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Tension à la frontière Mali-Mauritanie : Conflit latent entre Maliens et Mauritaniens

12062007

Tension à la frontière Mali-Mauritanie : Conflit latent entre Maliens et Mauritaniens

Tension à la frontière Mali-Mauritanie : Conflit latent entre Maliens et Mauritaniens dans Non classé yelimaneRien ne va plus entre Maliens et Mauritaniens dans des villages frontaliers du cercle de Yélimané. Les populations du Kagnaga, excédées par des actes de vandalismes de leurs voisins mauritaniens, menacent ceux-ci de représailles et envisagent de boycotter les législatives du 1er juillet 2007 si le gouvernement ne prend pas des dispositions.

Comme la plupart des zones frontalières, les villages de Bouguédéré (Commune de Kirané-Madina), Kakoulou (Krémis) et Tougoumbé au Mali et leurs voisins Kakoulou-Mauritanie, Touélé et Sambou du côté mauritanien, vivent en parfaite symbiose. Les populations partagent la même histoire, les mêmes us et coutumes.

Malgré tout, elles sont divisées par des conflits fonciers qui ont souvent donné naissance à des affrontemens meurtriers comme au temps du gouverneur Amara Danfaga dans les années 1970. A l’époque, des affrontements entre les deux populations avaient fait 70 morts côté mauritanien et 24 du côté malien. Le conflit, vieux de plusieurs années entre ces villages frontaliers du Mali et de la Mauritanie, est en train d’être rallumé. Il découle surtout de l’absence de bornage de la frontière léguée par le colonisateur français.

Selon l’honnorable Mamadou Hawa Gassama Diaby, député élu à Yélimané, tout est parti des actes de vandalisme des forces de l’ordre mauritaniennes à l’égard des populations de Kakoulou-Mali, Bougoumbé et Kirané-Madina le 4 juin 2007.

Représailles, embargo

A en croire le député Diaby, des porteurs d’uniforme mauritaniens ont interdit aux populations de ces villages maliens de cultiver et de faire paître leurs animaux sur une terre censée les appartenir et qu’ils revendiquent. Toujours, selon Diaby, ils ont lié l’acte à la parole. Des Maliens ont été chassés de leurs champs de culture. Les puits, qui servaient d’abreuvoir à leur bétail, ont été obstrués.

Le Kagnaga, nom authentique des cercles de Yélimani, est sur les dents. D’abord, les populations sont mécontentes du manque de réaction des autorités nationales. Réunis chez le chef de canton le 7 juin, les ressortissants des villages concernés ont décidé de mener des représailles en se faisant justice eux-mêmes. La décision prise à cet effet est de faire embargo sur leurs voisins mauritaniens en les empêchant l’accès de leur territoire. Une disposition que le député Gassama trouve dangereuse quand on sait que cette partie de la Mauritanie s’approvisionne en céréales et d’autres denrées au Mali.

Les populations du Kagnaga envisagent en tout cas de se venger. Pour mettre l’Etat face à ses responsabilités, elles ont décidé de boycotter les élections législatives du 1er juillet 2007. Pour elles, tant qu’il n’y aura pas de solutions à ce problème, point d’élections dans leur circonscription.

Aux dernières nouvelles, le préfet de Yélimani et son homologue mauritanien se sont rencontrés le dimanche 10 juin 2007 à la frontière commune. Il vaut mieux parer au plus pressé pour éviter un conflit qui n’arrange aucun des deux pays qui sont plutôt engagés sur le front du développement.
Rédacteur(s): Abdrahamane Dicko

Les Echos (Mali) via Malikounda
Note: Info source :  cridme.org




12062007

Maaouya, Ely et Ould Abdelaziz: le complot du siècle

S’il y a une opération qui relève de la plus grande doigté et d’un génie en matière de montage et de elvebraka, c’est bien celle par laquelle l’institution militaire en charge de ce pauvre pays depuis 1984 jusqu’à présent, est parvenue à opérer elle-meme et de facon savamment orchestrée et controlée jusqu’au moindre détail, un changement qui s’annoncait inévitable et aux conséquences imprévisibles, en le provoquant avant et au lieu de le subir, la situation se précipitant immanquablement vers la dérive.

Le principe est simple: mieux vaut que nous (entendez le groupe aux commandes depuis 84 jusqu’à présent) concoctons nous-meme et exécutons par nos propres soins, selon un plan dont nous sommes les auteurs, et par conséquent que nous maitrisons et dont nous tirons les ficelles de mille et une manières, le changement qui nous sauve et ne nous emporte pas aux rives de l’Inconnu, au lieu de laisser les choses empirer davantage et déborder jusqu’au seuil de l’incontrolable.

Alors, faisons le coup d’Etat du 3 aout 2005, comme on était derrière la tentative, très soulageuse à la veuille des incertaines élections de novembre 2003, du 8 juin 2003, comme on était toujours là lors d’un douloureux Lemghaity…et d’autres montages du meme genre.

Elaborons avec la plus grande perfection digne des mossad le plan de cette tragi-comédie et l’action est lancée: on fait le pseudo coup du 3 aout 2005, on remue toutes les cartes, on crée la confusion totale, on travaille à nous débarrasser de ce PRDS qui nous a servi un beau jour mais qui est maintenant source de gene, tout en conservant et redéployant son personnel (avec lequel nous partageons le meme sort), que nous allons réutiliser dans des phases ultérieures de notre combine.

Essayons de créer impérativement les conditions de l’oubli du passé: l’argent et la richesse étant maintenant le cadet de nos soucis (n’avons-nous pas dévasté pendant plus de 20 ans), ce dont on a besoin aujourd’hui et d’un besoin pressant, c’est cet oubli, c’est de tourner définitivement la page de cette époque que nous avons bien mangé, en jetant le « cadavre-mauritanie » dans la cour d’un preneur (sidioca ente vem) que nous allons soigneusement identifier et entrainer dans la boue, afin que nous sortions indemnes et blancs comme la neige et partir déguster les saveurs exraordinaire intelligence, qui à Qatar, qui à Paris et ailleurs.

Quand le malheureux héritier est identifié, on lui déploiera soigneusement le dispositif qui mettra la corde autour du cou et on le laissera dans le trou. L’argent? Nous l’avons amené avec nous: une première grande raclée le 3 aout 2005 et une deuxième raclée en avril 2007, et si vous pensez qu’il est resté quelque chose après ces deux raclées ne vous inquietez pas car ce sera le tour de nos deux valeureux cadets et co-équipiers dont les valises ne sont pas encore suffisamment pleines de devises: il s’agit de Ould Abdelaziz et de Ould Elghazwany.

Zein qu’on a choisi avec Sidioca comme acteurs de la farce est obligé d’accompagner la caravane parce que c’est nous qui l’avons pris de rien, l’avons trempé dans les trésors inimaginables au point qu’il a été meme moukhadrame en ce sens qu’il a été contemporain de nos anciens comme de nos nouveaux billets de banque, comme il a été contemporain de Maaouya, d’Ely et de Sidioca (voyez le lien!).

Tous les autres makhzénistes étant mélés jusqu’aux cheveux de la tete aux différents épisodes, ne peuvent que marquer le pas sinon…es’saareg ebla rebei’aa. Tout le monde a été pris au piège, Ahd Ould Dadah comme Messaoud, l’opposition comme elmouwalat, et bien évidemment le peuple ignorant et crédule.

C’est dans cette tradition de confusion entretenue et érigée en système de gouvernement que l’on doit situer cette question des chiffres qui est parvenue à un point tel que, à un moment donné on cherchait les techniciens suffisamment bien formés et intelligents ( on puise dans le fameux cemap), ils sont reperés et promus uniquement pour profiter de leur talent de fraudeurs et de manipulateurs des chiffres.

Notre seule source de réapprovisionnement en periode de crise étant une alchimie des chiffres, devant des problèmes averés, il faut des compétences avérées et des cadres imaginatifs et sans scrupules (des experts quoi : quelimetou haghi’in youradou biha bati’iloun) qui peuvent débloquer la situation. C’est pourquoi on a vu défiler tous les financiers que vous connaissez bien depuis plus d’une decennie jusqu’au jour d’aujourd’hui: ministres ou gouverneurs de bcm.

Ould Hamady  

Note: Info source : Ould Hamady  via cridem.org




A qui profite la rumeur ?!

12062007

A qui profite la rumeur ?! dans Non classé rumeur0sLa rumeur est un phénomène social normal. Elle existe dans toutes les sociétés et dans tous les milieux et fait partie du quotidien des populations. Mais en Mauritanie ce phénomène a pris une telle ampleur qu’il est devenu la «principale source d’information dans le pays», avec tout ce que cela entraîne comme conséquences. Et depuis le 03 août 2005, début de la période de transition, la rumeur est devenue le sport favori par excellence de tous ceux qui sont à la recherche du sensationnel à tel point que les plus prudents «ne croient plus en rien».

Si on a l’habitude de dire que dans toute rumeur il y a une petite vérité, force est de reconnaître qu’en Mauritanie, c’est souvent à partir de rien que certaines personnes, pour diverses raisons, créent une rumeur ou contribuent à l’amplifier sans se soucier le moins du monde ce que cela peut avoir comme retombées négatives sur l’ensemble du pays.

Durant la période de la transition, le sujet de prédilection de la rumeur était le CMJD et ses intentions. Pendant longtemps on a balancé entre les soutiens supposés ou réels de ce Comité à l’un ou l’autre des potentiels candidats. Ensuite, ce fut le «débat» sur le départ ou non des militaires du pouvoir, le report des élections, la prolongation de la transition…

Articles de presse, Internet et même des déclarations de certains hommes politiques contribuèrent à leur manière à crédibiliser ce qui ne restera qu’une rumeur, faute de preuves et de confirmation irréfutable. Finalement, tout cela s’est révélé être de pures spéculations : les militaires ont respecté leurs engagements et le calendrier proposé dès le début. Et mises à part quelques rumeurs – encore elles – faisant état du soutien de tel ou tel membre du CMJD à tel ou tel autre candidat, le déroulement des élections et leur transparence a été saluée par tous les acteurs et observateurs.

Vint alors le gouvernement d’après transition. Il fallait donc pour les spécialistes de la rumeur trouver un nouveau sujet pour leurs fantasmes.

Au début ce fut la très prochaine «démission» du Premier Ministre, Zeïn Ould Zeïdane, qui vient à peine d’être nommé. Ils en veulent pour preuve le report de la Déclaration de Politique générale. Finalement, il n’y aura pas de démission et la Déclaration de Politique générale a eu lieu. Qu’à cela ne tienne, «il y a forcément quelque chose qui ne tourne pas rond», il suffit de trouver. On ne va pas attendre longtemps. «Il parait que les Caisses de l’Etat sont vides» ? Et le Premier Ministre vient d’annoncer un déficit budgétaire de 30 milliards de nos ouguiyas ! Ah tout se tient ! Et là entrent en jeu différentes catégories d’acteurs.

Qui est généralement à l’origine des rumeurs ?

La rumeur peut avoir plusieurs origines. Il peut s’agir de ce qu’on appelle en jargon journalistique «un ballon d’essai». C’est-à-dire donner une information fausse pour sonder la réaction du public. Mais le problème c’est que quand on lance un ballon, on ne sait plus où il va s’arrêter. D’autres fois, c’est carrément dans l’intention de nuire que certaines «informations» sont distillées à travers des canaux spéciaux rompus à la tâche.

Enfin, il peut s’agir, comme évoqué plus haut, d’une petite vérité à partir de laquelle des scénarios parfois invraisemblables sont construits.

Comment elle s’amplifie ?

Une fois que le processus est enclenché, la propagation est rapide. En plus du «Chitaari habituel», le («bouche à oreille») la responsabilité de la presse est engagée. En effet, la plupart de nos confrères, en quête de sensationnel pour bien vendre, prennent le risque d’amplifier une rumeur sans prendre la peine de vérifier ses tenants et ses aboutissants.
 
Dans un pays où l’écrit continue malgré tout de jouir d’une certaine crédibilité, il suffit de dire «j’ai vu ça dans un journal», pour qu’on te croit. Et depuis l’avènement de l’Internet, le phénomène n’a fait que s’accentuer. «L’ordinateur ne ment pas», disait un septuagénaire pour convaincre ses interlocuteurs de la véracité d’une information qui lui a été rapportée par son fils qui, lui-même l’a lue sur Internet.

Un autre amplificateur de la rumeur est lié à la mentalité des mauritaniens. La plupart d’entre eux ne veulent pas paraître «dépassés par les événements», de telle sorte que quand on demande la confirmation d’une rumeur à quelqu’un sensé être «dans le secret des Dieux», non seulement il te la confirme, mais il ajoute en plus d’autres détails – souvent non vérifiées – pour te prouver qu’il est effectivement en rapport avec les centres de décision.

Quoi qu’il en soit, la rumeur sur la situation économique réelle du pays se poursuit et nous y reviendrons amplement dans notre prochaine édition.

Eveil-Hebdo

Note: Info source : Eveil-Hebdo (Mauritanie)




Limogeage de Mohamed O Ahmedou

12062007

 Messaoud refuse au Président et au Premier ministre le limogeage de Correra Issagha, alors que les Mithaqhistes perdent un ministre

Limogeage de Mohamed O Ahmedou  dans Non classé agriculture-ministreLe dernier limogeage qui a frappé le ministre Commissaire à la Protection Sociale Mohamed Ould Ahmedou continue de soulever de nombreuses interrogations. 48 heures après cette mesure contre un membre du gouvernement proposé par les Mithaqhistes lors de la formation du gouvernement de Zeine Ould Zeidane, les commentaires fustigent de toute part pour saluer la machine répressive du pouvoir.

Mais, les commentateurs déplorent le traitement différentiel infligé au ministre Commissaire, alors que son homologue de l’Agriculture et de l’Elevage M. Correra Issagha est passible de la même sanction.

Des sources généralement bien informées n’hésitent pas à voir dans cette controverse d’action du gouvernement, la main invisible du Président de l’Assemblée Nationale M. Messaoud Ould Boulkheir qui aurait refusé au Président de la République M. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Zeine Ould Zeidane la disgrâce du ministre APP, contre qui pèsent les mêmes charges que celle du ministre remercié.

En retour d’ascenseur, c’est l’un des hommes proches du chef du gouvernement qui se voit élever au rang de ministre. Ce portrait non reluisant prouve petit à petit la main mise de Messaoud Ould Boulkheir et de Zeine Ould Zeidane sur la gestion des affaires politiques.

A propos des ministres chargés de la Portection Sociale et de l’Agriculture et de l’Elevage, ils avaient lancé tous les deux un appel d’urgence aux bailleurs de fonds pour sauver le pays d’une famine déjà arrivée à un stade très avancé dans certaines régions du pays, notamment zones à grande concentration agropastorale.

Des contrées où selon eux les déficits pluviométriques ont fini par décimer le cheptel et réduire considérablement les ressources des populations agropastorales tirées essentiellement de la culture et du commerce du bétail. Plus pessimiste que son homologue de la Protection Sociale, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage avait associé à la menace de l’insécurité alimentaire, celle du péril acridien.

Dans ce cadre, M. Correra Issagha est allé jusqu’à rappeler la situation agricole de 2003 et 2004, où les invasions acridiennes avaient causé d’énormes dégâts sur les plantes agricoles et les pâturages.
 
Toujours selon : « leurs effets restent encore ressentis sous la forme d’une forte menace de l’insécurité alimentaire en cette période de soudure 2007 ». Le ministre avait aussi soulevé la menace que représentent les oiseaux granivores sur la campagne agricole 2007-2008, pour laquelle son département a déployé 13 brigades pour atteindre les objectifs de ce plan.

Ceci dit, on peut se permettre de dire dans une démarche tout à fait loyale que le Commissaire chargé de la Protection Sociale n’est pas plus fautif que son homologue de l’Agriculture et de l’Elevage. Mais, peut-être, c’est parce que le premier est moins protégé qu’il a fini par payer les pots cassés sans le moindre secours, ni des Mithaqhistes qui subissent ici un coup dur, ni de l’opinion publique qui se démène difficilement pour joindre les deux bouts d’une vie devenue insupportable ; quoique l’Etat mauritanien tient plus à dissimuler sa dignité au lieu de tirer ses citoyens d’une famine fortement ressentie dans les quatre coins du pays.

Journal Houmoum Enass

Note: Info source : Journal Houmoum Enass (Mauritanie)




Premier limogeage,

12062007

Gouvernement : Premier limogeage, prélude à un remaniement ?

A moins de 2 mois de sa formation, le Gouvernement de Zeine Ould Zeidane vient de subir un premier frémissement entraînant du coup le départ du Commissaire chargé de la Protection Sociale Mohamed Ould Mohamed, remplacé par le directeur du Centre National des Archives à l’ex Secrétariat chargé de l’Etat Civil M. Jiddou Ould Abderrahmane.

Officiellement, aucune information n’a filtré sur les raisons de ce limogeage qui donnerait bien des sueurs froides à la nouvelle équipe gouvernementale a peine née. Désormais les ministres se feront plus prudents dans leur zèle et surtout moins prolixes sur les problèmes énormes de leurs portefeuilles ministériels, dans le seul but de se prémunir de mesures identiques. On serait donc tenté de dire qu’un premier faux pas parmi tant d’autres non encore élucidés auxquels le pouvoir compte lever le voile, aura valu à ce jeune ministre son poste.

A ce rythme si précoce ont est en droit de s’attendre à d’autres limogeages au sein d’une équipe qui n’arrive toujours pas à convaincre une opinion nationale peu rassurée, voire mis prise d’une psychose de voir ses profondes aspirations de bien-être économique et social prendre du retard.

Toujours est-il qu’au cas où de telles mesures sont dictées par une sincère volonté de restaurer la crédibilité de l’Etat et de tenir les engagements du Président de la République, faits à l’adresse du peuple à l’occasion de son investiture, on ne peut alors qu’en apprécier la portée. Dés lors, tout cadre de l’Etat- haute personnalité politique ou directeur- n’assumant pas correctement ses responsabilités saurait désormais qu’avec la tolérance zéro, nul ne serait à l’abri d’une mesure pragmatique qui commencerait à gagner le sommet de l’exécutif.

Au cas contraire, il ne sert à rien de remplacer des hommes par d’autres pour arriver toujours aux mêmes résultats peu performants. Ce serait un retour à la case de départ où les limogeages et nominations n’étaient pas dictés par des priorités de politique saine.

Selon diverses sources, cette disgrâce prématurée du Commissaire chargé de la Protection civile serait liée à l’appel d’urgence lancé par son département à l’adresse de la communauté internationale à la suite des situations d’insécurité alimentaire relevées par des missionnaires de son département à l’intérieur du pays. Un appel démesuré qui a semé la confusion chez les donateurs. En effet, ces derniers rendus sceptiques sur la manière dont a été géré la période de transition restent sur encore campées leurs réserves en attendant de voir clair dans la situation du pays.

Une situation qui reste mitigée eu égard aux allégations controversées des uns et des autres sur l’héritage politico socioéconomique du Cmjd. A l’heure actuelle, les mauvaises prestations de certains membres du gouvernement, notamment leur incapacité de se départir de leur mission pourraient leur être fatale dans les prochains jours et une véritable prise de conscience de la responsabilité qui leur incombe doit les imprégner pour se prévaloir d’une présence au sein du gouvernement.

Ceci est d’autant plus vrai que l’équipe de Zeine Ould Zeidane n’est pas seulement venue pour se substituer à une autre, mais surtout pour régler les nombreux problèmes épineux du pays qui se rapportent à tous les domaines de la vie politique et socioéconomique de la Nation.

CTD et MOML

Note: Info source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 




Déclaration de presse Du Président du Parti Mauritanien pour le Renouveau  » Rajel dit Rachid Moustapha »

12062007

 Déclaration de presse Du Président du Parti Mauritanien pour le Renouveau  » Rajel dit Rachid Moustapha »

Déclaration de presse Du Président du Parti Mauritanien pour le Renouveau Messieurs et Mesdames :

Conscients de l’importante de la présente étape politique vécue par notre peuple et réalisant les souffrances qui lui sont infligées, les regards sont aujourd’hui rivés vers tous ceux qui avaient fait des promesses exagérées pour bénéficier de la confiance du peuple mauritanien lors des dernières élections présidentielles.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés aux réalités du terrain dont les fondements sont l’échec politique et socioéconomique… car les dirigeants ont lancé un appel urgent pour sauver le peuple d’une famine confirmée. Ce fait m’a poussé à m’interroger sur les raisons véritables qui sont à l’origine de la commercialisation de la dignité des mauritaniens dans le marché de la vulgarité mondiale ; bien que je suis certain que les auteurs de ce crime sont des opportunistes qui abusent des maux du peuple.

Selon le Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie, notre pays a réalisé un taux de croissance record de 19%, en plus de l’existence d’énormes ressources pour le pays (pêche, pétrole, fer, or…etc.). Un pays qui dispose de cette richesse considérable ne peut en aucun cas lancer un appel pour secourir son peuple ; à moins que son gouvernement soit incapable de prendre ses responsabilités…

Dans ce cas, il nous est donc permis de parler avec profusion de (famine, déficits aigus dans l’alimentation en eau potable et de délestages ininterrompus d’électricité)…Un gouvernement dont les réalisations se limitent à ces constats dans un temps record, doit immédiatement démissionner pour que le peuple prenne son avenir en main, car celui qui dit sans se démentir est exposé à la réalité de l’épreuve.

Je saisis cette opportunité pour appeler les donateurs, en particulier les Nations Unies pour éviter la précipitation derrière la comédie que représente cet appel d’urgence lancé par le Secrétariat d’Etat chargé de la Protection Civile et de la Sécurité Alimentaire. Nous sommes un peuple riche qui peut se dispenser des débris de blé et du mil, mais qui a besoin de gestionnaires et de fils fidèles qui défendent notre dignité pour ne pas figurer sur la liste des pays les plus pauvres ; ce qui nous exposera au mépris de la communauté internationale.

Je souligne ici que je suis certain que plusieurs parties se partagent la responsabilité de ce triste vécu dont le premier est le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie qui continue de diriger le pays à partir de son camp de retranchement, en plus d’autres dignitaires qui s’amusent des capacités du peuple. Cette situation ne changera pas si d’importants sacrifices ne sont pas consentis pour préserver la dignité et défendre la souveraineté qui est devenue l’otage de forces étrangères auxquelles on demande aujourd’hui de défendre notre territoire et eaux maritimes…

Par ces orientations, on répète les mêmes erreurs commises par les pays frères du Golfe Arabique où le dupé pense être le trompeur.

Cher et brave Peuple, Nous t’appelons plus que jamais à l’unisson pour contrer les dangers qui planent…des dangers dont le noyau est un pouvoir dont le Président œuvre pour la création d’un parti politique pour soi, après avoir pris la direction du pays, pour en faire un parti-Etat. Ce Président qui a échoué à s’entourer de toutes les sensibilités politiques qui l’ont porté à la Présidence.

A cette occasion, nous demandons le contrôle des ressources du futur parti Etat pour éviter à l’histoire de se reproduire et qu’il ne devienne une machine électorale qui impose son autorité sur le pays et les citoyens conduisant au retour du pré carré d’antan où le Parti Républicain était le seul parti dirigeant.

J’appelle tout le monde à la vigilance et à ne pas se laisser suborner par la démocratie de la pauvreté, de la famine et des épidémies ; car ce n’est qu’un complot commun à tous, opposition constitutionnelle et pouvoir réunis. Sinon, pourquoi certains demandent le retour du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie dans leurs casernes ? Ces messieurs ignoraient-ils cette revendication au moment de l’organisation du second tour des dernières élections présidentielles ? Pourquoi avaient-ils accepté et béni les résultats de ces élections ? Leurs voies ont baissé avant même qu’elles soient adoptées par le Conseil Constitutionnel et sont montées lorsque tout a été consommé pour annoncer que les élections présidentielles ont connu des irrégularités énormes.

Ce constat confirme l’existence d’un complot et d’une connivence opiniâtre avec le pouvoir contre les intérêts des citoyens innocents. Nous lançons un vibrant appel aux jeunes qui se proclament de l’opposition pour mûrir leur réflexion et constater les souffrances du pauvre citoyen qui achète quotidiennement le baril d’eau à 6 dollars et qui passe des nuits blanches à réfléchir comment avoir ce montant pour le lendemain ; alors que les leaders de l’opposition bénissent l’action de ceux qui ne peuvent pas résoudre les maux des citoyens. Notre jeune élite doit penser à l’avenir du pays et se rappeler qu’il est de notre devoir de réfléchir au destin des futures générations âgées aujourd’hui de 5 ans pour que nous ne propageons pas les erreurs des aïeuls qui sont actuellement âgés de 60 et 70 ans.

Si ces derniers méditaient nos misères, nous ne souffririons guère ; alors qu’on tire les leçons qui s’imposent pour éviter aux élites de demain d’hériter les mêmes souffrances par la répétition des mêmes fautes. Seules les énergies et capacités des jeunes peuvent prendre la responsabilité, même s’il faut blesser les attentes des proches car l’injustice est plus amère. Chers frères et sœurs, Nous saisissons l’occasion pour déclarer au nom des jeunes et pauvres innocents, des mauritaniens émancipés notre opposition à ceux qui se proclament de l’opposition, des politiciens du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et son « état-major retranché  » qui continue de diriger le pays.

Nous espérons vivement que le peuple prend conscience des complots conspirés contre lui et qu’il œuvre pour parer à la situation. Nous l’appelons à demander la démission immédiate du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et de réclamer la vérité pour éviter les erreurs dans lesquelles sont tombées les différents régimes qui se sont succédés depuis l’indépendance ; où les pouvoirs se contentaient de diriger l’Etat malgré leur incapacité à gérer, alors que le peuple reste confronté à tous les types de misère, de famine et d’épidémies.

Rachid Moustapha

Note: Info source : Rachid Moustapha




Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

12062007

  «Toutes choses changent,  se succèdent.  Vous vous  trompez  il y a…..» (Blaise Pascal) 

Le système éducatif est en phase décisive. Celle-ci se manifeste par un désintéressement total d’une grande partie de nouvelles générations vis-à-vis de tous ce qui est instructions, lecture, culture, d’une part et  une régression du niveau des élèves et des enseignants, d’autre part. A qui la faute ? L’arabisation à outrance ou les décideurs qui ont fait de l’arabité un cheval de Troie ?  Si nous étudions en langues étrangères, nous pouvons ainsi nous intéresser à la langue qui nous unit (langue de l’islam). Les uns ont choisi une langue étrangère pour la simple raison qu’ils détestent l’instrumentalisation de l’arabe  par des fins personnelles, politiques, économiques et rarement verdicts. Les autres plus naïfs ont exigé à leurs enfants de  choisir  l’arabe en délaissant complètement le français. Une troisième catégorie était extrémiste (des deux cotés). En effet, des gens étaient exclus de leurs postes, juste parce qu’ils ne maîtrisaient  pas l’arabe, d’autres étaient soumis à la discrimination de sélectivité qui leur privait  d’occuper des postes dans des organismes voire dans des  grandes entreprises.  Causes : ils sont arabisants. La compétence demeure la justification avancée  par- là, par -ci. Supposons que  80% de la société est inactive faute du système, et disons que   le développement du pays restera  une utopie si une vraie politique de mise à niveau de victime de la l’approche quantité ne sera pas intégrée. 

Le problème des mauritaniens est cette  performance   que nous n’arrivons pas à concrétiser. Ni l’arabe ni le français  ni d’ailleurs une autre langue  ne provoquent  l’échec. Précisons, cependant, qu’ au niveau épistémologique, il y a des langues permettant une facilité de compréhension dans des domaines spécifiques tels que la physique, les mathématiques etc. Précisons encore que les systèmes les plus performants adoptent des approches par compétence dés le cycle primaire. Si par exemple un tel élève est plus apte pour le dessein, la littérature, les structures du système l’orientent automatiquement vers la branche où  il peut innover.       Le dysfonctionnement du  système éducatif se répercute, toutefois, sur le taux de réussite en classe terminale. Ce taux  ne dépasse pas les  20%   toute catégorie confondue.  Alors que le nombre de candidats est en nette augmentation, il était  de 18250 (en 2003) pour atteindre 29637(2007), soit une progression de 6,14%.  En outre, les reformes pour ainsi dire étaient  mal adaptées. 

En 2004 déjà, tandis  que le ministre de l’éducation de l’époque  brandissait un  taux  de scolarisation de 91,7, près de 95% des candidats  échouaient au baccalauréat. « 2006  encore, les résultats  de l’enquête  du PASEC et de la CONFENEM ont montré que l’école  mauritanienne était derrière le Tchad, un pays presque en guerre. La vérité est que la faiblesse du niveau est inhérent à une déliquescence d’un système éducatif dont la compétitivité laisse à désirer », (ndlr)  En fait, la situation est éloquente, une détérioration significative du système éducatif qui s’interprète par une désorganisation bouleversante dans le ministère de l’éducation. «  Des ressources humaines désintéressées   seront  évidemment   des   formateurs de la médiocrité. Ce cadre n’est que la séquelle d’un cumul de la  dégradation de la situation de l’enseignement. L’enseignement fondamental n’est  plus comme il était. Des élevés de la  sixième  année  n’arrivant pas à écrire   correctement ne parlons pas de la lecture  et de l’expression orale en français », explique  un instituteur à la retraite. 

D’abord,  il est nécessaire d’entamer    une action de grande envergure qui impliquera tout le monde (pédagogues, parents d’élèves).Les ressources affectées au système éducatif sont ainsi loin d’être suffisantes. Le ministère  dispose   de  20%   seulement du  budget,  alors que pour  les autres  pays de la sous région  la quote-part de l’éducation  avoisine  les 40 %. En plus, la formation des enseignants et la restructuration des écoles nationales des instituteurs  (ENI), deviennent indispensables,  d’ailleurs,  la  création d’une  nouvelle direction qui prendra en charge la formation continue des instituteurs est une optique souhaitable.     m_barrada@yahoo.fr 




ITIE/Société civile

12062007

«Jusqu’à quel degré vous vous sentez impliqués ?» 

Au moment où les autorités australiennes font des enquêtes sur de probables versements de pots de vins par des responsables de Woodside à nos autorités, la Banque mondiale s’apprête à publier le nouveau rapport de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE). 

Des experts de la  Banque Mondiale ont invité, le jeudi 7  juin, des membres de la société civile pour une discussion sur leur implication en vue de la réussite de cette initiative. Il y avait entre autres des experts comptables, des représentants de l’ordre des avocats, de l’UTM et de la coalition des associations pour une gestion transparente des industries extractives ainsi qu’un membre de la presse. Les interventions ont été focalisées sur le pétrole. Les acteurs de la société civile voulaient des informations sur la gestion de l’or noir. Pour les deux experts de la Banque mondiale, la thématique de l’ITIE est plus intéressante si les acteurs de la société civile se sentent impliqués. D’où la question : jusqu’à quel degré vous vous sentez impliqués ? 

Les représentants  de la société civile ont cependant essayé de soulever la question de l’impact  de cette initiative sur la vie sociale des citoyens. Ils ont insisté sur l’exhaustivité de l’information fournie par ce rapport. Les deux experts de la Banque Mondiale ont rétorqué en disant que «le but de l’initiative demeure l’implication de la société dans le processus de transparence dans le domaine extractive». Ils ont tenu a précisé que «leur mission se limite a l’assistance et l’accompagnement et qu’aux mauritaniens de prendre en main leurs responsabilités». Car une fois le processus réussi, il devient difficile de revenir en arrière. 

La nouvelle vision de la Banque Mondiale demeure la communication pour plus de transparence. Une telle communication doit forcément passer par une sensibilisation de la société. L’un des experts a noté que le gouvernement de Maaouya a refusé la proposition de  la Banque mondiale qui allait dans le sens d’une adhésion à l’ITIE. Toutefois celui de la transition a bel et bien adhéré à l’initiative. 

Sur le financement et la réussite de l’initiative, la Banque mondiale se dit prête à débloquer des sommes pour l’expertise et la formation. L’année passée, cette institution a accordé 240 000 dollars pour la réalisation de l’initiative dont 120 000 pour les experts. Cette année, des acteurs de la société civile ont été au Cameroun afin de connaître l’expérience de ce pays dans le domaine. Il y aura encore une autre délégation restreinte de la société civile pour  profiter et faire profiter le Gabon. D’après le chercheur Benjamin Augé de l’institut français de géopolitique Paris VIII qui était ici dans le cadre d’une enquête sur la production pétrolière en Mauritanie, «le pays a de grandes difficultés avec la gestion des affaires mais sur la question de la transparence des revenus pétroliers, il parait évident qu’il a fait de gros efforts. Les mécanismes mis en place pour permettre une réelle lisibilité de la part des organismes internationaux ou de la population dépassent largement le cadre de l’ITIE. Même si ces revenus sont peu importants, la Mauritanie décide de jouer très tôt la carte de la respectabilité dans une période où elle suscite beaucoup de scepticisme de part le coup d’Etat du 3 août 2005.» Avec la  chute de la production pétrolière, les  autres revenus des industries extractives acquièrent  toujours la place qui leur sied. D’un autre côté, avec une production de 10, 5 tonnes, le fer demeure une source importante de financement du pays. Avant le  démarrage de la production pétrolière, le fer et autres industries extractives représentaient 60% des exportations du pays. Ce qui équivaut à un taux avoisinant les 12% du PIB. Ainsi sa contribution au budget de l’Etat est estimée à 15%. Qu’en est-il de leurs utilisations ? La réponse demeure difficile. Il faut une grande stratégie de communication et de sensibilisation de la part de partie prenante, notamment les autorités, les sociétés et la presse et les autres composantes de la société civile. Sans un impacte palpable sur la vie des citoyens cette initiative ne aura pas son effet souhaitable. «Pour mettre en perspective le niveau de transparence de la Mauritanie, il convient de la comparer avec les autres pays qui ont adhéré à l’initiative (nous prenons le parti de mettre de côté les autres qui sont par définition dans un niveau de transparence quasi nul hors Norvège, Angleterre et Etats-Unis). Pour ce qui est d’abord de l’ITIE uniquement, la Mauritanie a accompli tous les points édictés par les règlements. Sur ces quatre, trois sont africains, avec outre la Mauritanie, le Gabon et le Cameroun qui ont tout deux produit deux rapports. Le quatrième pays ayant déjà réalisé cinq rapports se trouve être l’Azerbaïdjan. Il est facile d’expliquer l’avance en matière d’ITIE de cette république riche en pétrole bordant la mer Caspienne. Celle-ci a été aidée par la Banque Mondiale pour réaliser un pipeline de 4 milliards de dollars, le BTC (Bakou, Tbilissi, Ceylan). Lorsqu’un pays est aidé pour un projet de ce type par un organisme international comme la Banque Mondiale ou le FMI, une quasi tutelle les frappe», explique  Benjamin Augé. 

Les Etats-Unis et la France cherchent notamment des informations sur l’évolution de cette initiative. Cela donne une idée claire de l’impact de cette initiative sur le drainage des investissements indirects en Mauritanie. D’où une stratégie interactive entre les acteurs concernés. Mohamed Fouad Barrada 

m_barrada@yahoo.fr

 

Source La Tribune N° 353 

 

        

Encadré 

Les exploitations minières hors pétrole dont le démarrage est récent sont celles du cuivre et de l’or d’Akjoujt et de Tasiast réalisées par les compagnies Mauritania Copper Mines S.A. (MCM), et de Tasiast Mauritania Ltd SA. Les réserves actuelles de la mine d’Akjoujt sont estimées à 23 millions de tonnes de cuivre associé à de l’or. 

La  production attendue pour 2006 est de 120 000 de concentrés à 20% Cu et environ 2 tonnes d’or. Les opérations sont conduites par la société Mines de Mauritanie (MCM) une joint-venture entre First Quantum Minérals, Gemak et General Gold International. La mine d’or de Tasiast : l’exploitation est conduite par la société Tasiast Mauritania Limited, une filiale de Rio Narcea Gold Mines. Les travaux de construction ont commencé en novembre 2005 et se poursuivrent normalement. Jusqu’au démarrage de l’exploitation pétrolière, le secteur des mines a représenté 60% environ des exportations totales du pays et près de 12% du PIB, tandis que sa contribution au budget de l’Etat est estimée à 15%.  

(Source le rapport de l’ITIE) 

 

 

             




Repères

12062007

Encore de la coque ! 

 


La Marine française a intercepté dans les eaux internationales du Golfe de Guinée, au large de l’Afrique de l’Ouest, un navire transportant 800 kilos de cocaïne. C’était au cours de la semaine dernière. Le bâtiment atelier polyvalent « Jules-Verne » a procédé à cette interception vendredi dernier à la demande des services français et américains de lutte contre le trafic de stupéfiants. Il s’agissait du navire militaire le plus proche de la zone d’intervention. La préfecture maritime refusait de donner le nom du navire intercepté, son pavillon, sa provenance, sa destination, le nombre d’hommes qui se trouvaient à bord et leur nationalité. Avec le soutien de huit commandos de marine et d’un avion de reconnaissance de la Marine, le « Jules-Verne » a donc procédé à une « visite de pavillon« , a précisé un officier de relations publiques de la préfecture maritime. A bord de leurs embarcations rapides, les commandos avaient repéré des « ballots suspects répartis pour l’essentiel sur le pont à l’avant« . Au total, l’inspection complète du navire a permis de saisir 24 ballots remplis au total de 800 kilos de cocaïne. « Les produits saisis ont été placés en lieu sûr« , a dit le porte-parole, sans plus de précisions. La plus grosse saisie de cocaïne effectuée par les autorités françaises remonte à décembre 2002 lorsqu’avait été interceptée à Lorient 1,49 tonne de cocaïne répartie dans deux voiliers à bord d’une barge en provenance de Martinique

Par ailleurs, la commission d’enquête administrative dirigée par l’IGE Mohamed Ould Horma poursuit son travail à Nouadhibou. Contrairement aux informations qui nous avaient été données sur place à Nouadhibou, des avis de recherches ont bien été émis contre les cinq présumés commanditaires de l’affaire. Depuis le 3 mai 2007. Un mandat d’arrêt international suivra le 21 mai. 

 

Pour le Sahel

La Commission européenne a adopté un plan global d’aide humanitaire de 15 millions d’euros en faveur des populations vulnérables confrontées à des crises plus durables dans la région du Sahel. Ce montant s’ajoute aux 10 millions d’euros déjà imputés cette année sur le budget de l’aide alimentaire pour répondre aux besoins nutritionnels à court terme au Sahel. Cette aide permettra de réduire la malnutrition aiguë et le taux de mortalité des populations les plus vulnérables, en particulier les quelque 1,3 million d’enfants de moins de cinq ans gravement sous-alimentés et les cinq millions de femmes enceintes et allaitantes.
Le taux de mortalité infantile au Sahel est l’un des plus élevés au monde et la malnutrition est associée à  près de 60 % de la totalité des décès parmi les enfants. Le plan d’aide humanitaire concerne cinq pays: le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Ce plan, qui répond aux besoins humanitaires et à  leurs conséquences immédiates, complète l’aide au développement à  plus long terme fournie par la Commission pour remédier aux causes profondes de la malnutrition. Tous les fonds humanitaires transitent par le service d’aide humanitaire de la Commission (ECHO). 

Olli Rehn, commissaire chargé du développement et de l’aide humanitaire faisant fonction, s’est exprimé en ces termes: «Nous devons agir de manière plus préventive dans la lutte contre les causes profondes de la malnutrition aigüe et la mortalité infantile qui en résulte. Trop souvent, l’aide internationale arrive trop tard, lorsque la crise alimentaire est déjà déclarée. Nous devons tirer les leçons de la crise alimentaire de 2005 au Niger». La Commission a déployé une stratégie d’aide intégrée et élaborée visant à  aider les pays du Sahel à  vaincre définitivement la malnutrition. Cette stratégie s’appuie sur des programmes dans le domaine de la sécurité alimentaire et du développement rural, ainsi que sur des plans d’urgence et de surveillance nutritionnelle. La Commission appelle le reste de la communauté internationale à adopter une démarche plus globale et plus préventive en matière d’alimentation et de malnutrition. 

Le Sahel, l’une des régions les plus sous-développées au monde, est aussi la plus pauvre. Une série de chocs extérieurs dus à la sécheresse, invasions de criquets, épidémies, inondations, retombées de l’agitation dans les pays voisins ont aggravé la situation nutritionnelle déjà  précaire des populations les plus vulnérables. Les mécanismes permettant de faire face ont été gravement détériorés et les chocs extérieurs de plus en plus nombreux au cours des 30 dernières années, la fréquence des catastrophes naturelles a augmenté de 94 % dans la région du Sahel empêche les collectivités de se rétablir avant que survienne la catastrophe suivante. Tout comme le plan de préparation à  la sécheresse d’ECHO en faveur de la corne de l’Afrique, le nouveau plan global d’aide humanitaire pour la région du Sahel préconise une approche préventive tenant compte de l’analyse du risque et mettant les vulnérabilités en rapport avec les éventuels indicateurs de stress afin d’aider les communautés locales à  mieux gérer les futurs chocs extérieurs. Il inclut notamment le traitement des enfants modérément sous-alimentés, un élément qui contribue fortement à  réduire la malnutrition aigüe et les taux de mortalité. Les chances de survie des enfants pris en charge avant d’être gravement sous-alimentés sont en effet beaucoup plus élevées. En 2005 et 2006, la Commission a fourni 48,8 millions d’euros d’aide humanitaire aux populations vulnérables du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de Mauritanie et du Niger. Ces cinq pays sont les destinataires prioritaires de l’aide alimentaire financée par la Commission européenne. En 2007, outre le plan d’aide annoncé aujourd’hui, la Commission a déjà  adopté un plan global d’aide humanitaire de 15 millions d’euros en faveur du Tchad, qui met l’accent sur l’aide aux réfugiés (essentiellement du Darfour), aux personnes déplacées et aux communautés vulnérables résidentes. Les projets financés par la Commission sont mis en oeuvre par des organisations de secours non gouvernementales, des agences spécialisées des Nations unies et par le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La surveillance et la coordination sur le terrain seront assurées par le bureau d’appui régional d’ECHO pour l’Afrique de l’Ouest situé à Dakar, au Sénégal

La Commission européenne veille tout particulièrement à  améliorer la liaison entre l’aide d’urgence et l’aide au développement afin de favoriser la viabilité à  long terme de l’aide humanitaire et d’intégrer les préoccupations humanitaires dans la planification de l’aide au développement. ECHO travaille donc en étroite collaboration avec les services de la Commission responsables des politiques et des programmes en matière de développement, notamment dans le contexte du 10e Fonds européen de développement (FED). Tous les documents de stratégie par pays concernés au titre du 10e FED incluent désormais des mesures visant à  faire face à  l’insécurité nutritionnelle au Sahel. (APA) 

 

Le cinéaste Ousmane Sembène, l’un des pionniers du cinéma africain, est décédé

Le cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, considéré comme l’un des pionniers du cinéma africain, est décédé samedi à Dakar à l’âge de 84 ans, a-t-on appris dimanche auprès de son entourage. « Il a souffert, mais il est mort dignement« , a indiqué à l’AFP son assistant Clarence Delgado avant de préciser que M. Sembène était « malade depuis décembre » et qu’il était décédé à son domicile.

Né en janvier 1923 dans une famille de pêcheurs à Ziguinchor, en Casamance, Ousmane Sembène était un autodidacte de talent. D’abord écrivain, il se lance dans le cinéma au début des années 1960 afin de s’adresser plus facilement à des populations souvent illettrées et ne parlant pas toujours français. « Monté » à Dakar dans les années 1930, il exerce d’abord plusieurs petits métiers et traverse maintes épreuves, en Afrique et en Europe, avant d’enfin pouvoir s’installer dans un fauteuil de réalisateur. Il est notamment mécanicien, charpentier, maçon, « enrôlé contre (son) gré » comme tirailleur lors de la Seconde Guerre mondiale, ouvrier, docker. Son premier roman, « Le docker noir« , s’inspire d’ailleurs de cette expérience, suivi par d’autres: « O pays, mon beau peuple« , « Les bouts de bois de Dieu« , « Le Mandat« … 

Conscient que « l’image est plus accessible » que les livres, Ousmane Sembène suit ensuite une formation à l’institut de cinéma VGIK de Moscou et se lance dans ce qu’il appellera du « cinéma forain« . « Je peux aller au village et présenter le film. Car tout peut être filmé et transporté dans le plus profond village de l’Afrique« , avait-il expliqué en 2005 à une journaliste de l’AFP. De « Borom sarret » (1963), racontant une journée dans la vie d’un pauvre transporteur, à « Mooladé« , plaidoyer contre l’excision et hommage aux femmes, en passant par « La Noire de... » (1966), « Le Mandat » (1968), « Ceddo » (1976), sa filmographie montre un « cinéma progressiste profondément populaire« , affirment les critiques du septième art. Son premier long-métrage, « La noire de … », est considéré comme le premier long-métrage négro-africain. Au lendemain des indépendances, il est l’un des premiers artistes africains à prévenir des dangers de dérives de l’ère post-coloniale, et à appeler à « un changement radical des politiques africaines« . « L’Afrique perd un de ses plus grands cinéastes » et un « fervent défenseur de la liberté et de la justice sociale » a déclaré le secrétaire général de la francophonie et ancien président sénégalais Abdou Diouf. Pour le ministre de la Culture malien, Cheick Oumar Sissoko, également cinéaste et proche d’Ousmane Sembène, « l’Afrique du cinéma a perdu un de ses phares« . « L’homme n’a jamais fonctionné qu’en Afrique et pour l’Afrique« , affirme M. Sissoko qui assure que M. Sembène « a amené l’Afrique à comprendre son identité et à se construire un horizon culturel« . M. Sissoko salue notamment « l’examen de nos sociétés africaines » de celui qu’il considère comme « la référence » du cinéma africain. Cheikh Ngaïdo Ba, le président des Cinéastes sénégalais associés (CINESEAS) déplore la « perte d’un grand maître« . « Pour lui le cinéma était la meilleure école pour raconter des histoires« , explique-t-il.

Ousmane Sembène a été récompensé à deux reprises au festival de Venise. Il a reçu le prix de la critique internationale pour « Le mandat » en 1968, et le prix spécial du jury en 1988 pour « Le camp de Thiaroye« , un film retraçant la violente répression de tirailleurs sénégalais réclamant leur solde par l’armée française. Il a également reçu le prix « Un certain regard » lors du festival de Cannes en 2004 pour son film « Moolaadé« , un plaidoyer contre l’excision. Il était membre fondateur du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), organisé tous les deux ans. En 2005, M. Sembène affirmait avoir « un coeur de 20 ans« . « Un militant reste jeune toute sa vie« , assurait-il. Ousmane Sembène doit être inhumé lundi à Dakar. (AFP)

Source La Tribune N° 353 




Nominations

12062007

 

 Limogés, pourquoi ? 

Promus, pour qui ?

 

Mohamed Ould Mohamedou est le premier limogé de la nouvelle République. Choisi pour diriger le tout nouveau ministère délégué chargé de la solidarité sociale, cet ancien cadre du CSA avait pour mission de faire converger toutes les actions sociales : celles qui relevaient du commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), du commissariat à la lutte contre la pauvreté et celles qui relevaient du ministère de la santé et des affaires sociales. Lui qui n’avait pas de prédispositions particulières pour mener à bien cette mission. Sa première sortie a été réservée à l’annonce du déficit céréalier de 47000 tonnes. ‘Une honte’, selon les détracteurs du régime. C’est au moins un empressement à vouloir monter un programme d’urgence que rien ne justifie apparemment. On sait ce qu’un programme d’urgence signifie chez nous : l’enrichissement de hauts responsables, marchés juteux, détournements et fraudes. Le dernier plan d’urgence est celui de 2003 qui a occasionné l’endettement de l’Etat à hauteur d’une quarantaine de milliards. Une note salée que le Trésor a continué à payer. Ould Mohamedou a été remplacé par Jiddou Ould Abderrahmane. Ce dernier occupait un poste de directeur à l’Etat civil. Pendant la transition, il avait été promu secrétaire général du ministère de l’hydraulique. Son ministre l’avait accusé d’incompétence notoire. Ce que l’inspecteur des finances a confirmé. C’est pour cela qu’il aurait été limogé après quelques mois d’exercice. Il revient à la haute sphère de l’administration vraisemblablement pour des raisons d’équilibrages. Un Laghlal remplace un Mechdhouf. Cela peut désormais arriver…

Autres limogeages : celui de Mohamed Ould Mohamedou des Douanes et de Abdallahi Ould Qadhi de la Commission Centrale des Marchés. C’était au cours du dernier conseil des ministres. A la direction des Douanes, c’est un colonel en stage au Maroc qui a été nommé. Comme si le départ supposé des militaires de l’exercice politique devait signifier leur retour aux affaires. Le colonel Dah Ould Mamy trouvera devant lui une situation relativement assainie. Depuis sa confirmation, son prédécesseur a réussi à multiplier les recettes. Rien que pour les quatre premiers mois de l’année, les douanes ont réalisé 50% de l’objectif annuel initialement défini. Quant à Ould Qadhi, tout le pays s’accorde sur son intégrité et son efficacité. A la tête d’une institution des plus corrompues, il a instauré un climat de transparence qui a commencé par la publication par voie de presse des délibérations de la commission. Ce qui lui a valu toutes les rancoeurs et même la haine du système maffieux. Même si son remplaçant, Ahmed Ould Moulaye Ahmed, est reconnu pour ses compétences et ses qualités, on s’attardera encore et encore sur les raisons du limogeage de Ould Qadhi. Ces raisons ne peuvent être ni professionnelles ni morales.

Autre limogeage inexpliqué : celui du colonel Sogo Alassane. Le commandant de la Garde – qui était une inspection – laisse sa place au colonel El Hady Ould Sidiq. Un autre aspect du retour des militaires aux affaires. En effet depuis une vingtaine d’années, le chef de la Garde a toujours été issu de ce corps. La rancœur des officiers a dû être atténuée par la nomination du colonel Mesqaru Ould Leghweizi comme adjoint à Ould Sidiq. Issu du corps, Ould Leghweizi a souffert ces dernières années du délit de parenté. Quand il a été envoyé en prison pour être le cousin de Saleh Ould Hanenna. Il a été envoyé comme inspecteur au ministère de l’intérieur. Sa notoriété parmi ses paires et son expérience seront d’une grande utilité pour Ould Sidiq, officier ouvert, calme et intelligent.

Autre nomination, significative, celle de Moctar Fall Ould Mohamedou, à la tête de la direction générale de la législation, de la traduction et de l’édition. Une direction qui se remettait peu à peu de ses (premiers) mauvais pas. Docteur en droit, Moctar Fall enseigne à l’université et occupait le poste de conseiller juridique au ministère de la santé.

Dans la conjoncture actuelle, tout tourne autour des nominations. Qui nomme ? qui dénomme ? Qui fait ? qui défait ? Les Mauritaniens sont friands de ‘supposés’. Alors on suppose que ceux qui sont nommés le sont pour leurs relations, réelles ou imaginaires, avec le colonel Ould Abdel Aziz, le colonel Ould Ghazwani, le Premier ministre Zeine Ould Zeidane. L’essentiel étant de laisser entendre que le Président Ould Cheikh Abdallahi n’a pas la réalité du pouvoir. En attendant, les nominations font beaucoup de mécontents. Mais plus grave pour les nouvelles autorités, ce sont les départs injustifiés – parfois injustifiables – qui font le plus de mal à l’aura du nouveau gouvernement.

 

 

Source la Tribune N° 353 







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