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Les Echos

6062007

Par Mohamed Fouad Barrada Il y a dans ce pays un phénomène qui freine le développement.   Une dépendance diffuse. Dépendance des uns vis-à-vis des autres ; dépendance de l’ordre social, du désordre, etc. Il y a tout simplement un désordre ; une pagaille pour ainsi dire… 

Les  taxis représentent, par exemple,  un  cas frappant du désordre. Six personnes  s’entassent dans un véhicule qui doit en contenir quatre. Ceci est une spécificité mauritanienne. La police  approuve ces situations. Peut-être même les souhaite-t-elle… La police, pour se prémunir contre la précarité de vie peut-elle refuser des « verres -de -thé » et s’abstenir de  déranger ? Les agents de fisc  peuvent eux aussi se contenter d’une portion de gâteau fournie par quelques boutiquiers. Pourvu qu’en contrepartie ils dispensent ce dernier des taxes  annuelles et autres contributions diverses…Sans autre forme de procès. 

L’autre cas de figure est celui-ci : un excès de fonctionnaires ! Zeine O. Zeidane vient d’annoncer qu’il y a  un sureffectif dans l’administration. Ce qui sous-entendrait que nous avons un trop plein de travailleurs ; à moins que ce ne soient des employés fictifs de l’administration dont les soldes sont virées dans ‘des comptes louches’. Pour remédier à tout ce laisser aller, le gouvernement utilisera la métaphore de la voiture, ou de l’avion, afin de mener à bien la mission qui lui a été confiée  par le Président de la République. Cette mission  est en cours  d’exécution. 

Le Premier ministre a confirmé dans son discours devant les élus du peuple  qu’il faut créer des activités afin de réduire l’impact de la dépendance. Concernant le pilotage administratif, il faut considérer la chose organisée. Ici l’administration, et à un degré  supérieur l’Etat, sera comme une voiture munie d’un tableau de bord. Le pilote fixe ses objectifs qui découlent bien sûr de la  mission établie par les décideurs. Il déduit des objectifs  des indicateurs décisionnels. Ils sont  généralement  en nombre limité (la capacité cognitive du décideur ne dépasse pas  la concentration simultanément  sur neuf signes). 

Pour un tel travail, il faut des gestionnaires performants. L’expérience nous manque dans ce domaine car tout simplement les spécialistes dans le pilotage organisationnel sont rares, chez nous. Nos  pilotes doivent  combiner   le travail de mathématiciens, d’informaticiens, de statisticiens, de littéraires. C’est un  travail de fourmis basé sur une approche transversale. L’objectif est un pilotage dans un  monde désorganisé.  C’est un  travail de grande envergure permettant  une transformation de la désorganisation en  aspect positif. La performance organisationnelle devient, en ce sens,  la  finalité  recherchée. Cette finalité suppose  une coordination efficace voire efficiente, laquelle coordination exigeant   une coopération à la fois horizontale et  verticale. Cela implique une bonne gestion des ressources humaines. A partir des attitudes des individus, les responsables d’une organisation quelconque, devront quantifier leurs actions. Cette quantification concrétise, partant de l’interactivité  entre les hommes d’action,  l’exécution de la stratégie adoptée par leurs entités, leurs  directions générales, leurs ministères…. 

m_barrada@yahoo.fr     Source La Tribune N° 352          







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