Post-scriptum

5 06 2007

 

J’appartiens à une génération qui a vécu d’espoirs, toujours déçus, jamais ‘totalement morts’. Au début était une Mauritanie qui allait de soi. Avec ses valeurs, ses ambitions, ses rêves, ses héros, ses symboles, ses grandeurs… C’était plus important que le reste, plus porteur que les faiblesses.

Puis vinrent les militaires. Attila et les Huns. Les héros perdirent d’abord leur verve, puis leur honneur. Les rêves devinrent cauchemars. Les symboles disparurent. Et avec eux les repères et les valeurs. Grandeur se confondit avec cupidité.
La Mauritanie entra dans un coma qui s’apparenta en des moments précis à la mort clinique. Vint la transition. Avec elle les espoirs de nouveau. De remise à niveau dans tous les domaines.

Les nouvelles autorités ont hérité d’une Mauritanie où tout est désormais possible. La réussite du processus lui a donné une nouvelle virginité. C’est pourquoi il est dangereux de remettre en cause ce processus. Mais aussi tout ce qui a été réalisé pendant les 19 mois de la transition.

Tout cela pour dire que le discours –programme du Premier ministre a donné espoir quant à l’avenir. Les plus sceptiques diront encore qu’il s’agit de mots et qu’il faut attendre les actes. Nous avons pris l’habitude de nous faire avoir. Mais ce n’est pas pour cela que je laisserai mon espoir s’émousser en ce début de renaissance.

Des gestes forts, nous en avons besoin. Pour nous rappeler que la renaissance est possible.

Rompre avec la règle de l’impunité. A Nouadhibou, les autorités ont montré toutes leurs limites, pour ne pas dire plus. Il est aujourd’hui établi que sans la carence des autorités, nous n’en serions pas encore à douter de nous-mêmes et de nos responsables. Il faut en tirer les conclusions et le plus rapidement possible. Comment peut-on envisager l’éclatement d’une affaire qui concerne au bas mot 33 milliards d’ouguiyas et de continuer à faire comme si… ? En plein discours du PM, coupure électrique dans la salle. A qui la faute ? C’est toujours une défaillance humaine qui est à l’origine de ce genre de déconvenue. C’est bien l’impunité qui a mené le pays là où il est. Dans l’affaire du passif humanitaire, de l’esclavage, de la mauvaise gestion…

Cultiver le mérite. S’abstenir de continuer à cultiver la médiocratie. Le PM sait de quoi il s’agit, lui qui a souffert du joug de la médiocrité.

Je l’ai écrit au tout début de la nouvelle République : avec Sidi Ould Cheikh Abdallahi comme Président de
la République, Messaoud Ould Boulkheir comme président de l’Assemblée nationale, Zeine Ould Zeidane comme Premier ministre, Ahmed Ould Daddah comme chef d’une opposition normalisée, il n’y a rien à craindre pour le pays. Il est sûr que les affaires publiques seront diligentées avec bonne foi, sérieux et compétence.

Passons aux actes.

Oumeïr


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