Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

28 06 2007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada Nomination, chômage et  diplômes falsifiés… 

Des directeurs, des  ambassadrices et des ambassadeurs ont été nommés juste parce qu’ils ont l’appui des réseaux tribaux. Bien sûr, il est question d’un principe élémentaire de la démocratie. La majorité devrait occuper les postes politiques. Un amateur de la politique le savait déjà. 

Les amis de Maouya reviennent pour prendre le devant de la scène, ils ont prouvé leur capacité mobilisatrice. Préservent-ils toujours leurs  capacités de nuisance ? Le porte-parole du gouvernement demande aux journalistes d’être vigilants quant aux préjugés. Ce qui sous-entend  que la critique devrait être axée sur l’action. « Il est difficile de contrôler le prix donc il faut créer les activités pour stimuler le pouvoir d’achat » (discours officiel). C’est l’action à entreprendre pour les jours à venir. Les jeunes devront en ce sens  être insérés dans la vie active. Combien vont-ils insérer par an ?   Faut-il attendre les investissements, la croissance et autre chose ? Ou faut-il simplement rêver ? Sur la question des reformes et de l’applicabilité du code fiscal. Le gouvernement peut recruter des économistes. Ces épiceries qui fleurissent à Nouakchott, doivent selon les normes avoir une comptabilité. Ce qui nécessite un comptable et une secrétaire pour chacune. Ces boutiquiers qui réalisent un chiffre d’affaires au delà de 3 millions devront être encore soumis au régime réel permettant un recrutement semblable. Des  commerçants qui font rentrer des marchandises valant des milliards devront encore être poursuivis afin qu’ils créent leurs entreprises. Certes, ils sont soumis au régime du forfait (l’impôt minimum forfaitaire). Il semble toutefois, qu’ils ont leurs magasins ; ainsi ces « magasiniers »  ne tiennent aucune comptabilité.       

Il y a un autre problème, c’est celui de  l’âge des demandeurs d’emploi, des individus qui chôment depuis plusieurs années. Ils n’ont  plus la possibilité d’accéder à des fonctions bien précises, ils ont dépassé l’âge de la fonction publique ; et ils deviennent de plus en plus nombreux. Pourtant parmi eux, des diplômés qui devancent parfois le niveau d’une grande majorité de nos directeurs, de nos chefs de service. Parmi eux des docteurs pleins, des ingénieurs, des détenteurs de diplômes de troisième cycle. Leur nombre  avoisine les 400. Depuis longtemps ils cherchent des  emplois en vain. En parallèle, des écoles privées,  d’autres écoles publiques professionnels (lycée commercial et autres), recrutent et embauchent sans pour autant avoir un sens de responsabilité, permettant de recruter suivant des normes solides et transparentes. Le privé recrute des vacataires sans être dérangé par une  réglementation ni contrat d’embauche. L’université quant à elle, reste dominée par des lobbies qui renforcent de plus en plus  leurs réseaux. Certains doutent même de la capacité de nos professeurs à l’université. Dans cette université, il y a des individus qui enseignent des spécialités qu’ils ne maîtrisent pas. Ici en Mauritanie, nous faisons toujours l’amalgame entre l’économie et ses différentes spécialités. Un exemple : des enseignants qui enseignent le contrôle de gestion alors qu’ils ne savent même pas  les notions élémentaires de cette discipline. 

Pourtant, parmi eux des « gars » qui occupent des  départements et exigent aux vacataires d’avoir une expérience, alors que dans des pays comme
la France la vacation est assurée par des individus qui ont le DEA et sans expérience. Car ils étaient formés pour enseigner.       
Ne parlons pas des rumeurs qui circulent sur les diplômes falsifiés. On évoque que des directeurs, des chefs de service et des responsables ont des diplômes de ce genre. Et que notre université vendrait des diplômes. m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°355

 


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