07/07

Note: Info source : Sidi Mohamed Ould Ely, dit Sidina via cridem




Préavis de grève

3072007

 Par le billet du collège des délégués du personnel, les travailleurs dela Mauritel S.A, ont lancé un préavis de grève de 10 jours ouvrables à partir du 25 juin 2007. Pour ces travailleurs, le motif de ce préavis de grève , c’est  le  non respect du calendrier de négociations sur le volet social de commun accord depuis 09/08/2006, l’application  illégale depuis le mois de janvier 2007 d’un nouveau statut du personnel non valorisant qui était en cours de négociation et dont le régime indemnitaire  et les avantages en nature n’ont été présentés  au collège que le 25 avril 2007, le blocage systématique des négociations sur la plate forme revendicative générale. Ils ont aussi noté qu’à l’issue de cette action, si les revendications contenus dans le PV de l’assemblée générale susmentionnée ne sont pas satisfaites, les travailleurs réserverons le droit d’observer une grève générale de 48 heures à partir de jeudi 12 juillet 2007, renouvelable en fonction, de l’évolution de la situation. Compte rendu par Sy 




Boghé : le ministre de l’agriculture et de l’élevage promet des réformes profondes

3072007

   

Le ministre de l’agriculture et de l’élevage, M. Corréra Issagha, accompagné des principaux responsables de son département a effectué ce samedi 23 juin 2007 une visite de travail à Boghé pour s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs de la campagne agricole 2006-2007. Au cours de leur séjour, le ministre et son staff ont eu un calendrier très chargé. Ils ont d’abord visité le chantier des travaux de réhabilitation du périmètre rizicole de Sinthiane-Diama (Commune de Dar-El Barka) exécutés par le PRPB où ils ont reçu les explications du directeur technique de la SONADER , M. Guisset et du Coordinateur du Projet, M. Mohamed Lemine O/ Cheikh Mohamed Salem. Le maire de Dar El Barka, M. Tidjane Kane a saisi l’occasion pour demander « la mise sur pied d’un plan d’urgence alimentaire pour les populations de sa commune menacées par la famine». Ensuite, le ministre et sa délégation ont visité Tour à tour, la Direction régionale de la SONADER, le PAHABO, le PRPB, l’Inspection départementale de l’agriculture et de l’élevage et le Centre de formation des Coopératives où ils ont suivi des exposés sur le fonctionnement de ces services. Au cours de ces exercices qui ont duré plus de 3 heures, le ministre a pu s’enquérir des principaux problèmes qui se posent au secteur rural.  

Dans l’après-midi, le ministre préside une réunion de travail avec les paysans qui ont répondu massivement à l’appel. Après une brève introduction faite par le Wali, M. Khyarhoum O/ Moustapha, le maire de la commune, M. Bâ Adama, a souhaité la bienvenue au ministre et à son staff dont « la présence traduit tout l’intérêt que les autorités de la République attachent à la vie de la municipalité » avant de rappeler « le contexte particulièrement difficile dans lequel se trouvent les populations durement éprouvées par la sécheresse qui a occasionné une flambée illicite des prix des céréales et une rareté des pâturages ». Enfin, après avoir présenté les différents systèmes de production qui caractérisent le paysage agraire de sa Commune, le maire a adressé au ministre un certain nombre de doléances dont notamment la réhabilitation du Casier Pilote de Boghé devenu vétuste depuis de longues années, la concrétisation de l’option de diversification agricole, la création d’unités de conservation et de transformation de produits maraîchers, la promotion d’unités de production d’aliments de bétail, la vulgarisation de l’insémination artificielle et le développement de l’aquaculture. Dans sa réponse, M. Corréra Issagha, a dévoilé le plan d’action mis en place par son ministère depuis mai dernier pour améliorer la production en concertation avec les acteurs du secteur. Cette stratégie repose notamment sur l’octroi d’un crédit de campagne aux producteurs, la création de conditions propices à l’accès aux intrants (engrais, semences sélectionnées) par l’adoption d’une politique de stabilisation des prix, l’indemnisation des sinistres, l’octroi de primes aux meilleurs producteurs (rendements supérieurs ou égaux à 4 tonnes à l’ha) , le renforcement des capacités de la lutte anti-aviaire et sa coordination avec le Sénégal voisin et enfin l’équipement des agriculteurs en tracteurs et motopompes par l’octroi de crédits à échéance de 7 à 8 ans. Une attention particulière sera accordée aux coopératives maraîchères féminines les plus dynamiques en leur créant des unités de stockage et de conservation de légumes et en appuyant la commercialisation de leurs produits. Quant au sous-secteur de l’élevage, le ministre a promis que des mesures seront prises pour assurer la vaccination d’au moins 80% du cheptel à des prix subventionnés par l’Etat.  

Les paysans et éleveurs ont à leur tour pris la parole pour exposer les multiples problèmes auxquels ils sont confrontés et qui handicapent le développement du secteur. Ils ont notamment évoqué la nécessité de mettre en valeur toutes les superficies cultivables, la réhabilitation des périmètres rizicoles, la mécanisation de l’agriculture irriguée, la multiplication de parcs de vaccination, la subvention des prix des aliments de bétail et la crise qui affecte le CPB. Le ministre a enfin promis d’apporter des réponses adéquates à ces problèmes après une étude approfondie avec les responsables de son département. 

Abou Boubou Fall, Cp. Brakna 







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